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Castration publique
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J'ai lu quelques commentaires des lecteurs sur cette pièce et je suis éberlué par tant d'énormités. Ainsi selon certains lecteurs, les hommes se prouvent avec leur queue, ricanent comme des jeunes cons dès qu'on aborde le sujet de la sexualité, l'homme est immature, compétitif, égocentrique; toujours par rapport au sexe.
Je crois qu'on a beaucoup trop lu et entendu de ragots haineux empreints de mysandrie de la part de toutes les Lise Payette de ce monde. On en est même rendu à s'autoflageller (j'ai remarqué que les commentaires les plus douteux avaient d'ailleurs été écrits par des gars) tellement nous sommes conditionnés à cette pensée que le mal a une flèche pointée vers le haut et que le bien a une petite croix pointée vers le bas.
Loins de moi l'envie de victimiser l'homme, c'est biende notre faute si on se laisse varloper de la sorte sans la moindre réaction. Les pubs, le téléromans et les films du Québec nous exposent constamment des personnages masculins mous, cons, violents, infidèles, mauvais pères, etc... Faites le test, trouvez un film, autre que Gaz Bar Blues, où l'on voit, dans la vie quotidienne, un bon père normal qui ne boit pas, n'est pas un attardé et s'occupe de ses enfants. Il n'y en a pas beaucoup.
Les conversations les plus crues et vulgaires que j'ai eues sur la sexualité, je les ai eues en présence de trois jeunes demoiselles. Ce n'est pas une raison pour dire que toutes les femmes ne font que parler de la longueur de l'outil de leur partenaire, de la durée de la relation sexuelle et de la qualité de leur orgasme. Les jugements gratuits et sans fondements finissent, à la longue, par faire du tort au groupe de gens qui en sont victimes.
Cette pièce n'est rien d'autre qu'un bon divertissement qui expose un point de vue sur la sexualité. On peut aller s'amuser et débattre du sujet dans la bonne humeur sans s'acharner sur les hommes. Il y a plus d'Yvon Deschamps (l'homme et non le personnage) que de Jean-Paul Belleau au Québec.
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Régression
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Sûrement la pire déception de mon année cinématographique, Camping Sauvage n'est rien de plus qu'un gros navet. La réunion à l'écran des quatre membres de RBO n'aura été qu'un pétard mouillé sans saveur composé d'une suite paresseuse de gags poches et prévisibles. Avec tout le talent réuni dans cette production, on est vraiment en droit d'être profondément déçu.
Je m'en allait au cinéme en me remémorant des sketches comme anti-palestine, l'assemblée nationale et Ultramarde qui frappaient là où ça fait mal. Il y en avaient d'autres qui nous fesaient rigoler à coup sûr comme All-Brun, Voyage au fond du fleuve et La grosse gélatine au chalet. À l'époque, RBO n'avait pas d'égal au niveau de l'imagination. Ils choquaient, suscitaient le débat.
Je suis sorti de la salle abasourdi par le vide de cette heure et demi longue et pénible. Je n'ai rien contre les comédies grasses, même que j'aime bien les boys, American Pie et Bachelor Party de ce monde, mais il faut du rythme, des personnages attachants et un soupçon de folie bien dosée. Camping Sauvage ne comporte aucune de ses qualitées. Il faut plus que des ensembles rose nanane, un bègue, des jokes de nain et un caméo de Sylvie Léonard (inutile) pour me faire rire.
En gros, emmerdement garanti et argent non remis pour un film qui aurait dû être bien meilleur.
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Du vent
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Serge
Le consensus reste une chose très rare dans notre société. On pourrait même dire que le peuple Québécois, qui élit un gouvernement souverainiste au fédéral après avoir voté contre l'indépendance par exemple, est profondément marqué par les divergences d'opinion.
