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Pas d'accord!
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Eh bien, personnellement, je ne suis pas vraiment d'accord avec Clémence Risler.
Je trouve que ce nouvel album de Calla est bien meilleur que le précédent.
Avec Strenght in Numbers, j'ai l'impression que Calla reprend goût aux grooves et à la présence de la basse qui était si imposante sur Scavengers.
Certes, ce disque n'est pas parfait, et il est peut-être un peu long. On se passerait bien de la pièce "Le Gusta El Fuego", mais comment ne pas souligner la perfection de "Sanctify", "Rise", "Sure Shot" et "Dancers in the dust" ??
Je crois que Calla a voulu faire changement. Ils avaient l'habitude de produire des albums de 10 chansons, où la dernière était toujours une ballade sirupeuse. Enfin, ils ont changé de méthode et ils proposent maintenant un rock beaucoup vif.
Évidemment, ce rock est peut-être une tentative pour rejoindre plus d'auditeurs, mais tant mieux ! Car le groupe le mérite !
Reste à voir si les nouvelles chansons offriront un nouvel aspect en Concert, car lors de la tournée pour "Collisions", la prestation à Montréal à la Salla Rossa avait été lamentable.
Pour ceux qui aiment le rock tortureux, les guitares hurlantes et les basses sombres; je crois que vous allez être tout à fait convaincu avec ce nouvel opus.
Pour les autres, qui préférait le côté plus atmosphérique du groupe, sachez qu'il se retrouve tout de même sur une bonne moitié de l'album.
Calla a évolué, vive Calla !
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En attendant Cassadaga
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Il y a en effet un manque sur cet EP de Bright eyes, et on souhaite vraiment que "Four Winds" ne soit que les pièces qui ne concordaient pas avec l'album Cassadaga.
Il y a du bon sur ce mini-disque (entre autre: "Stray Dog freedom" et "Cartoons blues"), mais il manque tout de même quelque chose de plus sombre, de plus intime et d'une intensité plus inventive à laquelle Bright eyes nous a habitué.
On espère donc que Cassadaga soit plus rythmé, plus recherché et même plus expérimental en terme d'électro.
Bright eyes avait enfin trouvé un style bien à lui avec son dernier album, où l'on retrouvait la magnifique "Down to a rabbit hole", la meilleure chanson écrite par l'artiste à ce jour.
Reste à voir si le nouvel album sera encore plus intéressant que ce dernier, mais pour l'instant, ce qui nous est donné avec "Four Winds" n'arrive pas à assouvir notre faim.
Patience... le 10 avril arrive bientôt !
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Le mythe par excellence !
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!!! ou chk chk chk revient en force avec un "myth takes" vif, dansant, mélodique et plus accessible que sur son dernier disque.
Ici, le rythme est donné dès le départ avec la mini-chanson "myth takes"; une espèce de mélodie qui semble courir grâce à la voix du chanteur. Ça fait bouger les hanches, ça donne le ton à un disque beaucoup plus intéressant, et l'expérience reste tout de même au rendez-vous.
"Must be the Moon" définie bien l'album en général, dans ses élans électro, mêlant les guitares, une basse lourde et une rythmique frôlant le Kitch. Et c'est justement le "Kitch" de cet album qui lui donne tout son charme. À la première écoute, on pourrait être dérouté par ce genre musical, mais si on s'y laisse porté une seule fois, on est gagné par la folie lyrique du chanteur.
Le groupe se fera sûrement un auditoire encore plus large avec cette nouvelle galette. Elle leur permettra probablement même de se faire remixer par des djs pour des clubs ou des bars.
Avec de fortes pièces comme "A new name" ou l'excellente "Heart of Hearts", il est évident que vous vous surprendrez à bouger la tête pour suivre cette folie musicale.
La chanson qui se distingue de l'album est probablement "Sweet life", qui pourrait presque faire penser à une pièce de Red hot chili peppers dans leur début.
Enfin, je crois que le nouvel auditeur sera convaincu de la force de ce disque grâce à la pièce "Break in the case of anything", une des plus accessibles qui sera probablement choisi comme single dans les prochains mois.
À écouter d'urgence !
