|
|
|
À couper le souffle
|
Une voix à couper le souffle (le nôtre bien sûr)... Tricia est de ceux qui donnent tout sur scène. D'une chanson entraînante aux influences hip hop à une balade vocale, la Franco-Ontarienne maîtrise totalement son instrument et ses propos. Et quels propos! Écologie, homosexualité, propos sociaux, les combats de Tricia sont multiples et son engagement envers ces causes est on ne peut plus noble. Allant jusqu'à offrir des spectacles gratuits et à débourser le double du coût pour une pochette recyclée, on peut dire qu'elle s'investit totalement!
En achetant son cd, je serai heureuse d'embrasser à la fois son grand talent et la cause environnementale. Petit hic, lorsque des artistes sont produit indépendemment, leurs albums sont plus difficiles à trouver... Si ça peut vous aider, on peut l'acheter en ligne sur le site www.apcm.ca.
|
|
|
|
|
Travaillant moi-même dans l'industrie musicale, j'ai reçu, il y a quelques mois, certains albums de l'étiquette Indica par la poste... Laissant le colis de côté pendant plusieurs jours, je me suis enfin décidée à écouter les cd qu'il contenenait. Après avoir écouté la majorité d'entre eux, je suis tombée sur un véritable bijou musical.
Une musique du monde aux sonorités africaines, qui flirte avec le reggae et qui est toujours ensoleillée. Bref, des mélodies qui donnent le goût de partir à l'aventure et de parcourir les chemins qu'a emprunté le duo. Des titres de chansons inspirants, une pochette aux photos sublimes... une grande réussite cet album.
N'ayant pas encore vu le spectacle de Dobacaracol, je braverai le froid et les tempêtes pour pouvoir danser au rythme des tam tam demain soir et surtout, pour m'évader et m'imaginer que le soley et la chaleur sont revenus dans la métropole!
|
|
|
|
Extrémistes
|
Pourquoi lorsque ces types de valeurs sont défendues, elles sont aussitôt appuyées par des arguments religieux et moraux. Pourquoi ces mouvements pro-chasteté justifient-ils leur discours en ressortant des arguments relatifs aux grossesses non désirées, aux MTS et à l'hyper sexualisation des jeunes. Pourquoi toujours nous fournir des exemples aux extrêmes? Existe-il seulement deux types de personnes? Les hyper sexués, ceux qui baisent à droite et à gauche et qui se vêtissent seulement d'un chiffon et ceux qui attendent jusqu'au mariage pour s'offrir à leur partenaire. Ne peut-on pas avoir des relations sexuelles entre adultes consentants et conscients, sans avoir des valeurs douteuses?
Par ailleurs, les scandales de l'Église ont largement démontré que l'abstinence mène parfois au pire. Les jeux que se sont livrés certains prêtres et ce, depuis de nombreuses années, m'amène à croire que les jeunes qui adhèrent aux mouvements pour l'abstinence et qui prêtent serment ne respecteront peut-être pas leur engagement et seront amenés à mentir à leurs proches, ce qui pourrait à ce moment poser problème (MTS). Vous me suivez? Ce qui m'amène à me poser la question : Qu'est-ce que cet engagement bidon et qu'est-ce que Jésus fout là dedans ??
|
|
|
|
Cure de rajeunissement
|
Oui, la musique traditionnelle se refait une beauté et... c'est tant mieux!
Toujours associé aux soirée traditionnelles du jour de l'an, le trad attire de plus en plus de jeunes et nombre d'artistes et musiciens travaillent à la rendre un peu plus sexy et à lui donner un second souffle.
Provenant de Lanaudière, bassin fertile de la musique traditionelle, j'ai eu l'occasion de voir l'évolution de ce style musical bien québécois. La Volée de Castor, la Vesse du Loup, la Chasse-Galerie, la Bottine Souriante, les Charbonniers de l'enfer et j'en passe, proviennent tous de mon coin de pays. J'ai ainsi pu remarquer une grande évolution autant au niveau des sonorités - La Bottine en tant que précurseur, a intégré une section de cuivre à sa musique il y a plus de 10 ans et le groupe Mes Aïeux à révolutionné le style - qu'au niveau du marketing et de l'image - la Volée de Castor s'appelle désormais VDC et s'est dotée d'une image beaucoup plus contemporaine, qui tranche avec celle des groupes traditionnels.
