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J'ai écrit au premier ministre- faites-en autant!
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M. Jean Charest
Premier ministre
Province de Québec
Canada
La "valorisation" des "matières résiduelles fertilisantes" (MRF) est le sophisme le plus malhonnête que j'aie jamais entendu. L'épandage des boues des égouts des villes sur les terres agricoles est un scandale à tout point de vue. Non seulement le gouvernement du Québec et du Canada me prend pour une imbécile en voulant me faire passer la plus grande concentration des pires résidus que l'on puisse trouver pour des « biosolides » ou des « MRF » mais cette mascarade verbale permet à ces gouvernements de prendre des risques inouïs sans même m'en avertir, m'arrachant ainsi contre ma volonté un consentement que je ne lui aurais jamais donné!
Le documentaire Tabou(e) de Mario Desmarais m'a fait voir ce que l'on cherchait à me cacher; des villes entières chient dans mon assiette! Je ne trouve pas de manière plus vraie et plus directe pour décrire cette réalité. Je remercie infiniment M. Desmarais de l'amour qu'il manifeste envers l'humanité et surtout envers les agriculteurs en faisant le travail qu'il fait. Par la même occasion je dénonce le mépris dont nous sommes tous victimes lorsqu'on nous enfonce dans la gorge des résidus de produits ménagers toxiques, des résidus de médicaments, des résidus d'hormone et de drogues diverses, des résidus d'hydrocarbures, des résidus de métaux lourds, résidus médicaux et thanatologiques, résidus de peinture, de solvants, résidus d'usines textiles et d'ateliers.
Je vous demande enfin, M. le ministre, de faire en sorte que cessent définitivement ces pratiques immondes et qu'à l'instar de la Suisse, il soit totalement interdit d'utiliser les boues des égouts municipaux et les boues industrielles en agriculture.
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la f1 nous coûte combien?
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On prétend que la F1 nous rapporte beaucoup d'argent... mais à qui rapporte-t-elle? Aux hôtels et restaurants qui majorent les prix de manière indécente pendant cette fin de semaine. Mais sait-on combien la F1 nous coûte collectivement? La facture est salée pour les Montréalais qui ont fourni GRATUITEMENT le territoire public l'Île NOtre-Dame dont la réelle valeur foncière de location n'a jamais été évaluée et pour laquelle la F1 ne paie pas un rond!!! La ville de Montréal a aussi fourni gratuitement une bonne partie si ce n'est la totalité de la construction du circuit Gilles Villeneuve. Les milliardaires de la F1 ne paient rien et exigent tout. Pendant ce temps là les Montréalais n'ont plus accès à la plage Doré, aux Floralies, au tronçon de la route verte ( piste cyclable) qui mène à la rive-sud, etc, etc. Ça coûte cher d'investir dans des infrastruture qu'on ne peut plus utiliser... Avec seulement 15% de touristes étrangers, ce sont les "touristes" québécois qui paient la note. En fait, il est reconnu que si ce genre d'événement ne génère pas un nombre significatifs de touristes étrangers, on ne peut considérer que c'est vraiement payant. Cela ne fait que déplacer les dépenses de loisir; au lieu de dépenser dans sa région, l'amateur de F1 aura dépensé à Montréal. Pour un économiste tout ce brassage d'argent a un effet nul pour ce qui est de l'économie nationale et peut même avoir un effet négatif si on pense qu'en région ce sont des entreprises locales qui auraient bénéficié de l'argent des touristes alors que dans le contexte de la F1 à Montréal, ce sont des entreprises multinationales qui font des profits et tout le monde sait que ces entreprises ont les moyens de ne pas payer d'impôt, refusent la syndicalisation et font fuir les capitaux à l'étranger... L'industrie touristique de masse est une grosse arnaque dans laquelle nos élus tombent à pied joint. Personne ne se donne la peine de regarder la réalité en face et cela nous coûte cher, trop cher!