Cependant, on assiste en ce moment à un mouvement de l'opinion publique et médiatique qui fait véritablement l'unanimité. J'ai rarement vu autant de gens avoir la même opinion sur un sujet d'actualité. Tous s'entendent sur le fait que tu doit disposer, partir, démissionner, te faire sacrer dehors (difficile quand tu es président d'une entreprise), abandonner, laisser la place à quelqu'un d'autre, prendre ta retraite, quitter, etc...
Tu saisis?
On a tellement lu et entendu de raisons pour que tu cède le flambeau depuis des années que te les rappeler serait inutile. Si tu ne le sais pas aujourd'hui, tu ne le saura jamais.
Je voudrais juste mettre l'accent sur un point précis. Souvent lorsqu'on est isolé et qu'on a le sentiment que tous s'unissent contre soi, on a souvent le réflexe de se convaincre que nous avons raison et que tous ont tort. Je t'assure Serge, ce n'est pas le cas.
Jadis, tu as été quelqu'un de respecté dans le paysage cinématographique québécois mais tu es aujourd'hui un boulet. C'en est même embarrassant. Ile te reste cependant une chance de sauver l'honneur et c'est en quittant ton poste le plus vite possible. Dès aujourd'hui si possible.
On t'en serait tellement reconnaissant.
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Dificile à digérer
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C'est pas facile.
Je n'aurais surtout pas voulu être la place du réalisateur et avoir à justifier mon film.
Imaginez, tu prends dix ans pour faire un film, tu le présentes devans une foule gonflée à bloc à qui l'on dit que c'est presque un chef d'oeuvre (come on Mitch) et les 9/10 de la salle se tire avant la période de questions.
Ouch!
La foule de Fantasia a tranché
Plutôt difficile à digérer À Journey into Bliss.
Pour ma part, j'ai trouvé ça poche et long (même pour un film de moins d'une heure trente.)Sans tant de louanges, je me serais attendu à moins et j'aurais certainement mieux apprécié.
Fantasia nous a fait découvrir grand nombre de longs et de courts métrages, peu connus, d'une grande qualité (plus que tout autre festivals montréalais à mon avis), mais nous fait perdre notre temps à de rares occasions.
Si j'avais vu bon nombre de mauvais films, je n'aurais pas autant buté sur celui-ci.
Dans un monde où les gens votent Libéral pour ne pas voter Conservateur, on peut considérer ça comme un compliment.
Un mauvais film sur trente (que j'ai vu), c'est tout une moyenne. C'est mieux que celle de José Théodore.
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Orgasmes cinéphiliques
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Fantasia c'est un peu comme l'opposé du Parti Libéral, tu penses avoir vu le meilleur et le lendemain, tu vois encore mieux.
Pour tous ceux d'entre vous qui n'avez pas eu la chance de visionner Killing Words, je vous plaint. Si j'avais pu écrire un scénario aussi bien foutu une seule fois dans ma vie, je pourrais mourrir en paix. Je n'ai jamais vu un huis clos (en deux endroits) filmé avec autant de classe et de richesse. Le thriller espagnol, malmené de puis Aménabar et Balaguerro, renaît de ses cendres.
Je tente également de me remettre du sublime The Uninvited, qui possède sensiblement les mêmes forces que Killing Words additionné d'images troublantes qui sortes de nulle part au milieu d'une ambiance d'une lenteur et d'une beauté enivrante. Enfin un film d'horreur d'Asie qui ne se vautre pas dans le sous-Ring.
Je voudrais bien vous entretenir d'autres bijoux visonnés au festival mais j'ai un bus à attraper. Je me sens comme un ti-cil qui se tappe une journée d'un mois à la ronde. Beaucoup de lignes d'attente, ingurgitation abusives de cochonneries mais rien pour frainer ce besoin d'émotion fortes qui vous foutent un sourire béat au visage. Vous devriez me voir, on dirait que je me suis fait faire un face-lift.
