|
|
|
Extasiée
|
Une visite courte mais punchée. Les filles de Lesbians of Ecstasy ont fait vibrer la petite Galerie Rouje, les curieux et les habitués de leur musique électrisante. Le feu de la passion, le plaisir des filles d'être ensemble et de faire leurs compositions sautent aux yeux. À quand une prochaine visite ?
|
|
|
|
Euh...
|
Quel navet ! La bande-annonce laissait présager une sorte de film-mystère ou on tente de résoudre un crime complexe. Il n'en ai rien ainsi.
Tout d'abord, on a droit à une Julianne Moore hystérique, qui mis à part quelques répliques (oh, et j'oubliais le monologue ridicule de 15 minutes de la fin), ne fait que pleurnicher en refusant de collaborer avec le personnage de Samuel L. Jackson. Ce dernier, évidemment, réussit à percer le mystère qui n'en est pas vraiment un (!) pour découvrir la vérité. Avant de connaître le lamentable dénouement, vous aurez droit à une autre histoire de fond, soit celle d'une communauté noire qui se rebelle car on s'occupe plus d'un enfant d'une femme blanche que d'eux en général. Une bonne idée qui n'est exploitée qu'en surface d'une manière pathétique qui ne mène absolument à rien, à part passer le temps. On a l'impression que toute cette histoire ne sert qu'à nous tenir en haleine pour savoir le dénouement.
Mais celui-ci arrive tellement tard qu'on ne se rappele plus pourquoi on écoute le film. Plusieurs idées sont lancées ici et là ; racisme, violence conjugale, drogues, Dieu, la foi, enlèvement, amour, vie passée, perte d'un enfant, meurtre... Mais aucune n'est exploitée, approfondie ; bref c'est un melting pot sans ni queue ni tête qui donne mal au coeur.
Les personnages agissent sans conviction, sans but, on se demande le pourquoi de leurs agissements. Et pour une "performance d'acteur", on ne peut pas parler que Julianne Moore est impressionnante, à part peut-être la quantité délirante de fausses larmes qu'elle fait couler. Wow !
En résumé, un film qui ne mène à rien, qui va dans tous les sens sans en trouver vraiment un. À éviter...
|
|
|
|
Ministry : les mots et la musique qui frappent
|
On a toujours connu Ministry pour son côté enragé et agressif, mais les voilà avec un terme qui s'ajoutent à leurs qualificatifs : engagé. Des textes violents, dénonciateurs et provocateurs. Une chose est sûre, ce groupe industriel penche maintenant beaucoup plus du côté métal, et on en redemande. Rio Grande Blood est un album percutant de la première seconde à la dernière. La formation qui s'arrête à Québec pour promouvoir ce bijou musical promet d'enflammer le Capitole. Les fans seront ravis de cette halte en sol québécois. Et v'lan, Monsieur Bush...
|
|
|
|
Grosse dose vitaminée
|
Après un dernier album très, et même trop calme (By the way), on pouvait assurément craindre la venue de ce nouvel effort. Fans de la formation californienne, rassurez-vous ; il n'en ai rien ainsi !
Tous les ingrédients sont réunis pour donner une recette absolument délicieuse pour cet album double. Un John Frusciante qui maitrise sa guitare plus que jamais, avec des back vocals puissants et justes, un Anthony Kiedis qui allie la saveur funky de sa voix avec des rimes diversifiées, un Chad Smith qui bat un tempo tantôt lent, tantôt rapide avec agilité et un Flea toujours aussi déchaîné et précis.
Les compositions passent de très ensoleillées et vivantes à des calmes et touchantes. Ne tombant pourtant pas dans le même bateau que certaines pièces lentes et ennuyantes des autres albums, ce sont plutôt des compositions légères et sympathiques à écouter.
À écouter n'importe quand, n'importe ou, abusez-en ! Les Red Hot sont de retour, et vivement leur venue à Québec !
Du bonbon pour les oreilles !
|
|
|
|
Une belle mission
|
Oui, c'est du gros bonbon hollywoodien. Certes, il y a de beaux acteurs et de belles actrices qui ne sont là que pour leur minois. Bien sûr, les cascades sont impossibles, exagérées et presque drôles.