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Proposition 1
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M. Eric Grenier, j'apprécie habituellement vos chroniques mais décidément, quand vous parlez des chiens, vous perdez tout sens de la mesure. Dans votre dernière chronique vous proposez, cette fois semble-t-il avec beaucoup trop de sérieux, "de fermer tous les enclos à chiens, véritables camps de concentration pour molosses". J'ai d'abord cru à une évocation incongrue des camps nazis mais plus loin vous précisez votre pensée en disant qu'il s'agit plutôt de "concentration d'odeurs". Vous préféreriez peut-être que l'odeur soit étalée à la grandeur de tous les parcs et espaces verts de Montréal. Rassurez-vous, les odeurs de l'enclos ne sont désagréables que pour les maîtres des chiens qui eux se sentent au paradis de l'odeur dans ces enclos. Pour un chien c'est comme de se retrouver au rez-de-chaussée de la Baie. Ensuite vous dites que "les chiens devraient avoir le droit de se prélasser librement dans n'importe quel parc." Je vois tout de suite une exception; les aires de jeux pour enfant. Jamais! Un chien qui vient chier dans le sable que bébé va mettre dans sa bouche. Non! Pas un chien ne doit entrer là, même attaché. Tant pis pour les soi-disant droit du chien, je ferai passer la santé des enfants humains en premier.
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proposition 1 ( suite)
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Vous proposez de laisser les chiens circuler librement mais vous prenez tout de même la précaution d'ajouter "à condition qu'ils demeurent sous contrôle de leur maître". Beau paradoxe! Comment voulez-vous qu'un maître qui réclame des droits et libertés pour son chien puisse, sans risquer de compromettre ses nobles idéaux oser commettre le crime odieux de contrôler son animal chéri! Qui, en passant, est toujours le plus fin et le plus beau; il ne gronde pas, ne mord pas, ne reniffle pas la nounne de madame, ne jappe pas, ne lèche pas le pic-nic du gars installé sur le gazon, ne chie pas à côté des souliers du monsieur allongé dans l'herbe, ne crève pas le ballon des enfants et n'attaque pas des chiens plus petits. J'ai été témoin et/ou victime de tous ces incidents provoqués par des chiens libérés de leurs chaînes dans des parcs de Montréal. Dans tous ces cas les maîtres, attendris, souriaient de la bonne blague qu'avait osé commettre leur compagnon fripon. Faut-il être naïf et niaiseux pour s'imaginer que tout le monde trouve ça cute et agréable les chiens. Au rythme où vont les choses, les chiens dont le nombre est en augmentation croissante sont en train de devenir la nuisance publique urbaine no.1 avec l'automobile. Pourquoi y a-t-il dans le botin téléphonique une rubrique spécifiquement réservée aux plaintes relatives aux chiens?
C'est souvent exaspérant un chien. Ça n'a pas de jugeotte un chien; on ne peut donc pas lui laisser la pleine jouissance de ses libertés civiques comme à un humain qui sait raisonner et qui par conséquent est réellement responsable de ses actes. Ces subtilités philosophiques semblent échapper aux propriétaires de chiens libertaires qui ne veulent rien entendre.
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Proposition 1(fin)
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Je suis lasse de ces dialogues de sourds où, osant exprimer par exemple que la présence d'un chien non attaché et non contrôlé créait un stress à mon fils, mordu à deux reprises (non ce n'était pas de sa faute, il a été attaqué deux fois) et, on le comprendra facilement, désormais très craintif envers les chiens, je me suis vue répondre " eh bien je ne peux quand même pas amener mon chien à la campagne ni l'attacher, toi tu n'as qu'à amener ton fils ailleurs." Authentique! Je réponds: "Alors pour toi les droits des chiens surpassent les droits des enfants?!" " Mon chien c'est comme mon enfant." Cette mentalité du propriétaire de chien qui fait passer les "droits" (sic) de son chien avant le bien-être d'un enfant, qui fait fi de la détresse psychologique que son chien peut susciter chez des humains qui ont peur ou qui sont allergiques (on n'en a pas parlé mais il y a des gens qui ne veulent pas se faire approcher par un chien non attaché parce qu'ils craignent la crise d'asthme) et bien cette mentalité est abjecte. Quand, excédée, je réaffirme que les droits des humains devraient primer, il y a toujours un propriétaire de chien bien pensant qui m'accuse de "spécisme", d'être "sans cour", de "détester la nature", de "bourgeoise" et quoi encore?! Faut pas charrier. Finissons-en avec cet anthropomorphisme ridicule. Les chiens n'ont pas l'âme torturée d'un prisonnier juif dans un camps de la mort. La laisse et la clôture sont les objets qui choquent peut-être l'esprit romantique et rebel de leurs maitres mais qui n'ont rien de répressif à leurs yeux de chiens. Au contraire, je connais des chiens qui sautent de joie en voyant la laisse parce qu'ils l'associent à la promenade. Laisse = promenade. Enclos = odeurs voluptueuses. Dans la tête d'un chien il y a des choses simples qui suffisent à son bonheur arrêtez donc de leurs prêter vos frustrations humaines.
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