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Dubois... mou!
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Dubois. mou!
Je ne ferai pas d'amis avec les propos suivants. Comme un million de gens, j'aurais donc aimé adorer cet album. mais comme je ne sais combien de gens, je suis déçu. Cet album-là, malgré sa prestigieuse brochette d'invités et son chapelet de promesses, ne rend pas justice au talent du bonhomme. On a du mal à croire que chaque invité a eu la liberté de faire ce qu'il voulait tellement la palette de couleurs est pâle, l'audace totalement évacuée, les arrangements le plus souvent prévisibles, inoffensifs et formatés, taillés sur mesure, il est vrai, pour le marché « français ». C'est le danger qui guette ce genre de projet hommage ou duos voulant plaire à tout le monde et à son père : le nivellement, le « lissage ». on passe tout dans la machine à uniformiser, sous prétexte de donner une « direction artistique » au projet. la belle affaire! . Aurait-on oublié que jadis ce gars-là jadis fut un rebelle, un marginal, un « pas clean »? N'aurait-on pas pu oser quelques invités capables de brasser la cage, de salir un peu ce son propret, d'encanailler le tout et de nous rappeler ce petit côté débridé et bordélique totalement absent de cette galette aseptisée? Allez, retournez à vos vieux albums de Dubois et chantez avec lui, en duo, même, si vous voulez!
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Ta-Dah... bof!
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Avant même d'être taxé d'ignorance et de mauvaise foi, je tiens à dire que je suis un fan de la première heure des Scissor Sisters, que j'ai littéralement ADORÉ leur premier album (le plus vendu au Royaume-Uni en 2005, c'est pas rien!) et que j'ai même eu la chance de les voir embraser le Spectrum par une soirée glaciale à l'hiver 2005. Mais c'était avant Ta-Dah, l'album des ciseaux qui coupent court aux attentes probablement trop élevées.
Non pas que ce soit un mauvais disque en soi, mais il a le malheur d'arriver après la bombe qu'était le premier album, une véritable succession de hits sans faille et sans reproche. En écoutant Ta-Dah, une fois passée la première toune qui part sur des chapeaux de roue et malgré une fort jolie ballade un peu plus loin, on cherche en vain le refrain accrocheur et l'étincelle d'invention qui faisaient de chaque chanson du premier album un plaisir sans cesse renouvelé. La voix de falsetto de Jack Shears frise souvent même la caricature, on dirait Mickey Mouse sur l'acide (ou sur l'ecstasy, tout dépendant de l'allégeance de l'auditeur). Dommage que le groupe ait déjà pondu son greatest hits il y a deux ans.
Je ne me priverai quand même pas du plaisir de les voir sur scène si jamais une tournée les amène ici, car c'est là qu'ils sont à leur mieux et que la scène permet (et pardonne) tous les excès.. Alors pour Ta-dah, seulement trois petites étoiles dans le firmament des scissor stars.
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Quand on frise le génie,
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...qu'on s'appelle Pierre Lapointe et qu'on vend plus de 4 000 copies par jour depuis la sortie de la Forêt des mal-aimés (un record canadien, à ce qu'il paraît) sans même un « hit » entendu à radio-nono ou rock matante, on peut à juste titre être content de soi.
Le plus beau là-dedans, c'est que la musique de PL, à la fois classique et éclatée, accessible et éclectique, mais toujours dangereusement accrocheuse, semble rejoindre un public de plus en plus vaste, d'ordinaire abonné et habitué à des sonorités plus « drabes », ou encore plus « heavy ». C'est à cette marque que l'on reconnaît le talent à l'état brut, le vrai, celui qui frôle l'abîme de la perfection et laisse tout le monde pantois, pour ne pas dire sur le cul. Plonger dans cette Forêt des mal-aimés, c'est entreprendre, seul ou à plusieurs, un voyage dans le temps où yé-yé, techno et « mélodie française » se retrouvent magnifiés dans le même lit, sous une couverture de cordes soyeuses et enveloppantes. On ne ressort pas indemne de cette forêt, on en ressort envouté, radieux et auréolé. c'est du moins la grâce que je souhaite à chaque auditeur!
