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Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie !
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Poser la queston c'est y répondre. Les hommes aiment le sexe.. peut-être pas tous mais en grande majorité. Comment les blâmer ? Tout ce qui les entoure stimule l'imagination sexuelle. Les femmes veulent être aimées, respectées, comprises, ne pas être considérées comme des objets sexuels.. tout en se pavanant avec des décolletées qui ne cachent plus rien et des jupes si courtes, des pantalons à la taille si basse.. et si on a le malheur de poser notre regard trop longtemps sur leurs "attributs" qu'elles mettent pourtant plus qu'en évidence, on est un pervers, un macho, un obsédé. Je n'ai rien contre les décolletés ou les mini-jupes, mais faudrait aussi être en mesure de l'assumer. Si les hommes aiment le sexe, les femmes en sont les "obsédantes". Et c'est tant mieux ! Nous devrions faire pareil les hommes. Je rêve d'un monde à l'envers parfois. Je rêve à la glorification de la raie de plombier, au retour du pantalon "moule-poche", aux chemises-gino ouvertes, aux torses exibés. Tout ce qui nous entoure nous stimule mais c'est mal d'en avoir les pulsions. Nous sommes une espèce masochiste. Le règne animal ne se formalise pas des "règles" que nous nous imposons. Pour moi le sexe, c'est l'un des rares bonheur dans nos sociétés constipées. Chaque être est différent, chacun a ses points sensibles, et l'échange permet d'explorer des plaisirs inconnus. Au fil des rencontres et des échanges, on apprend à se connaître soi-même, on évacue le "trop plein", le stress... et le sommeil qui suit est le plus réparateur qui soit. J'adore le sexe, vous l'aurez compris. Le nier serait hypocrite, et tous ceux qui le nient devraient changer de partenaire. Soyez fier de votre sexualité. C'est dans notre nature.
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Bravo... et démission !
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Je lève mon chapeau, quel texte ! Brillant ! Un des meilleurs qui m'ait été une démonstration par 4 de ce qu'est la liberté d'expression.. je ne peux rien ajouter à cela.
Par contre, j'aimerais réclamer une seule chose : la démission de notre premier ministre. Par son incompétence (et je pèse mes mots), par son opportunisme, Jean Charest a perdu toute crédibilité en s'ingérant dans un processus quasi-judiciaire. Après avoir soutenu un ministre tout aussi incompétent qui s'ingérait dans le processus judiciaire (Bellemarre) pour en influencer les sentences, le voilà qui se prononce sur la décision de CHOI. C'est dangereux quand des politiciens motivés par des intérêts particuliers tenter d'influencer le système judiciaire. C'est très dangereux.
Il faut sortir ce premier ministre qui ne connait pas sa fonction, il faut qu'il se retire de lui-même, PQ, ADQ ou whatever... il faut quelqu'un qui a les compétences et connaissances de l'emploi pour nous diriger. Il en va de l'intégrité de la justice.
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L'examen de conscience
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Ça me fait toujours rire quand on parle de la "communauté" gaie. Quelle communauté ? Celle d'une rue où les commerçants se livrent une guerre sans merci, où tous les coups bas sont permis, pour faire fermer leurs compétiteurs ? Celle d'une guerre de pouvoir enter Divers-Cité et les commerçants du village quand vient le temps de la parade et de la fierté gaie ? Celle qui encourage et élève au statut de geste normal le fait de prendre de la drogue ? Celle qui valorise par se spublications (Fugues, RG, Être, La Voix du village) que le culte du corps parfait, de la jeunesse et des corps imberbes ? Celle qui encourage la superficialité, le bitchage ?? Si la société a beaucoup évolué concernant les gais, on ne peut dire la même chose de la "communauté". Les twinks (jeunes imberbes) se moque des vieux, les gars de cuirs qui rient des drags, les drags qui dovient être bitch pour devenir populaires, les prostitués que l'on fait semblant de ne pas voir, les gais qui rient des lesbiennes, les lesbiennes qui haïssent les gais... on n'en finit plus. Les rivalités sont féroces et chacun a sa place. Le village, c'est une vingtaine de petit ghettos que l'on peut identifier selon le type de bars fréquenté, le type de salon de coiffure, le type de restaurant.... On veut que les hétéros nous acceptent mais on n'est incapable de faire preuve de compassion, d'ouverture et d'entraide. Si on avait tant d'argent.. celui qui est supposément rose, comment se fait-il que le village ait encore l,air par endroit d'un quartier abandonné ? Que la construction du centre communautaire n'en finit plus d'être reportée ? Certains peuvent rétorquer que les propriétaires sont hétéros pour la plupart mais cela ne peut pas tout expliquer. On se doit de faire un examen de conscience qui s'impose... bien plus que de pouvoir divorcer, ou se marier...
