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Michel Gagnon
Michel Gagnon
27 novembre 2003, 3:53
Plus nature que ça, tu meurs !
Pour bien des Québécois, il n'y a de salut à l'extérieur de Québec. Pour bien des Montréalais, tout ce qui n'est pas Montréal n'a qu'un intérêt limité. Pour bien des gens, l'Outaouais est synonyme de villes anglaises remplies de politiciens et de musées. Pour d'autres, l'Outaouais, c'est Hull et Hull, comme le disait le député du Bloc, Madame Tremblay, c'est la ville la plus laide du monde! Étant de Québec, je fis longtemps partie de ces irréductibles croyants. Je n'acceptais de m'exiler dans cette région sinistrée que me semblait être l'Outaouais que pour y terminer mes études. Comme bien des membres de la diaspora québécoise, je retournais à Québec aussi souvent que possible et, quand je ne pouvais pas m'y rendre, je fantasmais sur cette belle ville. Mais lentement, sans que d'abord je ne m'en rende compte, l'Outaouais a commencé à agir sur moi. Monsieur l'Outaouais est bien charmant. Outre une vie culturelle qui s'enrichit de plus en plus, deux grandes villes qui deviennent de plus en plus multiculturelles, un large éventail de restaurants qui offrent plus de variété que Québec et une qualité qui s'approche de plus en plus de Montréal. un grand nombre de musées et de monuments sans pareil au Canada et une foule de charmants villages, il y a la nature! Celle-ci est fantastiquement belle et variée. Que cela soit dans le parc de la Gatineau où, ailleurs, elle est disponible sans grands efforts ni beaucoup de kilométrage. Chaque matin, je me réveille en me pinçant, ne croyant pas à une telle chance. J'habite à cinq minutes du centre-ville de Hull et de celui d'Ottawa et pourtant je suis à 200 mètres de l'immense parc de la Gatineau, à 200 mètres d'une plage baignant dans la rivière des Outaouais, à deux cents pieds d'un vaste et très beau réseau de pistes cyclables et de ski de fond, à moins d'un kilomètre d'eaux vives souvent remplient de kayakistes joyeux. Chaque matin, je me pince et je n'ai plus le goût de retourner à Québec. Je ne croyais pas cela possible!
27 novembre 2003, 2:42
Court bijou ?
À la lecture du titre, l'on se demande s'il ne s'agit pas d'un autre film de drogue. Et l'on a alors juste le goût de crier : pas encore ! N'en jetez plus S. V. P., la cour est pleine ! Puis, en constatant la présence de Benicio del Toro à l'affiche, l'on s'énerve un peu en espérant que Steven Sodenberg nous proposera une suite à son excellent Traffic et Del Toro une autre interprétation magnifique !. Déception... Mais nouvelle excitation quand l'on comprend de quoi il s'agit et que l'on voit la bande-annonce ! Magnifique, accrocheuse, mystérieuse, une bande annonce qui ne dit rien, mais qui donne le goût de tout voir. En quelques plans, toute l'intensité de Del toro et toute l'intensité de Sean Penn. Quand une bande-annonce vous donne un frisson, c'est qu'elle fait le travail ! Si le film est à la hauteur de la bande-annonce, ça va être très fort. Et si le film est décevant, ne vous privez pas d'un petit plaisir, retournez voir la bande annonce. Vous verrez un beau petit moment de cinéma ou de marketing et vous apprendrez ce qu'ont en commun une pile de cinq pièces de cinq cents, une barre de chocolat, un oiseau-mouche et l'âme humaine. 5 étoiles pour la bande annonce!
27 novembre 2003, 2:27
Absence de pablum1
Après le ring intérieur de Dan Bigras, voilà de Déflaboxe de Daniel Bélanger. Décidément, les deux Daniel ont des connexions que l'on ne soupçonnait pas ! Quoique nous soyons en présence de deux gars qui réfléchissent chacun à leur façon sur l'humain et le sens de la vie. Oeuvre étrange, d'après les quelques extraits que j'ai eu l'occasion d'entendre, que ce Déflaboxe. Encore une surprise de la part d'un grand artiste qui ne cesse de créer plutôt que de nous resservir comme tant d'autres les mêmes omelettes et autres mets prédigérés. Je ne suis pas certain que bien des gens vont s'installer autour du ring Déflaboxe. C'est trop différent et les artistes sont malheureusement souvent critiqués négativement et moins encouragés quand ils ne servent pas aux gens ce que ceux çi attendent d'eux. On aime notre petit confort, même au plan artistique. C'est malheureux car on réfrène ainsi bien des élans artistiques, mais c'est comme ça ! Bravo pour l'audace !
