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Luminosité
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La mise en scène lumineuse de Robert Lepage de l'oeuvre de Bartok a ébloui les spectateurs lors de la première représentation à l'ODM. Les magnifiques chanteurs habitèrent leur personnage avec toute la compréhension du drame et l'OSM joua divinement en appuyant de façon exemplaire ce qui se passait sur scène. Donc la symbiose entre tous ces artistes nous a procuré une soirée mémorable. J'ai aimé le décor et les éclairages subjectifs qui venaient souligner l'histoire et qui confinaient l'action enfermant les protagonistes en un lieu sans issue. Les chanteurs avaient une présence imposante et campaient admirablement ce drame avec toutes les subtilités nécessaires. Lepage a réussi à nous donner le goût de cette oeuvre et on souhaite ardemment son retour...Le Schoenberg aussi était percutant et déstabilisant, nous étions loin de l'opéra conventionnel. La musique de Schoenberg n'a rien d'ordinaire et la chanteuse a brillé dans ce déferlement de notes qui envahissait l'espace et résonnait longtemps en nous. Ici aussi l'interprétation qu'en fait Lepage impressionne et nous amène ailleurs qu'en l'endroit proposé par le compositeur mais on y va et on en revient estomaqué.
L'opéra de Montréal nous donnera peut-être d'autres incursions dans des chemins moins fréquentés, qui sait "Le grand macabre" de Ligeti ou "Lulu" de Berg ....
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Un bel après-midi
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Le LMMC invitait le quartet Auryn pour la deuxième fois et on espère qu'il reviendra souvent enchanter nos après-midi . Hier, il nous a fait oublier le froid persistant et la grisaille de cet hiver qui ne veut pas finir. Leur choix musical m'a ravi et j'ai aimé l'engagement de tout instant que les musiciens adoptèrent. La salle d'ailleurs respecta ce choix en écoutant dans un silence quasi-religieux tout le programme.
Le dernier quatuor de Mendelssohn ouvrait le récital et on entra allégrement dans ce qui allait devenir un moment intense et engagé de musique. Puis, le dernier quatuor de Bartok avec ses chemins sinueux mais ô combien ontéressants et que le quartett a rendu d'une juste façon. Beethoven termina ce concert et on vécut une symbiose extraordinaire entre ces musiciens . Leur concentration fut totale et nous donnèrent des instants de pure joie.
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N'oublions pas qu'il est plus facile de vendre.....
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M. Nagano ne sera pas le seul décideur à l'orchestre symphonique, en fait le vrai responsable de la programmation est malheureusement l'argent! En effet, il est beaucoup plus facile de vendre des 9e de Beethoven et le sempiternel Boléro de Ravel que de nous faire connaître des compositeurs qui méritent de sortir de l'ombre. De plus la direction actuelle de l'OSM est très frileuse et veut vendre à tout prix. Il faut voir l'emphase mit sur les week-ends POP au détriment de tout autre concert de la saison... Le public aussi, ou du moins la majeure partie, ne veut rien entendre que des noms connus, vénérés et faire bon ton au lieu de découvrir des compositeurs qui passeraient aussi bien la rampe que les habituels mais on n'aime pas beaucoup sortir des sentiers battus, prendre des risques. M. Nagano fait beaucoup de musique comptemporaine et j'espère que son contrat lui permettra de déroger de temps à autre à Beethoven, Mozart, Ravel et les autres et invitera aussi d'autres solistes que ceux qui reviennent ad nauséam à l'OSM.
Il existe plusieurs horizons et comme la direction de l'OSM se glorifie de la qualité de nos musiciens, je suis tout à fait en accord avec elle sur ce point, il faudrait qu'elle leur donne l'occasion de se mettre en valeur autrement que maintenant. Il faut oser et innover pour conquérir l'excellence et se démarquer de tous les autres orchestres. Autrement dit, il faut se diversifier et élargir notre palette afin d'approfondir notre connaissance, nous en ressortirons plus connaisseurs et peut-être un nouveau public envahira les salles de concert...
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