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Le monde de Sophie est le seul livre que je n'ai pas acheté dans une quelconque librairie. Il m'a été offert par une religieuse branchée qui était de passage à Montréal afin de moderniser un couvent.
Avant de me le donner, elle a pris le temps de me dire : ''Marie-Michèle, je vais t'offrir un livre intéressant. Je viens tout juste de le recevoir et je ne crois pas que tu l'aies déjà acheté. Tu t'intéresses à tout, c'est pour ça que je vais te l'offrir. À part moi, il n'intéresse personne de la communauté. Mais, attention, ce n'est pas un livre que tu dois lire comme on lit un roman.''
Elle avait raison. D'habitude, je me fiais souvent de la première page de couverture d'un livre pour évaluer le contenu. Cette fois, j'étais incapable de comprendre cette image sur laquelle je voyais le simulacre d'une main tachetée qui donne l'impression de tenir une branche généalogique.
Je tournais les pages comme on zapait la télé à la recherche d'un titre qui arriverait à capter mon attention. Tout à coup, un sous-titre m'interpelle. Il traite de la médecine. Alors, moi qui aime pasionément le corps humain, m'arrête pour lire le chapitre dans lequel j'allais trouver un trésor inestimable. J'ai trouvé le serment d'Hippocrate. Un serment que je veux remettre à chaque professionnel de la santé pour qu'il se souvienne.
Aujourd'hui, j'apprécie de plus en plus le travail et la recheche de Jostein Gaarder. Il parvient à rassembler plusieurs grandes idées des plus grands penseurs de notre monde pour créer une pièce dans laquelle une jeune fille découvre le monde, tout comme Alice au pays des merveilles, à partir des connaissances acquises.
Cela montre que tout est au service de l'art et que l'art est l'ami qui donne le goût de vivre. À savoir que vivre consiste à découvrir le monde. Et c'est en découvrant le monde que nous faisons connaissance de ce personnage exceptionnel appelé Sophie. En fin de compte, l'art est une sagesse.
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