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Luc Tétreault
Luc Tétreault
19 avril 2006, 11:19
Monotone... Mononcle... Distorsion.
Attention les gars, ne vous laissez pas attirer par la pochette ! Sérieusement, à la première écoute, on a envie d'appuyer sur "next" à chaque chanson. Et c'est ce qui se passe. Quand on donne sa chance à l'album, c'est pire. Musicalement, ils n'inventent rien. Un genre de mélange Brit-wave à la The Killers, mais sans réelle chimie entre voix et sons. Ça gratte, ça déchire, ça distorsionne. C'est à peu près ce qu'on retient du beat et des "instruments" (probablement un iMac et quelques logiciels en vogue à Liverpool). Les textes sont peu recherchés, peu ressentis. Bref, on se passerait bien du chanteur autant pour la monotonie de sa voix grincheuse que pour l'incohérence des textes avec la musique. Globalement, je ne conseille cet album à personne, même s'il est à un prix très attirant, soit moins que dix dollars. Quoique, peut-être mon oncle qui écoute encore des vinyles new wave des années 80 sans se lasser...
19 avril 2006, 11:13
Enfin, la p!nk de Misundaztood est de retour !
Si vous avez détesté la passe RnB-poppy de la chanteuse, elle qui à ses débuts disait détester le genre, jetez-vous sur ce nouvel album. Même si le premier single, Stupid Girls, sonne un peu fillette de 15 ans, le reste des chansons a un son très accrocheur. L'évolution du style des chansons au long de l'album passe très bien; du rock léger, on passe au rock plus difficile (entendons-nous, c'est pas Dave Mustaine qui tient la guitare), aux ballades, pour finir avec des styles plus éclatés comme sur Fingers. Voilà pour le son en général. Je dirais que l'album a de très bons arrangements. Les artistes qui manient les instruments n'en sont pas à leurs premiers pas. Pour ce qui est des textes, c'est toujours pas très rose. Relations difficiles, la guerre, l'enfance regrettée, et ainsi de suite. Exactement comme sur Misundaztood. Et ça fait du bien par où ça passe ! On a continuellement la larme à l'oeil, mais le petit "je sais pas quoi" dans la voix de la chanteuse réussit à donner un son d'espoir aux textes. Une naïveté dans la voix que seule p!nk possède. Et c'est pour cette raison, particulièrement, que l'album vaut les quinze dollars à investir. Je souligne au passage la touchante chanson cachée, un "one shot" avec son père, un rescapé du Vietnam. Lui à la guitare, eux aux voix. C'est direct, c'est ressenti. La petite introduction à cette chanson, donnée par la chanteuse, donne la chair de poule. Un des très bons albums de l'année, et méfiez-vous, je ne suis pas du genre à apprécier les albums pop ! Enfin, p!nk est de retour. Elle est pas morte !
12 janvier 2006, 12:15
Québécois, qualité, tranquilité
J'ai un bon feeling. L'écoute de l'éponyme de ce groupe, le premier de la formation, reste une activité calme qui n'excite les neurones qu'à de rares occasions. Éloignez-vous, qui cherchez de rudes guitares, une batterie avec des cymbales à profusion, un chanteur qui se casse la voix à scander religion et politique. Éloignez-vous également, qui cherchez des enfants à la Simple Plan, qui chantent l'amour entre écoliers, les sentiments juvéniles du rejet des amis méchants. Mentake, ce groupe d'origine québécoise, se rapproche beaucoup en terme de produit à ce que nous offre la formation Switchfoot : du rock tranquille de très grande qualité musicale, des interprétations précises et des textes honnêtes et sentis. Plusieurs ballades, semblables pour certaines, quelques emportées rock qui ne déchirent toutefois pas autant qu'on voudrait. Pour ceux qui aiment les images que procurent les chansons de bandes sonores de films, les émotions qu'elles vont parfois chercher, c'est un bon investissement. Reste à assurer avec le prochain album. Casser un peu plus la baraque. Le reste, ça viendra. Car ils sont rares les groupes québécois qui chantent du bon anglophone. Très rares. Finalement, un album qu'on apprécie avoir acheté pour plein de raisons (qualité québécoise, entre autres). Mais aussi grâce au prix très attirant de l'album, qui est sous la barre des dix dollars dans les magasins habituellement les plus chèrants.