Des événements ont aussi été créés pour rendre le traditionnel accessible, le Festival Mémoires et Racines présente quant à lui des groupes d'ici et d'ailleurs, une belle vitrine pour découvrir la plus pure tradition et le métissage. Faites un détour par Joliette!
Bref, le traditionnel fait partie de nos plus lointaines racines et toute une population travaille - avec succès - à lui donner un second souffle! Une musique qui est l'écho de notre peuple mérite d'être entendue!
|
|
|
|
Petite fleur
|
Sortie de sa campagne, où elle élevait ses chèvres dans la Baie des Chaleurs, Ginette Ahier, une acadienne d'origine, est une brise de fraîcheur par une chaude journée d'été. La simplicité à l'état brut, dotée d'une petite voix - comme elle l'a elle-même si bien décrite lors de la première partie du spectacle de Dumas.
Fredonnant des chansons inspirées du quotidien, son album éponyme reflète cette poésie simple qu'on se plaît à écouter. Simple, mais pas simplette, qu'on se le tienne pour dit, puisque Ginette est une musicienne et une auteure chevronnée. Parmi ses thèmes préférés, l'amour, l'évasion, le temps qui passe.
Charmante Ginette... elle a jusqu'à maintenant fait les premières parties des grands. Parmi ceux-ci, Martin Léon, Jane Birkin sans oublier sa participation au spectacle de Robert Charlevoix à la salle l'Européen de Paris.
|
|
|
|
Un été chaud... Ça sent plutôt le brulé!
|
Tous les étés, le même scénario se produit... Je me jette sur le journal lorsque l'annonce de la programmation d'été est publiée.
Cinéphile avertie, ma déception est, à chaque année, renouvelée. Non mais, c'est pas cher un air climatisé, c'est pas pour cette raison qu'on va au cinéma, c'est pour voir des films! Cette année, une ombre monumentale au tableau, Elvis Gratton XXX, les 3 X c'est pour quoi au juste, 3 fois plus nul que les deux autres... Je ne croyais pas que c'était possible, mais il semblerait bien que oui! Non, je n'irai pas voir ce film, si on peut lui donner cette appellation, puisque navet serait selon moi plus juste.
Une fois de plus, remakes à toutes les sauces, thrillers, histoires à grand déploiement, robots, gros matous et autres réalisations de Steven Spielberg envahiront littéralement nos écrans. Il semble que la saison chaude ne fait pas que ramollir la crème glacée... les cerveaux en seront aussi affectés.
Mais n'ayez crainte, je me tremperai également dans ces plats réchauffés et je tenterai de me dilater la rate avec le ridiculement loufoque Ben Stiller et la coupe longueilloise à Guy A.
Ainsi, j'attendrai avec impatience la programmation de l'année prochaine...
|
|
|
|
Un film qui me laisse perplexe
|
J'adore les comédies sentimentales, celles qui me bouleversent, me touchent ou me laissent un sourire en coin. Malheureusement, des bonnes comédies romantiques, il s'en fait peu. Habituellement, ce type de film s'avère trop léger et sombre rapidement dans la futilité et le rose bonbon.
Ainsi, en visionnant la bande-annonce de Jeux d'enfants, je croyais enfin ma soif de romantisme (de qualité, on s'entend!) assouvie. C'est ainsi que par un après-midi pluvieux, je décidai d'aller voir ce long-métrage français. En entrée de jeu (et c'est peu de le dire), deux enfants, qui jouent à un jeu - d'où le titre - mais un jeu hors du commun. Cap ou pas cap, ils nous en font voir de toutes les couleurs ces gosses et à leur entourage également.
Au fil du récit, les personnages vieillissent, mais le jeu reste le même, si ce n'est qu'il devient de plus en plus pervers et cruel. Le lien entre les deux accolytes s'intensifie et une attirance de plus en plus forte se développe entre eux. Dans cet univers où le jeu est maître, ils mettront plusieurs années à s'en sortir.
La forme et la trame du film sont intéressantes et les acteurs sont excellents et pétillants de vérité. Cependant, après une trentaine de minutes, le récit s'étire et les longueurs se multiplient. Voilà un film se démarque dans son originalité, mais qui ne va pas au delà des conventions et de mes espérances. Bref, un film qui m'a laissé sur ma faim.
|
|
|
|
Du talent à geler toute douleur
|
C'est avec hâte que les fans de Dumas l'attendaient samedi dernier au Métropolis. Faisant son apparition devant une salle bondée, le jeune poète d'une toute nouvelle génération s'est présenté devant nous dans la pénombre, avec seul éclairage qu'un reflet lumineux qui tapissait la toile de fond d'illustrations du Cours des jours.
