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Veni, vidi, vici !
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Un excellent spectacle! Ça fait du bien de rire différamment, de rire d'un mot, d'une idée, d'une situation. De se faire surprendre, tout simplement! Jean-Thomas Jobin, c'est un humour comme il y en a dans votre salon, entre amis, quand tout le monde a le fou rire. Attention, cet humoriste-décortiqueur peut faire rire avec un silence ! S'amuser d'un mot qu'on n'utilise jamais, d'une tournure de phrase un peu prétentieuse, d'une mise en scène malhabile... Un excellent spectacle, qui ne sent pas la mise en scène ni le retravaillage. C'est naturel, spontané. La foule ne croule pas sous les rires à toutes les deux minutes, mais tout le monde a le sourire fendu jusqu'aux oreilles!
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Maintenant, on fait quoi?
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Certaines personnes autour de moi ne voulaient pas aller voir ce documentaire, de peur d'en sortir bouleversé, démotivé, démoli. C'est vrai, on ne se rend pas voir Voleurs d'enfance comme à la fête. Pourtant, ce documentaire n'est surtout pas sensationnaliste et n'expose pas des viols à répétition. Si on va voir ce film et qu'on en retient que la DPJ va droit vers le marasme, effectivement il y a de quoi ruer un peu. Par contre, on peut aussi considérer que ce film démontre la face cachée d'une violence à la fois inacceptable et insidieuse.
L'important, comme dans tout, c'est d'en parler, de ne pas fermer les yeux, de ne pas se taire. Qu'on aime ou pas ce documentaire n'est surtout pas important : l'important, c'est de prendre conscience que certains enfants souffre, et que c'Est inadmissible.
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30 ans et rien n'a vraiment changé
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Les films traitant de l'homosexualité sont rares. Souvent, les gais sont à l'arrière-plan, et forment une trame secondaire. C.R.A.Z.Y. est un film qui nous replonge intensément à une autre époque et aborde un sujet qui ne devrait surtout pas être tabou. En plantant son décors dans les années 70, le réalisateur fait preuve d'une grande finesse : on ne se sent pas surpris du rejet, on se dit "ha oui, c'était comme ça à cette époque". Pourtant, combien de personnes pensent encore de la même façon, 30 ans plus tard? Un film excellent, sensible et solide, jamais mièvre.
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C'est dans la botte
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Souvent, les suites sont décevantes. Au mieux, elles sont constantes. Shrek 2 est meilleur que Srek 1, et tout le monde le sait : c'est à cause du Chat Botté... créer des personnages secondaires plus attachants que les personnages principaux, c'est un art!
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bravo!
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Et bien bravo! Découvrir des produits du terroir, c'est toujours la promesse d'être agréablement étonné. Chaque petit pot de confit, de gelé, de pâté, de... beurre devient un petit trésor. Et on se surprend à être déçu dans les allées des supermarché. Tant mieux! Manger plus sainement, faire des découvertes et encourager la petite économie, ça fait plaisir! À quand un marché où on ne retrouverait que des aliments québécois?
Un petit conseil à la famille Groleau : ça vous prend un site Web...
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C'est rien qu'une histoire
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Une histoire de violence est un bon film, bien interprété et bien dirigé. Par contre, je ne sais pas à quoi les gens de l'audience s'attendaient : un film d'action ultraviolent, un drame psychotique, un thriller haletant ? Ce film est plutôt une pointe de tout ceci. Le côté psychotique du personnage principal est là, pas de doute là-dessus, mais il n'est pas approfondi. Le drame familial causé par le passé du père est bien présent, sans qu'on ne s'y attarde trop lourdement. La violence, il y en a, on n'a qu'à bien observer les visages démolis des victimes pour s'en convaincre, mais ce n'est certainement pas la caractéristique première de ce film. Les réactions des personnages sont humains et probables. L'histoire peut sembler courte ou inachevée, mais en y réfléchissant, elle est plus que complète.
Une histoire de violence raconte une histoire, simplement, sans faire la morale, sans tenter de créer des réactions ou des remous. La psychologie du film, c'est le spectateur qui l'ajoutera, au gré de ses propres réflexions. Il ne s'agit pas ici d'un film inoubliable, ni du succès de l'année : il n'y a pas de quoi être déçu. C'est bien mieux qu'eXistenZ...
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Mes belles trouvailles au centre-ville de Sherbrooke
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Ma plus belle trouvaille : le mont Bellevue, l'hiver.
En dépassant les populaires pistes de skis alpin, on trouve une entrée discrète qui s'ouvre sur tout un monde : un vaste réseau de sentiers qui couvre toute la montagne, et plus. Les pistes de ski de fonc qui y sont aménagés permettent une randonnée aussi magnifique que surprenante.
Qui croierait qu'en plein centre de Sherbrooke, il est possible de glisser sur la neige, en pleine forêt, sans entendre le bruit des voitures?
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Galerie d'art invisible
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Avoir une galerie d'art à l'Université, c'est une excellente idée, une idée plus que louable. Malheureusement, cette galerie d'art ne profite pas d'une grande visibilité ; d'un seul courriel, les représentants pourraient joindre une dizaine de milliers d'étudiants. Ce serait tout de même efficace, et je suis certaine que plusieurs d'entre eux seraient étonnés!
