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Mariette Beaudoin
Mariette Beaudoin
6 septembre 2007, 12:58
Une planète évoluée ?
Bravo, monsieur Petit. Vous osez afficher vos couleurs. Vous savez que ça ne fera pas l'affaire de certains, mais vous le faites quand même. Ça prend du courage. Je vous admire. Notre planète se croit évoluée à cause des découvertes scientifiques, technologiques, etc. C'est vrai jusqu'à un certain point. La barbarie existe encore. Les pertes humaines sont les pires. Il y a sûrement des mozarts assassinés parmi les soldats et les civils. Sans parler du temps gaspillé à se taper dessus alors qu'on pourrait utiliser ce temps à améliorer la qualité de vie des gens. Il y a tellement de problèmes non réglés qui s'accumulent et dégénèrent. Et tout ce que trouve l'être humain à faire, c'est de créer d'autres problèmes !!! La paix est une des conditions essentielles pour trouver des solutions aux problèmes. Quand des bombes tombent n'importe où sur la planète, l'esprit est distrait et les neurones ne peuvent pas s'activer à 100% à ce qui est le plus important : créer pour nous tous le plus agréable cadre de vie possible. Il paraît qu'on utilise seulement 10% de nos capacités humaines. Au lieu de faire la guerre, on pourrait peut-être s'affairer à essayer de trouver comment en utiliser au moins 20%. (Ou même 100%. On peut bien rêver.). Cela nous permettrait d'évoluer pas mal plus vite.
23 mars 2007, 10:35
Superbe !
Pour ceux qui douteraient que l'humanisme ne rend pas heureux, examinez encore cette photo du docteur Bergeron : son sourire est plus convaincant que tous les mots du monde ! Il fait ce qu'il aime et en plus, il a trouvé un sens à sa vie. Bravo ! Et bravo au docteur Thomas ! Je me demande cependant pourquoi les gens ne sont pas plus nombreux à aider. Il y en a beaucoup, mais j'entends souvent cette réflexion des organismes de bienfaisance à l'effet qu'il n'y en a pas assez. Quelle en est la raison majeure ? Je l'ignore. Mais si c'est le manque de temps, pourquoi ne pas faire de son gagne-pain un moyen d'aider ? Cela ferait d'une pierre deux coups et on viendrait à bout des problèmes beaucoup plus rapidement. Mais si quelqu'un ne se sent pas appelé à ça, c'est qu'il est mieux ailleurs, c'est tout. En bout de ligne, c'est à chacun de décider de son sort.
23 mars 2007, 8:07
Les chiffres, c'est bien beau, mais...
Avez-vous remarqué que le vocabulaire se teint dangereusement de mots n'ayant rapport qu'aux chiffres ? C'est important, évidemment. Mais ça peut tuer aussi, s'il n'y a que ça, si ça exclue tout le reste. Aujourd'hui, l'économie est artificielle. Résultat ? L'horreur partout. Et le plus ironique, c'est que même la Bourse connaît des soubresauts inquiétants. Les riches n'ont pas l'air de remarquer que plus ils vont prendre leur sous pour les partager avec d'autres afin qu'ils aient un plus grand pouvoir d'achat et afin qu'ils construisent un monde plus sain en tenant compte de l'environnement, PLUS ILS VONT S'ENRICHIR. L'abondance viendra tout naturellement. Ah, remplacer le mot argent par PARTAGE, JUSTICE, AMOUR, PARDON, JOIE, PASSION DE CE QU'ON FAIT, DÉVOUEMENT, IMAGINATION, SIMPLICITÉ, RESPECT DU CARACTÈRE SACRÉ DES ÊTRES ET DE TOUT CE QUI EXISTE, ÉMERVEILLEMENT, CÉLÉBRATION DE LA VIE... Quand on aura compris ça, nous pourrons enfin penser à ce qui nous touche vraiment, à vivre librement, à être véritablement humains. J'ai hâte au jour où je pourrai connaître l'amour profond avec l'homme de ma vie et m'émerveiller SANS ENTRAVES d'un rire, de la joie des autres, du plumage nuptial des oiseaux, de la beauté de la mer, d'une enluminure, d'un vitrail, des chaperonnettes à pois, de tout ce qui fait la magnificence de la vie. Mes mots appartiennent à tout le monde. Svp, ajoutez les mots qui vous viennent en tête aux miens et faites-les vivre haut et fort, sinon le dictionnaire ne sera pas complet.