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Plusieurs coups de coeur, une déception
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Mon premier coup de coeur de cette semaine inaugurale de Fantasia 2004 est un film policier retraçant l'histoire du premier cas de tueur en série (en 1986) dans une région rurale de Corée du Sud. Memories of Murder est un film intelligent et sans violence qui évoque très bien le contexte d'opposition entre les méthodes brutales des policiers de la vieille école (fabrication de preuve, torture, etc..) et les méthodes plus théoriques d'un enquêteur de Séoul sur fond de fin de régime de dictature militaire où les autorités étaient plus occupées à casser des manifestations qu'à coincer un meurtrier sanguinaire. La finale nous laisse pantois.
Autre film des plus agréable à regarder, Battelfield Baseball restera à jamais gravé dans ma mémoire comme l'une des productions les plus délicieusement absurde jamais vue. Produit par Kitamura (Versus, Azumi, Aragami, Alive), Battlefield met en vedette le roi du surjoué Tak Sakaguchi qui livre encore une performance hilarante. Les propriétaires des Expos devraient visionner ce long métrage, c'est peut-être le seul moyen d'ammener du monde au Stade Olympique.
Dans un tout autre ordre d'idée, Haute Tension d'Alexandre Aja commence en force, au point de se demander si nous ne sommes pas en train d'assister à la naissance d'un classique moderne du bon vieux slasher, un genre qui en a pris pour son rhume au cours des dernières années avec des productions toutes aussi insipides les unes que les autres, avant de sombrer dans un punch final ridicule au possible. Très, très très dommage. Mérite tout de même d'être vu ne serais-ce que pour les performances de Cécile DeFrance (L'Auberge Espagnole) et Phillipe Nahon (Seul contre tous)
Finalement, je me dois de souligner le pitoyable A Journey into Bliss. Je me demande encore comment un film qui ne dure même pas une heure quart peut sembler aussi long et pénible. J'aime beaucoup les productions comico-trash-kitsh mais pas à ce point là. Un peu plus et je sortais.
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L'hypocrisie
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Je trouve plutôt rigolo de lire certains commentaires des lecteurs qualifiant Ron Jeremy de gros porc et de pas de tête. Il est vieux, laid, gros et moustachu, mais il a réussi à amasser une petite fortune en baisant nombre de femmes beaucoup plus belles que lui. Il n'est jamais tombé dans l'enfer de la drogue ni commis de crimes graves comme les préjugés (souvent vrais aparemment) sur les stars du porno nous laissent croire. On dit même qu'il est gentil, affable et respectueux. En gros, c'est un gars comme tout le monde (à quelques pouces près) qui a marqué son domaine au point de devenir une sorte de légende vivante.
Pourquoi tenter de le démolir en le traîtant de tous les noms? On a tous vu un film mettant en vedette Jeremy. Si nous n'étions pas là pour regarder, la production arrêterait. Cessons d'être hypocrites et réjouissons nous du passage de ce Michael Shumacher de la porno.
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Mémoire & Racines
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Je pourrais chiâler. Dire que les gens d'ici (en général) méprisent leur musique traditionnelle contrairement à des pays comme l'Irlande. M'outrer de la condescendance de certains journalistes envers cette musique (Laurent Saulnier a dit il y a quelques années qu'il fallait sortir La bottine souriante de leur ghetto alors qu'ils avaient performés au Canada anglais, en Écosse, en Espagne, en Angleterre, aux États-Unis, dans les pays scandinaves, etc... Faut vraiment avoir la tête où vous pensez pour dire des conneries pareilles). Etc...
Je voudrais plutôt parler du festival Mémoires & Racines qui a lieu à Joliette du 23 au 25 juillet. Ce festival nous propose de la musique traditionnelle du Québec principalement, mais aussi des USA, d'Europe de l'Est, d'Asie et d'Amérique du Sud. Un événement en plein air qui nous propose une programmation plus qu'excellente.
Des spectacles de contes de Faubert et un spctacle des Charbonniers de l'enfer en plein air, sous une tente et sans micros.
Jean-François Bélanger, Dave MacIsaac, La volée d'castors, Les chauffeurs à pieds, Manigance, André Marchand et Grey Larsen (Ils ont fait un des meilleurs albums de musique traditionnelle que j'ai entendu et présentent un nouvel album. Inespéré).
