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Un ange descendu du ciel ce Fred Pellerin !
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On rencontre parfois, mais rarement, des êtres exceptionnels qui nous transportent littéralement juste avec leur présence. C'est le cas de Fred Pellerin. On se sent tout de suite heureux en sa présence. C'est la même sensation en écoutant son disque Silence ! On ressent un baume sur l'âme ! Sa voix tendre et douce nous berce; sa musique toujours de bon ton, n'est jamais "agressante" comme l'est trop souvent la musique d'aujourd'hui. Le choix des chansons est exceptionnel; elles comptent parmi les blus belles du répertoire francophone et elles lui conviennent tellement bien. C'est un très beau cadeau à se faire ou à faire à quelqu'un qui a besoin d'être réconforté.
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"En 67 tout était beau..." pas tant que ça !
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Je travaille avec des jeunes adultes et il m'arrive souvent d'entende que nous avons eu la vie belle dans les années 60-70. Je me fais un devoir d'expliquer que nous ne vivions pas tous en commune et n'étions pas tous sous l'effet des drogues. En fait, il s'agissait d'une minorité ici au Québec. Pour la plupart, nous ne faisions que nous déguiser en hippies (poncho, longue jupe, blouse paysanne et fleurs dans les cheveux). Issus de milieux ouvrier surtout, nous nous battions, très gentiment pour des idées d'égalité, de socialisme et de partage des richesses. Peu d'entre nous avaient accès aux études supérieures facilement. Nous nous retrouvions très jeunes sur le marché du travail avec des salaires ridicules. La majorité des jeunes vivaient chez leurs parents et payaient une pension. Pour ma part, en 1966, je gagnais un salaire hebdomadaire brut de 36$ et payait 15$ de pension à mes parents; ce qui ne permettait pas de faire beaucoup de folies avec le peu qui restait. Une des belles valeurs que nous avions était le respect des autres. Notre éducation catholique, même si nous rejetions la religion en bloc, nous retenait d'être violents et méchants gratuitement. Nous admirions les leaders politiques qui partageaient nos valeurs socialistes, en particulier, René Lévesque, le plus aimé de tous. Malheureusement aujourd'hui, les jeunes ont peu de modèles à suivre; leurs héros sont virtuels, souvent violents; leurs dieux l'argent, le sexe pour ses effets physiques seulement, les sports extrêmes. Et l'amour dans tout ça! Pas l'temps ? La politique, ils ne comprennent pas que c'est à eux d'en faire changer les règles en participant aux débats au lieu de juste critiquer dans des forums sur internet. Qu’attendent-ils pour vivre autrement que virtuellement !
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Le merveilleux monde de l'impro
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Dès le début de la LNI, je me suis régalée de voir les matchs à la télévision. Plus tard, c'est par mon fils, à partir de son secondaire III (1991), que j'ai encore plus compris et apprécié ces matchs. J'ai continué de suivre l'évolution de l'impro au cégep et dans d'autres ligues parallèles (Limonade, LIM). Les sujets traités reflètent très souvent les tourments de l'heure chez les jeunes. Ça permet d'exprimer des réflexions qu'ils n'oseraient jamais dire dans la vie de tous les jours. Personnellement, ça m'a permis de mieux les comprendre et d'évoluer avec eux. C'est un excellent défoulement, autant pour les acteurs que les spectateurs. Mais, même si on s'y amuse beaucoup, il y a énormément d'efforts de déployés pour arriver à donner un bon spectacle; il ne suffit pas d'avoir du talent. Les impros bâclées, faites sans conviction et sans recherche, sont vite décelées par les spectateurs et tombent à plat. À la LNI, on s'attend toujours, en tant que spectateur, au maximum de la part des joueurs. C'est une lourde responsabilité puisque la LNI est une école et un modèle pour toutes les ligues scolaires et civiles. Les joueurs n'ont qu'à bien se tenir ! Quelquefois, j'ai vu des impros scolaires de plus haut niveau qu'à la LNI. Certains jeunes ont des idées vraiment géniales! Chose certaine il y a beaucoup de relève en impro au Québec et c'est tant mieux!