12 novembre 2006, 8:45
Charme bucolique
Votre article me donne une grande envie de lire ce livre. Ça me rappellera le plaisir fou que j'ai toujours eu à parcourir les pages de la bande dessinée "Le génie des alpages". De plus, je ne dédaigne jamais la poésie, au contraire. C'est fascinant : je sens que je vais apprendre plein de choses. Je suis certaine que ce livre va faire du bien à beaucoup de monde. Tout de même paradoxal que l'auteur ait écrit ce livre après avoir voulu fuir à tout prix la société de consommation. Après tout, un livre est aussi un produit de marketing, même si l'écrivain ne l'écrit pas dans ce but. (Si quelqu'un voulait devenir écrivain pour s'enrichir, il aurait de très mauvaises surprises !). Cependant, il a besoin de manger lui aussi, c'est normal. Mais il paiera des impôts et il fera travailler des gens : cela contribuera à améliorer la vie des autres. C'est ce qui compte. Si l'argent n'existait pas, serait-ce un bienfait ou non ? Je crois que certains s'accapareraient quand même de toutes les richesses au détriment des autres : c'est là où le bât blesse. L'essentiel, c'est le partage... et le fait de faire ce qui nous tente vraiment dans la vie, comme monsieur Lefebure nous le démontre admirablement.
4 novembre 2006, 8:50
Hypothèses
En tant qu'écrivaine, je m'intéresse vivement à la psychologie puisque je dois en élaborer une pour chacun de mes personnages. Je ne prétends nullement être une virtuose en la matière, loin de là. Il n'en demeure pas moins que j'ai développé ma théorie quant à ces dérapages que je qualifierais de surréalistes par rapport à la norme, et de réalistes si on réfléchit à l'itinéraire chaotique d'un destin de mal-aimé . Chaque être humain est une merveille lorsqu'il vient au monde. Il en demeure une tout au long de sa vie, même si elle est imparfaite. On n'a qu'à regarder les choses surprenantes que les gens peuvent créer pour en être persuadés. Mais on préfère assener des vérités assassines pour révéler les faiblesses de l'autre, plutôt que l'encourager à découvrir et à maximiser ses forces. L'être humain a aussi des rêves qu'il doit réaliser pour s'accomplir. Il a aussi un énorme besoin d'être aidé, dans plusieurs sphères de sa vie. Par exemple, s'il souffre d'acné, il a besoin de voir un dermatologue pour que sa peau s'éclaircisse : c'est ça qu'il faut privilégier plutôt que la marginalisation ! S'il n'a pas cette aide et essuie plutôt des rebuffades sans fin, il sera frustré. Si cette frustration se prolonge et mine d'autres aspects de sa vie, c'est dangereux. Encore plus si son rêve ultime dans la vie est ignoré par ses pairs. Il faut être très fort pour traverser ce chemin de Damas sans séquelles. Je ne crois pas à la notion de gagnant et de perdant : c'est un alibi - inconscient, improductif et TRÈS coûteux - pour justifier maladroitement le désir de ne pas vouloir s'aider les uns les autres. Tout le monde au départ peut gagner si on fait preuve de solidarité. Une fleur se fane si on ne l'arrose pas. La question est de savoir si on veut vivre dans un jardin luxuriant ou un désert où ne grandissent ici et là que quelques touffes verdoyantes, qui finissent elles aussi hélas par se dessécher dans un sol qui manque cruellement d'irrigation.