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Diane, encore et toujours...
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Quel(le) artiste ose se réinventer à chaque spectacle, même après 35 ans de carrière, quitte à se casser la gueule (ce qui, heureusement, n'arrive à peu près jamais)? Qui d'autre déteste autant le « pilote automatique » sur lequel surfent nonchalamment tant d'artistes établis? Qui d'autre fait toujours à sa tête, à sa manière, sans complaisance et sans concessions? Qui d'autre monte sur scène comme on monte au front, éternelle kamikaze aux armes de séduction massive?
Qui d'autre, à l'instar d'une autre diva appelée Callas (osons la comparaison!), possède une voix reconnaissable entre toutes, pas nécessairement la plus « jolie », en termes absolus, mais assurément la plus sentie et la plus vibrante? Qui d'autre transcende les genres et les générations sans jamais s'engoncer dans le « m'as-tu vu » ou le déjà vu? Qui d'autre peut compter sur l'amour d'un public d'inconditionnels (dont je suis) pour qui l'admiration confine à une quasi-dépendance affective? Qui d'autre peut rendre les gens heureux par sa seule présence lors des précieux rendez-vous auxquels elle les convie? Je serai au Monument national la semaine prochaine pour voir et entendre Diane Dufresne encore une fois, comme je le fais depuis tant d'années, et ce sera encore, je le sais, comme la première fois. Merci, Diane!
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On peut toujours rêver.
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Bien d'accord que ces albums-hommage qui pullulent depuis quelques mois sont la plupart du temps inégaux et que le pire y côtoie le meilleur. Certes, Pierre Lapointe est égal à lui-même, c'est-à-dire génial (comme sur l'album hommage à Aznavour), d'autres s'en tirent assez bien, mais d'autres encore se plantent carrément. Dommage! C'est pourtant le lot de ce genre d'albums, faits pour plaire au plus grand nombre d'auditeurs possible, tout en tentant de remettre l'artiste « hommagé » au goût du jour. D'ailleurs, l'un des effets les plus immédiats de ces compilations est de mousser malgré eux la vente des disques originaux de l'artiste en question, ce qui est parfois, osons l'avouer, le meilleur choix à faire...
Comme il est toujours permis de rêver, imaginons un album hommage à. disons Michel Rivard, avec totale liberté d'interprétation accordée aux artistes suivants (attention : choix subjectif) :
Pierre Lapointe
Diane Dufresne
Daniel Bélanger
Sylvie Paquette
Mara Tremblay
Ariane Moffat
Les Cowboys fringants
Loco Locass
Daniel Boucher
Stefie Shock
Yan Perreau
Jorane
Steve Dumas
Marc Déry.
Vous en avez déjà l'eau à la bouche? Moi aussi.
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Encore capab...
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N'est-ce pas merveilleux de constater que des artistes retrouvent une seconde jeunesse au tournant de la soixantaine? Pensons simplement à Jean-Pierre Ferland, à Diane Dufresne ou à Robert Charlebois, pour rester dans notre propre cour... Ils ont tous redoublé d'activités ces dernières années et nous ont offert le meilleur de leur ouvre, après des années de tâtonnements et d'inspiration parfois chancelante.
J'ai vu le dernier spectacle des deux premiers et je verrai Charlebois « tout écartillé » le mois prochain, et chaque fois je me dis : Wow! Ils pourraient en montrer encore à bien des petits nouveaux... Pas que la relève ne soit pas de qualité, bien au contraire. Mais quand on a un bagage comme ces trois-là, qui ont traversé plusieurs époques en s'attachant un public fidèle qui vieillit avec eux tout en conquérant un nouveau public sensible à leur qualité d'artistes plus grands que nature, on a sûrement le goût de garder sa place et de durer encore un peu, ne serait-ce que pour prouver que le talent et le dépassement de soi n'ont pas d'âge.