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Une explosion d'idées et un régal pour les spectateurs
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C'est la deuxième fois que j'assiste à ce type de théâtre-impro. J'ai suivi le Feuilleuton I qui m'avait emballée et maintenant ce Feuilleton III, complètement éclaté, qui ne cesse de m'étonner à chaque semaine. On dit toujours que le Québec regorge de talents. La preuve en est encore faite par tous ces jeunes artistes (énumérés ci-haut) qui sont tellement bons que plusieurs spectateurs on peine à croire qu'ils n'ont pas appris les textes qu'ils débitent avec tant d'habileté. Les idées, parfois géniales, sortent à une vitesse incroyable. J'ai hâte de voir la conclusion de cette folle aventure concoctée dans la tête de Vincent Rouleau et Salomé Corbo. Chapeau particulièrement à Vincent Bolduc, l'acteur principal, dont la présence presque continuelle en scène les cinq lundis et sur les vidéos (tounés à chaque semaine) exige une présence d'esprit de tous les instants. Espérons fortement qu'il y aura un Feuilleton IV l'an prochain et que cette forme extrêmement dynamique de théâtre deviendra une tradition québécoise. Merci à tous les participants de contribuer à mettre de la joie dans notre vie!
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Le syndrome de Stockholm
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Je viens d'assister à la pièce de Fannie Bellefeuille présentée à la Salle Fred-Barry. Le titre m'intriguait, mais en voyant la pièce, j'ai compris qu'on y parle en effet d'une victime d'enlèvement qui tombe en amour avec son ravisseur (phénomène appelé le symdrome de Stockholm). Cette pièce fait ressortir, de façon très originale, les imbroglios dans les relations homme-femme. Fannie a trouvé la recette qui plait au public : l'alternance entre le rire et l'émotion, entre la tendresse et la violence. Les rôles y sont magnifiquement interprétés. Charles-Alexandre Quesnel, dans un rôle presqu'uniquement physique, ponctué de "tabarnak" sur tous les tons, réussit à nous faire passer par toute une gamme d'émotions. On sort de là bouleversé. Ça donne a réfléchir sur la difficulté à s'exprimer dont souffrent beaucoup d'hommes malheureusement... et de femmes aussi !
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Un peu de fraîcheur dans la "lugubrité" du tréâthre actuel
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J'ai eu le bonheur de voir ce spectacle déjà présenté à La Risée. Je m'y suis bien amusée ce qui est de plus en plus rare au théâtre depuis quelques années (sauf au théâtre d'été). Souvent les jeunes troupes croient qu'ils doivent absolument sombrer dans l'absurde ou le désespoir pour sortir de la masse. Pas cette fois ci ! Les artistes multidisciplinaires qui composent la troupe Balatou sont exceptionnels de justesse dans leurs jeux comme dans leurs chants. Ils sont drôles, jeunes et beaux. Ils respirent la joie de vivre et c'est très communicatif. Bref ! Si vous avez garder votre côté enfant et votre sens de l'humour; si vous aimez, de temps à autre, juste vous amuser sans vous casser la tête à chercher à comprendre, ne manquez pas ce divertissant spectacle ! C'est une bonne façon d'encourager la relève sans devoir faire semblant qu'on a aimé ça...
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C'est bon pour le moral !