29 octobre 2006, 12:40
Aussi bon que du chocolat !
VOIR a été très important dans ma vie. J'ai même trouvé un conjoint qui a partagé ma vie pendant plusieurs années à cause de votre journal. J'ai aussi déniché quelques emplois et des appartements. J'ai fait partie d'un ensemble vocal après avoir répondu à une de vos annonces classées. J'ai également fait des économies en encourageant un de vos annonceurs, à une époque où j'étais loin de rouler sur l'or. Comme je suis gourmande, j'ai fait et conservé quelques recettes que vous imprimiez dans vos pages il y a quelques années. De plus, j'ai reçu quelques cadeaux très appréciés à cause de votre système de jetons. VOIR m'a aussi permis d'apprendre plein de choses dans le domaine culturel, d'approfondir ma réflexion sur la société, d'être fière de moi après avoir contribué au soutien du Refuge et d'autres causes humanitaires, de passer de délicieux moments à découvrir les gagnants de votre concours de nouvelles, d'assister à des conférences super intéressantes, de participer à des marches pour la paix, de connaître des sites web géniaux, de découvrir des créateurs, de me délecter à lire les opinions des lecteurs et les chroniques de vos journalistes à la plume vitaminée, d'améliorer la qualité de ma langue en lisant ces textes toujours bien écrits et enfin, de me sentir plus intelligente. J'apprécie beaucoup Martineau qui doit lire énormément, car il a le don de nous faire connaître des articles ou des livres dont personne d'autre ne parle. Et j'aime bien ses commentaires. Quand j'ai vu Emmanuel Aquin avec ses ailes d'ange sur une page couverture du VOIR, j'ai trouvé ça vraiment beau. Mais il y en a eu d'autres. Bref, je vous adore et c'est un plaisir renouvelé de vous lire chaque semaine. Merci à vous tous et très longue vie !
13 octobre 2006, 12:44
Grandes boîtes recherchées
Grandes gueules de tous les pays, ouvrez grand !
7 septembre 2006, 5:58
Excellent !
C'est une solution brillante, vraiment. Mais y aura-t-il un dispositif installé sur les véhicules pour les transformer en voitures hybrides ou du moins plus écologiques ? Il faudrait y penser. Sinon, cela risque de coûter cher en pétrole aux automobilistes et aux compagnies de transport d'ici à ce que les gens changent leurs véhicules actuels pour une version plus économique : ce n'est pas tout le monde qui a les moyens de se le permettre. Et il faut penser à toutes ces autos qui ne trouveront plus preneurs parce que trop dispendieuses en énergie. Si on les envoie dans les cimetières d'autos, ce n'est pas très écologique. Mais bravo pour cette solution : l'idée mérite d'être creusée.
16 juin 2006, 1:09
L'art du camouflage
Un humaniste veut que CHAQUE personne soit bien, artiste ou pas. Quand tout travailleur aura un emploi attrayant, il pourra avoir une meilleure qualité de vie et participer à une économie en santé. Par conséquent, la culture aussi se portera mieux. Les artistes paieront à leur tour des impôts, etc. Ce qui contentera les ministres des Finances. On connaît le marasme économique aberrant dans lequel la majorité des artistes inconnus - et même très connus - est plongé depuis des années. M. Landry fait mention du théâtre, du cinéma, de l'Opéra et des orchestres symphoniques. Combien de comédiens vivotent en attente de rôles ? Et ce n'est pas avec des milliers de billets gratuits qu'ils vont payer leur loyer ! Dans une lettre à la Presse, des acteurs connus ont dénoncé le fait qu'on incite les jeunes à s'inscrire à des cours pour devenir comédiens : ils ont parlé d'arnaque ! On connaît les difficultés financières du Quat'Sous, de l'Opéra de Montréal, de l'OSM, etc. Au cinéma, les productions vont mieux, mais les cinéastes débutants ont-ils un avenir ? Gilles Carle reçoit 35$ par mois de l'ONF ! Qu'en est-il des autres ? Nombre d'artistes ont un autre job : comment trouver du temps pour son art ? Et ils doivent payer pour acheter leur matériel ou prendre des cours. Quand tu n'as pas de rôle, ça coûte cher ! Idem pour les chevalets, les chaussons de danse, etc. Un énorme potentiel de talent est gaspillé. Et les jobs alimentaires existent dans les autres domaines : c'est inadmissible ! Nos élus ont tout intérêt à renverser la vapeur. Et ça coûte une fortune de toujours remettre à plus tard : de l'argent en fumée ! On dirait qu'ils réduisent la culture à la langue. C'est vital de la protéger, mais il faut apprendre d'autres langues : si nous devenons indépendants, comment faire des affaires avec les autres pays avec notre seul français ? Pourquoi les politiciens colorent-ils une situation pourrie en rose au lieu d'agir ? Nous pourrions tous être si bien !