27 novembre 2003, 7:55
Sauter dans le vide
40 ans, C'est souvent le moment des grands tournants. Le moment où le corps commence à faire mal, où les lendemains de veilles sont de plus en plus pénibles, où la mort devient une certitude. Leloup en est rendu à ce moment de sa vie. Je ne suis donc pas surpris de sa décision. Est-elle permanente ? Je pense que oui même si un retour à la chanson ne me surprendrait pas, Leloup étant Leloup. Les dernières déclarations de Leloup dans le Devoir laissent croire qu'il souhaite couper les ponts de façon irrémédiable avec l'industrie du disque et du spectacle, de là mon impression de permanence. J'ai toujours aimé Leloup. son génie musical, ses rythmes débridés, ses arrangements brillants. Le monde est à pleurer et Go Johnny Go sont parmi les pièces musicales que je ne me tanne pas d'écouter. Il y a tant de bijoux dans les coffrets qu'il nous a offerts tout au long de sa carrière. J'ai toujours aimé Leloup pour son look de rebelle et sa timidité semblant si souffrante lors de ses apparitions à des talk-shows, pour sa façon bien à lui d'être différent. J'aime maintenant Jean Leloup pour le risque existentiel qu'il prend. Alors que la plus part des gens au début de la quarantaine se questionnent, mais refusent le risque du changement, Leloup saute dans le vide sans parachute. Est de la folie ou du courage ? J'aime Leloup comme on aime son amoureuse, parfois avec admiration, parfois avec une grande exaspération. Qu'il peut me faire chi.. parfois! S'il ne revient pas à la chanson, je serai triste... triste, mais aussi heureux et plein d'espoir. Plein de l'espoir que son génie créateur explose dans une autre direction. Il a parlé de se réorienter dans la littérature. Il a parlé de son désir de plonger dans l'univers du cinéma. Et pourquoi pas si on y retrouve autant de feux d'artifice ! Go Johnny Go!
24 novembre 2003, 9:24
Seules les pommes ne goûtent rien !
Outre l'idée que, quand l'on est mort, on n'a pas de sensations et que, par conséquent, les pommes ne goûtent alors plus rien, vous ne trouverez dans ce film aucune matière menant à une réflexion profonde sur le sens de la vie. Mais vous allez très probablement vous amuser : histoire originale et bien racontée, effets spéciaux supérieurs à la moyenne, bonne brochette de comédiens, un héros classique incarné par la coqueluche de ces dames, le bel Orlando Bloom, celui qui manie avec autant d'excellence et l'épée et le charme, une héroïne moderne dynamique et pleine de ressources, de l'humour, du frisson, une galerie de portraits de pirates aux bouilles totalement délirantes et Depp, ce cher Depp, J'aime les personnages qui me surprennent, ceux qui sont difficiles à suivre ! J'aime aussi les comédiens capables d'aller au-delà d'eux-mêmes, ceux qui composent, tels des peintres de grands talents, une nouvelle toile à chaque fois. Johnny Depp est de cette trempe. Il m'a fait passer un bien beau moment de cinéma dans Pirates des Caraïbes, incarnant un personnage étrange, une sorte de jocker aux actions imprévisibles, est-il bon ou mauvais, fou ou brillant ? Et ce, d'une façon totalement originale. Un bien beau film...
24 novembre 2003, 8:48
Ce qui nous marque
Il y a des événements dans notre vie qui laissent en nous des traces majeures. Il semble y avoir, dans la vie de Louise Forestier, un bon exemple de cette réalité. Celle-ci nous raconte, dans son livre, avoir passé une partie de sa jeunesse prisonnière d'un corps ingrat. Que serait-elle devenue si elle n'avait pas eu à habiter ce corps difficile ? Cette expérience a-t-elle contribué à faire de madame Forestier la chanteuse que nous connaissons ? Louise Forestier a-t-elle trouvé dans cette expérience le goût de s'investir dans la musique ou d'y trouver la nourriture lui permettant de continuer à avancer ? Quand elle chante : « ne touchez pas à mon piano », nous pouvons sentir tout l'attachement qu'elle a face à la musique, toute l'importance qu'elle y accorde. Sans la souffrance vécue, cela aurait-il été aussi intense ?. Louise a-t-elle trouvé dans son expérience corporelle toute l'énergie lui permettant de chanter avec tant de fougue « Dans la prison de Londres », l'histoire d'un homme qui n'aspire qu'à s'évader, au risque même de se noyer ? Louise a bien dû souffrir longtemps dans ce corps fragile et douloureux. La douleur chronique nourrit souvent la colère en nous. Est-ce de là que provient toute l'énergie retrouvée dans les "christs" d'intensité variable lâchés par Louise dans le Lindberg de Charlebois. Que serions-nous devenus sans nos douleurs ? La vie ! quel ostie de show...!
