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Réforme + travail rémunéré + technologies du divertissement: de quoi s'inquiéter!
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Bien que je sois assez largement d'accord avec mon confrère Baillargeon, il faut penser que les dernières réformes, dans un esprit parfaitement libéral, ont été adoptées dans le but d'augmenter les chiffres en matière de diplômation, histoire de rendre le Québec plus ''alléchant'' sur le plan du développement des investissements financiers locaux et étrangers. De plus, cette obsession quantitative du taux de diplômation a été entérinée par les syndicats de l'enseignement et tous ceux qui ont vu dans cette entreprise de nivellement par le bas, la condition sine qua non de protection du réseau et des différents groupes de travailleurs qui y sont reliés. La fameuse pédagogie par projets a été vue comme un moyen de garder les élèves plus longtemps sur les bancs d'école à une époque où le taux de natalité n'a pas systématiquement augmenté depuis des années. Pour alimenter davantage cette inquiétude, il faut ajouter à cette précédente réalité les 15 à 20 heures de travail rémunéré qu'effectue une bonne majorité de cégépiens (nes) québécois (es). Et combien d'heures par semaine passent-ils aussi à pitonner sur leurs cellulaires de toutes sortes, IPod, Playstation, Home theatre, lecteurs portatifs de DVD, ordinateurs maison ou portables à ''communiquer'' sur Facebook, Twitter ou autres sites d'amitié à distance? Ils vivent dans l'instantané, le cyber-exhibitionnisme , le bavardage superficiel, la culture américanoïde et ses clichés, souvent sans mémoire et insertion réelle dans la grande communauté humaine et ses si pressants défis. Tous et toutes? Étant enseignant dans les cégeps depuis les années 1980, il m'arrive de plus en plus souvent de me faire demander, avec candeur et parfois même avec un filet d'arrogance, si ce que nous faisons en classe est important et si ça fera partie d'une évaluation. Les '' décideurs'' ont opté pour l'ouverture des portes du système éducatif et, la quadrature du cercle étant impossible, le monde de l'éducation a été forcé de s'adapter à ces objectifs plus économiques que profondément humanistes. Est-ce, comme le soutiennent ici mes collègues enseignants, une si grande catastrophe? Je crois qu'il va falloir attendre pour analyser les résultats globaux de cette orientation. Dans le quotidien du boulot, je vois heureusement beaucoup d'enseignants (es) prendre des distances face à l'idéologie pédagogique des conseillers et gourous du MEQ, pour offrir à leurs élèves des cours avec du contenu, des savoirs et des connaissances. On ne peut cependant pas nier qu'avec certains groupes, programmes ou cohortes, il y a de quoi s'inquiéter très sérieusement. La ''réforme de la réforme'' devra avoir lieu, mais il faut dire que cette valse macabre épuise le personnel et génère beaucoup de cynisme. Même si cela parait un truisme, le Québec éducatif implose sous cette bureaucratie déconnectée et non confiante dans le professionnalisme de ses éducateurs et éducatrices. Il n'est pas facile d'intéresser une jeune personne d'aujourd'hui à la logique d'Aristote, au principe d'incertitude ou à la naissance de l'industrialisation, quand il revient d'une joute de ''Prince of Persia'', d'un spectacle de L.J.Houde ou d'une avalanche de Speed Metal...
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Wilco: généreux et très professionnel, mais...
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Nous avons apprécié les deux compères qui ont fait une première partie en harmonie avec le spectacle principal, celui du groupe Wilco. Les six musiciens de Chicago ont offert au public montréalais un spectacle énergique, généreux et très professionnel. Ça sonnait plutôt bien mis à part, peut-être, les claviers qu'on entendait parfois un peu moins bien et la grosse caisse qui projetait un son mou et trop fort. Nous avons moins aimé le théâtre Olympia, qui entasse les spectateurs comme une armée d'asperges au premier plancher. Pas évident non plus, le vestiaire sis au sous-sol et avec un personnel insuffisant pour l'ampleur de la tâche. Bien sûr, il y avait tout un public de fans respectueux et qui connaissaient par coeur de nombreuses chansons du groupe. Mais aussi, quantité de gens se déplaçant et parlant sans cesse, pas toujours respectueux des autres spectateurs à l'étroit dans les vieux et inconfortables fauteuils de la mezzanine. Et que dire de ces mal élevés qui ne tiraient pas leur chasse aux toilettes et qui jetaient pailles, verres de bière vides et autres cochonneries sur les planchers? Bref, bonne soirée sur le plan musical, mais quel lieu et installations débandants! De quoi s'ennuyer du Gésu!
