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Mathieu Leblanc
Mathieu Leblanc
17 juin 2007, 2:21
Génial!
La feuille de route de Josh Homme est très impressionnante. Membre des Eagles of Death Metal, fondateur de la défunte formation Kyuss et maître d'oeuvre des compilations Desert Sessions, c'est pourtant avec Queens of the Stone Age qu'il semble s'éclater le plus. Nous étions donc plus d'un à vouloir entendre le dernier album du groupe, Era Vulgaris. Même si on reconnait le son particulier du groupe, Homme et sa bande on tenté d'explorer une nouvelle façade, une nouvelle direction musicale. Alors que la marque de commerce du groupe se dessinait autour de la sphère stoner rock, nous avons droit ici à une musique plus légère, voire même plus pop. Même si quelques titres nous plongent directement au style d'antan, certaines pièces, comme Make it With Chu vous feront assurément taper du pied. L'extrait, Sick Sick Sick, qui est probablement la meilleure pièce de l'album, est une véritable bombe qui promet de casser la baraque en spectacle. Ayant été légèrement déçu par l'album précédent, Lullabies to Paralyze, je suis ici ravi par la sortie d'Era Vulgaris. Même si Songs for the Deaf et Rated R sont indétrônables, ce nouveau disque ne risque pas de décevoir personne. Avec cette musique dans votre voiture et votre pied enfoncé sur l'accélérateur, jamais votre été n'aura été aussi décapant.
8 juin 2007, 2:15
Fleur d'automne
Déstabilisant serait le mot exact afin de qualifier le nouvel album de la formation britannique. Alors qu'on avait exploré les contrées jazz et électro lors le leurs disques précédents, on se rapproche ici beaucoup plus des ambiances folk. Ma fleur est un disque très dépouillé, encore plus dépouillé que tout ce que vous aurez pu entendre de dépouillé dans votre vie. Les pièces sont cependant d'une très grande beauté, à l'image de la pochette. La voix de Patrick Watson, présente sur trois pièces, colle parfaitement à la musique douce et légère. les rythmes jazz ainsi que les tables tournantes ont ici fait place ici au piano, au violon et à la guitare accoustique. Ma fleur sera assurément la trame sonore de votre prochain automne. Je me demande d'ailleurs pourquoi la sortie du disque a-t-elle été fait à quelques jours de la saison estivale. Avec de telles ambiances, le mois d'octobre aurait été un mois beaucoup plus propice à accueillir une musique semblable. Quatre années se sont écoulées entre la parution de Everyday et ce dernier album, mais l'attente en valait pleinement la peine. J'ai terriblement hâte de les apercevoir cet été lors du prochain festival d'été de Québec
28 mai 2007, 8:29
Sanglant, mais brillant
J'ai attendu très longtemps avant d'enfin me décider à regarder Hostel, le premier film du cinéaste Eli Roth. Les bandes annonces ainsi que les multiples réactions face au film ont énormément piqué ma curiosité. Le fait que Quentin Tarantino y appose sa signature s'avère finalement être la cerise sur le sundae. La première demi-heure du film laisse présager un film d'horreur tout ce qu'il y a de plus conventionnel. Avec des personnages aucunement développés et des filles à poils dans chaque scène, nous sommes loins des classiques du genre. Ce n'est qu'à la fin de la première heure que tout commence à débouler. La violence, poussée ici à l'extrême, nous donne vraiment des frissons dans le dos. C'est à partir de cet instant précis qu'Eli Roth s'est dissocié de ses amis les réalisateurs de films d'horreur pour ados. Avec Hostel, nous sommes à cent mille lieux de Urban Legends ou encore Scream. Les scènes de torture sont excessivement difficiles à supporter. Le dénouement de l'histoire n'est cependant pas à la hauteur de l'ensemble du film. On sent que le réalisateur à quelque peu bâclé la finale. Avec une suite qui arrive tout prochainement, Hostel s'avère être un divertissement troublant, mais doté d'une certaine intelligence. Dommage que les personnages aient été si effacés et que la fin tombe un peu à plat. Je parie tout de même qu'Eli Roth réussira à se tailler une place de choix au sein des amateurs de films d'horreur.
