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Something Like Happiness est une énième variation sur les difficultés d'être des adultes sereins et responsables lorsque l'existence est difficile et sans grand avenir. Sympathique et royalement prévisible. Un gagnant incompréhensible de la Louve d'or du meilleur film au dernier Festival du Nouveau Cinéma de Montréal.
Cette chronique douce-amère parfaitement inoffensive ressemble à des dizaines d'autres films. Après seulement les dix premières minutes, il est aisé de déterminer comment le tout va se terminer tant les surprises sont inexistantes. Telle action va survenir ici, tel personnage sera malade là et le « je t'aime » arrivera un peu avant la fin. Si au moins il y avait une réplique ingénieuse ou une quelconque action pour s'éloigner des terres battues. Oh que non!
Avec un scénario aussi usé, c'est la tâche des différents protagonistes d'étonner un peu. Malheureusement, c'est rarement le cas. Malgré une distribution secondaire plutôt pertinente, les rôles principaux déçoivent amèrement. Anna Geislerova en met des tonnes et sa Dasha frôle la caricature pour chuter dans le grotesque. Pavel Liska n'est guère plus convaincant en jeune insouciant qui a confiance en sa bonne étoile. Trop souvent, ses mimiques ne correspondent tout simplement pas à son personnage. Quelle chance que Tatiana Vilhelmova est présente pour racheter quelque peu les meubles! Sa Monika est juste, sensible et très intense.
Suivant l'inédit Wild Bees, Something Like Happiness est loin d'être un ratage. Les propos sont souvent intelligents, toujours pertinents. Le rythme est posé et évite légèrement les excès mélodramatiques. C'est seulement que devant autant d'histoires qui se ressemblent, il est extrêmement difficile de rester très longtemps attentif, car il n'y a vraiment rien qui sort de l'ordinaire. Le vent souffle normalement, sans se faire remarquer.
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