11 juin 2006, 8:37
Un être à part
Je l'aimais déjà beaucoup. Je l'aime encore plus maintenant. On voit qu'il a à coeur le bonheur de ses concitoyens, et non son seul profit personnel. Vraiment superbe ! Il nous fait également réfléchir à l'importance de préserver l'environnement. Quand on ne respecte pas la Nature, elle peut se retourner contre nous et ne nous laisser aucune chance. De tels cataclysmes pourraient arriver ici aussi. Chaque petit geste pour protéger nos ressources est important, on ne le répétera jamais assez. À quand un dispositif sur les autos - ou toute autre initiative touchant la majorité des gens - pour diminuer les gaz à effet de serre ? Peut-être devrait-on suggérer à Zachary de s'associer entre autres à Al Gore, David Suzuki et Hubert Reeves qui militent eux aussi avec bonheur pour diminuer les ravages du réchauffement de la planète.
8 mai 2006, 4:55
Le sexisme est une aberration
Chaque femme aurait pu naître homme. Chaque homme aurait pu naître femme. Est-ce un hasard si on naît homme ou femme ? Probablement. Alors, pourquoi se faire la vie dure les uns les autres ? N'oublions pas non plus que chacun de nous possède à la fois le yin et le yang en soi. Mon côté féminin est évidemment très développé, mais si j'oublie ou si je renie complètement mon côté masculin, je ne comprendrai jamais l'autre sexe. C'est la même chose pour l'homme qui oublie ou dénie son côté féminin. Ma théorie, c'est que la plupart des conflits entre hommes et femmes originent de là, même avec les meilleures intentions du monde. L'homme qui renie totalement son côté féminin oubliera plus facilement d'apporter des fleurs et de faire souvent montre de tendresse. Le macho ne pensera qu'à son auto, ses chums, son club de danseuses, sa bière, sa prochaine saison de chasse, etc. Il oubliera de dire à sa femme qu'il l'aime même si elle n'attend que cette démonstration pour être heureuse. Il trouvera ces manifestations "moumounes" et la femme en souffrira. D'autre part, la femme qui renie son côté masculin oubliera que son homme adore ça quand sa future conquête féminine le laisse lui courir après. Si elle laisse parler seulement son côté féminin en le maternant trop, il partira en courant. Idem si elle ne le laisse pas sortir entre gars, si elle lui défend de prendre une bière, si elle veut le changer, etc. Il fuira et il souffrira. Il y aura toujours les gens de mauvaise foi, comme les profiteur(euse)s, les violent(e)s, etc. Mais la plupart des gens sont honnêtes dans leurs rapports amoureux. Cependant, les mésententes pullulent et les insultes pleuvent quand on ne respecte pas les besoins fondamentaux de sa tendre moitié. Il faudrait seulement être plus à l'écoute de l'autre et accepter ses signes distinctifs. Même si, de part et d'autre, il y a toujours place à l'amélioration. Et bravo pour ces livres : on ne parlera jamais assez des rapports hommes-femmes.