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Prometteur...
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Je n'ai entendu qu'une chanson ou deux du nouvel album sur les ondes de la Première chaîne (where else???) et ça m'a beaucoup plu. Je crois que cet album permettra à Antoine de se frayer un chemin parmi ceux qui représentent le renouveau de la chanson québécoise, que ce soit par le style ou par l'approche.
Je l'ai vu l'été dernier alors qu'il jouait à Petite-Vallée avec Alexandre Béliard, et c'était plutôt réjouissant. Il a aussi livré l'une des meilleures prestations pendant le show-hommage à Jim Corcoran, parrain du festival 2005.
Par contre, je l'avais aussi vu en première partie des Rita Mitsouko il y a quelques années, mais j'étais resté - comme à peu près tout le monde - assez indifférent, probablement parce qu'il n'y a rien de plus ingrat pour un nouvel artiste que «d'ouvrir» pour des superstars.
Bref, je serai prêt mardi prochain à allonger un petit vingt pour lui permettre d'entrer musicalement dans ma vie, en constatant encore une fois avec plaisir à quel point la chanson québécoise est pétante de santé!
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Lapointe le bien-aimé...
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Bien que paru en 2004 (si je ne m'abuse), s'il y a un disque qui, en 2005, a rarement quitté mon lecteur CD, autant à la maison que dans la voiture, c'est bien celui de Pierre Lapointe. Je ne sais pas exactement ce que ce disque recèle d'aussi ensorcelant et d'envoûtant pour que j'y revienne ainsi sans cesse, malgré tous les autres bons disques parus ici et ailleurs en 2005. Peut-être l'audacieuse production, à la fois classique et déroutante, les mélodies imparables et hors norme qui vous accrochent après quelques écoutes, la voix au timbre et à l'« accent » si singuliers, les thèmes plutôt déstabilisants, la jonglerie des mots et des rimes. improbable amalgame faisant que le tout est bien plus grand que la somme des parties. J'ai vu P.L. trois fois en spectacle en moins d'un an, et chaque fois il m'a « jeté sur le cul », notamment dans le cadre des dernières Francofolies de Montréal, où il nous livrait un irrésistible et grandiose « Pépiphonique » qui augure un prochain album encore plus éclaté. Vivement mars et le printemps pour que les petits oiseaux puissent s'envoler librement dans la Forêt des mal-aimés.
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Élite, vous dites?
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Je ne crois pas que toute la musique classique soit difficile d'accès. En fait, elle se décline en autant de genres (baroque, romantique, concertante, etc.) que le jazz ou la musique populaire (à cet égard, qu'ont en commun Loco Locass et Céline Dion? Pas grand'chose, évidemment.). La majorité des gens qui disent ne pas connaître la musique classique seraient étonnés d'apprendre qu'ils en entendent presque tous les jours, notamment dans la publicité et au cinéma. À preuve, la compagnie de disques Naxos a édité plusieurs compilations, pas chères et très bien faites, de thèmes classiques tirés de films populaires et de pubs internationales. Écoutez, pour voir.
Quant à savoir si la musique classique peut, à tort ou à raison, être considérée comme une forme d'art « élitiste », qu'en est-il aujourd'hui de la musique « pop », alors qu'un bon billet pour U2 ou les Stones avoisine les 200 $? Comme on le voit, c'est souvent bien plus une affaire de choix et de goût personnel qu'une question de classe ou d'élite. Ceci étant dit, je louerai toujours les efforts sincères de ces passionnés qui, comme les élèves du Conservatoire de Gatineau, cherchent à démocratiser leur art afin d'en faire profiter le plus grand nombre.
Bon concert à tous!
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Moman, si tu la voyais...