Mais c'est tout de même deux films réussis ! Dans la lignée des divertissements abordables, je crois que Mission : Impossible peut se classer très haut. Avec une réalisation lichée, des interprétations solides et une intrigue brillante, ces films ont prouvé qu'un film d'action n'est pas exclusivement question de testostérone et de pitounes (à noter qu'on y retrouve ses éléments quand même, mais bon...).
J'ai bien hâte d'y voir une suite. Si le deuxième volet était moins élaboré au niveau de l'histoire, le tout était un beau résultat visuel. Tom, sauve la planète !
|
|
|
|
Mononc Serge
|
J'ai toujours aimé ce personnage qu'est Mononc Serge. De sa collaboration avec Anonymus à ses albums solos, il signe toujours des textes humoristiques différents de la masse. Humour noir, souvent vulgaire mais toujours dans une lignée hilarante, il n'y a pas de doute que ce nouvel album va ravir les fans de Mononc.
En spectacle, il est toujours aussi agréablement impertinent et électrisant... C'est un rendez-vous pour tous les amateurs de cet artiste dérangé le 5 avril prochain pour le lancement de son album au Dagobert !
|
|
|
|
Magie de Kundera
|
Une adaptation aussi éclatante et originale de la pièce de Milan Kundera ne mérite rien de moins qu'une tonne d'applaudissements ! Rarement aura t-on vu un spectacle théâtral aussi vivant, coloré et magique. Le texte, qui peut être parfois mélangeant (les personnages racontant leurs histoires, les histoires des autres en prenant leur place) porte à confusion à quelques reprises lors de la lecture, mais sur scène, les comédiens s'éclatent et nous le livre avec brio. Si la mise en scène pointilleuse et précise nous aide à tout comprendre, le jeu des comédiens est aussi à saluer. Les deux comédiens principaux sont adorables, malgré leurs querelles incessantes et leurs manies bien à eux. Un gros travail a été effectué au niveau des décors, et la musique est parfaite pour souligner les scènes importantes. Un pur délice pour une soirée de théâtre !
|
|
|
|
Courtney Love
|
Là, elle abuse. Je suis une fan inconditionnelle de Nirvana. J'ai adoré voir le coffret du groupe sortir en magasin, je me suis précipité dessus, même si je savais que la droguée allait y faire la piasse.
Mais pourquoi continue t-elle de s'acharner ainsi ? Sa carrière a pris le bord, elle n'est plus capable de chanter comme il faut, elle n'a jamais été une artiste à part entière. Une chance que Kurt Cobain était là pour faire mousser son status de "star".
Courtney, pourquoi ne pas te trouver un travail comme danseuse nue comme dans le bon vieux temps ?
|
|
|
|
L'extrême écrit dans la simplicité
|
Un des grands livres que j'ai pu lire dernièrement est Le grand cahier. Deux enfants, bien normaux, sacrés de force chez Grand-Mère, doivent survivre dans un monde de guerre. Ces enfants écriront dans un cahier les principaux éléments qui leur arriveront. S'endurcir, ne plus se laver, tuer. Des enfants ayant le regard sali par l'impitoyabilité d'un monde ingras dans lequel ils doivent maintenant vivre.
Agota Kristof utilise un language tout à fait simple, naïf, enfantin pour décrire des situations très dures. On sursaute à plusieurs moments de voir à quel point les situations extrêmes sont racontées de manière si simple. Et je crois que c'est là que la force de l'auteure se situe ; dans l'expression toute primaire d'évènements complexes.
Fortement inspirée par la guerre, ce nouveau roman va probablement plaire à tous ceux ayant lu sa dernière triologie ou un de ses livres. Une auteure brillante qui reste dans la subtilité. À découvrir.
|
|
|
|
Red Hot Chili Peppers
|
Quelle nouvelle jouissive ! Enfin un nouvel album des Red Hot, après une si longue absence. Je n'étais pas au courant que le nouvel album allait être double. Peu importe qu'il y ait des chansons en moins que le plan prévu, les fans vont se régaler d'un nouveau bijou de la formation. Il ne reste plus qu'à attendre leur visite dans notre belle capitale !
|
|
|
|
Trois anges
|
J'ai très hâte de voir ce film. Dan Bigras fait depuis plusieurs années de grands efforts pour sensibiliser la population à un problème présent : les jeunes dans la rue. Ce film aidera sûrement , de manière assez brutale, à voir une parcelle de leur calvaire quotidien.