23 novembre 2003, 6:03
Une bien belle promesse!
Les personnages hors du commun font souvent les bons romans. Quand l'on rajoute à cela la magie d'un écrivain de talent, nous risquons alors d'avoir un très bon roman !. Ce livre semble renfermer ces deux ingrédients et cela me fait saliver. Et si, en plus, on retrouve ici une réflexion sur la différence, une réflexion sur les efforts intenses que nécessite souvent l'adaptation à une nouvelle réalité (ce qui nous attend tous à un moment ou un autre de notre vie), n'avons-nous pas tout ce qu'il faut pour avoir un très grand roman ? À cette idée, je salive soudainement plus que les chiens de Pavlov et ce n'est pas un réflexe conditionné !
20 novembre 2003, 1:58
Troublant!
Troublant... Quand je pense à Polanski, c'est le premier mot qui me vient en tête. Ce cinéaste possède un réel talent pour créer dans ses films des atmosphères déstabilisantes. Regardez le bébé de Rosemary le soir dans une maison vide et vous risquez de vivre une expérience troublante au plan sensoriel. Il y a dans l'oeuvre de Polanski des thèmes récurrents: le mal, le diable, et les sectes sataniques d'une part (Rosemary baby,La neuvième porte et, dans un tout autre style, le bal des vampires) et d'autre part les enlèvements (Frantic, Death of the maiden). C'est ce choix de thèmes que je trouve encore plus troublant. L'on ne peut ici dissocier l'oeuvre du vécu de son auteur. Quand l'on pense que l'épouse de Roman Polanski, Sharon Tate, a été assassinée de façon horrible par les membres d'une secte satanique, l'on ne peut que se poser la question. Les oeuvres précédant l'assassinat de sa compagne ont-elles inspiré les assassins ou avaient elles une certaine valeur de prémonition ? Et quand l'on visionne les oeuvres qui suivent le drame, il est difficile de ne pas imaginer qu'il y ait là bien des tentatives souvent morbides visant à faire le deuil du terrible évènement vécu par l'artiste. Troublant... Vraiment troublant !
20 novembre 2003, 1:09
Gifles et transformations
Ma première rencontre télévisuelle avec la réalisatrice du film « Il est plus facile pour un chameau », madame Valeria Bruni Tedeschi, en fut une de contrastes. Pendant que Roméo Dallaire, général à la retraite, parlait, lors de l'émission de Christianne Charest de sa rencontre avec le diable au Rwanda, madame Bruni affichait un sourire angélique. On retrouvait sur le même plateau Michel Chartrand dont l'oeuvre d'une vie a été de se battre pour les ouvriers et contre la pauvreté. Madame Bruni l'écoute avec attention, elle qui vient pour sa part présenter un film sur les riches qui se sentent mal d'être riche. Madame Bruni présente ensuite un extrait de son film. Elle y joue, les cheveux bruns et courts. Elle en parle, les cheveux blonds et longs. Au-delà du contraste, le thème de la transformation semble aussi bien présent dans la vie de madame Bruni. Chez sa soeur, Carla, c'est l'art de défiler et d'être belle qui se transforme en l'art de composer de touchants textes et de les interpréter. Chez Valeria, outre la couleur des cheveux, c'est l'actrice qui se transforme en réalisatrice. Qu'est-ce qui a inspiré madame Bruni à traiter du malaise des riches ? La richesse financière ou la richesse du talent qui semble bien contagieux dans cette famille ? Et est-ce une culpabilité bien lourde face à cette distribution injuste du talent qui amène madame Bruni à s'attribuer dans son film le rôle d'une femme qui se fait gifler ?
20 novembre 2003, 10:50
Absence de Pablum!