12 janvier 2006, 12:13
Un grand livre pour l'auteur
Stéphane Dompierre signe ici une analyse presque scientifique des comportements masculins face à une rupture amoureuse, une nouvelle rencontre et le temps qu'un couple résiste à une rupture. Le roman commence par un exposé scientifique (en fait, par un psychologue, j'ai de la difficulté à le qualifier de scientifique, mais bon) sur les cinq phases d'un homme à travers une relation. Avec un habile sens de la métaphore (à la Bourguignon), l'auteur capte déjà l'attention du lecteur qui comprend que le roman est divisé en cinq chapitres, et que chacun d'entre eux suivra un jeune homme qui passe à travers de ces différentes phases. On connaît donc vaguement l'histoire qu'on lira. Mais il n'en est rien. Dompierre a la plume légère, et les personnages qu'il imagine sont simples à comprendre. Sans tomber dans la caricature, il dépeint des protagonistes que l'on a tous, un jour ou l'autre, entrevu quelque part. Les hommes qui lisent ce livre devront admettre que les cinq phases dont il est question, et les situations dans lesquelles se foutent les personnages, sont toutes exactes au millimètre. Un peu comme dans Horloge Biologique, mais moins gaga. Moins... exagéré. Bref, un auteur qui ne se prend pas au sérieux, qui a du vécu dans le domaine et qui le partage avec une plume qui déverse ses métaphores aussi rapidement que le machine gun d'Arnold.
12 janvier 2006, 12:13
Aller voir ailleurs fait du bien !
Frais. Exotique. Lorsque je décris mon expérience avec Sijie, les gens fustigent. "Dans ces temps où l'offre de bouquins d'auteurs québécois est à son meilleur, pourquoi aller voir ailleurs ?" "Pourquoi ne pas encourager nos propres écrivains ?" À pareilles attaques nul n'est contraint de répondre. Je désire cependant rappeler qu'entre un service de pâté chinois et un autre de poutine, j'aime bien aller me rafraîchir avec quelques sushis. Question de diversifier, comparer, envier. C'est la même chose avec Sijie et les autres. Lire un roman écrit à l'autre bout du monde stimule davantage l'imaginaire du lecteur, du fait même que les endroits décrits et les coutumes révélées lui sont étrangers. Dans ce cas-ci, la plume de l'auteur s'adapte parfaitement au personnage qu'il trace et guide. On perçoit facilement l'intérêt des deux jeunes protagonistes principaux pour l'art en général. Leurs réactions aux différents événements en sont le miroir. Même si à la base l'histoire rappelle de médiocres scénarios hollywoodiens récents (deux inséparables amis rencontrent une demoiselle... et devinez quoi ?!), la manière qu'ont les personnages de l'accepter est différente. On voit bien comment les relations sont perçues en Orient. Comment elles sont vécues. Géographiquement, l'éloignement du lecteur occidental n'a peu d'impact. Les descriptions des lieux sont exhaustives, sans toutefois tomber dans le Zola. La confiture historique qu'étend Sijie pour soutenir son intrigue est légère, en ce que le lecteur n'a qu'à retenir que le Maoïsme interdit toute forme de littérature. Bref, un livre à consommer rapidement, une journée de pluie où l'humidité rapproche le lecteur des brouillards montagneux où les protagonistes découvriront Balzac et ses contemporains.