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Air ennuyeux
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Bien qu'Air affirme qu'ils aient voulu éviter "l'ennui" avec la construction de leur dernier disque Pocket Symphony, je crois plutôt que c'est à l'auditeur de se faire une idée complète, et malheureusement pour le duo, cette idée représente tout à fait l'ennui sur ce nouveau disque.
Depuis Talkie Walkie, Air ne nous donne que des pièces instrumentales plutôt sobres et sans grands élans comme l'était leur fabuleux 10000hz legends en 2001.
Avec Pocket Symphony, nous voilà dans un monde banal ou l'électro minimaliste flirte avec un piano lent et souvent saccadé. Hormis la très belle "One hell of a party", chanté par jarvis cocker et l'instrumentale "Once upon a time", il n'y a pas beaucoup de chair autour de l'os sur ce nouvel album.
Air parle d'un disque honnête, mais à l'écoute, on songe plutôt à un disque vide pour se remplir les poches. Cependant, je ne suis pas certain que les fans de la première heure suivront encore le groupe dans leur pauvre expérimentation. Moon Safari avait une saveur différente et agréable à l'oreille, la bande originale de Virgin Suicides était magnifique et le 10 000 hz legend digne d'un groupe à son apogé.
Pour ceux qui avaient des espoirs de retrouver des sons plus électroniques et plus rythmés que sur Talkie Walkie, eh bien, ils vous décrocher totalement.
Bref, un disque sans goût ni saveur, bon à faire jouer lors d'un souper entre amis où la conversation prend beaucoup de place... ou bon à faire jouer... dans les ascenceurs, eh oui...
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Concert du 8 octobre 2006
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Je ne sais pas trop quoi penser de la prestation de Massive Attack sur la scène du Métropolis hier soir. L'ambiance était parfaite, les gens semblaient en harmonie, la chaleur de l'extérieur s'était appropriée le soul de tous les fans de trip-hop. Mais voilà où le bat blesse. En écoutant Massive Attack hier soir, je n'ai pas eu l'impression d'écouter du trip-hop. J'ai entendu quelques bruits électroniques se perdent dans une dimension de guitare stridente.
Qu'on ne me prenne pas aux mots, j'aime les guitares et leur puissance, seulement, pour un concert de musique électronique, je n'ai pas entendu tant d'électro.
Ceci dit ; ma critique.
Une setlist habituelle, identique à la tournée américaine en entier. Le groupe fait attendre les spectateurs pendant de très longues minutes en faisant passer des données sur la ville de Montréal. C'est très intéressant, ça ravive la foule, mais c'est trop long.
Lorsqu'ils arrivent enfin sur scène, Massive Attack débute avec "False Flags", une pièce inédite qui se retrouve sur leur "Collected". S'en suit les succès de Mezzanine (on aura droit au disque en entier, sauf ommission de "Exchange" et "Dissolved girl". Liz Fraser a toujours une voie magnifique, mais elle se perd trop derrière la musique et les basses.
Les meilleurs moments du concert ont été: "Angel", "Future Proof" et "Initia creeps".
Le pire moment du concert a été: Home of the big Wheel, une vieille chanson beaucoup trop joyeuse que je n'arrive pas à comprendre pourquoi ils la jouent sur la scène.
Les moments de Blues lines ont dû rejoindre les fans plus agés, tandis que seul un titre de "Protection" a été joué (Karmacoma). Il y a eu quelques minutes de "Heat miser" à la fin de "False Flags" aussi.
Le groupe, comme a son habitude, a terminé sur un mur de guitare pour la pièce "Group 4", une réussite, certes, mais trop dans la veine des montées de guitare des autres chansons.
En général donc, un concert moyen, qui ne valait pas le 60$ payé.
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Waters sans le Floyd
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Eh bien oui, c'était un cadeau d'anniversaire entre un fils et son père ; j'ai donc assisté au concert de Roger Water au Centre Bell.
Étant un grand fan de Pink Floyd, je suis un peu déçu de la prestation de Waters. Non pas que le concert était mauvais, mais j'ai trouvé qu'il manquait quelque chose dans la musique ; une âme.
Ne me méprenez pas. J'ai vu plusieurs show de reprises de Pink Floyd, et je dois dire que l'Australian Pink Floyd Tour était bien meilleur que ce que j'ai vu jeudi dernier.
