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Michel Danis
Michel Danis
4 octobre 2007, 7:51
Yééééé !
Délectable ! C'est mon qualificatif pour cette BD québécoise pas comme les autres. Fous raides les auteurs. Et ce bon d'achat chez Renaud-Bray que Voir m'a accordé pour textes et commentaires accumulés, j'en consacrerai une partie pour acquérir cette publication. Une belle nouvelle aujourd'hui qui agrémente ce jeudi déjà full ensoleillé. Et pour ceux et celles qui n'ont pas feuilleté les parutions de Croc à l'époque, ne vous privez pas de ce grand malade Red Ketchup. Votre avantage ? Ne pas attendre la suite de l'épisode le mois suivant.
16 juin 2007, 4:09
Visite incomplète...
À une certaine époque, j'ai eu la chance de faire le tour du Québec. Enfin presque. J'ai visité, travail oblige, toutes les régions et leurs centres urbains, avec des petites incursions rapides à "l'intérieur des terres" comme on dit. Ce qui m'a permis d'apprécier correctement le relief général et les gens de chaque recoin. Mais sur la rive nord du grand fleuve, je n'ai pas dépassé Sept-Iles. Depuis, j'ai toujours affirmé que les Iles-de-la-Madeleine remportaient le trophée de mon coeur. Sauf que ..... j'ai arrêté à Sept-Iles. Havre-Saint-Pierre, Mingan, Natashquan et les autres esseulées, je ne les ai vues qu'à la télé et dans les magazines. Honnêtement, je crois qu'une fois que j'aurai foulé ce coin du pays, je n'aurai d'autre choix que de ... séparer mon trophée en deux. Et j'ai vivement hâte de le faire !
16 juin 2007, 3:57
Relaxer en visitant
Il fut un temps ou Drummondville nous faisait rigoler quand les bouffons de la revue CROC se moquaient allègrement de cette ville sans personnalité. Les temps ont changé. J'ai visité ce villagé québécois d'antan et la chose est instructive pour qui s'intéresse à la vie d'autrefois et aux métiers anciens. Vous ne pousserez pas des Hô et des Ha sonores d'admiration mais vous serez quand même surpris par la débrouillardise de nos ancêtres. Ne vous attendez à rien côté restauration et pourtant, la chose aurait pu être intéressante d'allier bouffe rapide et recettes ancestrales. Mais le plus important je crois, c'est d'y aller d'un pas mollo, de faire des haltes pour s'asseoir et respirer l'air non-vicié et, pour les nombreux urbains que nous sommes, de relaxer sans bruit et sans béton. Faire le contemplatif, quoi ! De cette façon, vous en repartirez un peu plus zen et regaillardi pour reprendre contact avec Montréal la folle.
16 juin 2007, 3:27
action "terroriste" socialement acceptable
Vous admettrez que le nom adopté par ce groupe d'artistes atteint l'objectif d'attirer l'attention du grand public. D'autant que, pris dans son ensemble, il correspond assez bien à l'ensemble des « actions » menées par ses membre depuis sa fondation en 1997. Ce Squat Polaire était une idée géniale. Parler de l'avalanche d'informations sur le réchauffement de la planète pour atirer l'attention sur le temps d'agir, plutôt que simplement en parler : nous en sommes là. Je retiens également les "contraventions vertes" parmi les bons coups fumants de l'ATSA. Avec la participation du public, ces joyeux drilles avaient émis des milliers de constats à une multitude de grosses cylindrées et autres gourmandes à la Hummer. Et que dire de leur Camps de Réfugiés pour ... les itinérants avec la collaboration de l'armée canadienne (faut le faire !). Mais comme ils le disent si bien, j'arrête d'écrire. Bordel, faudrait AGIR maintenant.