12 janvier 2006, 12:12
Lire un gratte-ciel
Sans contredit le meilleur roman d'Amélie Nothomb. Original, frustrant, abaissant, incompréhensible par certains chapitres, ce cri du coeur d'une Belge élevée en Orient est désopilant et dérangeant. Le roman que Nothomb propose ne peut paraître plus simple : une occidentale trouve du travail dans une boîte (grosse) orientale. Cette occidentale se sent tellement inférieure de par ses origines, par rapport à ses confrères et patrons, qu'elle accumule les marques de respect envers eux (signifiant du même coup des preuves d'ignorance pour elle-même). Une occidentale qui se met à plat ventre devant l'Orient, voilà ce dont parle le livre. Mais tout est dans le traitement du sujet. Ça se sent bien à la lecture, l'auteur est passée par là. Et ça lui a laissé des cicatrices. Les descriptions faciales et corporelles sont les plus importantes du roman, l'espace étant restreint presque exclusivement à la tour à bureaux où travaille la protagniste. Les situations sordides dans lesquelles plonge cette dernière sont inattendues et plongent parfois le lecteur dans un embarras comparatif intense. Tellement qu'on veut en passer des bouts. Somme toute, un roman qui se tient (chose rare chez Nothomb), qui se consomme en une soirée d'été sur la terrasse d'un café au Centre-Ville, question de bien saisir l'effet que peut avoir une Mégapole étrangère sur un être humain. Le film européen qui en a été tiré, du même titre, est très fidèle au livre et l'interprétation de Sylvie Testud est grandiose.
8 janvier 2006, 11:05
Les Boys 4 = Les invasions barbares + Insolence
Prenez une formule gagnante, enlevez-y ce qu'elle a de gagnant, ajoutez-lui la partie intelligente d'une autre formule gagnante (partie qui prise à part ne survie pas), et vous obtiendrez Les Boys 4 ! Vraiment, des bandes-annonces trompeuses. Presque pas de hockey, pas d'hiver, pas de Marc Messier, pas de Patrick Huard ! Bref, les boys sans ce qui fait que les boys sont intéressants à voir. L'histoire, la vraie, celle qu'on n'ose pas vous préparer à voir dans les pubs (on préfère montrer des joueurs de hockey qui disent que "c'est vraiment super genre bon") est celle d'une bande d'idiots qui se perdent dans le bois et qui font tous leur petite montée de laid les uns envers les autres. Ça montre les poings, ça souffle dans la moustache. C'est tout. Une petit entraînement militaire ridicule pour préparer les boys à une partie de hockey dont on connaît à peine l'enjeu, de la bière (évidemment il faut des commanditaires pour le film), quelques rots et quelques pets pour éviter que bébé s'ennuie dans la salle. Voilà, le nouveau film de Mihalka. Désolant. S'il-vous-plaît, arrêtez. Il y a tellement d'auteurs, de vrais AUTEURS québécois qui attendent que leur projet se réalise.
8 janvier 2006, 10:56
Le second tome des Chroniques : qualité de jeu uniquement !
Ça sent le premier Harry Potter; un film sans grands investissements artistiques, lancé pour générer des profits ahurissants qui permettront de colorer davantage les prochains films de la série. Fidèle au livre, le film ne va guère chercher dans la qualité de l'interprétation mais plutôt dans le charisme de ses protagonistes. Inutile de se le cacher, le second tome de The Chronicles Of Narnia est une histoire pour enfants qui tient tout juste sur cent pages. Côté contenu, on repassera. TCON est une série connue pour ses parallèles avec la religion Catholique, chose qui n'est rendue que partiellement dans le film; ne serait-ce que par les besoins de l'histoire. Dommage, en ces temps de conflits. Autre fait que le film relève immanquablement, c'est la grande amitié qui liait Lewis et Tolkien. Lire les chroniques, c'est lire LOTR une seconde fois. Évidemment qu'en regardant le film il nous vient des odeurs déplaisantes de Peter Jackson; évidemment un nain reste un nain et un magicien reste un magicien. Tout de même, les images sont sublimes, les décors corrects, mais tout cet aspect esthétique est déclassé par la force de jeu des enfants (chose inexistante chez Jackson, sans l'accuser). Surtout le jeu de l'interprète de la petite Lucy. Quel regard, quelle intonation... quelle naïveté naturelle ! Sans aucun doute une des majeures raisons de voir ce film. Avis aux éternels "je-n'ai-pas-lu-le-livre-donc-je-n'aimerai-pas", plusieurs liens sont tissés avec la chronique précédente, certaines avec les prochaines. Mais elles ne vous empêcheront pas d'apprécier. Merci aux gens de Disney qui, même dans une Amérique de plus en plus nombriliste, a accepté de tourner la version originale du film en respectant le livre... c'est-à-dire en anglais d'Angleterre des années d'après-guerre !