J'ai simplement vu la bande-annonce et j'en avais la chair de poule... À ne pas manquer.
|
|
|
|
Mötley Crüe
|
Incroyable, cette soirée du 4 mars 2006 au Colisée Pepsi. La foule d'environ 7000 nostalgiques et nouveaux conquis était ravie de voir ces quatres rockeurs s'éclater dans un décor tout à fait chaotique, à leur image. Cracheurs de feu, danseuses, nains, explosions, boucane ; de quoi en mettre plein la vue, en plus de se faire balancer les meilleurs hits !
La vedette de la soirée est probablement Tommy Lee, qui, à coup de sacres, de cris et de solos endiablés, a réussi à faire lever la foule plus que jamais. Vince Neil a eu quelques problèmes avec sa voix, préférant parfois ne simplement pas chanter quelques parties des chansons. Malgré cela, sa voix semble être plus forte et puissante qu'avant. Chaque membre du groupe a apporté une magie toute spéciale dans le spectacle. Que dire de la caméra à la recherche de poitrines nues...
De grands moments, et même émouvants ; Home, Sweet home interpretée en partie par la foule avec les briquets en l'air, et les autres classiques qui faisaient tout simplement délirer la foule. Plusieurs générations se côtoyaient ; comme quoi la musique peut allier tous les fans de bon rock des années 80 ! Vive Mötley Crüe !
|
|
|
|
La philosophie du métal
|
Ce documentaire est un pur bijou ! J'ai pu le visionner en avant-première, avec les deux réalisateurs qui étaient dans la salle et qui ont parlé de leur projet avant la projection. Deux mecs bien charismatiques, renseignés, cultivés qui ont voulu partager leur passion pour cette brillante musique qu'est le métal. Le générique ne faisait que débuter et déjà, les deux artistes ont été ensevelis d'une cascade d'applaudissements.
Ce film relate les origines de la musique métal, ceux qui ont façonné la musique autant que les idéologies derrière. Musique non-sophistiquée pour des simples d'esprit ? C'est que pensent malheureusement encore une trop grande partie de la population. À l'aide d'entrevues avec des musiciens, groupes, artistes, sociologues et fans de métal, Sam Dunn réussit un travail impeccable pour comprendre et démystifier le tout.
Tous les préjugés ici ont la vie dure ; les réalisateurs ont voulu montrer que la musique est plus profonde que crier et taper sur des instruments et que les fans ne sont pas tous des crasseux qui vénèrent Satan et veulent tuer leur entourage en écoutant du métal.
Faisant le tour de la plupart des styles et sous-styles du métal, le documentaire aide au grand public à mieux comprendre le phénomène, aux fans de souffler un peu et aux critiques de cesser de s'acharner sur les incidents violents des jeunes qui semblent toujours provenir de leur amour pour le métal...
Bref, riche, songé et dynamique, Metal : A headbanger's story donnera, je l'espère, la chance aux vrais fans de métal de se faire comprendre et de montrer à tous que ce n'est pas nécéssairement ce qu'ils croient, que rien n'est dangereux là-dedans ! Et si vous ne comprenez pas, référez-vous à la petite morale, absolument délicieuse, qui est à la toute fin du film...
|
|
|
|
Metallica
|
Enfin, Metallica a compris que le voyage avec Bob Rock était définitivement route pénible. Oui, il a amené un certain son au groupe depuis le black album, mais ce qui était la force et la fougue de Metallica se sont malheureusement perdu à jamais... Espérons qu'avec Monsieur Rubin, les choses prendront un nouveau tournant, et non un St-Anger vol.2. Le rêve de tout fan de la formation revienne au son d'autrefois, mais bon, croisons-nous les doigts pour quelque chose de bon tout de même...
|
|
|
|
Radotage...
|
Eh bien, l'année 2006 sera celle de Chinese Democracy, comme les dix dernières années étaient supposées l'être ? C'est triste que l'industrie de la musique et le grand public au complet se moque désormais de cet album qui ne semble jamais pouvoir voir le jour. Mais quand même, il n'aurait pas dû être annoncé comme une sortie prochaine il y a de ça plusieurs années et être une surprise.
Peu importe, Guns and Roses n'est plus ce qu'il était, je préfère écouter les vieux classiques qu'espérer quelque chose de bon du nouveau groupe qui ne me convainct pas du tout...
|
Page suivante »
|