Après le Ring intérieur de Dan Bigras, voilà de Déflaboxe de Daniel Bélanger. Décidément, les deux Daniel ont des connexions que l'on ne soupçonnait pas ! Quoique nous soyons en présence de deux gars qui réfléchissent chacun à leur façon sur l'humain et le sens de la vie. Oeuvre étrange, d'après les quelques extraits que j'ai eu l'occasion d'entendre, que ce Déflaboxe. Encore une surprise de la part d'un grand artiste qui ne cesse de créer plutôt que de nous resservir comme tant d'autres les mêmes omelettes et autres mets prédigérés. Je ne suis pas certain que bien des gens vont s'installer autour du ring Déflaboxe. C'est trop différent et les artistes sont malheureusement souvent critiqués négativement et moins encouragés quand ils ne servent pas aux gens ce que ceux çi attendent d'eux. On aime notre petit confort, même au plan artistique. C'est malheureux car on réfrène ainsi bien des élans artistiques, mais c'est comme ça ! Bravo pour l'audace !
20 novembre 2003, 10:14
Un peu d'excitation S.V.P.
Nous assistons cette année à une véritable renaissance du cinéma québécois et cela me fait très plaisir. Je trouve par contre très triste de constater que l'on parle bien peu de la sortie du dernier film de Micheline Lanctôt (merci à Voir!). Alors que le cinéma québécois a été longtemps dans une période d'agonie, madame Lanctôt continuait durant de temps de réaliser, souvent avec les moyens du bord, des films dont certains ont été acclamés internationalement. Connaissez-vous beaucoup de réalisateurs et de réalisatrices de films du Québec dont l'une des oeuvres a gagné le lion d'argent au festival du film de Venise (Sonatine) ? Madame Lanctôt est une grande dame du cinéma. On devrait donc s'exciter un peu plus les neurones ! Le piège d'Issoudun narre l'histoire d'un drame terrible et troublant. On y touche les thèmes de la compassion et du profond désespoir. Madame Lanctôt a souvent fait des choix artistiques audacieux autant dans la forme que dans le genre d'histoires racontées (je pense à « La vie d'un héros », un beau film sur la mémoire). Elle est ici égale à elle-même et prend le risque de mélanger fiction traditionnelle, théâtre et conte. L'affiche est donc attrayante avec de l'audace, l'excellente Sylvie Drapeau dans le rôle-titre et madame Lanctôt à la direction. Espérons que les cinéphiles soient au rendez-vous !
20 novembre 2003, 9:49
Urbain... simplement volontaire   
Quelle belle « bestiole » que cet Urbain dont le nom annonce déjà la couleur. Un homme qui semble être l'incarnation même de la simplicité volontaire... vivant dans sa maison dans le fond de la campagne avec femme et enfants (deux maintenant) et qui y compose sous les arbres de surprenants textes et musiques. Il joue avec les mots pour notre plus grand plaisir et nous pond des oeuvres explosant d'originalité et d'humour. Ses textes nous amènent à mille lieues des lieux communs. J'ai vu et surtout entendu Urbain, il y a quelques années en tournée en compagnie de Daniel Boucher et Daran (sans les chaises). Drôle de mélange direz-vous... J'avais été alors surpris et charmé par cet Urbain drôle et sérieux, énergique et timide, aussi paradoxal que son nom. Monsieur Desbois avait alors volé le show ! Une antistar ne nageant pas dans les clichés... ça change du « rats académie » puant le racolage. Vive la différence.
20 novembre 2003, 9:20
Le meilleur et le pire1
Au-delà d'un habile jeu de chat et de souris entre deux vaisseaux de guerre et deux brillants capitaines, au-delà d'une histoire captivante ponctuée de morceaux de bravoure telle l'anthologique poursuite au cap Horn et de scènes de haute tension, Peter Weir et son équipe nous offrent ici une réflexion sur la difficulté d'être humain. L'on retrouve bien ici la classique scène de l'homme perdu en mer, celle du marin fouetté pour manque de respect en vers un officier ou celle du capitaine charismatique gonflant le courage de ses hommes par un discours frappant. Mais on nous plonge aussi dans l'univers étrange d'un vaisseau de guerre anglais où chacun cherche à garder l'équilibre entre la barbarie du devoir guerrier et ce qui fait qu'il est bon d'être humain, un effort essentiel pour éviter à tous de devenir fou. D'un côté, l'on arrache des têtes à coup de sabre d'abordage et de boulet de canon, l'on ampute des bras sans anesthésie, l'on plonge des enfants, trop jeunes apprentis officiers, dans l'horreur de la boucherie guerrière en les entraînant à y participer pour l'honneur et la sauvegarde de la mère patrie et l'on pousse par peur et par superstition un homme fragile au suicide. De l'autre, l'on s'y appelle poliment monsieur, on discute avec élégance, on invente des calembours, on boit du café dans des tasses de porcelaine, on répare avec amour la figure de proue abîmée par les éclats et l'on refait une beauté au navire entre les combats, on cultive l'amitié, on étudie avec passion les sciences naturelles et on joue, parfois doucement, parfois violemment, violon et contrebasse. Il y a là-dedans toute l'ambiguïté de l'âme humaine, le meilleur et le pire.