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La musique Wal-Mart
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Inutile. Perdez pas vot' temps ! Ben oui, est ben bonne... pis est ben cute. Mais qu'elle fasse de la bonne musique ou pas.. ça n'a plus d'importance ! La faille s'est agrandie cette semaine, mais personne n'en parle.. j'ai beau chercher dans cette édition du Voir, un article sur le tremblement de terre qui s'est produit, niette. Dans nos médias "artissstiques" on parle du festival (insipide) Juste pourri, des franco qui s'en viennent avec leur "relève" (les Respectables c'est encore de la relève ça ???), le FFM... en musique par contre, on est dans le creux de la vague, l'été c'est la pire saison tout comme au cinéma. sauf qu'au lieu de nous offrir des blockbusters, on nous offre des merdes, des petites mélodies insipides d'été... ce que l'on appelle affectueusement chez CKOI (ou le clone CKMF) des "tounes d'été". Et pendant ce temps là... la musique agonise. BMG et SONY viennent de fusionner. Emi et Warner y pensent... Pas un article dans le journal de MTL... ça je comprends, mais le VOIR ????? ça je ne me l'explique vraiment pas. J'entends les citoyens décrier sur les lignes ouvertes les monopoles du pétrole. Pourtant, personne ne déchire sa chemise sur la fusion des deux géants de la musique (détenant près de 50 % de l'industrie tout à coup). Il en reste 4 que l'on appelle "majors". BMG-SONY, EMI, Warner et Universal. Ils ont 80 % du marché.. de belles compagnies dirigées par des businessman qui ne voient pas plus loin que les profits à engranger au premier trimestre. La musique est de plus en plus gérée comme un wal-mart... mais devant le peu d'intérêt pour la chose manifesté par nos médias (parlons de CHOI par contre, ça c'est grave, une petite radio locale de province...). En ajoutant à ce désastre le fait que les radios imposent maintenant à toutes leurs stations la même programmation musicale, nous sommes en train de tuer la créativité et l'art de la musique. Mais tout le monde s'en fout. Voir y compris.
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The Guilt Trip is Over
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Achetez de la musique. La publicité qui circule en ce moment (parce qu'il faut réaliser cela avant tout, c'est une publicité) me laisse perplexe. Les revenus sont à la baisse, les ventes diminuent, ont nous annonce que certains artistes ne pourront survivre. Wow les moteurs. La vérité, c'est que l'industrie a complètement raté le virage technologique. Là où n'importe quel businessman verrait un potentiel illimité de revenus, l'industrie s'est assise sur son derrière en se disant que ce n'était qu'une mode. Est-ce normal que le consommateur, qui n'a pas beaucoup d'argent lui non plus, veuille se procurer de la musique à peu de frais ? La 2e vérité, c'est que le système de distribution de la musique est à s'écrouler. Les amateurs veulent le fichier numérique, point à la ligne. Les ventes ont diminuées, pas l'écoute. Il existe des moyens de permettre l'accès à la musique de façon tout à fait gratuite et de collecter les droits. Des modèles de gestion existent depuis près de 10 ans (voir Droit du cyberespace, de Pierre Trudel et al.). Alors qu'on cesse cette publicité trompeuse (payée en grande partie par Archambault tiens tiens) qui joue sur les valeurs du bien et du mal et que l'industrie se mette à jour. Si Archambault veut survivre, qu'il continue à travailler sur son site web qui est en passant, très bien fait. La musique de l'avenir, c'est de télécharger de son ordinateur sur son cellulaire qui sera muni d'un casque d'écoute sa musique qu'il aura été chercher à la source. C'est inévitable et avec l'avènement de la technologie sans fil, irréversible. Le 45 tours, le 8 tracks et les cassettes ont presque disparues. Les disquaires sont les prochains sur la liste, que cela leur plaise ou pas. (Un ami informaticien et moi-même avons élaboré un modèle qui permettrait de garder le tout gratuit et de s'assurer que les droits d'auteurs soient perçus. Si cela intéresse quelqu'un de l'industrie, nous serons très heureux de leur communiquer nos idées : delaclai@arobas.net)
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Doux printemps quand reviendras-tu ?