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Encore dans les sentiers de pépé Dada!
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Geneviève et Mathieu! Wow, quelle trouvaille! Des humoristes, des clowns, des demeurés? Quand va t-on se délester des costumes éculés du mauvais goût pseudo-iconoclaste pour se contenter de proposer quelque chose de musicalement significatif? Les Scofield, Ben Harper, Wilco de ce monde, ont-ils besoin de cette mise en scène, de cette mascarade kitsch pour nous envoûter de leurs volutes et savoir-faire musicaux?
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Afro-cuban All Stars
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Monsieur, Juste une petite mais non moins importante précision. À Cuba, le Son est issu de la partie orientale de l'île et de ses nombreux métissages, notamment européens. La Rumba, se retrouve davantage à Cardenas, Matanzas et La Havane. Elle n'a rien à voir avec ce qui s'est popularisé sous ce nom en Amérique du nord dans les 50's. Elle est typiquement afro-cubaine et bâtie autour de trois cycles rythmiques qui sont la Columbia, le Yambu et, le plus populaire, la Guaguanco. La performance est dansée, chantée et rythmée par les tambours batas, les claves, les tumbadoras, les cajones... Le groupe s'installe en demi-cercle, et le chant se déroule de manière antiphonale, c'est à dire appel du soliste et réponse du choeur. Les danseurs s'exécutent devant le demi-cercle formé par les chanteurs et percussionnistes. La rumba est directement liée à la culture Yoruba des Africains qui ont peuplé l'île contre leur volonté, dès le 17e siècle. Bien à vous, Michel Mongeau
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En deça des attentes créées par la pub!
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Bien entendu, il y a les ''vrais'' artefacts et quelques reconstitutions habiles mais, dans l'ensemble, nous savions l'essentiel de cette funeste traversée. À presque 25$ par adulte, sans l'audioguide évidemment, on aurait pu faire preuve de davantage de créativité!
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Joe Zawinul Syndicate
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Monsieur Boncy,
''le «mononc'» cancéreux de 75 ans'' : Quelle affreuse rhétorique et que d'indélicatesse!
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La blessure mutilante de Zoé Valdès
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Je n'ai pas encore terminé la lecture de La Fiction Fidel, de madame Zoé Valdès. Vivant en exil depuis une quinzaine d'années, Valdès souffre des mille et une blessures de son peuple essoufflé, sans oublier les affres du déracinement qu'elle, sa famille et les siens ont vécues dans leur tréfonds. C'est une artiste, une délirante comme elle le dit elle-même et qui fictionne la Fiction Fidèle avec rage, ressentiment, passion et manque de scientificité et tout cela, elle le reconnait. Cependant, le fond de l'affaire est incontournablement réel. L'obsession du Caballo pour le pouvoir, l'image, le mensonge, la cruauté cynique, l'auto-mise en scène narcissique... Et on ne peut oublier les crimes, ceux contre les corps et ceux contre les âmes. Il faut lire Matos, Arenas, Valls, Machover... pour découvrir, par-delà les impiétés grotesques et l'intoxication volontaire de la gauche complice, de Sartre à Ignacio Ramonet, pour pénétrer la souffrance, l'intolérance assassine de celui qui, pour le moins, a laissé se putréfier sa propre caste comme les Cienfuegos, les Matos et tous les autres sacrifiés ou accidentés de la montée au sommet du Lieder maximo. N'oublions pas la peur, la paranoïa justifiée, le manque de nourriture, d'eau, de vêtements, la crainte de tout perdre le peu qu'ils possèdent et que nous avons acceptés au nom de l'anti-impérialsme étasunien ou autres mirroirs aux alouettes dont nous ne semblons jamais rassasiés. Et le mensonge, le contrôle, la privation et l'indignité se poursuivent sous la gouverne du petit Fidel dangeureux sous ses allures de vieillard bon enfant. Mais diront certains et ils sont nombreux, ils ont un système de santé et d'éducation gratuit...Est-ce une alternative heureuse que de s'éduquer sans pouvoir décider de ce qu'on pourra faire de cette discipline acquise? Et le système de santé à trois vitesses du régime, qu'en dirait notre gauche québécoise en pantoufles ? Peut-on justifier toute cette misère qui dure depuis un demi siècle au nom des aquis idéologisés du castrisme? Monsieur le sociologue-des-medias aimerait-il aller partager le socialisme des Cubains de Canadon, Camaguey ou Habana Centro? Aurait-il l'impudence de dire à toutes ces familles que leurs malheurs constituaient une juste monnaie d'échange pour ces services publics que défendent âprement nos compagnons de route en sandales Birkenstock, attablés à une suave terrasse de la rue St-Denis?