9 juin 2007, 4:32
Montréal ma chère
Vers la fin des années 50, deux fois l'an, la famille partait de Thurso dans l'Outaouais. Une ballade de deux heures dans le long train du CP pour visiter les oncles, tantes et cousins-cousines de la grande ville. Gamin, j'adorais venir explorer Montréal. L'aventure dans les ruelles de Villeray, les escapades au parc Jarry et comble du bonheur, suivre mon père pour un match des Canadiens dans le vieux Forum, celui qui avait des colonnes. Voir goaler Jacques Plante contre Gump Worsley . . . Dix années plus tard, à l'instar de dizaines de milliers de québécois, c'est la Terre des Hommes qui attirait l'ado tout excité. Le Peace and Love naissant, les hippies qui se regroupaient à la Ronde et tout le mystère attirant de cette société qui allait changer. En septembre 70, arrivant des Hautes-Laurentides, je m'y installais pour les études collégiales. Un mois plus tard, le FLQ écrivait Octobre dans l'histoire du pays pendant que je me grisais intensément de vivre enfin là où ça s'passe ! Depuis cette année bénie de mon arrivée en ville, je suis et serai toujours un indécrottable montréalais, prêt à griffer quiconque lui manque de respect. Je ne suis pas insensible à l'appel de la nature : l'immensité de l'espace dans les Iles-de-la-Madeleine, la magnificence des Rocheuses dans l'ouest, le calme nocturne et la voûte céleste de la campagne. Repos de l'âme et de l'esprit. Mais il me faut toujours retourner dans la jungle . . . urbaine et sentir battre le pouls de Montréal, même s'il résonne sur le béton. L'image que je préfère et qui reflète si bien ce Montréal de mes tripes : matinée du samedi à déambuler devant les étals des maraîchers, fleuristes et fruitiers du Marché Jean-Talon. Ça vibre, ça farfouille, ça grouille et on y fait le tour du globe en moins de deux heures. À peine cinq minutes en vélo et je flotte sur un nuage.
17 mai 2007, 2:11
Fourneaux fous ?
Décidément, cette idée est géniale. Faire des plats mémorables avec une base populo. Il y a bien un "hambourgeois" digne de ce nom dans un resto du Plateau, mais le reste n'est pas digne de mention et coûte fort cher pour rien. Je vais définitivement aller faire ma petite escapade chez ce "Daille Neur" , même si je trouve snob cette façon de le nommer. Pensez-y, un hot-chicken à la pintade confite, juteux et savoureux comme le juge Clémence Risler. Des grands de la cuisine qui savent sourire tout en s'assurant de conserver intacte leur réputation. Chapeau et Bravo pour cette belle folie.
11 mai 2007, 10:31
Cachez ces coupes que je ne saurais voir
Ce qui m'a frappé en survolant la Gaspésie, ce sont tous ces espaces forestiers coupés à blanc et les innombrables routes de terre permettant d'accéder à ces lieux autrement inatteignables. C'est hallucinant, vraiment. Mais cette tare n'enlève rien à toute cette belle portion du Québec, surtout le littoral. Et les éléments culturels qui foisonnent durant l'été devraient nous faire oublier l'éloignement qu'implique un trip en Gaspésie. Après tout, une quinzaine d'heures en voiture, ça se prend bien quand on veut s'évader du béton. Et les bras recevants de ces gens (je pense entre autres à ceux et celles qui bordent la Matapédia, la véritable entrée en matière et auss aux gens de Rivière-au-Renard) vous feront oublier rapidement les kilomètres accumulés. Mais, j'y reviens en conclusion, du haut des airs, ces coupes de bois sont effrayantes.
10 mai 2007, 7:00
Si la perfection existe...
Par cette nouvelle visite dans l'actualité, Claude Dubois nous revient en mémoire comme un grand compositeur. Paroles de bum mais si belles. Dans ce commentaire, je voudrais surtout axer mes mots sur une toune en particulier : Si Dieu existe. Je ne suis pas capable de me lasser de cette chanson. Et je me pose depuis longtemps cette question : où diable est-il aller chercher cette inspiration ? Ces mots qui décrivent si justement ce qu'on peut imaginer d'une âme qui quitte le corps qu'elle a guidé pendant une vie, ces mots qui s'élèvent dans le sidéral en regardant en bas les rescapés "tout petits" et "leurs visages à l'envers". J'en ai la chair de poule à chaque écoute. Et j'ai bien avisé mes proches que même en poussière dans mon urne, c'est cette chanson que mon âme voudra entendre durant le dernier hommage. Dans quel état se trouvait Dubois quand il a "sorti" cette chanson magnifique ? C'est bien LA question que je lui poserais lors d'une éventuelle rencontre. C'est Céline qui refait cette toune sur le récent CD. Même la Céline ne pourra jamais rendre ce que ce fier bum a réussi il y a plusieurs années. Salut Claude et Bravo.