19 mai 2007, 1:55
Comment ne laisser personne indifférent
Beaucoup d'encre a coulé depuis l'annonce de cette fameuse exposition au Centre des Sciences de Montréal. Les avis sur le sujet sont très partagés. Pendant que certains crient au génie tandis, d'autres crient au scandale. Le meilleur moyen d'en avoir le coeur net est tout simplement de s'y rendre afin de juger par soi-même, chose que j'ai faite. Les médias nous en avait déjà montré beaucoup à la télévision. Pourtant, ma fascination pour l'exposition est demeurée intacte tout au long du parcours. Il ne s'agit pas ici de seulement montré dans le but de choquer, mais beaucoup plus d'expliquer comment le corps humain fonctionne ou de voir de quoi est-il composé. Gunter von Hagens ne tombe jamais dans le macabre ou dans le sensationnalisme. Il essaie plutôt de recréer le plus fidèlement possible cette brillante machine qu'on appelle l'être humain. Présente à Montréal jusqu'en septembre prochain, je conseille à quiconque voulant en apprendre davantage sur l'anatomie humaine de visiter cette exposition. même si le coût d'entrée est relativement élevé (25$), soyez assurés que le prix en vaut amplement la peine. Sur ce, je vous dit bonne visite.
1 mai 2007, 5:14
Extrêmement prometteur
Whatever People Say I am... avait marqué mon année 2006. Moins d'un an plus tard, le groupe revient à la charge avec Favourite Worst Nightmare. Lorsque si peu de temps s'écoule entre le réalisation de deux albums, disons que ça ne laisse présager rien de bon. Pourtant, ce nouvel effort du quatuor vaut pleinement qu'on y jette une oreille attentive. Le tout commence par la très puissante Brianstorm, un hit qui se hissera fort probablement à la tête des palmarès de radios universitaires. Pour ce qui est du reste de l'album, il est beaucoup plus travaillé. En effet, on ne retrouve plus le côté garage qui avait si bien servi le groupe il y a un an. Cela ne veut en rien dire que ce disque est mauvais, loin de là. On y retrouve d'excellentes pièces, comme Teddy Picker et If you Were There, Beware. Âgés d'à peine vingt ans, les membres d'Arctic Monkeys font bien des jaloux (dont l'auteur de ces lignes) de par leur très grand talent. Ils sont voués à une grande carrière si on en juge par ce présent album. De passage à Montréal dans quelques semaines, il y a fort à parier qu'il s'agira d'un excellent concert.
29 avril 2007, 3:40
Les sauveurs du rap français
Je suis bien content de voir que le groupe IAM est plus vivant que jamais. il y a de ça bien des années, j'avais écouté en boucle leur album "l'école du micro d'argent" pendant des semaines. Après revoir un printemps, des projets solos (Akhénaton, Shurik'N) et même une compilation de meilleurs succès, IAM revient en force avec saison 5. J'espère sincèrement que le groupe a su garder leur applomb et sa plume tellement brillante avec ce nouveau disque. IAM a fait beaucoup de chemin du jour où il dansait le mia. J'ai pleinement confiance que le groupe réussira à briller de tous ses feux à une époque où le rap ne produit plus rien de bien intéressant.