Ajoutez les ateliers de flûte, de guitare, de violons, de contes, de chansons d'ailleurs et d'ici et vous ne serez certainement pas déçus. C'est le bijou peu connu du Québec.
La musique traditionnelle se porte très bien. Il faut juste porter attention.
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Le meilleur festival de cinéma à Montréal
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Un énorme bravo à Fantasia qui a encore une fois réussis à nous concocter une programmation hors pair sans l'ombre d'une aide d'aucun palier de gouvernement (fédéral, provincial, municipal). Les préjugés envers le cinéma de genre reste bien encré chez les décideurs malgré l'engouement remarquable des fans montréalais (30 000 billets vendus le premier jour ce qui fait de Fantasia le deuxième festival le plus populaire après le FFM). Une autre preuve que le pouvoir ne représente aucunement la population qu'ils sont supposés servir.
La programmation offerte cette année part encore une fois dans tous les sens. On Passe d'une histoire d'amour multiethnique à la sauce bollywood (Gate to Heaven) à un bon vieux slasher d'une brutalité peu commune (Haute Tension) en passant par les fantômes (Ju-On, The Uninvited, Oan Hôn), les émissions pour enfants (Hello Kitty, Joe 90), les animations (du Japon, de la Corée du Sud, de France, des USA et d'ici), les films de baston (de partout), les monstres qui saccagent des maquettes (GODZILLA!!!!!!!!!!) et tellement plus. On ne peut certainement pas blâmer l'équipe de programmation du festival de manquer d'ouverture d'esprit.
Mené par une équipe sympathique qui ne se prennent pas du tout au sérieux, ce qui est très surprenant dans ce milieu, Fantasia garde toujours son côté un peu broche à foins qui lui donnent tant de charme. Ils aiment le cinéma qu'ils présentent et ça paraît. Les innombrables retards représentent un bien mince inconvénient comparé au plaisir qu'on peut éprouver à assister à tant de bons films de tant de pays de tant de genres différents.
J'ai eu la chance de visionner Ju-On de Takashi Shimizu (qui aura son remake ricain réalisé par Shimizu lui-même et produit par Sam Evil Dead/Spider-Man Raimi) lors de ma première soirée Fantasienne. On retrouve encore une fois beaucoup d'éléments du déjà classique Ringu, mais le tout fonctionne à merveille. Les frissons viennent si souvent que s'en est gênant. Fun garanti.
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Moore évite le piège de la démonisation.
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La principale force de Farenheit 9/11 réside dans le fait que Michael Moore n'a pas tenté de démoniser George W.Bush. Le président a plutôt l'air un peu crétin, presque sans défense, devant toutes les responsabilités que lui confère son poste. Sans personne pour lui sussurer les réponses, il reste de glace, le regard vide.
Beaucoup de documentaires sur des hommes politiques sont tombés dans le piège de la démonisation. Cette pratique tend à réduire la crédibilité du film en rendant le personnage plus grand que nature de sorte qu'on se croirait devant un super vilain tout droit sorti d'une BD de Marvel Comics. Du coup, on perd les véritables enjeux qui ont menés un personnages historique à poser des actes répréhensibles. Par exemple, si Moore avait décider de faire passer Bush pour un maniaque belliqueux qui voulait détruire l'Irak, on aurait raté les véritables motivations tournant autour des capitaux saoudiens investis aux États-Unis (ils possèdent 7% du pays) et des liens unissant la famille Bush avec la famille Ben Laden et les riches pétroliers d'Arabie Saoudite. Sachant ses faits, nous comprenons mieux pourquoi tant de hâte à dénicher un bouc émissaire, car un conflit armé avec l'Arabie Saoudite aurait terriblement nuit et aux États-Unis, et à la famille Bush.
Avec son savant dosage d'humour, de faits percutants et de drames humains vécu par des citoyens ordinaires, Michael Moore a encore une fois pondu un documentaire divertissant qui touchera un très grand nombre de personnes aux États-Unis comme ailleurs.
