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Une histoire à raconter... C'était le 28 février dernier, vers 14h30. Je suis rentrée chez moi sans penser, rêvassant plutôt sur les airs de Crown of Love que mon lecteur Lyra me chuchotait doucement dans une oreille pendant que l'autre s'affairait à ignorer les bourdonnements du moteur de la 55. Je n'espérais rien en particulier, cet après-midi là, en remontant la rue qui me menait jusqu'à chez moi, si ce n'est le bonheur de me savoir dans le bien-être de ma demeure. Aussi, ma surprise ne fut que décuplée lorsque, me voyant approcher de la porte, un paquet jaune m'envoya énergiquement la main, mouvement qu'il accompagna d'un ''Bonjour'' lumineux qui s'envola, léger, vers les nuages de ma tête. C'est qu'il avait fait "un long voyage sur les vagues de l'oubli" avant de me parvenir, tout souriant, frais comme le temps blanc. Son navire qui, chez Merge, appareilla, venait de faire halte sur mon balcon. Égoistement, je le saisis sans trop lui rendre la politesse qu'il m'avait témoignée. Car je savais désormais que la dépendance serait incontournable, que d'ici au 13 mai je ne trouverais de repos qu'auprès des 11 mélodies que ce paquet m'apportait avec cette naiveté déconcertante et que je devais dorénavant partager cet engouement qui me serre le ventre depuis 6 jours. Depuis, je cohabite avec Neon Bible, je le déguste quotidiennement, je m'enivre de cette bourrasque instrumentale qui déferle sur tout mon être. Chers passionnés d'Arcade Fire, je ne vous écris pas pour que demain vous franchissiez la porte du disquaire le coeur rempli d'attentes (car l'humain a la fâcheuse habitude de juger de ce qu'il goûte d'après ses attentes insurmontables), mais plutôt pour que vous n'hésitiez pas une seconde avant de vous procurer Neon Bible. Alors, demain, foncez et rêvez...
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