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Quand on pète et répète à tout vent que l'on réalise des changements urgents ( ??????) et qu'après tout c'était dans le programme du parti, il faut s'engager à réaliser TOUT le programme. Je l'ai dit et le répète, Jean Charest s'est fait élire sur des promesses fictives (défusions) et réalise le programme des conservateurs. Ce qui me déçoit le plus c'est l'incompétence du gouvernement à communiquer ses idées. On aura beau chialer contre les syndicats, les traiter de tous les noms, n'en demeure pas moins qu'à part la loi sur les fusions, tous les autres projets de loi s'attaquent au mouvement syndical. Il y a un vent d'anti-syndicalisme à Québec, et pour une fois, il faut leur accorder qu'ils ont plutôt raison de poser des questions sur l'urgence de la situation. Quelle urgence ? Tout le monde s'en va en vacances ! Je souhaite que les syndicats se mobilisent, de façon civilisée et qu'ils paralysent le Québec sans violence, sans méfaits, sans vandalisme. Les libéraux ont une légitimité de par leur élection, mais ô combien fragile est l'appui d'un peuple. Le pire au bout du compte, c'est que le PQ n'est pas mieux. Tous les partis sont corrompus, il n'y a plus de politiciens honnêtes. Au municipal (3 conseillers de Tremblay arrêtés pour fraude) au provincial (Boulerice et cies) enfin au fédéral (ça se passe de commentaires). Pathétique. Ils me font penser aux personnages du Seigneur des Anneaux, vertueux en paroles mais lorsque le pouvoir est entre leur main, leur vraie nature ressort. En attendant on devra vivre avec patapouf. Je vous fait une prédiction, ce gouvernement démissionne avant le printemps. Pas parce qu'il a des idées folles, ou dirige mal. Parce que c'est le peuple qui décide et le peuple aime pas se faire diriger par des sourds. Bonne année 2004 et surtout bon golf Jean ! Et t'en fais pas Jean, ceux qui te remplaceront seront pas mieux, rien de personnel, on est juste écoeurés.
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« Il n'est pas nécessaire d'être un virtuose pour exprimer quelque chose. »
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Plagiat. On n'en parle pas souvent, on le redoute, on s'en méfie. Et pourtant qui n'a jamais plagié dans une classe d'école ? S'étirer le cou juste un peu plus, juste pour vérifier, pas pour tricher.. Le phénomène touche tout le monde, et celui de la musique ne fait certainement pas bande à part. Je n'ai jamais entendu le punk-rock des « pistolets roses ». Pistolets ? Roses ?? Comme un sentiment de déjà-vu.. cela n'a certainement rien à voir avec un certain groupe appelé Gun's N' Roses ? Il y a tellement de noms que l'on peut inventer pour un groupe.. Avez-vous entendu le nouvel extrait de Audrey de Montigny ? La petite chante bien, et elle est trrrrrès jolie, je sais je sais.. Pourquoi j'ai l'impression d'entendre White Flag de Dido quand elle chante le refrain de sa chanson sur les anges ? Des exemples de plagiat de mélodie, on en trouve à la pelle. La plupart de la musique commerciale n'est que copiage et repiquage. Pas toute ! Il y a bien quelques exceptions. Ce qui me trouble le plus, c'est de savoir au fond de moi, que les directeurs de produits de ces maisons de disques sont sensés connaître la musique comme le fond de leur poche. Ils savent eux, ce qui est bon. Ils savent eux ce qui sera un « hit ». Comment peuvent-ils passer sur un album, sans rien dire, des copies de chansons ? L'interprète a bien peu à dire sur ce qu'il chantera. Il choisit bien quelques chansons sur son album, mais le reste est imposé. Je n'ai pas de réponses, je ne comprends pas. Peut-être qu'il n'y a pas de réponses et que dans le fond ceux qui montent les albums s'en foutent éperdument. Non.. Impossible. Peut-être la réponse, vient de la bouche même des Pistolets Roses : « Il n'est pas nécessaire d'être un virtuose pour exprimer quelque chose. » Je crois que ça résume assez bien l'esprit qui règne dans l'industrie de la musique.