Une musique agrémentée de sons électroniques a alors envahi la pièce, devant les spectateurs charmés. Faisant danser la salle à plusieurs reprises, Dumas s'est lui-même laissé aller à coups de déhanchement. Il s'amuse sur scène Dumas et à voir la foule se masser vers l'avant, les spectateurs prennent leur pied eux aussi. Et la soirée ne faisait que commencer.
Enchaînant les chansons sous les yeux, et les oreilles, des spectateurs réjouis, Dumas fit frissonner la gent féminine à plusieurs reprises, notamment lors de son interprétation de l'écrivaine et du désir comme tel. Le comble de l'opération charme fut atteint lorsqu'il atteignit les demoiselles par ces quelques mots "Ici à Montréal, les filles sont d'une beauté à faire geler toute douleur". Vraiment charmant ce Dumas, comment rester de glace devant une telle déclaration.
C'est ainsi que la soirée se déroula, sous les cris et les applaudissements d'une salle comblée, ne laissant Dumas se reposer qu'après une apparition surprise de Marie-Annick Lemieux et de son violon, de deux rappels et d'un mini CD de 4 nouvelles chansons que les fans ont pu s'offrir pour la modique somme de 5$.
Une soirée inoubliable donc, en compagnie d'un artiste au talent plus que prometteur.
|
|
|
|
L'insoutenable insécurité de l'être
|
J'ai découvert « les petites chansons laides » de Pierre Lapointe un dimanche d'hiver, alors que j'habitais notre terne et ennuyante capitale nationale. M'étant procuré des billets de courtoisie auprès d'une collègue qui me l'avait fortement recommandé, je me suis assis dans une petite salle francophone d'Ottawa en me disant qu'un artiste habitant si près d'une ville remplie de fonctionnaires ne pouvait avoir trouvé d'inspiration à ses propos.
À mon grand étonnement, dès son entrée dans la salle d'une centaine de personnes, M. Lapointe se révéla d'une prétention et d'un humour qui charma tout l'auditoire, moi y compris. Prenant des poses entre chacune de ses chanson pour narguez ses musiciens appelés si gentiment « choses » et pour nous rappeler qu'il nous faisait fleur de sa présence, j'en suis même venu à me demander si ce jeune prétentieux, dans ses habits très ajustés, était réellement un personnage. C'est à la toute fin, après le troisième rappel, que Pierre Lapointe se montra sous son vrai jour, un jeune artiste timide et insécure ayant épuisé son répertoire de « petites chanson laides ». C'est ainsi qu'il se dévoila en jouant une chanson dont il ne se rappelait plus la majorité des paroles, ni des notes.
Un artiste charismatique d'une grande générosité, une soirée magnifique jusqu'à la toute fin. Dire qu'il n'avait produit qu'un démo à cette époque... Je lui prédis une florissante carrière.
|
|
|
|
Condition inhumaine
|
10 ans que ces aberrations perdurent. Et on commence tout juste à parler de ce phénomène qu'on pourrait qualifié de maquiladorastique! 400 femmes disparues et c'est en visionnant un documentaire le 8 mars dernier, soit la Journée Internationale de la Femme, que j'en ai été informée! Il n'y a pas de quoi se réjouir, on ne peut que déplorer la condition inhumaine des femmes!
Mais qui blâmer pour ces horreurs? Les barons de la drogue, les autorités, la policia? Toutes ces réponses sont bonnes, puisque Juarez est la capitale de la corruption, mais pire encore, c'est la mecque de l'exploitation de la femme. Elles sont plusieurs milliers à travailler dans les maquiladoras, des journées et des nuits entières à tisser, à assembler, à emboîter, à fabriquer ces objets de consommation tant utiles pour notre belle société, afin que les dirigeants des General Motors et Bombardier de ce monde puissent augmenter leur chiffre d'affaire sur le dos de la pauvreté. Ces femmes, qui ne souhaitent que pouvoir rentrer chez elles en toute liberté, finiront étendues dans un terrain vague à proximité de ces usines, après s'être fait refuser l'accès au travail pour un petit 30 secondes de retard. À qui la faute me direz-vous.
|
|