20 novembre 2003, 9:16
Cessez les amputations S.V.P.
Voilà donc le vrai film. Après la sortie, il y a près d'un an, d'une version amputée de ce second volet du seigneur des anneaux, on nous présente enfin, en ce 18 novembre 2003, la version allongée, celle ci étant probablement plus proche de la vision qu'avait le réalisateur Peter Jackson de cette partie de l'histoire. Dans les hôpitaux, l'amputation est souvent le remède de la dernière chance quand il n'y a plus rien d'autre à faire au niveau médical pour sauver le malade. Dans le monde du cinéma, l'amputation est souvent une décision de producteurs. Ces gentils messieurs considèrent souvent que la pire maladie dont peut souffrir un film se nomme la longinite et que cette maladie aura un effet dévastateur sur leur investissement : film trop long égal moins de projections par jour et spectateurs qui risquent de s'ennuyer ! Moi, je dis plutôt, comme c'était le cas pour la communauté de l'anneau, que le vrai malade est le film en version cinéma. L'humanité touchante de Gandalf qui était présente dans le premier film avait foutu le camp ! L'on sentait que le personnage de Faramir était d'une triste minceur et que ses motivations manquaient nettement de clarté. La logique narrative était parfois faible. L'action et les dialogues manquaient de fluidité. Il y avait des trous et cela était bien frustrant! L'histoire s'affaiblissait. La sortie en DVD de la version longue permet de sauver le patient. Moins de trous, plus de fluidité, une meilleure logique narrative. Le personnage de Faramir et la relation entre Aragorn et de la nièce du roi qui s'enrichient. Les motivations de Faramir qui deviennent plus claires. Gandalf qui retrouve son humanité. On a ajouté des scènes touchantes, parfois par leur humour, parfois par leur tristesse. En bref, un bien meilleur film! Jackson a annoncé que la version cinéma du Retour du roi aura une durée de trois heures trente. Espérons que nous aurons droit à un film en santé et non pas à une oeuvre amputée pour gens trop pressés.
17 novembre 2003, 5:59
Tom est bien beau mais j'ai des questions, des inquiétudes et une crainte de déception !
Notre ami Tom semble encore inspiré pas les télé-séries. Après nous avoir servi deux épisodes gonflés aux stéroïdes de mission impossible, le voilà inspiré par l'excellente série Shogun qui en avait charmé plus d'un il y a quelques années. La force de cette série se trouvait dans la grande quantité de temps disponible au réalisateur pour nous faire découvrir les subtilités de la culture japonaise de l'époque. C'était du bonbon ! Dans un film de trois heures, j'ai peur que l'on se contente de gros clichés. L'autre intérêt de Shogun se trouve dans le fait que R. Chamberlain y incarnait un européen qui devait s'adapter à la culture japonaise pour y survivre. C'était lui l'inculte. J'espère qu'ici, nous n'assisterons pas à la situation contraire : le bon américain démontrant que sa culture est supérieure à une culture millénaire. De ce côté, les images vues semblent rassurantes. La bande-annonce du film est bien rythmée et, cependant, je suis frustré ! L'on nous y donne une trop bonne idée de l'histoire. Après avoir vu cette bande, une seule question me restait en tête: notre beau Tom va-t-il mourir? C'est assez mince pour me motiver à aller voir ce film. Les images présentées nous annoncent un film spectaculaire ! J'espère que Tom ne s'y lancera pas encore, au détriment de la qualité de l'histoire, dans des cascades époustouflantes pour nous prouver que le poids des années n'a toujours aucun effet sur lui. À moins que ce soit lui qu'il cherche à convaincre ! Tom a-t-il peur de mourir ? Le film nous mène à dans une époque bien tumultueuse de l'histoire du Japon: la fin des samouraïs, ces guerriers d'exception qui se sont retrouvés en grand nombre au chômage suite à une décision politique visant à unifier et à moderniser le pays. Si voilà un sujet qui vous intéresse, je vous suggère le troublant Hara-kiri. C'est vieux et en noir et blanc, c'est en japonais et très mal sous-titré (du texte blanc sur du noir et blanc!) et c'est souvent lent, mais c'est fabuleux!
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