1 décembre 2005, 10:51
La débandade. Comme quoi il faut jamais commander à un auteur un roman qu'il n'est pas prêt à écrire. Ce qu'on aime de Bourguignon, c'est le vent d'air frais que ses personnages apportent dans nos vies. La petite dose de comique, de burlesque que les situations prennent généralement dans ses oeuvres ("La Vie, La vie" entre autres) appaise le dramatique des situations. Pas qu'il faille toujours rire ou avoir du plaisir. Mais c'était rafraîchissant. Comme une bonne brise d'air frais que reçoit le lecteur, l'été, par la fenêtre qui donne sur le boulevard, un livre dans les mains. C'est ça, du Bourguignon. Mais le titre "Un peu de fatigue" en dit long sur l'état d'âme de l'auteur. Désireux de se tenir loin du succès et des groupies, S.B. est l'auteur qui écrit à son rythme, dans le style qu'il veut, et loin de livrer sur demande. Ce livre est-il le résultat de constantes demandes de son éditeur, qui, voulant rentabiliser son placement, tient à lancer une suite à cette saga de jeunesse en décrépitude, au prise avec des problèmes amoureux. Ce dernier Bourguignon est peut-être une réponse à ces éditeurs, "Un peu de fatigue", un peu de ce que vous voulez et beaucoup de ce que vous ne voulez pas. Finis les désirs animaux, finies les nuits torrides à boire et à s'envoyer en l'air, finies ces escapades chez la voisine pour s'évader de la blonde trop présente. Mainteant, on a des enfants, on est divorcé, on laisse le gazon pousser, nos enfants nous font la morale. Ajoutez les problèmes de santé ! C'est comme la destruction d'un mythe. Je sais qu'il faut éviter de se complaire dans le "déjà fait", qu'il faut évoluer, mais il y a encore beaucoup de place dans la littérature Québécoise pour décrire une jeunesse en fête, avec ses petits problèmes. Dompierre nous l'a prouvé récemment, lui qui a repris la pierre philosophale qu'a laissée Bourguignon. À lire pour constater qu'un auteur du plateau qui se prend la tête et s'obstine, ça peut s'obstiner à tuer son oeuvre.
1 décembre 2005, 10:48
Pornographie. Pour dénoncer la prostitution, quoi de mieux que la pornographie. Sans talent aucun, une prostituée révèle les dessous de son métier. Populaire auprès des critiques (faut-il en croire que les critiques sont majoritairement composés d'hommes âgés qui recherchent l'interdit dans la littérature), ce "roman" (le mot fait mal) est en fait une description exhaustive des activités d'une prostituée qui essaye de se convaincre qu'elle fait le bien. De descriptions inutiles, sans fil directeur, l'auteure donne l'allure de ne pas trop savoir où elle s'en va (dans l'écriture en tout cas). Le lecteur assiste à ses rencontres diverses, à ses plaisirs de putain, à ses cauchemars et à ses peurs d'un jour avoir son père comme client. Bref, l'ensemble du livre tourne autour de ça. Et en plus, sur une seule phrase. Insoutenable ! Quelques heures et beaucoup de dollars mal investis dans un livre qui n'en vaut pas la peine. Gageons que quelques esprits voyeurs voudront aussi exploiter le sujet sur d'autres médias, comme par exemple le cinéma.