En fait, le concert a débuté avec quelques succès de The Wall, ainsi que certaines pièces solo de Waters. Avant l'entracte, ils ont joué Sheep, du merveilleux album Animals. Mais je n'ai pas senti de liens entre les chansons, on aurait dit une cassure à chaque fois.
Finalement, ils ont joué Dark Side of The Moon au complet. Et encore là, je dois dire que par rapport au Australian Pink Floyd, c'était une coche en dessous. La chanteuse sur Great gig in the Sky n'était pas sur la bonne note, et le rythme de Money m'a semblé amputé, surtout au niveau de la guitare. Bref, on sentait la fatigue chez Waters.
Pour ce qui est de l'animation par contre, c'était numéro 1. Des images hallucinantes, des flocons qui tombent du ciel, un astronaute qui flotte, un cochon qui flote, des jeux pyrotechniques... mais tout ça donnait un événement trop décalé... comme si on avait miser sur l'animation au lieu de la musique.
Finalement, une note personnel à propos de la salle et de ses gardiens. C'est un concert de pink floyd, les babyboomers sont là par millier, et évidemment, qui dit Pink Floyd, dit drogue. Tout le monde ou presque avait donc le joint à la main, mais se faisait vite menacer de se faire sortir dehors s'il n'éteingnait pas. Je suis tout à fait d'accord avec la loi anti-tabac, mais je trouve qu'elle est trop extrême dans son application. Si on ne peut plus avoir un moment entre père et fils à fumé un joint devant un groupe comme PFl, où va la liberté de l'homme ?
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Trop sévère envers le groupe !
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Les derniers commentaires me semblent trop sévère envers ce nouveau groupe.
Certes, ils n'inventent rien. Mais ils reprennent une vieille formule qui a connu du succès, et étonnement, qui en connait encore.
Ainsi, pour ma part, je dois dire que je suis agréablement surpris de ce premier opus. Une musique sombre, un ton de voix linéaire, mais tout ce joue au niveau de la mélodie, et sur l'album, je ne jette qu'une seul pièce (Us), le reste est très accessible et fait penser parfois au mélodie d'Interpol.
Problablement parce qu'Interpol est déjà passé par là, les gens sont plus critiques face à un autre groupe identique.
Pour ceux qui aiment le genre, moi je dis, achetez sans hésiter.
Et qu'on ne vienne pas me dire que le single est mauvais, c'est une des meilleure pièce de l'album !
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Réunion
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Yann Tiersen a toujours admiré Shannon Wright, et il ne s'est jamais caché pour s'en vanter. On dit que Shannon Wright possède toute la discographie de Tiersen aussi. Sur scène à Paris, l'instant d'un concert et d'une rencontre, le duo avait plongé l'assistance dans une magie quasi hypnotique.
Rien d'étonnant que l'on annonce la sortie commune d'un disque des amis Wright-Tiersen alors ! On nous prévoyait un disque "lumineux et pudique", et on respecte parfaitement le descriptif. L'album nous amène dans un lieu fermé, dominé par le piano et la voix de Wright. Des textes éclairés, vrais, puissants... soutenu par une musique intense, poignante, dramatique.
Si certains textes sont positifs, le côté mélodique reste tout de même assez mélancolique. On reconnaît la touche du pianiste qui se fait moins imposante, mais qui est toujours aussi délicate et douce aux oreilles. Honnêtement, il m'arrive rarement de rester accroché à un pianiste aussi longtemps. Tiersen apporte toujours de nouvelles idées musicales dans toute sa simplicité, ce qui fait de lui un maître dans sa matière.
Les grands succès de ce disque seront certainement: l'exquise "Something to live for" (d'une beauté amer qui fait plisser les yeux) et "Ways to make you see" (une ballade introspective qui serre la gorge).
À découvrir absolument. Pour la détente et le recueillement.
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L'absent des retrouvailles
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Un nouveau disque de Yann Tiersen est presque toujours un cadeau rafraichissant qui accompagne nos nuits les plus froides ou nos moments plus solitaires. On a toujours hâte d'entendre son piano, sa fragilité qui se transpose à travers toute sa discographie.