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Entre l'inutile et le presqu'agréable
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Sans trop d'enthousiasme, j'ai vu hier soir le nouveau Star Trek. Je retiendrai de ce gaspillage de fric, les belles cuisses de Uhura, les images léchées de vaisseaux et de paysages non-terrestres, mais j'aimerais vite oublier les touches d'humour prévisibles, les sourires niais, les remarques sexistes et racistes du jeune Kirk qui nourrit le cliché d'une Amérique (USA), pérenne dans ses bêtises post-adolescentes, un Spock presque dévulcanisé et des sentiments brutaux de haine, de vangeance, sans oublier les creuses entourloupettes sur l'identité et la temporalité élastique. Ce n'est pas un navet mais ce n'est pas plus artistique qu'un show de Madonna!
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Je n'acheterai sûrement pas ce cd...
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Personne n'a encore fait comprendre à Miss Allen que la poésie, la chanson ou l'art en général, consistent à explorer le langage et les formes pour exprimer la vie intérieure ou l'expérience multiforme du monde? Personne n'a osé lui dire que les ''fuck you'' incarnaient le degré zéro de l'expression? N'y a- t-il aucun producteur artistique pour la renvoyer à sa table de travail? Pourquoi n'y a-t-il de critique pour déplorer cette petitesse poétique?
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La servitude volontaire, encore!
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Déjà, il y a plus de quatre cents ans, l'écrivain français Étienne de la Boétie, avait admirablement cerné les mécanismes de la serviture volontaire, lesquels expliquent pourquoi tout un peuple se soumet à la tyrannie de quelques-uns, fussent-ils des milliers. Sans jouer les prophètes de malheur, il est loisible de craindre le retour, un certain jour, de la calamité autoritaire parce que, hélas, les peuples refusent de se plier à la discipline du souvenir et de la réflexion. La démocratie survivra-t-elle à la molesse citoyenne et intellectuelle qu'elle génère? La jeunesse numérique, hédoniste et individualiste montante, saura- t-elle préserver les conditions de la vie démocratique?
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Encore une métamorphose du Roi Égo?
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Suis-je le seul à en avoir absolument marre des métamorphoses de ce personnage imbu de lui-même et obsédé par l'idée d'être sans relâche sur la scène médiatique? J'aurais tendance à lui dire: ''shut up and play your damm guitar''
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Un R & B au blues fluet
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Nous étions au spectacle de Coral Egan et son quartet, celui du samedi 28 juin. Le TNM était plutôt plein d'un public enthousiaste en ce début de festival. Le son était bien balancé mais un peu trop feutré et timide pour une soirée R&B. Coral est belle, énergique et chante avec force et chaleur. Elle aurait cependant avantage à travailler ses échanges avec le public entre les pièces musicales. Ça manque de profondeur et tourne trop à la confidence bon enfant. J'ai été sidéré de voir que Bacoulis, le bassiste, n'avait pas apporté sur scène un second instrument, un ''back-up'', au cas où il se passerait quelque chose comme un problème électrique ou une corde qui lâche durant une chanson. Le batteur, Sam Harrison, a vraiment pris du métier depuis ses plus jeunes années aux côtés de Steve Hill. Quant au guitariste, dont le nom m'échappe, sa contribution vocale s'est révélée très convaincante, en dépit de son jeu de guitare qui manquait de conviction. En passant, depuis quand fait-on un concert de R&B avec une Gibson Les Paul? Discrète mais agréable était la participation de la choriste et pianiste par moments. Coral se débrouille fort bien au piano et à la guitare acoustique. Mais et il en fallait bien un de ces mais pour équilibrer cette critique, je me suis un peu ennuyé à ce spectacle trop clean, trop chanson, trop ''positif'' pour s'installer dans un FIJM. Pas de solos, pas d'improvisation ni d'échanges fous et complices entre musiciens, rien que des chansons, certes bien livrées et éloquemment accompagnées, mais le tout manquait d'aspérité, de distorsion un peu sale et de wah wah invitant, de B-3 loquace et de basse virile et contagieuse. Heureusement, la belle n'a que trente-quatre ans et encore moult opportunités de nous faire chavirer. Ah, j'oubliais de mentionner que les chorus aux saxophones de monsieur Papasoff, étaient bienvenus mais un peu tardifs pour faire lever le spectacle.