27 avril 2007, 4:38
Rira bien qui rira le dernier
Le meurtre parfait est un sujet qui fut maintes fois traité au cinéma. De l'excellent Rope, d'Alfred Hitchcock en passant par le très minable Murder by Numbers, mettant en vedette justement Ryan Gosling, il est maintenant difficile pour un réalisateur de tirer son épingle du jeu en matière de crime sans faille. Ne révolutionnant rien, Fracture offre quand même des moments intéressants. La grande force du film réside dans l'interprétation des deux personnages principaux, Gosling, mais surtout Hopkins, qui offre une performance irréprochable. Le personnage de ce dernier n'est pas sans rappeler le célèbre Hannibal Lecter, avec la démence et la frayeur en moins. Cette force de la part d'Anthony Hopkins constitue du même coup la faiblesse du film. En effet, l'intérêt de Fracture ne repose que sur le rôle de Ted Crawford. Comme Hopkins n'apparait pas si souvent à l'écran, il se crée un certain vide lorsque l'action se déroule sans lui. Le réalisateur Gregory Hoblit aurait mieux fait d'utiliser Hopkins plus souvent. Parlant du réalisateur, Hoblit a créé un film à la hauteur de mes attentes, sans jamais atteindre le niveau qu'avait Primal Fear en 1996. Somme toute un film correct, qui est heureusement renchéri par des performances d'acteurs bien au dessus de la moyenne. À voir par dimanches après-midis pluvieux
8 avril 2007, 11:00
Que de choses à dire
Il y a tellement de choses à dire à propos de Grindhouse qu'il est difficile de décider par où commencer. Commençons alors par le début, Planet Terror. Ce long-métrage réalisé par Robert Rodriguez nous fait entrer dans l'univers des zombies de manière assez extrême. Violent à souhait et dégradant à mort, Rodriguez nous fait vite oublier qu'il est l'homme derrière la trilogie Spy Kids. Il montre dans Planet Terror qu'il maîtrise parfaitement l'art de faire un film de série B. Fait intéressant, Rodriguez serait sur le point de porter Macheté au grand écran (pour ceux qui ont vu le film, vous savez de qui il s'agit). La performance des acteurs frôle la caricature, la qualité de l'image laisse à désirer, pourtant, Planet Terror est un film qui se dévore tellement facilement. Pour ce qui est de Death Proof, film réalisé par le très grand Quentin Tarentino, il ose aller encore plus loin que son comparse Rodriguez. Il ne se limte pas seulement à calquer un genre révolu, mais tente d'y apporter sa touche bien personnelle. Le résultat est un film qui reflète parfaitement l'ensemble de son oeuvre. Avec de nombreuses références à ses anciens films, comme la scène de discussion dans le restaurant qui est prise directement de Reservoir Dogs, les deux policiers tirés de Kill Bill ainsi que la pièce Misirlou dans le juke box qui fait référence à Pulp fiction, Tarentino s'est montré à son plus fort dans Death Proof. Le film est beaucoup plus posé que Planet Terror, mais non moins intéressant. Une mention spéciale à Kurt Russell qui crève l'écran dans son interprétation de Stuntman Mike. Entrecoupés de fausses bandes-annonces des plus jouissives, Planet Terror et Death Proof nous font passer un excellent moment de cinéma. D'une durée de plus de trois heures, jamais on ne regarde notre montre. Rodriguez et Tarentino nous ont prouvé une fois de plus qu'ils font partie de l'élite et qu'ils seront dans le paysage cinématographique pour encore des années.
7 avril 2007, 11:02
LCD Soundsystem is playing at my house
Mené de main de maître par James Murphy, LCD Soundsystem nous revient avec son deuxième album. Toujours dans la lignée de son premier excellent disque, Sound of Silver ne réussit pas créér une nette démarcation des genres. Souvent très électro, parfois très rock, James Murphy s'amuse à jouer la carte de la polyvalence, et ça lui réussit très bien. Les pièces phares de l'album sont la première, Get Innocuous ainsi que North american Scum et la très surprenante New-York I Love You But You're Bringing Me Down où on délaisse ici les claviers et les rythmes technos pour engendrer un son très rock. D'une incroyable fraîcheur, ce deuxième album de LCD Soundsystem prouve qu'il a pleinement sa place dans le paysage musical du 21e siècle. Là où bien d'autres ont échoué dans leur tentative de faire un deuxième album, James Murphy passe le test haut la main. Sound of Silver est un album qui s'écoute très bien lorsqu'on veut s'éclater au son d'une musique unique en son genre.