Avec ce nouvel album, je dois avouer que l'on atteint notre but, mais de justesse. Non pas que le génie créateur de Tiersen s'efface peu à peu, mais plutôt à cause de cette longue liste d'invité qui semble avoir dépouillée l'artiste de ses éléments basiques.
Il y a de bonnes choses sur cet album (Western, Kala, La veillée, Plus d'hiver), mais il me semble que c'est trop homogène, trop identique. Le disque semble manquer de légèreté aussi. Le piano m'a l'air plus discret, moins imposant. J'ai l'impression que Tiersen aimerait bien flirter avec un post-rock plus élaboré.
La voix d'Elizabeth Fraser sur "Kala" sonne très bien. "La Veillée" est probablement la pièce la plus inspirée, et "Plus d'hiver" demeure sûrement la meilleure ligne de piano du disque. Le chanteur de Tindersticks vient ajouter son grain de sel sur "A Secret Place" qui charme, mais sans plus.
Bref, les retrouvailles doivent se passer comme dans la vraie vie. On s'amuse sur le coup, mais ça laisse toujours un goût de nostalgie envers les derniers efforts.
"L'absence" laissait beaucoup plus de trace que ce nouveau disque, mais comme Yann Tiersen a un talent indéniable, on ne peut qu'accepter ce nouvel opus avec un sourire satisfait.
N'empêche qu'on en veut beaucoup plus.
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Soyez un peu plus critique svp !
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Ce n'est pas parce que Coldplay est un groupe aimé de la critique et du public qu'il faut tout de suite le qualifier de génialisme !
Personnellement, je crois que Coldplay a eu peur, peur du jugement je suppose. X & Y est un disque surproduit, souvent redondant et parfois fade. Mais attention, l'album reste sympathique. Comme un album de Coldplay. Il ne faut donc pas s'attendre à des changements radicals au niveau musical. Ça reste pareil, chansons radiophoniques mi-mélancoliques, mi-ennuyantes. Il y a quand même des bonnes idées, je ne peux pas le nier.
D'abord, les bons coups; la finale de la première chanson; "Square One", à la guitare sèche, nous rappelle de doux moments sur "Parachutes". Suivi de "What if ?", une espèce de "Trouble" un peu moins réussi, mais qui reste une des meilleurs pièces de l'album. Vient ensuite "White shadows", qui surprend. Pour moi, c'est ce qu'il y a de mieux sur X & Y. Bien que le refrain sonne un peu trop radiophonique, il y a une once de mystère dans cette chanson qui nous demande d'y revenir. "Fix you" est la pièce "espoir", avec ses arpèges répétées à l'infini, on s'y plait quand même.
En gros, voilà ce qu'il y a de meilleur. Coldplay aurait pu faire un bon 4 titres pour nous faire patienter avec un album plus varié, mais on continue avec Talk. Et les similitudes avec U2 se rapprochent de plus en plus. Ce qu'on craignait le plus est arrivé; la musique devient plus fade, banale et énervante.
Je ne parlerai pas de "Speed of Sound" qui m'ennuie et m'assome comme une tonne de brique. C'est d'ailleurs à partir de ce moment que les choses dégringoles. Une deuxième moitié de disque vraiment molle. Je trouve aussi que Chris Martin chigne beaucoup trop. Sa voix finit par énerver.
Bref, beaucoup trop de chansons sirupeuses. Mais bon, après avoir charmer la planète, le déclin n'est pas pour bientot ! (il n'y a qu'à regarder la pop de U2 pour voir que "fan un jour égale fan pour toujours".)
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Du grand art
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Ils n'arrivent qu'une ou deux fois par année, ces films où l'on sort de la salle le sourire mi-triste et mi-souriant, content de notre expérience, un film qui chamboule, qui s'amuse à tordre nos tripes. C.R.A.Z.Y. raffle la première position de l'année 2005.
Oublier les appréhensions qui vout guettent sans cesse lorsque vous allez voir un film québécois, ici, les images et le contenu sont universels. On suit la vie de Zac, l'enfant qui a un supposé don, qui est spécial, différent des autres. Et lui vient toujours à l'esprit cette même parcelle d'espoir: "je veux être comme les autres". Mais non. "Bien heureusement", il ne sera jamais comme les autres.