1 décembre 2005, 10:47
Miroir, miroir
Enfin, une vraie histoire. Un vrai personnage, qui rencontre un vrai personnage. Qui vit des vraies choses. Qui parle d'humains comme ceux qui ont une tête, un corps et qui marchent. Juste là, le lecteur se sent motivé. Parce que c'est là qu'Amélie Nothomb réussi le mieux. Ce roman, magnifiquement bien écrit, relate l'histoire d'une jeune demoiselle qui a perdue sa famille, défigurée à vie. Un homme la repêche et la garde en vie. Cet homme, c'est sa vie. Il est vieux, elle est jeune. Elle voit en lui une source de bonté immense, cet homme qui généreusement soutien une jeune fille défigurée. Si belle dans ses souvenirs, elle n'ose sortir. Le vieux vit sur une île, ça tombe bien. Dans le château, aucun miroir. Pour éviter que la pauvre se voit. Et c'est là que le roman démarre, sur une histoire aussi inattendue. On peut évidemment voir la relation comme une forme d'abus, tel qu'il s'en passe à tous les jours. En exploitant un sujet aussi brûlant, l'auteure prouve que lorsqu'elle s'y met, elle peut se surpasser. Rares sont les bons romans de la dame, mieux vaut en profiter !
1 décembre 2005, 10:46
Philippe, c'est encore toi qui a pris le dernier tube ?
Encore un Nothomb. Encore une histoire disjonctée, incompréhensible au premier abord. Avec un dénouement probablement tordu et tout à fait inattendu. Tellement qu'on n'a même plus le goût d'essayer de deviner. Les "tubes" est le pire de tous les Nothomb. Et ce n'est pas faute de tous les avoir lus, au contraire ! Une histoire centrée sur un enfant (qui en fait est un tube) qui se demande, en gros, pourquoi la vie ? Plutôt, pourquoi et quand la mort ? Un jeune tube qui veut mourir, qu'est-ce que ça pense ? Et ça mange quoi, un tube ? Bien sûr, il faut y voir une grande personification métaphorée complexe et tout à fait inintéressante. Comme pour la plupart des derniers romans de l'auteure. Il faudrait bien qu'Amélie Nothomb comprenne un jour que si ses dizaines de nouvelles et romans déjà écrits n'ont pas trouvé éditeur dans les premières tentatives, ce n'est peut-être pas pour rien. Peut-être qu'ils étaient vraiment mauvais. Une preuve supplémentaire que la popularité et la demande peuvent garder quelqu'un au sommet longtemps. Bref, un livre qu'on finit de lire déprimé, insatisfait.
1 décembre 2005, 10:45
L'audace d'aller plus loin
Un thriller d'espionnage international a tout pour repousser le fervent lecteur. Moi le premier. J'ai quand même donné sa chance au coureur, Québécois de surcroît. J'ai donc commencé la fameuse série de Jean-Jacques Pelletier par sa "Femme trop tard". Dès le prologue, les pièces se mettent en place. De nombreux personnages à retenir, des liens pas tout à fait clairs, des situations un peu brumeuse pour un premier contact avec le genre. Mais bien ficelé, constamment attirant. On peut dire que Pelletier a une plume (un clavier plutôt) qui sait motiver l'intérêt du lecteur. Comme tous les livres de Pelletier, en fait ceux qui composent cette merveilleuse série de "F", la femme mystérieuse, l'auteur fait preuve d'une grande audace. Situant le déroulement des activités à Washington, New York, Paris, l'auteur ne renie par contre pas ses origines en logeant ses principaux personnages à Montréal et à Québec. On reconnaît les rues, on reconnaît les bars. Comme tous les livres de Pelletier, il y a un côté gentil et un côté méchant. Mais la force de l'auteur est de présenter tous les personnages, sans toutefois mentionner de quel côté ils sont. Et ce pour les figurants autant que pour ceux sous les feux de la rampe. Ce qui en fait un roman un peu difficile à suivre, complexe, où l'on doit naviguer entre des noms arabes, russes, américains, brésiliens. Le lecteur doit constamment garder une trace des personnages qui passent car, assurément, ils joueront un rôle tôt ou tard dans le déroulement de l'histoire. Souvent important. En somme, "La Femme trop Tard", tout comme "L'Homme fatigué", "Blunt" et la série des "Gestionnaires de l'Apocalypse", est un livre à consommer rapidement, avec attention. Le genre de livre qu'on veut lire avec un bloc-notes. Paranoïa assurée. Vous allez voir des conspirations politico-économiques à la grandeur du monde pendant des semaines après la lecture de ces livres !
