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De Drummond....
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Ville de passage, Drummondville vaut le détour pour 2 ou 3 jours. Quand venir en 2007? Entre le 5 et 15 juillet.
Commencez avec une visite au Village Québécois d'Antan, reconstruction historique d'un village de la fin du XIXe - début XXe siècle composé d'une trentaine de maisons originales dans lesquelles vous (re)découvrirez plusieurs éléments caractéristiques de la culture québécoise... la fabrication de fromage, pain et beignes; les métiers de photographe, imprimeur, forgeron et autres, sans oublier les artisanes, qui s'affairent à l'élaboration de savon du pays, couvertures et vêtements, la ferme et la promenade en calèche. La visite est d'environ 2 ou 3 heures et autant agréable pour les petits comme pour les plus grands. De bons souliers sont de mise. Ensuite, passez la soirée à Ao La fantastique Légende. C'est un tout nouveau spectacle extérieur, d'environ 2hres, à ciel ouvert et qui raconte l'histoire d'un arbre qui a vu passer l'histoire. Chants, danses, jets d'eau et artifices sont présents.
Pour la 2e journée de votre séjour, les mordus du vélo pourrait faire une randonnée, pourquoi pas? Une piste de 76 km vous mènera jusqu'au Moulin à Laine d'Ulverton, site pitoresque idéal pour un pic-nic, en famille ou avec son amoureux.
(http://www.routeverte.com) Pour ceux qui sont moins enclin aux sports, le Centre Culturel présente tout l'été la pièce de théâtre de Gilles Latullipe, Pyjama pour six (Les 10 et 11 juillet, la représentation est à 14h) et en soirée, l'humour de Cathy Gauthier au Box Office.
Pour la troisième journée, rien de mieux qu'un séjour au Mondial des Cultures. C'est l'occasion idéale pour s'imprégner des cultures de tous les continents, avec ses danses, sa gastronomie et son artisanat. Cet été sont au programme Yves Lambert, Marco Calliari, Mauvais Sort et les Gitans de Sarajevo, en plus du traditionnel défilé et des soirées de pyrotechnies.
Vous pouvez trouver des forfaits hôtel-spectacle au site www.tourisme-drummond.com
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Égoïsme quand tu nous tiens
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En premier lieu, il faut souligner que dans "Capote", on retrouve deux histoires. La première présente comment fut écrit le roman du célèbre auteur alors que la deuxième trace le parcours émotionnel et physique d'un homme excentrique et brillant vers la décadence. Grâce à ces deux lignes directrices, le film de Bennett Miller nous montre comment la obsession et la fermeture de Capote pour/sur lui-même se transforment en démons internes.
La manipulation est un thème du film qui m'a particulièrement marqué. On ne réussit pas trop à savoir quelle est la force de la relation entre Perry et Capote. Si bien ils ne peuvent pas vivre un sans l'autre, leur amitié paraît plutôt basée sur la manipulation qui existe entre eux. Effectivement, chacun manipule l'autre à sa manière et, étant donné que l'histoire met l'emphase sur la vision de Capote, il est difficile de mettre la main sur la raison profonde de la manipulation provenant de Perry. Souvenons-nous que Capote se rappelle du 94% des conversations: il peut avoir détourné des éléments à son avantage.
Ce qui donne une touche d'originalité au film c'est que le centre d'attention est porté sur les personnages et leur interaction. On n'établie pas de jugement de valeur sur la peine de mort et le déroulement du procès est secondaire. "Capote" aurait pu être un film polémique, mais Bennett a sû résister à la pression.
Comme plusieurs lecteurs de Voir ont déjà mentionné, le jeu de Hoffmann est excellent. En effet, il ne demeure pas dans le terrain de la simple imitation, sinon qu'il s'approprie de Capote avec une telle intensité que du début à la fin, Capote est le film de Hoffmann. Ses autres films ont peu ou pas été reconnus (son rôle dans "Happiness" était simplement formidable!), mais on s'entendra tous pour admettre que dans le cas présent, sans Hoffmann comme tête d'affiche, qui sait si le produit aurait été autant populaire auprès des cinéphiles.
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Voyage au centre de la solitude
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"Broken Flowers" est une subtile, délicate, mais à la fois inclémente métaphore de la solitude de notre temps. Jarmusch dirige le personnage de Don (apathique, incrédule et désintéressé) vers une recherche insensée, presque absurde. Mais, fait intéressant, Don continue son chemin: quelque chose le motive, et ce n'est pas précisément l'illusion de rencontrer la mère de son supposé fils. Il visite ses anciennes flammes parce qu'en fait, il n'a rien de mieux à faire.