29 avril 2006, 6:56
L'image vaut mille maux
Comme la plupart des gens, j'aime me tenir informée. J'aimerais qu'il y ait plus de bonnes nouvelles, car c'est parfois désespérant, mais enfin... Je trouve que le travail des journalistes est souvent ingrat, mais essentiel. Même si, parfois, certains versent dans le sensationnalisme. Ce qui me fait rire, c'est cette obsession de l'image chez nos politiciens. Je me fie souvent davantage à ce qui m'arrive et ce qui arrive à ceux qui m'entourent pour me faire une première impression de nos élus. Je parle avec beaucoup de gens et un certain nombre d'entre eux travaillent dans des organismes humanitaires. Ils font affaire avec la base. Si, dans la semaine, la plupart des gens rencontrés ont des récriminations face à l'État de par ce qu'ils vivent dans leur quotidien, j'en conclus que tout ne tourne pas rond. Si je vois plus de sans-abris ou plus de grévistes dans la rue, c'est pareil. Si beaucoup de parents que je connais ont des problèmes avec la DPJ, par exemple, je me pose des questions face à cet organisme. Si j'ai un mal de chien à me trouver un emploi et que je constate la même chose pour bon nombre de gens de mon entourage, je suppose que le chômage s'accentue. Ensuite, le journal me confirme ou non les faits. Je ne suis pas toujours certaine de ce que je lis et mon instinct prend le dessus. Alors, même si les journalistes rapportent les propos mielleux des politiciens qui disent que tout-le-monde-il-est-beau-tout-le-monde-il-est-gentil, je me fie davantage à l'aune de mon quotidien pour tirer les conclusions qui s'imposent. C'est plus concret, surtout quand on se doute que certains tirent les ficelles. Même si je ne sais jamais si j'ai raison ou si je suis complètement dans le champ.
30 mars 2006, 11:52
À nous de nous faire respecter !
Une chose me frappe dans ce texte : la drogue, le sexe et les armes sont les plus lucratifs. La constante ? Il y a des êtres sans scrupules qui exploitent les autres en profitant du fait que la MOROSITÉ s'est installée partout pour s'en mettre plein les poches. Ça va mal dans le monde ? Fume ton petit joint pour t'évader. Tu es révolté(e) ? Prends les armes et fesse dans le tas. Tu es dépressif(ve) car tu n'as pas d'argent et tu as besoin de fric vite fait ? Ne te torture pas les méninges pour trouver une meilleure solution et deviens esclave sexuel(le). Il ne faut pas se leurrer : où il y a une montagne d'argent à faire, il y aura toujours des vautours. L'important, c'est de ne pas devenir une proie. Élevons nos filles pour qu'elles apprennent à se faire respecter, à ne pas confondre DÉSIR et AMOUR. Soyons indépendantes. Prenons le temps d'étudier nos partenaires avant de nous donner à eux et exigeons d'eux une PREUVE d'amour éclatante. Nous aurons peut-être des peines d'amour à répétition avant de trouver l'âme soeur, mais nous nous protégerons du même coup des exploiteurs et de ceux qui ne sont pas sincères. Quand un homme est amoureux, ça paraît. Quand il ne l'est pas, ça paraît aussi. Il faudrait apprendre à nos enfants tous ces signes. Les hommes adorent nous courir après : pourquoi ne pas les satisfaire ? Nous n'en serons que plus heureuses.