1 décembre 2005, 10:42
Un gros mensonge qui a failli fonctionner !!!
C'était voué à l'échec. Dès le départ. Sony annoncant avoir trouvé un moyen de contrer la copie "illégale" (l'est-elle vraiment ?) des disques qu'elle vend. La communauté technologique, dont je fais partie, était en délire ! Je tiens à expliquer le principe, avec un fond d'histoire. On retourne en 2003, lorsque les fameux "Copy Controlled" sont lâchés dans le monde musical. On nous dit "il ne faut plus les appeller des CD, ce sont des CC. L'information n'est plus enregistrée de la même manière, ce qui fait que les lecteurs d'ordinateurs sont constamment en recherche de l'information et donc ne la trouvent pas !", disent fièrement les souteneurs des Copy Controlled. "Le seul moyen d'écouter ces disques, c'est d'utiliser une petite interface qui s'affiche lorsque vous mettez le disque dans votre ordinateur et qui fait le travail que ne peut faire l'ordinateur". Là, nous étions médusés. Comment un lecteur de salon peut-il lire un disque et un ordinateur non ?! Récemment, j'ai trouvé. Et tenez-vous bien, c'est gros ! Les dits Copy Controlled ne sont en fait que de simples CD, auxquels on ajoute un virus !! Ce petit virus s'installe dans votre ordinateur, à votre insu, et fait en sorte que lorsque vous essayez de lire par votre utilitaire préféré le disque, la musique semble incohérente comme si "l'ordinateur était constamment en recherche de l'information". Maginifique, non ? L'industrie croyait avoir ainsi réussi à empêcher les gens de copier leurs disques, en s'insinuant dans les ordinateurs des gens et en installant des logiciels non souhaités, communément appelés virus. Logiciel, qui, en plus, est très sensible aux attaques sur internet ! Quel foutoire ! Donc si vous insérez un Copy Controlled dans votre ordinateur, gare à vous, il le modifira afin de limiter vos propres droits sur vos possessions (car bien sûr, on vous empêchera d'utiliser votre iPod). "Deux gros pouces en bas" pour l'industrie musicale qui essaie encore de léser le consommateur honnête.
1 décembre 2005, 10:39
Joie de vivre
Caïman Fu rime avec joie de vivre. Caïman Fu rime également avec légerté, réalité. Mais surtout, Caïman Fu rime avec acharnement et conviction. Avec tout le contraire de certaines émissions bidons à fabrication d'artistes en série. Trois gars. Trois amis. Ils font de la musique, mais ce monde fermé (si bien décrit par Vénus 3 dans son escouade enragée) qu'est le showbizz québécois ne les laissent pas entrer. Qui veut écouter trois gars qui font de la musique ? On a déjà entendu ça. Mais amenez-nous une adolescente de 17 ans, ça, on achète ! On la maquille, on lui commande des textes vides, on mixe sa voix sur un fond de synthé, puis on presse à des milliers de copies ! Caïman Fu a prouvé ces arguments. Isabelle Blais, amie du groupe délaissé du milieu, offre aux gars de les aider. De prêter sa voix à leurs compositions, d'utiliser sa popularité et son minois à elle pour leur permettre à eux de se faire connaître. La suite de l'histoire, on la connaît. Dès qu'Isabelle s'intéresse au groupe et y fait figure de leader, on achète. Tout le monde s'arrache ce merveilleux groupe au son musical si... "hors du commun". Cela dit, ce second opus du quatuor présente un ensemble de compositions mieux diversifié, et des textes moins imposants, plus légers. Sans ordre particulier dans la présentation des pièces, l'album "Les Charmes du Quotidien" se laisse écouter avec facilité. Le type qu'on fait jouer en se levant le matin, soleil entrant, pour oublier qu'il joue jusqu'à ce qu'il arrête. Un sourire sur nos lèvres.
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