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Non merci
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J'admets que je n'ai pas encore vu le film. Et je ne veux rien savoir. Un film de guerre contre les français, rien de mieux pour le temps des fêtes chez nos amis les américains. Je suis très souvent aux USA, et jouer la fibre anti-française est devenu aussi normal que de manger du fast food pour les républicains. Dans un autre contexte social, j'aurais été le voir. Mais encourager la haine des français en cette période névralgique de la politique internationale, non merci. Dommage.
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Le sens de l'existence
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Un bref commentaire. Je viens de lire les commentaires de tout le monde, et ce qui me frappe, c'est de découvrir à quel point certains attendaient une réponse au sens de leur existence avec cette suite. Comme si les scénaristes devaient nous révéler LA vérité sur le monde. Ce n'est qu'un film. Excellent pour ce qu'il est : un film d'action avec effets spéciaux. Peut-être que certains amateurs du genre y ont cherché plus que ce qu'ils ne pouvaient y trouver. Probable que la plupart des fans ne s'étaient jamais posé la bonne question avant de voir le premier : et si tous ce qu'on était, n'était rien d'autre que des stimulations électriques ? Si vous cherchez une vérité, la voilà, tout ce que vous êtes, tout ce que vous aimez, tout ce que vous vivez, n'est que stimulation électrique de vos neurones et combinaison chimique dans votre cerveau. Pensez-y un peu. Alors que vous aimiez ou pas la fin de cette trilogie, réalisez qu'elle vous aura fait réfléchir, un peu, malgré tout, sur votre existence.
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En revenant de l'école, en 1989
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Rares, sont les moments d'extase comme celui-là. Au-delà des commentaires de certains qui semblent frustrés de cette décision, j'y vois l'acte d'un homme mature, d'un artiste serein qui sait ce qu'il vaut, qui sait où il va. Avoir l'humilité de dire, Voilà, j'ai tout donné. Avoir le courage de se retirer pendant qu'il est encore temps. Soyons réaliste, Leloup ne tournait pas encore en rond, mais il y venait. Il ne faut pas être musicien pour comprendre que la chanson Les étoiles et I lost my baby sont presque pareilles. Vient un moment où notre style s'épuise. D'autres artistes se refusent de voir la vérité. Les chansons d'Elton John sonnent toutes pareilles aujourd'hui. Et pourtant, on est loin de l'album Goodbye Yellow Brick Road qui relevait du génie. Les Stones, McCartney, name it. Les artistes qui s'accrochent à leur carrière comme une bouée à la mer sont légions. Les artistes qui s'accrochent finissent par tomber. Ceux qui nous quittent en pleine gloire deviennent immortels. Morrisson, Monroe, Elvis, Dean. Ce que plusieurs n'ont jamais compris avec l'artiste, c'était sa franchise, son intégrité, un personnage soit, mais qui ne mentait jamais, qui ne jouait surtout pas avec son public. Sa vie privée ne nous regardait pas. Il n'a jamais inondé les ondes comme Dion nous charrie un album par année (et souvent 2). Il n'a jamais vraiment fait la première page des magazines, pas glamour, un vrai. Un véritable artiste. Je lui lève mon chapeau, pour une carrière qui va passer à l'histoire, pour sa poésie meurtrière, pour sa prose magique, pour son humour décapant, pour nous avoir raconté le monde pendant quelques temps sur des musiques endiablées. La première fois que j'ai entendu Leloup, j'avais 12 ans, dans le bus en revenant de l'école. 14 ans déjà. Merci Jean.