Ce long métrage m'a ému, m'a bouleversé, m'a secoué de ma léthargie des derniers temps. Les comédiens y sont presque tous excellents. Michel Côté et surtout Danielle Proulx sont attachants, Marc-André Grondin est charmeur, vrai, intense et j'ai surtout apprécié Émile Vallée (le fils du scénariste) qui a su joué l'enfant du personnage avec brio.
Le seul hic revient peut-être au personnage du frère intello, qui est campé par l'acteur des annonces de "Rogers". Malheureusement, j'ai l'impression que cette étiquette va lui coller à la peau. Dans ces autres défaults, mentionnons l'histoire de Jésus racontée par la diseuse de bonne aventure qui vend des pots de plastiques (prévisibles avant la fin de son histoire) ainsi que quelques longueurs durant la dernière demie-heure du film.
Mais ces légers détails ne sont que poussières. Il faut aller voir ce film, qui parle de l'expérience de vie, du désir, de la famille, des croyances, de l'homosexualité mais surtout, de la vie. Tout simplement.
Sur une trame sonore qui ajoute ÉNORMÉMENT au film, on ne peut que s'animer devant les scènes où la musique de David Bowie côttoie celle de Pink Floyd, des Rollings Stones, d'Aznavour ou de Patsy Cline. Un film à voir et à revoir.
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Gorillaz amène l'été
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Si vous ne connaissez pas Gorillaz (ou seulement le succès radio Clint Eastwood), vous n'avez pas à vous en faire; achetez ce disque les yeux fermés, à 99%, vous vous y plairez.
Ce deuxième album de la formation surpasse le premier. Il est différent, et similaire en même temps. Pour moi, Demon Days est un recueil d'excellentes chansons ! Certes, certaines auraient pu être plus poussés musicalement, mais les mélodies y sont, les grooves aussi, et tout ce qui a fait le succès du premier se retrouve sur le deuxième.
Évidemment, les langues sales diront que le premier a fini par nous lasser et que ce sera ainsi pour le 2e. Je ne suis pas en complet désaccord, mais pour l'instant, j'apprécie la création de Gorillaz. Certains leur ont reproché de manquer d'originalité. Je ne trouve pas. Évidemment, il ne faut pas comparer le groupe à un autre band électronique ; on se prend nous mêmes dans un piège. Gorillaz est une formation qui s'amuse, qui expérimente, qui ne se prend pas au sérieux. On sent le plaisir de Demon et ses nombreux invités et amis.
Après un intro plus ou moins macabre, "Last Living Souls" s'amène, on la croit simpliste au début, mais ces violons sur la fin, ils ont quelque chose de très entraînant. Il y a d'ailleurs beaucoup de choeurs et de violon sur cet album, et ce n'est pas moi qui m'en plaindra ! Le premier single "Feel Good Inc." tournera probablement une bonne partie de l'été à la radio. Je dirais que Gorillaz vise dans le mile avec des chansons accrocheuses et simpliste en même temps. C'est de la pop. De la pop de qualité. La voix de Demon m'a souvent étonné, surtout sur la pièce "Every Planet We Reach is dead". On croit qu'on va s'emmerder en entendant le début de cette chanson, mais finalement, elle nous envahi assez vite ! "All Alone" nous gratifie de la présence de Martina Topley-Bird. DARE est la chanson "party" par excellence. Le titre-phare demeure:"Fire Coming out of a Monkey's head". À écouter d'urgence !!!!
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Reprises bas de gamme
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Permettez-moi de juger sévèrement la prestation d'un groupe de reprise de Pink Floyd qui ne mérite vraiment pas la publicité qu'il a eue ! J'en ai vu des concerts sur les chansons d'un de mes groupes préférés (Eclipse, Pink Floyd Experience, Australian Pink Floyd...) et je dois dire que ce fut le pire concert de reprises que je n'ai jamais vu !