1 mai 2007, 2:39
Back et les enfants
Mon souvenir de Frédérick Back remonte à une dizaine d'années. Bossant dans un Éco-quartier du Plateau, nous avions organisé une parade-manifestation pour les écoles primaires du coin. Rassemblement général dans la cour de l'une des écoles. Dignitaires présents et monsieur Back qui lui aussi dira son mot aux enfants. Trois ou quatre-cent jeunes enfants turbulents qui écoute la mairesse, la directrice et tutti quanti en placotant. Et soudain monsieur Back. Silence d'église ! Religieusement, les enfants ont écouté l'homme leur parler de l'avenir de cette planète menacée avec des mots que les enfants buvaient littéralement. Conscientisation primaire. Nous étions sidérés par ce moment de grâce. Vraiment.
28 avril 2007, 8:17
Full isolé !
Une petite anecdote pour illustrer l'isolement de ce grand nord. Mon ami Camille est allé promener sa carcasse à Schefferville il y a maintes années. Il s'était étonné que le type du motel où il allait séjourner lui remette les clés d'une auto pour aller prendre une bière à l'hôtel du coin. "Tu me fais confiance comme ça sans me connaître ?" demanda-t-il au type. Et l'autre de lui rétorquer " "Oussé que tu veux t'en aller avec ton char volé ?". Et Camille de réaliser que seul le train et l'avion lui aurait permis de quitter le bled...
21 avril 2007, 1:51
zzzzzzzzzzzzzz...
Isabelle Boulay m'a toujours endormi et pas à cause de ses berceuses. Je vois bien par les commentaires précédents que ses fans lui envoient des mots d'admiration. Mais moi, elle m'endort. Oui oui oui elle est belle et a une belle voix. Mais elle chante des ballades sirupeuses ou de longs spleens mélancoliques et ça, ça m'endort. À éviter comme musique dans un party ! Avec ce nouceau CD, on va peut-être pouvoir commencer à giguer pour se réveiller. Je connais deux technos qui ont suivi sa tournée il y a 24 mois. À chaque soir, ils devaient combattre la somnolence. C'est ben pour dire ....
19 avril 2007, 9:16
Chères les Iles ? Faudrait voir...
Dans la section Évasion du Voir, sans vérification chiffrée, on peut affirmer sans risque que les Ïles-de-la-Madeleine figurent au numéro un de la fréquence. Pourquoi traiter aussi souvent de ce petit coin de terre perdu dans le Golfe Saint-Laurent ? Il y a quelque chose d'étrange qui chicote les québécois en rapport avec les Ïles. La plupart n'y ont jamais mis les pieds mais la grande majorité souhaite ardemment aller y faire un séjour. « Ça coûte cher. » ai-je souvent entendu comme principal argument pour reporter l'accomplissement du désir. Aujourd'hui, pour un déplacement à la fin juin (dernières semaines du homard), il en coûte $542 aller-retour sur Air-Canada (tout compris). Un chalet tout équipé (vraiment tout !) tournera entre $750 et $1000 pour une semaine complète. Ajouter un $300 pour la voiture et hop, ne reste que la bouffe, le boire et l'achat de souvenirs. À quatre (mettons deux couples), on parle de $850 par personne (avant bouffe et le reste) pour une semaine complète « transporté-logé-promené ». Trop cher ? Et je parle ici du mode le plus cher. Ya des gîtes pour $70/jour (déjeûner compris), du camping et la possibilité d'y aller en auto (compter trois journées complètes pour l'aller-retour). C'est plus cher que le Lac Saint-Jean ou les Laurentides, d'accord. Mais une fois (ou deux) par décade (mettons), payez-vous la traite et aller voir ce coin de paradis exceptionnel. Quand on vous dit que les madelinots sont accueillants et chaleureux, vous pourrez constater que ça n'est pas de la frime publicitaire. Ils sont VRAIMENT fraternels. Et ça, ça n'a pas de prix. Peut-être le montréalais que je suis vous y croisera-t-il entre le 23 et le 30 juin ? Leur feu de la Saint-Jean à Fatima sur le bord de la mer .... ouf !