Entre les quatre femmes du fils, qui est la mère? Personne ne le sait, ni même Jarmusch. Ce qui est merveilleux, c'est que, sans trop savoir pourquoi, nous avons la sensation que l'aventure a provoqué un changement dans l'attitude de notre Don Juan. Un changement profond qui se note à simple vue, qui nous induit à croire qu'il n'est plus le même. Si c'est vrai que son fils le cherche, Don veut bien faire les choses. Bien qu'il aie une grande maison, une auto de luxe et assez d'argent, Don n'a personne dans sa vie. Il croit en fait que, arrivé à la cinquantaine, il mérite une certaine reconnaissance. Cependant, Jarmusch n'a pas pitié de son personnage et lui donne ce qu'il mérite.
Il faut également souligner la musique du jazzman éthiopien Mulato Astatke. Elle accompagne agréablement notre homme tout au long de son périple et mets un peu d'ambiance à notre visionnement.
À la fin du film, on voudrait avoir une réponse. Cependant, cette tendance nous provient de notre paresse, car, la réponse, on la trouve en se penchant un peu sur notre quotidien, notre propre solitude. En penser, c'est un exercice qui demande beaucoup d'effort. Cet effort que Don ne faisait pas avant de recevoir cette mystérieuse lettre rose.
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Aller simple pour Mexico
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Dans ma vie tumultueuse au Mexique, il y a (principalement et entre autres) deux artistes qui m'aident à surmonter les longs moments de solitudes. Les Vulgaires Machins et Jean (Leclerc) Leloup. En voyant que cette nouvelle chanson s'intitule "Mexico", je me sens une fois de plus réconfortée. Moi aussi j'ai fuit. Je n'ai pas tué mon mari, à moins que mon mari soit une ancienne vie. Alors là, ce mari, oui, je l'ai envoyé vers le ciel.
Moi, je suis dans la génération Passe-Partout et j'avais 10 ans quand 1990 tournait à la radio. Je me rappelle être dans la voiture avec ma famille, en route pour je ne sais trop où, fredonnant, joyeuse, l'air de cette chanson. Alors pour moi, c'était ça Jean Leloup. Un caméléon qui nous fait vibrer. Cependant, je comprends (non, en fait je ne dois pas comprendre parce que je ne le connais pas) son envie de changement. Les dernières fois où je suis allée le voir en spectacle, la foule était toujours "ben gelée". Je n'ai rien contre, mais en fin de compte, elle n'avait aucun respect pour l'artiste et ses chansons, leurs paroles et leurs musiques. Ce dernier paraissait en retour continuellement frustré contre le public et ses musiciens. Le caméléon avance, mais on dirait que son public stagne.
Jean L. n'est pas notre ami personnel. Tout comme n'importe quel chanteur d'ailleurs. Alors pourquoi respecte-t-on les autres et en demandons-nous trop à notre roi ponpon? J'espère que la venue de ce nouvel album calmera les esprits et nous conduira vers la voie de l'appréciation musicale à sa juste valeur.
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Des doutes...
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Un beau projet... c'est beau des éclairages super cool sur les trottoirs et les façades des édifices... mais.... Si je ne me trompe pas, les salles de spectacles y sont présentes depuis plusieurs années et les gens vont tout de même aux spectacles, sans ces éclairages super cool.
Ah, mais attendez!!! On parle d'un secteur défavorisé! Je comprends! En fait, il faut montrer que Montréal est une ville moderne, chassant toutes les rapaces de leurs repères. Même tactique qu'avec la construction de lofts dans le même secteur, et la métamorphose du Vieux-Québec.
C'est sûr que le résultat est bien beau, mais je comprends les artistes émergents de s'inquiéter. En ce qui me concerne, je me demande ce qui adviendra des salles un peu plus "underground" du secteur qui ne seront pas conformes au nouveau décor environnant.
En plus, si bien on cache la pauvreté et marginalité en posant de nouveaux éclairages, on ne règle pas le problème. Et si on dit qu'avec le nouveau quartier on ne pense pas éloigner la marginalité du secteur, c'est un peu idiot oublier que la hausse de la valeur immobilière à cause de ce quartier y parviendra.
Définitivement, si bien je trouve que l'idée de créer un quartier est intéressant, je trouve que les buts cachés sont plutôt décevant... Ça montre qu'on n'évolue pas vraiment face à la pauvreté. Un autre beau projet globalisateur. ouache.
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Qu'arrivera-t-il au popcorn?