J'aimerais d'ailleurs lui proposer de faire un documentaire sur le scandale des commandites et de l'implication de Paul Martin. Si il est réélu ce soir, on aurait une chance de s'en débarasser dans quatre ans. Come on Michael, le Canada a besoin de toi.
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Aux nouveaux détracteurs de Michael Moore
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Je suis d'accord avec la critique de Martineau mais j'ai un petit problème avec certains commentaires de lecteurs.
Premièrement, un documentaire ce n'est pas un reportage. Vous pensez vraiment que Richard Desjardins n'a manipulé aucun fait dans L'erreur boréale? Il faut faire la différence entre documentariste et journaliste. Un documentariste émet une opinion et se sert de ses intervenants pour appuyer celle-ci.
Deuxièmement, à ceux qui reprochent à Moore de faire du vidéoclip, je répondrais que le film Pour la suite du monde restera toujours un chef d'oeuvre, mais si tu veux toucher un grand nombre de gens en l'an 2004, faut que ça fesse. Le film de Perreault a beau avoir toutes les qualitées du monde, il ne fera jamais courir les foules.
Finalement, j'ai cru remarquer que depuis la percée fulgurante de Michael Moore suite à son excellent Bowling for Columbine, de plus en plus de gens le critiquent. Comme si le fait que la masse l'apprécie le rendait moins cool. On a vu ça souvent auparavant des artistes se faire varloper par leurs anciens admirateurs à la seconde qu'il jouissent d'une grande popularité. Quand on se croit supérieur à la majorité, c'est dur d'avoir les mêmes goûts que la masse.
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Falardeau d'hier à aujourd'hui
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Mon esprit critique s'est formé, dans ma tendre jeunesse, grâce à Rock et Belles Oreilles et à Pierre Falardeau. Je me bidonnais devant le gros Bob Gratton qui tentait de déplier sa chaise de plage, devant les répliques salées agrémentées de sacres (hi hi hi il dit calisse) et devant le slapstick virtuose de Julien Poulin.
En vieillissant, j'ai appris à apprécier les séquences que je ne comprenais pas auparavant, en particulier celle où Gratton et le photographe, interprété par Falardeau lui-même, jasait de leur vision du Québec. Le deuxième degré prenait place et je m'outrais des propos racistes du p'tit gars de Brossard et du maire corrompu et mafieux.
J'ai ensuite visionné tous les films de Falardeau auxquels j'avais accès. Octobre reste un de mes films québécois favoris. J'ai lu ses livres et je regardais toutes les émissions qui l'acceuillaient. Je vouais à Falardeau le plus grand respect.
Aujourd'hui, je voue toujours un grand respect à l'oeuvre du bonhomme, mais ce dernier a maintenant une tendance à m'énerver un peu. Cette manie qu'il a d'insérer une citation au début et à la fin de chacun de ses films et qui semble dire "Si t'es trop cave pour avoir compris mon film, c'est ça que je voulais dire.". Je n'ose même pas parler de la fin de Miracle à Memphis qui constitue, à mon avis, l'une des plus belles insultes à l'intelligence du public jamais insérée dans un long métrage. Ses sorties manquent soit de pertinence, comme celle contre le fait que Plume Latraverse participait à la fête du Canada, soit de respect, comme sa sortie où il vomissait sur un Claude Ryan fraîchement décédé.
Falardeau reste un personnage essentiel du paysage artistique québécois, mais ses visions rétrogrades, sur l'indépendance entre autre, sont loin d'aider les causes qu'il défend. Je vais probablement aller voir son dernier Gratton, par respect pour l'original,mais j'irai en me disant que je vais probablement perdre un peu plus de respect pour une de mes idoles de jeuness
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Artiste marquant de notre époque.