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Non, je n'irai pas voir Buddy Guy!
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Parce que j'ai trop peur qu'il se mette à cabotiner, se promenant dans la foule comme une rock star en mal de fusion affective. Ou encore qu'il s'emploie à imiter les Hendrix, SRV ou autres gourous de la six cordes en émoustillant les comportements pas toujours les plus élégants d'un public qui en redemande bruyamment. Que se passe t-il avec Buddy? Manque de focus, trop de confiance, trop préoccupé par son Club de blues ou sa ligne de vêtements ou encore ses multiples ''endorsements''? Pourtant, il a montré à moult reprises ses grandes qualités de guitariste, notamment avec son jeu unique aux doigts de guenille, de même que sa façon très ''preacher'' de chanter et de mimer les ''slow blues'', lesquels lui donnent un charisme scénique convaincant et touchant. Parfois, le grand Buddy nous donne l'impression qu'il a encore le blues au coeur et qu'il a envie de partager cela d'une manière authentique, que ce soit sur disque ou en spectacle. À vous donc d'évaluer le risque...
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Un prix bien mérité
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Comme les Scofield, Brecker ou Wilson les années précédentes, le choix de Mike Stern pour le prix Miles Davis du FIJM 2007, en constitue un de tout à fait pertinent. Ce prix souligne la créativité, l'imprévisibilité et l'ouverture d'une démarche musicale jazzistique. Stern a tout un parcours malgré la continuité de son langage ou le bop, le rock et la musique du monde se conjuguent. Sur scène, il se révèle peu loquace et très réservé, voire même presque timide. Comme Miles, il sait dénicher le ''talent'' et monter des projets diversifiés. Il n'a pas, cependant, l'audace et la folie de Scofield, son ex-confrère du temps de Berklee, lequel accorde plus d'importance à l'exploration sonore tous azimuts, n'hésitant pas par exemple à gratter les cordes avec ses ongles ou utiliser toute une batterie de pédales d'effets et de de ''loopers' peu fréquemment usités dans le jazz. Mais ce genre de types ne suit pas la parade, il la conduit et nous habitue à l'inhabituel. Avec Stern, ce sera toute une belle semaine avec la série Invitation. En passant, son dernier cd Who let the cats out, me parait l'un de ses meilleurs depuis plusieurs années. Bon festival!
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Le renouvellement du centre-gauche: une démarche nécessaire
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Avec l'article de François Rebello, vous fournissez du carburant, vert espérons-le, pour un débat plus que nécessaire. Les partis politiques et leurs programmes ont constamment à se réajuster aux réalités qui nous influencent. La comparaison avec la scène française est intéressante, bien que nos deux réalités soient assez différentes. Le thème de l'identité, par exemple, n'y a pas les mêmes résonances et implications. De plus, quand on parle d'éducation, de fiscalité, de transport ou de travail, nos réalités comportent de significatives différences. Ceci étant dit, une politique de gauche implique encore une priorisation des valeurs humanistes de solidarité, de partage, de sollicitude et de responsabilité sociale évidemment, à la lumière de nos expériences fructueuses et infructueuses. Par exemple, cela implique un interventionnisme étatique raisonnable et bien administré, lequel doit privilégier l'égalité des conditions pour les citoyens et non un improductif support de la facilité et du manque de rigueur. Par exemple, on doit aider les étudiants dans leurs études post-secondaires, quelle que soit leur provenance socio-économique, ce qui ne veut pas dire que nous devrions abaisser nos critères de réussite, afin de faire ronronner le système et nous en péter artificiellement les bretelles. Oui, la gauche tire une partie de ses idées chez Jean-Jacques Rousseau lequel, soit dit en passant, n'a pas pu légitimer la révolution française, puisqu'il est mort en 1778 et que celle-ci s'est produite en 1789. Peut-être, l'auteur voulait-il dire que certaines idées de son Contrat Social ont trouvé des échos dans le processus révolutionnaire menant à la 1ère République? Si nous voulons faire face aux grands et beaux défis qui se pointent, il va nous falloir un bon lot de maturité et de réalisme, ce qui veut dire qu'il nous faudra lâcher un peu nos clowns, nos chanteuses et nos télé-réalités. Nous devrions agir pour mériter notre avenir et éviter la politique par ressentiment.
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