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Le Cinéma du Parc ferme. Impossible. Ça me rappelle ces nombreux débuts de soirée passés avec mes amies en mangeant un merveilleux pop-corn garni de beurre chaud en regardant ce petit film répertoire dont on n'avait aucune idée qu'il existait mais dont le résultat était très intéressant.
Le Cinéma du Parc ferme? Non, sortez-moi de ce cauchemar. Le Cinéma du Parc est LE Cinéma du Parc. Aujourd'hui, on n'irait probablement jamais dans un endroit comme celui-ci, où le grand gars en avant de nous nous cache, par exemple, mais au Cinéma du Parc, ce n'est pas grave. Car on y va pour ça, l'ambiance (et les films bien sûr).
Le Cinéma du Parc ferme! Levez-vous, criez à l'injustice!! Montréal ne peut pas perdre ce joyau. Le Cinéma du Parc doit se maintenir debout, doit lutter pour survivre. Sinon, le cinéma indépendant atteindra cette qualité de mainstream qu'on ne veut pas, nous, les fidèles du Cinéma du Parc. Laissez-nous notre passe-temps, notre droit à vouloir conserver le Cinéma du Parc
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ChutelLibre
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Jonathan Caouette a réussi un documentaire admirable, rempli autant de douleur et de désordre que le fut apparemment son enfance au Texas. Sa mère, Renée, qui fut jadis mannequin, a été diagnostiquée comme malade mentale et sujette à diverses thérapies. Le jeune Jonathan, doué pour l'interprétation et qui a découvert son homosexualité dès son plus jeune âge, a été élevé entre ses grands-parents et les centres d'adoptions souvent abusifs.
En ce qui concerne le Jonathan adulte, il réside à New York avec son amoureux lorsqu'on lui annonce, en 2002, que sa mère a souffert d'une overdose de lithium. Avec en tête l'idée de l'aider à se guérir, Jonathan, au Texas, décide de raconter leur histoire.
Il y parvient grâce à un mélange unique de pellicules maisons, fragments de chansons, messages téléphoniques, vieilles photographies, extraits de programmes de télévisions de années '70, journaux, textes, etc. Caouette mentionne qu'il souffre d'un désordre de dépersonnalisation, condition qui l'a conduit à pressentir continuellement l'irréalité, sentiment qui nous aide à comprendre et est amplement reflété dans Tarnation.
Parmi les moments les plus intenses du film nous pouvons penser à cette scène où il se filme soi-même comme un jeune adolescent interprétant un monologue d'une femme outragée. Ce qu'on pourrait déduire comme un simple exercice juvénile se convertit en quelque chose de vraiment émouvant lorsqu'on considère le contexte de sa vie familiale et la tragédie de sa mère.
Caouette n'a pas toutes les réponses et sait qu'il ne les aura probablement jamais. Une très grosse charge de culpabilité pèse sur la mère, pendant que le père est constamment sur la défensive. Ce qui nous dérange peut-être, en regardant ce documentaire, c'est que l'histoire de la famille de Caouette ressemble trop à la nôtre, simplement parce qu'elle est remplie d'ambiguïtés et d'énigmes.
C'est une chute libre que le directeur a décidé d'affronter.
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fumer ou ne pas fumer? telle est la question...
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La succursale espagnole d'une entreprise américaine se voit dans l'obligation d'instaurer l'interdiction de fumer au sein de ses bureaux. Dès lors, ceux qui voudront fumer devront sortir à l'extérieur... Situation connue, non?
Un employé de ce bureau où la gente masculine domine, Ramírez, décide de réunir des signatures contre ce qu'il considère injuste. Ce que prétend en fait notre "héros", c'est l'obtention d'un petit local comme fumoir, ou Smoking Room. En apparence, tout le monde semble d'accord, mais lorsque l'heure de vérité approche, les employés commenceront à inventer toutes sortes d'excuses pour éviter de faire partie de la liste. Cependant, personne ne sera en désaccord pour signer l'autre liste qui court: celle pour faire partie de l'équipe de soccer pour un tournoi contre les employés d'un autre bureau.
On se retrouve donc devant un film où le dialogue et les images prennent le dessus, et la haine contre les américains, le dessous. Pas trop long, ni trop court, le résultat de cette production est intéressant et porte à réflexion sur l'égoïsme qui règne au-dessus de nos têtes en cette époque...
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Source de savoir
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À chaque semaine, les descriptions de la section "Restos" me donnent toujours l'eau à la bouche. Et celle de ce numéro ne fait pas exception. Même si je ne suis ni végétarienne et encore moins végétalienne, j'apprécie la nourriture dans toutes ces variantes de préparation.