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Il y a longtemps que je n'avais pas vu un aussi beau spectacle au théâtre. Bien que l'histoire soit archi connue, c'est rempli de surprises. Les artistes y sont tous excellents. Mais ce qui m'a beaucoup charmée, ce sont les décors et surtout les maginiques costumes. Depuis plusieurs années, tout est minimaliste au théâtre, faute de budget sans doute. Mais cette fois, on a mis le paquet ! Il y a sûrement de la Denise Filiatreault là-dessous ! Comme j'aimerais avoir le plaisir la rencontrer pour la remercier du plaisir qu'elle nous procure avec ces mises en scène si fabuleuses et ses artistes si judicieusement choisis. Elle aime ce qu'elle fait et ça se sent. Elle sait gâter son public !
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Comédiennes très connues mais surprise assurée
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Cette pièce m'a quand même amusée malgré son absurdité. Anne Dorval, cheveux courts, est presque méconnaissable dans ce rôle de nunuche déjantée. Josée Deschênes y joue également un rôle très inhabituel mais est très crédible. Quand à Élyse Guilbault, tous ses petits rôles sont surprenants. Ces actrices ont vraiment l'air de bien s'amuser en jouant cette douce folie. La mise en scène de René-Richard Cyr est excellente en dépit de décors minimalistes. On rit, on s'étonne, mais on sort de là avec une envie de faire comme l'héroïne et de se dépêcher de profiter des petits plaisirs de la vie. Cette soirée en était un pour moi !
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Entre l'amour et les haines
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J'ai eu la chance d'assister à la première de ce film. J'ai été très troublée par cette belle histoire d'amour servie sur fond de haines multiples. Les acteurs sont très crédibles; surtout Luc Picard et Fatou N'Diaye qui nous touchent profondément. Les images de Pierre Mignot sont extraordinaires et nous montrent bien les contrastes entre la beauté et la laideur. À certains moments, la voix de Jorane porte ce film au paroxysme de l'émotion. Cependant, je suis restée un peu perplexe sur les raisons réelles qui ont causé le génocide rwandais. J'aurais aimé plus d'éclaircissements. Est-ce que seulement la haine raciale peut mener si loin ou ne s'agit-il pas encore une fois d'une question d'argent et de partage de richesse ? Peu importe les vraies raisons, il faut quand même voir ce grand film québécois parce qu'il fait réfléchir longtemps après son visionnement. Et soyons un peu fiers ne nous; c'est du québecois, de l'écriture à la réalisation du film. Comme quoi, même un petit peuple, peut jouer dans la cour des grands et s'en tirer avec brio !
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Un imposteur lui. comment cette idée peut-elle même lui effleurer l'esprit ?
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Si quelqu'un au Québec a le droit de s'appeler "poète-auteur-compositeur", c'est bien Michel Rivard. Les doutes sur son talent lui viennent peut-être de la méchante boutade que Richard Desjardins avait osé dire sur lui dans l'une de ses chansons (Le bon gars). Bien que j'adore Richard Desjardins, je l'avais trouvé très con! Il faut absolument voir Michel en spectacle; c'est un des meilleur que j'ai vu. Il connaît autant la musique que la poésie et ne se gêne pas pour utiliser tous les instruments de musique ce qui rend son spectacle très vivant. Il est de ceux qui osent des textes plus longs, avec du contenu, sans répéter sans cesse les mêmes phrases. Pour moi, c'est un de nos plus grands auteurs avec Jean-Pierre Ferland! Je suis certaine que leurs oeuvres survivront longtemps.
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Pour un jour, si on oubliait le sexe et qu'on parlait d'amour
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Oui, l'Amour existe encore. Pourquoi ne pas prendre le 14 février pour y réfléchir ? Aujourd'hui, tout est ramené au sexe. La sexualité n'est qu'une partie de la vie amoureuse mais, par les temps qui courent, elle semble prendre toute la place, si bien que beaucoup de jeunes semblent croire que l'Amour n'existe plus. Régulièrement, on me demande comment je fais pour être avec le même homme depuis 38 ans et surtout pour être encore en amour. C'est si simple quand on y croit et qu'on y met du sien; quand on bâti son amour quotidiennement en ne prenant jamais l'autre pour acquis. L'Amour ça s'entretient ! Bonne Saint-Valentin !
