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L'adaptation du best-seller de Drauzio Varella nous propose un voyage au coeur de la plus grande prison lationaméricaine, celle de Carandiru à Sao Paulo, hôte de sept milles prisionners s'entassant dans un espace prévu pour 4,500. On revit les derniers jours avant le massacre perpétré par la police en 1992.
Ce qui est impressionnant à propos du film de Babenco, ce sont les détails utilisés pour expliquer les règles établies dans cet endroit. Assassins, voleurs et violeurs paraissent cohabiter et décréter leurs propres règles, transposition de la loi de la rue, avec leurs devoirs, droits et punitions.
Le fait qu'aucune cellule ne soit fermée nous donne également l'impression de déambuler dans un genre de marché situé au coeur d'un voisinnage marginal. J'ai trouvé que l'éclairage donnait une ambiance spéciale à ce lieu où l'un regarde la télévision, pendant qu'un autre cuisine: un chaos chromatique!
Carandiru est un film captivant qui fait ressortir le côté humain en chacun de nous pour assurer notre survie.
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