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Qu'on soit en accord où qu'on soit en désaccord avec les propos et les méthodes de Michael Moore, on doit quand même se rendre à l'évidence que ce gars là reste un personnage marquant de notre époque. Il a réussi à ériger une barrière entre peuple américain et gouvernement américain dans l'opinion des gens à travers le monde. On parle de moins en moins du peuple US comme étant de sombres crétins et c'est tant mieux.
Ensuite, il a ouvert les yeux de ses concitoyens sur le vrai pouvoir qui dirige leur pays. Comme beaucoup de gens l'ont dit, le fait que Moore soit lui-même américain donne une grande crédibilité à ses actions mais, en même temps, l'expose aux menaces des apôtres du patriotisme aveugle. C'est ça qu'on appelle le courage je crois.
Dans le années à venir, on associera inmanquablement le nom de George W. Bush à celui de Michael Moore dans les cours d'histoire. La différence cette fois c'est que l'ennemi du président sera l'ami du peuple, contrairement aux Saddam, Castro et autres Staline qu'on pouvait démoniser souvent à raison.
Si Bush n'est pas reporté au pouvoir, ce sera la faute du président lui-même et de ses conseillers. Cependant, on dira toujours que Moore y est un peu pour quelque chose. Imaginez le nombre de financiers qui perdront des milliards en se disant que c'est la faute du cinéaste. À sa place, je me cacherais comme Ben Laden, lui il pense à faire un documentaire sur le conflit en Israël. Je ne connais pas beaucoup d'artistes qui ont un tel culot.
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Killer clown from western Canada
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Il se dit tellement de conneries depuis le début de cette campagne électorale qu'on se demande si la psychose collective qui nous accable pourra se guérir un jour. Stephen Harper contre le droit à l'avortement, Paul Martin en faveur de la pornographie juvénile etc...
Pensez-vous vraiment que Harper va enlever le choix des femmes? ce serait un suicide politique sans précédent. L'ambiguité qu'il entretient sur le sujet ne vise qu'à garder l'appui de certains farmers de l'Alberta qui voudraient vraiment enlever ce droit fondamental, that's it. Il pourrait être en faveur de l'excision tant qu'à y être.
à trop démoniser un gars, on en vient à perdre le fil qui conduit au vrai problème. Les idées de Harper, ainsi que celles qu'on lui met dans la bouche sans qu'il les ai dites, trouvent véritablement écho dans certaines régions canadiennes. Le chef conservateur, et tous les autres, bâtit sa campagne sur les bases de l'offre et de la demande. Je veux l'appui d'une partie du Canada, je leur offre le discours qu'il veulent entendre même si je n'ai jamais eu l'intention de tenir ces promesses. Ça marche comme ça depuis loooooooongtemps.
Le plus bel exemple c'est Gilles Duceppe qui nous l'offre. J'ai écouté les deux débats, et je n'ai jamais entendu le chef bloquiste parler d'autre chose que du Québec. C'est comme si il n'avait aucune opinion sur aucun enjeu concernant un autre endroit du pays. Il ne parle que du Québec parceque c'est le seul endroit qui peut lui donner des sièges au parlement.
Toute cette mascarade n'a offert aucun débat d'idées. Attaques personnelles ridicules, on joue avec les déclarations pour faire trébucher l'autre, promesses farfelues et petit bain de foule pour faire croire qu'on nous écoute. Si c'est ça la démocratie, je continue à passer mon tour.
En passant,à ceux qui disent que je n'ai pas le droit de chiâler parceque je ne vote pas,je veux rappeler que je paie des impôts donc que j'ai les mêmes droits ceux qui votent pour le moins pir
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Élection fédérale sur fond de concours de beauté
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C'est un peu exaspérant cette manie de voter pour un chef et non un parti. C'est une élection et non un concours de personnalité. Si je vote pour le NPD, ce sera pour les idées véhiculées par le parti et non pour la bouille du patron. That's it, that's all.
Ça me fait un peu peur de voir à quel point beaucoup de gens s'attardent plus sur l'image que sur le discours. La façon de dire les choses devient plus important que ce qui est dit. Cette attitude est dangereuse.
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