J'aime plus ou moins cuisiner parce que je suis souvent en manque d'inspiration, principalement en ce qui concerne l'application de nouvelles recettes. Si moi, qui n'ai pas de restrictions dans mon alimentation, j'ai de la difficulté à être originale dans l'élaboration de mes plats, ça ne doit pas toujours être évident pour les végétaliens de rénover leurs menus. Donc, je crois qu'une petite visite au restaurant Aux Vivres résultera certainement intéressante pour faire connaissance avec de nouvelles combinaisons d'ingrédients.
En bref, je trouve l'idée de ce restaurant intéressante, mais pas au point d'y devenir une cliente assidue, sinon pour y trouver l'inspiration nécessaire pour élaborer de nouveaux mélanges culinaires! Une visite s'impose!
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Art Nouveau
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Je trouve très intéressante l'idée d'exposer ces fabuleuses oeuvres "sous les planches", de même que des graffitis, car le tout représente une manifestation culturelle actuelle envers laquelle on ne devrait surtout pas exprimer du dédain.
Je me souviens, il y a quelques années, lorsque j'assistais à un cycle de conférences portant sur les nouvelles approches pédagogiques des expositions de musées pour augmenter l'intérêt de ses visiteurs, une compagne a exprimé son dégoût envers l'idée de réaliser une exposition de graffitis dans le musée où elle travaillait.
J'ai trouvé ça un peu paradoxal que quelqu'un qui s'intéresse justement à l'idée de présenter une nouvelle approche pédagogique muséale dédaigne ce qu'il y a de peut-être plus actuel dans le monde artistique.
Comme le mentionne l'article de Voir, ce sont de grands noms qui sont à l'affiche à l'Autre Galerie. Alors c'est à nous de choisir: stagner dans le traditionnel ou s'ouvrir à ce qui se fait aujourd'hui, accepter que le graffiti peut être un art, et non seulement du gribouillage, reconnaître que les artistes s'intéressent pour les gens et le rytme de la vie qui les entourent...
En ce qui me concerne, je crois que c'est préférable documenter et apprécier aujourd'hui ce type d'art, que d'attendre encore plusieurs années et regretter notre dédain quand tout ça sera devenu le sujet "top-cool" (...) de l'heure...
Seul aspect négatif : diz jours d'exposition, c'est pas beaucoup et comme j'ai pris connaissance de l'expo grâce à Voir, soit le 22, et qu'elle termine le 25, je ne pourrai malheureusement pas y assister :*-(
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La force de la violence
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Même si le film Lady Vengeance aborde des idées présentées dans les deux oeuvres précédentes de Park, en fin de compte, il plane sur des lieux totalement nouveaux. Je crois que c'est le meilleur et plus solide film des trois, puisqu'il est unique et montre un Park plus sublime.
En ce qui concerne la religion, on n'assiste pas à une simple leçon de morale chrétienne. Park s'appuie fortement sur des symboles qu'il utilise tout au long du film pour aborder les thèmes de l'usage et des abus de la religion, tout en gardant une distance convenable. D'autre part, quelque chose de nouveau dans ce film l'est la présence du monde extérieur, particulièrement au sein de la communication; des médias qui sont responsables de la création de Geum-ja, la jeune demoiselle qui cherche la vengeance. Sa beauté capture le cour de plusieurs, ce qui fait que ses péchés demeurent loin derrière.
La trame du film, au lieu d'être linéaire, est plutôt composée de voyages dans le passé et le futur, donnant place à quelques allusions aux deux films précédents. Ce qui fait sa force c'est qu'il nous interpelle directement. C'est un film qui nous incommode, parce qu'il a la capacité de nous forcer à penser et à réfléchir sur la violence.
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Honnête
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Sans changer de scénario, et avec une trame minime, fidèles à une esthétique qui prétend retrouver la réalité sans artifices, les frères Dardenne maintiennent dans ce film leur intérêt pour des êtres sans défense et immergés dans leur solitude. Leur préoccupation pour refléter des dilemmes moraux et les conséquences de la prise de décisions difficiles est également de nouveau présente.
En effet, de nouveau, les Dardenne ont choisi des adolescents comme protagonistes, cherchant à détecter en eux le changement et l'évolution devant les difficultés de la vie actuelle, à étudier leur lutte pour s'ouvrir un chemin dans un monde qui vit adossé à l'éthique. Ce sont des êtres sans passé ni futur, qui vivent dans l'immédiat du manque de travail, de la solitude et de l'absence de culture. Ce ne sont pas des êtres privilégiés et ils ne cherchent pas à prospérer: la subsistance leur suffit, de même que la résolution des problèmes du présent. Nous ne pouvons pas nous situer du côté de la morale puisque c'est la même société celle qui les a poussée à se défendre comme ils peuvent dans ce niveau de vie précaire.
