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Enfin, Sylvie!
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Outre le plaisir de revoir la pièce Bachelor, un des bonheurs de cette reprise attendue, c'est qu'enfin l'attention des médias se concentre sur Sylvie Léonard.
Tout au long d'Un gars, une fille, les projecteurs avaient tendance à s'intéresser davantage à Guy A. Lepage et à la laisser un peu dans la pénombre (ce qui, toutefois, ne lui déplaisait pas, a-t-elle confié). Cela m'a toujours désolé, même un peu choqué dans le cas de nominations aux galas par exemple.
Mais depuis deux semaines, on est choyé, car Sylvie est partout. Finalement, elle nous prouve que, bien qu'étant la muse de la série, son homonyme d'Un gars, une fille n'a pas été clôné sur sa personnalité.
Avant tout, ce qui m'épate de son discours, c'est la valorisation qu'elle transmet de l'effort et de la rigueur dans ce qu'on entreprend. On a beau aimer un artiste, on se doute peu de la somme de recherche et de travail qui se terrent sous un personnage, surtout à une époque où le vedettariat est plus que jamais accessible au moindre badeau. Ce discours me ravit.
Quiconque a revu L'Héritage sur Artv sait que le jeu de Sylvie Léonard épate tant dans le drame que la comédie. Cette possibilité d'exceller sur ces deux tableaux ne peut que nous convaincre de nous précipiter vers Bachelor où, sans nul doute, elle saura mixer en nuances et avec brio ces multiples facettes de son talent indéniable.
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Pétard mouillé
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Je suis d'accord pour dire que le théâtre doit inciter à la réflexion. Il faut, néanmoins, faire attention de ne pas présumer trop rapidement du pourquoi de la réaction perplexe d'un public.
Malgré l'interprétation de qualité, je n'ai pas trouvé en "La chèvre ou qui est Sylvia" beaucoup de questionnements sinon que d'essayer de comprendre comment cette pièce avait pu remporter un prix Pullitzer? Le malaise dans le public, n'est pas, selon moi, relié à nos tabous face au propos du texte, mais bien davantage à l'irrespect de son intelligence.
Certes, le fait qu'un homme puisse désirer une chèvre en choquera toujours certains. Mais de nos jours, on ouvre la télé, on zappe un peu et on a tout vu.
Mais qu'on tente de nous faire croire que le désir d'un être pour un animal puisse être non seulement sexuel, mais bien amoureux dans toute son âme, toute sa pureté, c'est de l'absurde et, pour qu'on y croit, il faut que ce degré d'absurdité paraisse dans la mise en scène. Ce n'est vraiment le cas ici et le public a décroché, pas par paresse, pas par révolte, mais simplement par ennui face à une histoire dans laquelle il devenait presque impossible d'embarquer.
On a beau prêter à un auteur toutes les intentions du monde, transposer des deuxièmes, troisièmes degrés au propos de son texte, reste qu'il faut que le premier degré demeure inspirant.
"Les oranges sont vertes", "Les fées ont soif", voilà des pièces-événements, des pièces qui ont brassé la cage des Québécois. "La chèvre...", en revanche, n'est qu'un gros pétard mouillé dont on espérait bien plus d'étincelles.
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L'argent rend aveugle
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N'est-ce pas un peu risible qu'un ministre chargé des ressources naturelles et de la faune d'une province (Sam Hamad) cautionne des projets qui engendre leur destruction?
Il est désolant de voir que le point de vue de certains politiciens inconscients et cupides n'a guère évolué depuis des années, nonobstant toute l'information dont nous disposons
aujourd'hui.
Je présume que M.Hamad est trop occupé pour regarder les reportages de "Découverte" sur la fonte de l'Arctique, pour lire le livre "Mal de terre" d'Hubert Reeves ou les articles de Louis-Gilles Francoeur dans Le Devoir. Il saurait peut-être un peu, un tout petit peu ce qui est en train de se passer sur la planète! Après tout, est-il notre représentant oui ou non? Permettez-moi d'en douter...
Ce projet de centrale thermique démontre clairement que le gouvernement Charest ne voit pas les Québécois comme des citoyens, mais bien comme des clients, des signes de piasses! Une telle inconscience, voire insolence (puisque je suis convaincu, malgré tout, que le gouvernement est au courant des conséquences, déjà en branle au Québec, du réchauffement planétaire), cette horreur mérite une réaction forte. On ne parle pas ici de fédéralistes vs souverainistes, mais bien d'encourager des mesures qui assureront notre propre survie. Il faut mettre de côté ces chicanes politiques et agir, non pas comme Québécois, mais comme citoyens du monde.