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Pas de couilles
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J'ai toujours été convaincu que les meilleurs alliés de la souveraineté du Québec, ce sont les partis fédéralistes. Le PQ, le Bloc et même l'Adq à une certaine époque, ont beau expliquer aux gens comment ils entendent faire la souveraineté du Québec, dans une société libre et démocratique, où la population a des acquis important, le spectre du changement, de l'incertitude joue en faveur du maintien du statut quo. Par contre, les partis fédéralistes ont toujours su nous montrer leur ignorance du Québec, de ses préoccupations, ont toujours été des bougies d'allumage de la souveraineté. Le PLQ avec ses défusions est entrain de ranimer l'animosité linguistique au Québec ce que l'on avait pas vu depuis le référendum, durant plus de 6 années de gouvernement péquiste. Faut le faire. Le grand frère d'Ottawa de son côté refuse d'admettre qu'il aurait envoyé l'armée (ce qui aurait constitué une récidive pour Chrétien) au Québec, mais l'on peut certainement croire que l'option a été envisagée. L'on discute encore ces jours-ci d'une motion visant à reconnaître que le Québec est une nation. 8 ans après le référendum, on en est encore aux définiitions. L'Alliance votera contre, Alliance Québec ressort des boulamites, Anne Myles, le nouveau symbole de la résistance anglophone est élue, si le PLQ avait des couilles, il pourrait réaliser la souveraineté en 6 mois ! Mais le PLQ n'a pas de couilles. Peu importe ce qu'il demande à Ottawa, il sera toujours réduit à quémander parce qu'il n'a aucune réponse à donner lorsque Ottawa lui répond : So what ? Que fera le PLQ si le fédéral ne lui donne pas ce qu'il désire ? Il n'a aucune menace à branler, aucun ultimatum à donner, que quelques députés qui jouent les gros bras devant les caméras tout en étant aussi mauvais comédiens que le gouverneur de la Californie. Dommage. Ils vont encore rater la chance de passer à l'histoire. La chance de faire du Québec un pays. Tout comme Bourassa en 1990 après Meech. L'histoire se répète.
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Auto-destruction
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Les enfants de la rue sont le désastre social que notre société refuse d'admettre, refuse de voir. Comment en 2003 peut-il y avoir encore des marginaux exclus qui paient souvent de leur vie leur différence ? Désastre social qui n'est pas uniquement la faute de la société et son modèle. Plusieurs de ces jeunes ne sont pas fait pour fonctionner dans la société telle qu'établie. Par exemple, quelqu'un peut-il expliquer à ces décrocheurs pourquoi il devra travailler de 9 à 5, 5 jours par semaine, dans un emploi qu'il déteste pour pouvoir payer une hypothèque durant 30 ans et espérer vivre assez vieux pour pouvoir en profiter un peu avant de s'éteindre ? Le mode de vie « normal » à plus que sa part d'absurdité. Certes, la société est une des causes de leur rejet. Mais je suis convaincu que l'être humain possède un système biologique d'auto-destruction. Un système qui s'active lorsque la douleur intérieure est plus forte que tout, lorsque l'être sent qu'il n'a plus rien à attendre de la vie. Un système silencieux qui lentement pousse son hôte à poser des actes d'auto-destruction pour en finir tranquillement. Le suicide en soit représente l'acte ultime qu'un être puisse poser. C'est un acte que la plupart des humains ne peuvent accomplir. Lorsque l'esprit n'en peut plus de vivre et ne peut se résoudre à mourir, le système d'auto-destruction du corps se met en marche, tôt ou tard, l'être posera un geste de trop, celui qui causera sa mort. Suicide perpétuel. La douleur intérieure que vivent ces êtres est insoutenable. Douleur qui origine souvent du rejet de leurs proches. Alors la prochaine fois que vous passerez à côté de l'un d'eux, au lieu de lever le nez, au lieu d'un regard méprisant, tâchez d'esquisser ne serait-ce qu'un semblant de sourire. Vous ne pouvez sauver tout le monde et vous n'avez peut-être pas d'argent à donner, mais la compassion elle, ne s'achète pas. Elle est gratuite.
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Juste en passant
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Brel fut sans contredit l'un des artistes de la chanson et de la langue française les plus importants. C'était un parolier unique, un chanteur simple, il savait laisser toute la place à ses oeuvres sans vraiment chercher à se mettre devant. On reconnaît un véritable artiste quand il considère ses oeuvres comme des entités indépendantes de lui-même une fois qu'elles sont offertes au public. On reconnaît un véritable génie par la longévité de son ouvre après sa mort. Un génie qui n'était pas très beau, à qui l'on n'aurait sûrement pas accordé beaucoup d'attention aujourd'hui. Pour tous les génies de ce nouveau siècle qui ne seront jamais reconnus, Brel demeure un exemple, un phare, un idéal. Mort dans la fleur de l'âge, mort à l'âge où les grands écrivains atteignent bien souvent l'apogée de la maîtrise de leur art, ce 25e anniversaire est pour moi l'occasion de me souvenir de Brel, de son oeuvre, et de son apport discret mais combien marquant à la musique d'aujourd'hui.