La caméra est subtile et en rien prétentieuse: elle cache simplement le mystère de ces jeunes vies. Nous assistons à un ciné d'auteur austère et formel, d'une profondeur conceptuelle qui cherche à atteindre son public grâce aux situations dramatiques et aux personnages solitaires, préoccupé pour les questions sociales et ses implications morales. Même si on peut trouver que le film manque d'originalité, il n'y a pas de doute sur son honnêteté.
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Le goût des autres
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Lars von Trier, c'est connu, est un personnage intéressant qui reçoit les faveurs d'un groupe de cinéphiles établis. Ils voient les choses depuis une perspective différente qui peuvent lui paraître plus claires du fait qu'il se trouve éloigné de cette réalité. Sa trilogie n'est pas une fiction, ni un documentaire à propos des Etats-Unis et de son peuple. On retrouve des clichés qui fonctionnent en ce sens, mais le message a l'intention d'aller plus loin.
Cependant, dans "Manderlay", nous trouvons beaucoup d'éléments de "déja-vu". On répète le registre scénographique fantasmagorique de Dogville et le squelette dramatique est semblable à la première partie de la trilogie. Pour autant, les symboles que von Trier veut nous faire passer peuvent paraître moins surprenants.
Alors, nous devons chercher les apports au sein d'autres aspects, comme la révélation de Bryce Dallas Howard qui donne un ton cohérent et neuf au personnage de Grace, d'une façon toute personnelle et subtile. Aussi, nous pouvons prendre en compte les parallélismes métaphoriques reformulés qui sont insinués par l'argument: l'esclavagisme au cours du temps en Amérique; l'utopie de la liberté souhaité et le vertige de la liberté engendrée; la sinistre candeur de Grace Margaret Mulligan et celle de ce Bush qu'on peut voir prier sur une des photos des crédits...
Dans Manderlay, Lars von Trier continue de risquer. Peut-être moins que dans d'autres films, mais il continue.
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L'artiste l'emporte
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Hier je suis allée voir ce film que j'ai bien aimé (vous verrez que j'ai mis 4 étoiles). Ce matin, en lisant les commentaires des lecteurs, je me suis rendu compte que la plupart de ceux qui ont lu le livre ont été déçu. En ce qui me concerne, les petits côtés bas je les attribuerais au fait d'avoir filmé en anglais et d'avoir utilisé (encore) la même actrice, Zhang Ziyi. On dirait que toute l'attention est centrée sur elle et non sur son personnage. Comme si elle était devenue l'icône des films asiatiques sur laquelle on miserait pour s'assurer de revenus. Pas qu'elle n'est pas bonne actrice, au contraire, mais ce serait dommage de se tanner. Les bons côtés, je les remets aux images, aux jeux de couleurs, aux costumes, à la musique...
Je n'ai pas trouvé le film trop long et je crois que ça demeure tout de même un bon choix à voir en cette période où peu de bon titres sont à l'affiche. Ça me donne envie de lire le livre et je crois, à en lire les critiques générales, que je ne serai pas déçue.
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Attentes
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Je dois avouer avoir beaucoup d'attentes envers ce programme qui prendra l'affiche ce soir. Attentes autant au niveau du contenu que du côté de la réaction du public. Je ne sais pas à quel point et pendant combien de temps RC permettra que le contenu de l'émission dénonce les recoins sombres de la globalisation et si le public s'ouvrira les yeux sur ce qui l'entoure.
D'un autre côté, il faut reconnaître que l'anti-globalisation peut également devenir une forme de globalistion, une mode vers laquelle on nous dirige pour mieux nous exploiter sans que les choses ne changent vraiment. Les gens sont tellement habituer à croire tout ce que la télévision leur dit qu'ils se laisseront peut-être facilement embarquer, prêts à sauter les pieds joints dans cette nouvelle vague sans savoir vraiment de quoi il s'agit. Il faudra faire bien attention car probablement plusieurs commentaires de l'émission seront sortis de leur contexte social pour choquer plus facilement. Ce sera peut-être un peu comme un spectacle de Dieudonné: si tu ne sais pas vraiment de quoi il parle, tu ne comprends rien.
Je crois que l'émission sera probablement un bon tremplin pour initier les débutants au domaine de l'anti-globalisation mais il sera certainement préférable que, comme auditeurs, nous cherchions plus d'information à ce sujet à fin de pouvoir demeurer, même si seulement un peu, à la tête de notre "nous-mêmes", de nos opinions et de nos choix.
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