27 mars 2007, 11:38
Une autre belle de Gérald Godin
« En poésie, il faut oser être simple, modeste, familier. Je ne suis pas un poète de laboratoire. Je suis dans la ruelle derrière. Je fais une poésie de piétons. » Pour illustrer cette citation de Gérald Godin, je vous suggère la lecture d'un extrait tiré du recueil Les Cantouques, édité chez Parti Pris en 1967, l'année même où un certain général d'outre-mer était venu chanter sur le balcon de notre Hôtel de Ville. Cantouque menteur les Louis Riel du dimanche les décapités de salon les pendus de fin de semaine les martyrs du café du coin les révolutavernes les molsonnutionnaires mes frères mes pareils hâbleurs de fond de cour un jour on en aura soupé de faire dans nos culottes debout sur les barricades on tirera des tomates aux Anglais des oeufs pourris des Lénine avant d'avoir sur la gueule la décharge de plombs du sergent Dubois du royal Vanndouze à l'angle des rues Peel et Saint'Cat c'est une chanson de tristesse et d'aveu fausse et menteuse comme une femme et pleureuse itou avec un fond de vérité je m'en confesse à dieu tout puissant mon pays mon Québec la chanson n'est pas vraie mais la colère si au nom du pays de la terre et des seins de Pélagie Il vous reste un peu de temps ? Offrez-vous une deuxième lecture de cette confession tiraillée entre le courage et l'abnégation, la colère et l'impuissance, la fierté et la déception. Tel que nous sommes.
23 mars 2007, 7:49
Une arnaque du MBA
Je suis allé voir cette exposition du MBA durant la semaine de relâche avec la petite Myriam, suite à la grosse publicité entourant l'évènement. Erreur. Malgré la ribambelle d'enfants s'y promenant, je n'y ai vu aucun sourire, ni emballement. J'ai plutôt vu des enfants se précipiter pour passer à la salle suivante, en espérant y trouver quelque chose de tripant. Qu'y a-t-il d'intéressant pour les tout-petits dans cette collection de vieilles images centenaires dans de vieux livres sous une cloche de verre ? Bien sûr, il y avait quelques personnages (dont un magnifique Pinocchio) mais c'était peu. Le MBA avait également annoncé en grandes pompes des ateliers de magie, de dessins et d'animation. Je n'y ai vu que quelques tables avec crayons couleurs pour permettre aux enfants de colorier un petit macaron. Deux employés du MBA pour la surveillance et hop, c'est tout. J'admets que cette collection est prestigieuse et intéressante pour les amateurs de dessins, de BD ou d'histoire de l'art. Mais pour les flôs, faudra repasser. Le MBA a profité de la relâche pour arnaquer les parents ($30) qui comptaient sur quelque chose de plus substantiel pour la "famille". La petite Myriam (9ans) est sortie de là soulagée. Nous sommes allés au cinéma Beaubien y voir Azur et son Ami (?) et pour presque le même prix, nous avons vu un bon film pour enfants, deux pop corn, trois liqueurs et deux barres chocolatées. Je reconnais la valeur des objets Disney mais pour la famille, c'est plattttte. Avis aux intéressés.
15 février 2007, 3:42
Un bijou subtil à polir
Quand j'ai vu le bonze Dan Bigras prendre la p'tite par l'épaule lors du dernier show du Refuge et dire simplement "C'est ma p'tite soeur", ça m'a chaviré. Il ne faut pas prédire le cheminement de cette jeune femme à partir de son premier show ou premier CD. Il faut la voir commencer à maîtriser sa confiance pour étaler la sensibilité de son âme. Belle, douce et plaintive, elle va cerner son champ (chant ?) d'action et livrer sa marchandise. Évitons la brusquerie et l'impatience. Est-il nécessaire d'avoir les radios tonitruantes de son bord ? Me semble qu'un certain Desjardins de Rouyn a su s'en passer et que plusieurs de ses magnifiques tounes de départ ne ruaient pas dans les brancards. Et laissons-la promener son show avant de prédire un futur anonymat. Quand le coeur et l'âme parlent, ça touche bien des gens et le gros cash n'est pas essentiel pour réaliser une carrière satisfaisante et bien remplie.
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