Pensez au Bangladesh, aux Pays-Bas, aux iles du Pacifique en train de s'engloutir, aux villages bordant le St-Laurent qui subiront le même sort. Pensez aux larves d'insectes migrant soudainement des États-Unis pour ravager nos forêts, pensez à la disparition des ours polaires, des renards arctiques, pensez simplement à la grande respiration de CO2 que vous prendrez la prochaine fois que vous sortirez de chez vous.
La construction de Suroit est un acte odieux et inutile dont le seul but est de faire de l'argent au détriment de notre qualité de vie. Manifestez!
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Une démarche réjouissante
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La démarche du théâtre de l'Opsis de prendre un auteur, une pièce et de les décortiquer, de les explorer sous toutes les facettes possibles, constitue une démarche artistique non seulement très intéressante et inspirante, mais aussi, comme dans le cas d' "Oreste-the reality show", des plus réjouissantes.
Les puristes reprocheront à la mise en scène de Serge Denoncourt de faire perdre au texte d'Euripide l'attention qu'il mérite en le moulant dans un emballage télévisuel assez léger. Au contraire, ce choix judicieux nous permet de réaliser à quel point les mêmes drames, les mêmes réalités se reproduisent nonobstant les époques. Parce que l'humanité est universelle peu importe le temps qui passe. Il n'y a que les contextes qui changent.
Or, quel est le Dieu de notre ère? La télévision! Ce mariage inattendu entre la télé-réalité et la tragédie grecque s'avère donc, par moment, des plus jouissifs, surtout lorsqu'on est un peu familier avec les Jerry Springer, Big Brother et Survivor de ce monde.
Quand à l'interprétation: chapeau! Je crois qu'Anne Dorval ne me décevra jamais. Mention aussi à Guillaume Champoux (Oreste), Louise Cardinal (Électre) et surtout Olivier Morin qui compose un Pylade efféminé mémorable.
Aux détracteurs, je répète que le mandat du théâtre de l'Opsis est d'explorer sous divers angles le travail d'un auteur. Il faut donc se laisser aller et accepter cette relecture en réfléchissant tant sur les drames rencontrés par les humains, que sur le pouvoir innommable qu'a pris le média télévisuel dans la détermination, souvent insidieuse, de nos opinions.
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Problème de mise en scène
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Je ne peux pas dire avoir été très impressionné ni beaucoup diverti par la pièce "La chèvre ou qui est Sylvia". Pire, les commentaires conservateurs de deux commères abasourdies derrière moi -chose qui, d'ordinaire, me ferait férocement grincer des dents- m'ont semblé, par moment, plus distrayants que le spectacle sur scène.
Je n'ai rien à reprocher aux talentueux commédiens ni à la scénographie très réussie. Le texte, par contre, malgré son prix Pullitzer, m'a laissé un peu perplexe... J'ai eu beaucoup de mal à embarquer dans ce récit. Une fois le punch dévoilé, environ au milieu de la pièce, le personnage de Guy Nadon s'évertue jusqu'à la fin à nous faire croire à l'impossible: qu'on puisse non seulement être attiré par la chair d'une chèvre, mais aussi tomber amoureux de son âme! Dans mon cas, ses trop longs efforts furent vains. Je n'y ai jamais cru.
Ce qui m'amène inévitablement à parler de la mise en scène de Daniel Roussel, là où vraiment le bat blesse. Il m'apparaît évident qu'un texte aussi éclaté demandait un traitement similaire, complètement fou, flirtant avec l'absurde. En choisissant l'avenue du réalisme total, voire du drame humain, Roussel a fait fausse route. J'ai beau avoir l'esprit imaginatif, j'ai beau avoir vraiment essayé, avoir voulu de toutes mes forces embarquer dans cette histoire tordue... Niet.
Ce que je retiens de positif de cette soirée cependant, c'est la prise de conscience limpide qui en ressort sur l'importance de la vision du metteur en scène dans la forme, l'aspect, la couleur que prendra une pièce. "La chèvre ou qui est Sylvia" montée de façon absurde aurait pu être hilarante, surprenante, mémorable. Ici, malheureusement, je sens que l'on est passé à côté...
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