15 janvier 2006, 7:15
Le choix du candidat est primordial
Monsieur Lester prouve par sa détermination à faire voir la vérité qu'il est vraiment à sa place comme journaliste : même s'il a été rabroué et mis de côté maintes fois, quelque chose en lui le pousse à continuer les enquêtes. C'est tellement important de savoir quel métier on doit exercer. Certains politiciens n'ont sûrement pas le profil du leur. Un politicien devrait être choisi par son chef parce qu'il possède des qualités précises. Tout son vocabulaire et toute sa façon d'être doivent refléter sa passion pour les lois, les amendements, la Constitution, le Parlement, etc. Idéalement, il doit avoir vécu quelques problèmes personnels dans sa vie ou dans son entourage immédiat afin de se rendre compte de la souffrance humaine et de vouloir la soulager : C'EST SON RÔLE AVANT TOUT. Il doit aussi avoir un bon jugement et plusieurs idées réalistes afin de contrer ces problèmes. Il doit avoir du charisme et savoir s'entourer de gens compétents qui ont travaillé dans des organismes de la base venant directement en aide aux gens du peuple. Il doit se soumettre à un code de déontologie - qui n'existe pas encore, allez savoir pourquoi - pour minimiser les chances de scandales. Etc. Depuis des années, on assiste à un phénomène inquiétant : plusieurs aspirants viennent de milieux où ils évoluaient pourtant comme des poissons dans l'eau et sont transplantés en politique où visiblement ils ne fonctionnent pas aussi bien. Quand ils sont ministres et font des gaffes ou quand ça sent la soupe chaude, on voit immanquablement un remaniement ministériel. Ou alors ils démissionnent et acceptent un poste prestigieux ailleurs. Comme peuple, nous ne devrions JAMAIS accepter ça. Nous sommes leurs patrons, après tout : nous payons leurs salaires et essuyons leurs pots cassés. L'important, ce n'est pas l'argent qu'ils possèdent ni même leur prestige social : c'est le fait qu'ils épousent étroitement le PROFIL du politicien intègre qui travaille pour le peuple, et non pour lui-même.
1 décembre 2005, 4:30
L'effervescence ou Comment rendre un livre alléchant et accessible
Les travailleurs débordés n'ont pas le temps de lire et leur budget est souvent limité. Les pauvres n'ont pas d'argent et les livres sont chers. Les analphabètes et les décrocheurs peinent à déchiffrer les mots. Les nouveaux arrivants ne connaissent pas la langue et il n'y a pas beaucoup de traductions d'oeuvres québécoises. Plusieurs personnes ont des problèmes oculaires et les éditions à gros caractères ne sont pas légion. On offre des fleurs aux malades à l'hôpital, mais on ne pense pas à leur apporter aussi un livre lorsqu'ils seront en convalescence et s'ennuieront dans leur lit. Cela représente des milliers de gens et le milieu de l'édition commence à peine à s'en préoccuper. Pourquoi ne pas donner une petite part des profits à des causes humanitaires ? Pour les auteurs de la relève, c'est difficile de publier. Il n'y a pas d'agents littéraires ou d'autres professionnels pour les aider à faire de chacune des pages de leur manuscrit un feu d'artifice. Les couvertures de livre ne font pas toujours saliver. Les lancements sont si ternes : un verre de vin, des amuse-gueule et une séance de signature, rarement des musiciens. Quand je pense à la colorée Ann Rice qui se déguise en vampire et arrive dans un cercueil lorsqu'elle publie, je me dis que le monde de l'édition québécoise manque d'imagination. Et ça peut être très peu coûteux. Simenon à ses débuts avait aussi eu un lancement remarqué : puisqu'il écrivait des polars, Gallimard avait engagé des comédiens qui jouaient des prisonniers et des policiers à l'accueil. De plus, les invités signaient le Livre d'or de leurs empreintes digitales. Quelle carrière par la suite ! Au Salon du Livre il y a quelques années, il y avait de nombreuses mascottes. On pouvait rencontrer Obélix, Tintin ou Caillou au détour d'une allée. Pour vanter un livre historique, on voyait surgir un personnage en costume d'époque. Pourquoi pas des extraits de pièces de théâtre, des déclamations de poèmes, des dégustations, etc. ?
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