D'abord, l'instrumentation n'était qu'une pale imitation; comme si les membres du groupe avaient voulu s'approprier les sonorités du groupe. Donc aucun respect pour le concert de 1975 ! J'ajouterais que le groupe n'a pas réussi a recréer la magie des petits sons de Pink Floyd. Certains détails étaient carrément rayés, d'autres auraient dû l'être tellement ils sonnaient mauvais ! Je pense, entre autres, au saxophone. On aurait dit que le musicien (était-ce vraiment un musicien !!) ne faisait que souffler dans l'instrument pour faire un son qui ne s'apparentait aucunement aux mélodies de 'Us and Them' ou de 'Money'. Même la voix féminine sur la "Great gig in the sky" m'a terriblement déçue. Elle chantait des "yeah" qui n'avaient aucun rapport là.
Bref, j'ai eu l'impression de me faire vendre un concert de reprises de Pink floyd par un petit groupe amateur dans un garage. La qualité des lumières et des animations étaient excellentes, mais c'est avant tout le son qui compte.
Je vais tout de même finir cette critique avec un point positif; ça me faisait plaisir d'entendre l'album Animals. Parce qu'on l'entend trop peu. Et je dois avouer que j'ai parfois pris du plaisir sur des pièces comme "dogs" ou "pigs", mais sinon, je suis heureux d'avoir gagné mes billets et de ne pas avoir payé pour ça ! Ceux qui étaient en extase à ce concert ne devaient surement pas avoir vu les hommages que j'ai mentionnés préalablement.
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The Cosmic Concert
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Le concert de Thievery Corporation fut une bonne surprise. Dans un Spectrum à guichet fermé, les membres et invités de la formation électronique nous a livré un world beat énergique, dansant et hypnotisant.
Thievery Corporation, ce sont d'abord deux djs, mais en concert, ils retrouvent plusieurs musiciens pour atteindre un nombre d'une quinzaine de personnalité sur scène. Tables tournantes, synthés, tam-tam, banjo, guitare, basse, mais surtout 3 chanteuses et 1 chanteur qui ont su donner de la couleur aux chansons. Bref, cette soirée du 19 mai fut très chaleureuse.
Le groupe a joué plusieurs succès, autant des vieux albums (le monde, lebanese blonde, So Com voce, etc...) que du nouveau (Warning Shots, Cosmic Game, Sol Tapado, Time we lost our way, etc...).
Chaque chanteuse avait une personnalité bien à elle, y allant de la danse et de son chant. Le chanteur, plutôt rappeur, a su faire lever la salle en descendant dans la foule et en faisant monter des spectateurs sur scène.
Mon seul bémol pour la soirée est la prestation de "Revolution Solution" (par Gunjan), qui ne m'a pas paru à la hauteur de son enregistrement sur album. Sinon, une excellente soirée où la foule était sympathique et le groupe très impressionné par ses fans.
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Crash boom bang
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Crash est un autre de ces films post-11 septembre qui nous présente la terreur, reine de l'Amérique du Nord. À l'écran, pas d'histoire simple et suivi. Plutôt un lancé à travers une panoplie de situations plus troublantes les unes que les autres.
Le racisme et la xénophobie sont vraiment au centre de ce film qui pose sa trame sur les différences humaines, qui finissent par se ressembler dans leurs angoisses. À chacun sa vie et ses ennuis, mais on se rend vite compte que tout fini par nous rattraper. Il est aussi intéressant de voir comment les nombreux personnages de ce film se croiseront, sans nécessairement en affecter leur destin.
La distribution du film est quand même assez étonnante pour une oeuvre d'auteur. Sandra Bullock, Brendan Fraser, Matt Dillon, Ryan Philips. Autant d'acteurs qui auraient pu "vendre" le film se retrouvent en comédiens silencieux et semblent souhaiter l'intégration d'un rôle mineur qui n'influencera pas la recette du film. Je les félicite de cette initiative. Pas de tapage médiatique avec Crash, car pas de héros premier. Seulement des tas de gens, comme dans la vie, qui travaillent et qui réalisent la peur dans laquelle ils restent enfermés.
Paul Haggis, scénariste, nous présente un portrait sombre de multiples générations, de multiples cultures et de multiples statuts sociaux, qui se réunissent tous au même endroit; celui de l'angoisse profonde face à son prochain.
Un peu de recherche aurait cependant été préférable, compte-tenu du titre "Crash" qui a déjà été utilisé en 1996 par David Cronenberg, et qui référait à l'excitation sexuelle encouru par un accident d'automobile (!).
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