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Ça dépend des soirs je suppose !
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Je n'y suis allé qu'une fois et n'ai vraiment pas eu envie d'y retourner. Je m'étais fiée à une critique de journal justement. Nous étions trois fins gourmets et nous avons tous été très déçus : trois plats différents tous nappés de la même sauce brune très quelconque. L'accueil et le service était très "français" dans le mauvais sens du terme et la facture beaucoup trop élevée pour la qualité de ce que nous avons mangé.
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Les Canadiens français reviennent de loin!
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Mon fils de 28 ans m'accompagnait au visionnement de ce film. Il était tout remué et en colère quand il a compris combien nous revenons de loin les Canadiens français. Sans doute n'avait-il jamais porté attention à nos témoignages de ces temps difficiles où être francophone était autant un handicap que d'être coloré aujourd'hui. J'espère que ce film aura eu le même effet de prise de conscience sur d'autres jeunes. Peut-être comprendront-il tous les efforts que nous avons déployés pour garder notre belle langue française et notre culture francophone malgré que nous étions noyés dans une mer d'anglophones. Quand au film lui-même, il est magnifique. Roy Dupuis est, comme toujours, d'une justesse incroyable; il est Maurice Richard. Il ne parle pas beaucoup mais tout est dans son attitude tout comme Maurice. Julie Le Breton est excellente également; on y croit. Oui, les Québécois font de plus en plus du bon cinéma et n'ont rien a envier aux Américains.
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J'aurais voulu être une artiste...
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Quand on arrive aux Îles, on voudrait être peintre, sculpteur ou photographe de talent pour emprisonner toute cette beauté dans notre création. Je me suis offert les Îles pour mes 50 ans. Je me suis sentie comme un poisson dans l'eau durant tout mon séjour. Les Îles c'est du bonheur en barre ! Les paysages extraordinaires bien sûr, mais aussi les gens en qui tu peux avoir entièrement confiance. Se sentir en sécurité partout c'est formidable ! Le taux de criminalité y est à peu près inexistant puisqu'il y a peu de moyen de s'enfuir des Îles après un larcin. Mon plus grand rêve est d'y retourner avant de mourir. même si c'est très très loin. J'ai pleuré à chaudes larmes lorsque le traversier c'est éloigné. Si je n'avais pas une famille, je m'exilerais aux Îles avec plaisir !
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Trop importants pour s'en passer !
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Les comédiens sont le fil conducteur entre les auteurs et les gens; nous ne saurions nous en passer. Ils font partie de nos vies et y occupent une place très importante. Ils contribuent à ouvrir les esprits et à faire reculer les bornes de notre ignorance. Le Québec jouit d'un bassin de talents considérable ce qui malheureusement amène une rude concurrence; tous ne bénéficient pas de la même visibilité télévisuelle. Il faut bien l'admettre, c'est la télé et le cinéma qui fabriquent les vedettes puisque ce sont des médiums plus populaires. Je crois que les artistes eux-mêmes, par le biais de l'UDA, devraient se donner des normes empêchant qu'un même artiste rafle tous les premiers rôles des séries télévisées diffusées au cours d'une même saison. Personnellement, je n'ai pas suivi la série Emma quand j'ai su que c'était encore Élyse Guilbault qui détenait le premier rôle. Je n'ai rien contre cette comédienne en particulier mais trop c'est trop ! Je déteste suivre des émissions où le même comédien joue des rôles différents mais au fond, tous semblables, puisque le comédien est choisi pour son "casting". Je crois que les comédiens se tirent dans le pied en incarnant toujours le même type de personnage. Le bon comédien, c'est celui qui sait se faire oublier derrière le personnage qu'il incarne, celui qui devient son personnage. Je termine en rappelant cette chanson de Jean-Pierre Ferland : "Dans l'autobus du show business y'a quelques bancs en or..."
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