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On ne rit plus
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Sans vraiment vouloir m'attaquer à « l'oeuvre » des Denis Drolet, que je trouve fort sympathique, je me questionne néanmoins sur la place qu'est en train de se frayer l'humour dans le monde de la musique. On le sait au Québec, l'humour est roi et maître. La multiplication des humoristes sur le marché québécois, que je pensais saturé depuis un bon moment, engendre un plus grand nombre d'albums de musique humoristiques. Je suis déconcerté de voir un groupe comme les Denis Drolet jouer à CKOI alors que des artistes de la chanson crèvent littéralement de faim faute de diffuseurs pour leurs oeuvres. Le CRTC a imposé aux radios francophones un quota de musique française qu'elle doivent faire jouer chaque jour, les radios contournent de plus en plus cette réglementation en faisant des pastiches de musique anglaise ou en faisant jouer des chansons d'humoristes. Béland a sa chanson en anglais où il ne sait pas parler anglais, les Drolet ont eu le succès « Fantastique », les grandes gueules parodient les chansons anglaises, on n'en finit plus. Au fond, le problème c'est que les humoristes sont maintenant, météorologues, animateurs, chanteurs, musiciens, journalistes, commentateurs. Si certains se sont imposés par leur talent, d'autres ont décroché la job par leurs contacts. Je souhaite que les humoristes cessent de gruger un peu plus chaque jour les emplois de gens qui sont mille fois plus compétent. Je souhaite que les humoristes cessent de faire des albums insipides pour faire de l'argent. Je souhaite surtout que les humoristes laissent un peu plus de place aux artistes, aux vrais, et qu'ils cessent d'empiéter dans un domaine où l'argent ne coule pas, contrairement à celui de l'humour. Si certains trouvent drôle « les hamsters qui explosent, (Fantastique)», les auteurs-compositeurs, les chanteurs, les interprètes, les artistes de la musique, eux, ne la trouve plus drôle depuis longtemps. Longue vie aux Denis Drolet tout de même, et sans rancune.
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Les derniers guerriers nobles
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Les derniers guerriers nobles de la terre, la dernière garde de la planète. Militants, activistes ou simples écologistes, des hommes et des femmes comme vous, comme moi, qui ont décidé de donner une cause à leur vie, qui ont fait le choix de défendre l'environnement, qui ont fait le pari de gagner une guerre perdue. Héros romantiques vivant dans une époque démesurée, dans une société au service des riches et de leur richesse, ils mènent un combat inégal. Don Quichotte des temps modernes ou les moulins à vents ont fait place à la loi du marché, à la libre-enteprise, au capitalisme, ils se passent le flambeau, raniment la flamme de l'espoir, canalisent les forces dont ils disposent et attaquent sans mercie. Nous avons fait le choix de sacrifier les générations futures pour le bien être d'individus sans scrupules qui ne partagent aucunement leur richesse. Mère nature est à l'agonie, elle se meurt tranquillement, on ferme les yeux et on attend. Lorsqu'elle aura rendu l'âme, nous ferons le post-mortem de nos actes, et les mea culpa se succèderont, trop tard. Le degré de conscience sociale varie d'un être à l'autre, fluctue selon les désirs et besoins personnels de chacun. Nous sommes tous responsables de ce massacre, nous sommes tous complices. Par les politiciens que l'on élit pour nous représenter, par les entreprises que nous alimentons avec notre argent, par notre silence, acquiescement implicite de la situation. Lunatiques, hippies d'une époque révolue, rêveurs, et même le titre de terroristes, on a discrédité leurs actions, ils se sont discrédités par les porte-paroles qu'ils ont choisit pour les représenter. N'en demeure pas moins un fait, ils sont les derniers êtres qui ont conscience de leur prochain, qui voient à long terme, qui voient le désastre se produire et qui tentent de sonner l'alarme avant qu'il ne soit trop tard. L'histoire jugera de nos actions, l'Histoire retiendra leurs noms.
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