2 avril 2007, 9:38
Bon, mais loin d'être parfait
Ce n'est pas le premier et c'est loin d'être le dernier film portant sur les attentats du 11 septembre. Pourtant, contrairement à United 93 ou encore à World Trade Center, Reign Over Me ne porte pas sur la tragédie elle-même, mais davantage sur les répercussions qu'elle a engendrées. Reign Over Me est loin d'être un mauvais film, cependant, il est loin d'être parfait. Bien que le 11 septembre fasse encore partie de notre réalité, je ne vois pas pourquoi le scénariste et réalisateur s'est attardé précisément sur ce sujet. Il aurait pu utiliser moult contextes dans le but de traumatiser le personnage, mais il s'est attardé au 11 septembre. Personnellement, je trouve l'exercice un peu facile. Le jeu des acteurs constitue sans aucun doute la force du film. Don Cheadle y est excellent, comme à l'habitude. Liv Tyler, dans le rôle d'une jeune psychologue, est également très convaincante. Pour ce qui est d'Adam Sandler, il s'en tire très bien, mais il est loin d'arriver à la cheville de Dustin Hoffman dans Rain Man ou encore à Sean Penn dans I Am Sam. On peut tout de même considérer sa performance comme étant une des meilleures de sa carrière. Mike Binder, qui assume le titre de scénariste, acteur et réalisateur, s'en tire merveilleusement bien au niveau du scénario. Tantôt drôles, souvent très touchants, les textes des acteurs frisent vraiment la perfection. J'ai cependant trouvé la réalisation plutôt ordinaire. À plusieurs moments, les mouvements de caméras devenaient étourdissants. Ce n'est toutefois pas suffisant pour faire de Reign Over Me un mauvais film. Ça ne passera pas à l'histoire, mais c'est un divertissement honnête.
31 mars 2007, 6:12
Le retour de la princesse islandaise
Après le très bon mais très déroutant Medulla, Björk revient cette année avec Volta, un album très attendu. Faisant équipe avec Timbaland, on risque ici de sortir du cadre très minimaliste de Medulla où la voix était le seul et unique instrument. Doit-on s'attendre à son un son plus groovy, voire même dance? Ce qui est certain, c'est que Björk saura très bien comment, une fois de plus, sortir des sentiers battus et nous arriver avec un son complètement nouveau. Je souhaite ardemment qu'elle fasse un arrêt à Montréal. L'ayant vue lors de sa tournée Family Tree en 2003, je garde en mémoire un très beau spectacle, probablement le meilleur de ma vie. Juste quelques mots en passant pour signifier à quel point je trouve ridicule le fait qu'un couple puisse donner le nom de Metallica à son enfant. C'est ce qu'on appelle commencer sa vie avec deux prises au départ!
25 mars 2007, 2:40
Quand la Suède vient réchauffer notre quotidien
Le premier extrait de l'album, Young Folks, ne m'avait pas particulièrement plu à première écoute. Pourtant, à chaque fois que j'entendais le morceau, j'en avais pour deux ou trois jours à avoir ce sifflement dans la tête. Après les nombreuses bonnes critiques qui pleuvaient à propos de l'album, je n'ai eu d'autre choix que de me le procurer. Je dois dire que Writer's Block est d'une rare efficacité. Après des parutions très noires de The Good the Bad and the Queen ainsi qu'Arcade Fire, Peter Bjorn and John viennent ensoleiller le paysage musical de 2007. Plusieurs excellentes pièces se retrouvent sur ce disque. Je n'ai qu'à penser à Objects Of My Affection, Start to Melt ou encore The Chills. Pour savoir comment sonne l'album, prenez un brin de Jesus & Mary Chain, ajoutez-y un soupçon de My Bloody Valentine pour finalement incorporer des rayons de soleil à tout ça et ça vous donne Peter Bjorn and John. Il s'agit d'une pop magnifiquement bien ficelée qui demeure en tête sans jamais en sortir. Après la scène montréalaise qui a explosé en 2004, c'est maintenant au tour de la vague suédoise de tout ravager sur son passage, avec Peter Bjorn and John en tête de liste. Je prédis un fort succès du groupe de ce côté-ci de l'Atlantique. Si vous n'avez toujours pas en votre possession Writer's Block, courez vite l'acheter, car il en vaut pleinement la peine.