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première pièce de la saison
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Une pièce intéressante, avec pour cadre le laboratoire de Pierre et Marie Curry. Les décors étaient très réalistes, les personnages aussi. La pièce aborde différent aspects du progrès, les pression des supérieurs qui ne pensent qu'à leur avancement et le tiraillement entre les découvertes offertes au public et celles, plus lucratives, réservées au privée. La découverte de la radioactivité et du radium était très bien vulgarisée, comme un cours de science en pièce de théâtre! C'était attachant, c'était drôle et c'était instructif. Bref, j'ai beaucoup aimé. J'ai cependant moins goûté le froid de canard qui régnait dans la salle Maurice O'Bready...
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Il était drôlement temps...
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Pendant des années, Internet a été un espèce de monde étrange, où tout était permis, où rien ne pouvait être réglementé. Et il se trouve beaucoup d'utilisateurs pour considérer qu'internet doit rester cette jungle de liberté d'information, à la fois gratuite, accessible et interactive.
Le fait que l'outil choisi pour partir à la chasse aux pédophiles soit un logiciel, et non une législation d'Internet, me semble un choix particulièrement pertinent et efficace. Reste à déterminer si le logiciel lui-même fera ses preuves, mais maintenant on peut au moins dire qu'un action a été prise... Il était drôlement temps, parce que les enfants maîtrisent l'informatique et Internet de plus en plus tôt.
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J'aime/j'aime pas
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J'aime leur engagement.
J'aime leur franc-parler.
J'aime leur fierté.
J'aime leur aisance avec une langue qu'ils maîtrisent et qu'ils aiment.
J'aime leur vivacité d'esprit.
J'aime les paroles de leurs chansons.
J'aime leur air crâneur.
J'aime leur intrépidité.
J'aime leur style vestimentaire, même.
C'est vraiment dommage que je déteste leur musique... Mais bon, je les aime quand même, même si je ne les écoute pas.
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Lapointe de l'iceberg
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De nos jours, on dirait qu'on ne s'attend pas à ce qu'un artiste soit vraiment intelligent (à preuve toutes les questions d'une absurde insignifiance que leur posent les animateurs et journalistes). Ici, Pierre Lapointe nous surprend (au fait, il y a comme qui dirait une surcharge de Lapointe dans le showbizz...) et nous rassure. Le métier de poète, qu'on aurait pu croire désuet, revient hanter nos oreilles à travers l'amour visible que Pierre Lapointe porte à sa langue. Le français dans sa bouche devient un instrument, instrument duquel il joue à sa guise, duquel il réussit à nous faire vibrer (ce qui est quand même plutôt rare, de nos jours... au fait, je crois que j'abuse des parenthèses).
Pierre Lapointe murit et peut désormais se présenter à nous sans mise en scène, avec seulement sa voix, ses mots. Tant mieux! Parce qu'un personnage, c'est amusant un temps, mais son créateur lui-même peut finir par s'en lasser...
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Ceci n'est pas un film
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Genesis est un documentaire. Difficile d'évaluer un documentaire de la même façon qu'un film! Pour savoir si un documentaire est bon, il faut juste savoir combien de fois on s'est demandé l'heure qu'il était pendant la représentation.
Genesis est un grand documentaire. Les images créent des réactions très spontanées chez les spectateurs. La narration, très justement choisie, est simple, évocatrice. La musique fait le reste et impose aux images toute leur intensité. Enfin, les transitions sont aussi subtiles que savoureuses.
Mais tout de même, il ne s'Agit pas d'un film à aller voir en famille, sauf si vous souhaiter que votre jeune de 12 ans vous déteste pendant trois jours. Il s'agit d'un film mature, murit, qui exige qu'on prenne notre temps, qu'on s'ouvre, qu'on se questionne. Allez-y pour vous, mais seulement si l'enjeu vous intéresse.
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Très bof
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Je me souviens avoir acheté l'album de Charles Dubé l'an dernier. J'aimais beaucoup l'extrait "Un ciel pour le soleil", une chanson que je trouvais justement simple, ensoleillée, accrocheuse et bien écrite. J'ai été très déçu du reste de l'album : mélodies fades qui se ressemblent, paroles fades qui se ressemblent, thèmes fades qui se ressemblent. Est-ce qu'avoir de bons musiciens changera la donne? J'En doute fortement. Pour moi, Charles Dubé est l'équivalent plus mature de Gabrielle Destroismaisons ou de Natasha Saint-Pier. Mais bien sur, certains peuvent considérer que la comparaison est flatteuse...
Au fait, j'ai un album de Charles Dubé à donner.
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De la grande visite!
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La Rue Kétanou, c'est la promesse de passer un bon moment. On a l'impression de se transporter dans une rue au soleil, parmi une foule de gens heureux. Les textes sont originaux, les mélodies sont entraînantes, les musiciens sont plein d'énergie. Rien ne semble forcé dans ce groupe: c'est tout simplement comme si nous étions invités dans un party chez des voisins sympathiques. Nous cousins français en raffolent. Nous, on a la chance de les recevoir accompagnés de deux autres excellents groupes; en effet, ce spectacle francophone et multiculturel nous propose aussi DobaCaracol (nuances africaines) et Tomas Jensen (inspiration hispanique). Pour faire le plein de bonne humeur, de pas de danse et d'envies de voyager!
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