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L'an dernier, pour mes 50 ans (eh oui!), j'ai reçu en cadeau le coffret "Diane vous fait une scène". Ô joie, ô bonheur! J'allais enfin revoir, parmi tant d'autres, le spectacle qu'elle donna au Forum de Montréal le 8 décembre 1980, "J'me mets sur mon 36", alors que moi, tout jeune homme, "j'me mettais sur mon 26" (c'était le soir même de mon anniversaire). Quelle soirée, mes amis! Je m'imaginerai toujours (chacun ses fantasmes), amoureux fou d'elle que j'étais-et je le suis encore!-qu'elle a chanté ce soir-là expressément pour moi. De revoir enfin cette femme grandiose, ces costumes, cette flamboyance, cette bête de scène "lachée lousse" m'a procuré un réel bonheur.
J'ai plusieurs spectacles de Diane enregistrés de la télévision sur vidéo, mais la qualité des DVD est bien supérieure, notamment au niveau du son. Alors j'encourage tous les fans à se procurer (ou à demander en cadeau) le premier ou le deuxième volume - et pourquoi pas les deux - de cette anthologie réalisée avec beaucoup de soin et d'amour...
Quant à moi, je n'attendrai sûrement pas d'avoir cent ans avant de demander à Diane de me faire encore une scène!
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Un prénom prédestiné...
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Clémence Desrochers est un trésor national. Elle a sa place dans le cour de tous les Québécois, qui l'appellent affectueusement et tout simplement « Clémence ». Cette femme touche-à-tout a un jour ou l'autre fait rire, réfléchir ou pleurer chacun de nous.
Dans sa vie et dans son oeuvre, Clémence s'inspire du quotidien; elle nous tend un miroir à peine déformant de notre réalité, dans lequel il est impossible de ne pas se reconnaître. Fine observatrice du petit monde qui l'entoure, elle sait mettre en paroles les rêves, les aspirations, les frustrations, les joies, les peurs, les doutes et les « folleries » que nous vivons tous et toutes un jour ou l'autre.
L'humour de Clémence, jamais méchant ni vulgaire, est le plus souvent empreint d'une tendresse qui réconforte. Ses personnages, colorés comme un livre d'enfant, inspirés de ses proches ou sortis de son imagination fertile, pourraient être tantôt nos mères, tantôt nos sours, et pourquoi pas nos amantes.
Dans son refuge à la campagne, on l'imagine, toujours en bonne compagnie, regarder paisiblement s'écouler les saisons qu'elle a si bien su nous décrire et nous faire aimer (Je ferai un jardin, Le doux vent d'été). Après une vie aussi bien remplie, aussi généreuse et aussi riche en accomplissements, on la comprend de vouloir enfin prendre le temps de penser à elle. Peu importe ce qui arrivera demain, sa cote d'amour ne sera jamais à la baisse, et nous serons toujours prêts à refaire avec elle le monde. ou un simple jardin!
Longue vie à Clémence!
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Pourquoi s'en priver?
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Selon moi, "La patente" de Daniel Boucher est un des meilleurs disques que le Québec a produit ces dernières années... C'est un album rugueux, rebelle, imprévisible, psychédélique et tarabiscoté qui fesse et qui décoiffe... Je ne comprends vraiment pas son relatif insuccès auprès des admirateurs de la première heure (qui le considéraient pourtant comme le nouveau Charlebois), et qui semblent beaucoup plus réceptifs quand ce genre de sonorités hors-norme leur sont servies par des artistes anglophones... Car Daniel Boucher ne se résume pas à "ma gang de malades"... Il a osé produire un album très personnel, anti-radio commerciale (même si "Le vent soufflait mes pellicules" a fait son petit bonhomme de chemin sur les palmarès), à ses risques et périls. Pour ce seul coup de gueule, il mérite que l'on s'y intéresse...