23 mars 2007, 3:48
Iggy and the Stooges
Je ne suis pas du tout de la génération d'Iggy & the Stooges. Je n'ai pas connu le groupe à l'époque où ils cassaient tout sur leur passage, mais je dois dire que leur musique est à se jeter par terre. Alors qu'on était en pleine période peace and love, Iggy Pop et les frères Asheton envoyaient promener qui le voulait bien. C'est précisément cette attitude qui les placera au stade d'icônes de la musique punk. Lorsque j'ai vu la performance du groupe au festival Coachella en 2003 où ils ont interprêté I wanna be your dog, je ne pouvais pas en croire mes yeux. Ce gars là (Iggy) approchait la soixantaine et il se démenait comme s'il était toujours adolescent. J'ai de la difficulté à m'imaginer à quel point ils pouvaient être cynglés dans leur jeune temps. 34 ans ont maintenant passé depuis la dissolution du groupe. Plusieurs se demandent si c'était vraiment utile de reformer les Stooges. Personnellement, je ne crois pas. Mais ce dont je suis sûr, c'est que même si leur nouvel album, the Weirdness, n'est pas à la hauteur des attentes, personne ne pourra leur enlever ce qu'ils ont fait, non pas seulement pour le punk, mais pour la musique en général. Dommage que le groupe ne fasse pas d'arrêt à Montréal.
19 mars 2007, 5:41
Une bouffée d'air frais
On disait beaucoup de bien de Little Miss Sunshine. Ayant fait bonne figure à la dernière cérémonie des Oscars en remportant le prix pour le meilleur scénario original ainsi que pour le meilleur acteur de soutien, ce film piquait ma curiosité au plus haut point. Admettez qu'une comédie qui se retrouve en nomination pour le meilleur film, on ne voit pas ça tous les jours. Je dois dire que Little Miss Sunshine est de loin la meilleure comédie que j'ai vue depuis quelques années. Un peu à la manière de Royal Tennenbaums, ce film nous fait découvrir les joies, mais surtout les peines, d'une famille dysfonctionnelle. À travers tous les problèmes que vit cette famille, il y a ce rayon de soleil, Olive, magnifiquement interprêté par Abigail Breslin. Malgré son tout jeune âge, elle vole littéralement la vedette de cette comédie dramatique. Même si la jeune Breslin se démarque par son jeu tellement juste, d'autres excellentes performances viennent enrichir le film, notamment celle de Steve Carrell et d'Alan Arkin. Agrémenté d'une musique parfaite, Little Miss Sunshine s'avère être une comédie extrêmement efficace. Parfois triste, mais souvent très drôle, Little Miss Sunshine est un film que je n'oublierai pas de sitôt. À tous ceux qui voudraient avoir le coeur un peu plus léger, ce film est pour vous.
17 mars 2007, 2:27
Un groupe en pleine possession de ses moyens
J'ai eu la chance d'assister au spectacle des Shins ce vendredi. Après une première partie fort intéressante qui était assurée par Viva Voce, un duo à la White Stripes, les membres de The Shins ont été accueillis en rois à leur arrivée sur scène. Dès ce moment, une vague musicale a soudain fait surfer le Métropolis au grand complet. Pendant plus d'une heure trente minutes, le groupe y est allé des meilleurs tubes que renfermaient chacun de leurs trois albums. Les moments forts du spectcle sont sans contredit Phantom Limb, premier extrait du dernier album, Wincing the Night Away, ainsi que les pièces Young Pilgrim et So Says I qui provenaient toutes deux de Chutes Too Narrow. C'est d'ailleurs surtout des pièces de ce même album qui ont été jouées lors du spectacle, ce qui est très bien, car Chutes Too Narrow est selon le meilleur album du groupe. James Mercer et sa bande y sont même allés avec une chanson de Pink Floyd, Breathe, qui fit réagir la foule au plus haut point. Réglé au quart de tour, le spectacle des Shins nous a permis de découvrir un groupe en pleine possession de ses moyens. Ce fut vraiment un concert d'une grande qualité, qui n'a pas déçu personne et ce, même si les attentes étaient très hautes.
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