J'ai vu le gros show de La patente à la Maison de la culture de Gatineau l'an dernier. Même si le spectacle n'était pas encore parfaitement rodé, il s'en dégageait une énergie brute extraordinaire et, toutes proportions gardées, digne des grands-messes rock à la U2. Un show qui aurait dû faire beaucoup plus de vagues... Avec son show acoustique, Daniel souhaite maintenant en toute légitimité explorer d'autres voies, plus intimes et moins spectaculaires. Tous ses vrais fans savent pourtant qu'un jour ou l'autre, son coeur de rocker va encore rebondir...
En attendant, je rappelle à tous ceux qui l'ignorent qu'ils peuvent toujours se procurer "La patente" chez leur disquaire préféré...
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Pas pour toutes les oreilles...
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mais l'album est encore numéro 1 cette semaine (du moins chez Archambault), surpassant les grosses pointures comme Les Cowboys fringants et les hommages à Aznavour et Beau Dommage. Preuve que l'authenticité peut être « payante », même si ce n'est pas dans le sens $$$ du terme! Marie-Jo a un univers bien à elle, dans lequel on entre par la bande, en se laissant bercer par la poésie et par la musique qui la porte. Les matins habitables est un album plus accessible mais tout aussi inspiré que La maline, et la version d'Évangéline vaut à elle seule le prix d'achat. Il fait bon voir des talents encore considérés il n'y pas si longtemps comme « marginaux » éclore au grand jour et prendre enfin toute la place qui leur revient. J'espère que la série de spectacles qu'elle rode cet été un peu partout en province l'amènera à l'automne dans les grands centres, car nombreux sont les fans, anciens et nouveaux confondus, qui l'attendent pour lui dire à quel point ils l'aiment...
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Rien de moins que le disque de l'été...
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J'arrive d'une semaine passée au Festival en chanson de Petite-Vallée, en Gaspésie, où ce disque est évidemment difficile à trouver. La distribution des produits culturels favorise encore les grands centres, mais bon... En rentrant à Ottawa, j'ai donné un « lift » au gagnant de l'an dernier (catégorie interprète), un petit fûté bourré de talent qui joue du trombone. On a écouté beaucoup de musique - ça va de soi, 11 heures de route! - dont Hang on Little Tomato de Pink Martini, et encore une fois la magie a opéré... Même si plus de vingt ans d'âge nous séparent, nous avons tous les deux trippé sur cette musique toute simple, magnifiquement produite et arrangée, aux références et aux ambiances aussi multiples que bienvenues. Dans mon cas, la deuxième piste, Hanna, me comble de bonheur puisqu'elle me rappelle mon enfance alors que j'achalais mon père pour qu'il rejoue sans cesse le ... 78 tours (eh oui, il y avait encore des 78 tours à la fin des années 50... on était loin du MP3)! Quant à mon passager, il a particulièrement apprécié le raffinement dans la simplicité, la voix de la chanteuse, les cuivres (évidemment!) et l'ambiance soyeuse qui se dégage de ce très beau disque. Preuve que les Américains, quand ils s'en donnent la peine, peuvent faire de la musique grand public intelligente... Courez vers la terrasse, détendez-vous, invitez quelques amis et laissez la musique faire le reste. Bon appétit et bonne écoute!
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Yann Aznavour
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Pas tout à fait d'accord avec votre critique, car la chanson interprétée par Yann Perreau est un petit bijou de pop à go-go yé-yé à la Gainsbourg, avec l'orgue hammond, le beat dansant et tout le tralala... irrésistible! J'apprécie aussi qu'il ait choisi une chanson peu connue, voire inconnue, tandis que toutes les autres font partie de notre décor auditif depuis des lustres...
Évidemment, les albums hommage sont rarement excellents de A à Z, mais celui-ci est peut-être un cran au-dessu de la moyenne (plus audacieux et éclaté que le récent Beau D'hommage, en tout cas), notamment à cause de Perreau, Dufresne (évidemment), Shock, Lapointe (à qui, ma foi, tout réussit!) et quelques autres.
De la « belle ouvrage », comme ils disent...
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