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Normand Paquette
Normand Paquette
août 2004 - Messages
26 août 2004, 5:19
Maintenir le cap
Il est intéressant que des intervenants continuent de se mouiller politiquement et ce malgré la campagne de salissage dont ils font l'objet de leurs opposants. Aux États-Unis ceux qui osent appuyer Farenheit 9-11 reçoivent leur lot de quolibet et d'insulte quand ils ne se font pas montrer tout simplement la porte. Intéressant les passins que suscitent ce film et je crois que c'était justement le but de Michael Moore, faire en sorte que les gens s'interrogent. Personne ne détient la vérité absolue mais le film démontre une tendance et une convergence des biens nantis de ce monde qui sont prêts à tout pour s'approprier la richesse et le pouvoir. Toute cette magouille m'a profondément écoeuré et en même temps j'ai souhaité que ce film soit vu par le plus de gens possible en me disant qu'il est impossible de rester insensible devant cette démonstration de corruption planétaire. Ça commence à porter fruits et W. Bush doit sentir la hargne se lever parmi la population. J'espère que le questionnement des gens se poursuivra et alimentera les prochaines élections américaines et que la victoire du prochain président ne sera pas due à une suite de quiproquos comme celle éhontée de 2000...
23 août 2004, 3:59
Truculent!
La truculence est le qualificatif qui me vient à l'esprît lorsque je pense à ce film. Verdeur aussi, un film phare parce-que troublant, un film culte car Mankiewicz est mort si jeune, un film important car il vient du monde de Réjean Ducharme, un monde intransigeant, dur mais si vrai. Le duo Laurier-Tifo représente à merveille l'univers Ducharmien, cet amour-haine qui habite toute son oeuvre. Mankiewicz apporte à Ducharme la force visuelle. Sa direction est percutante, les personnages sont tellement vrais, tellement universels. Il ne s'agit pas ici d'un film québecois mais d'un film tourné au Québec et plein d'une vérité universelle. Les dures relations humaines! L'amour-haine à son meilleur et à son plus souffrant car c'est pénible un amour total, ça implique le don de soi et l'acceptation de l'autre comme il est. Ce film est surtout la découverte d'un talent pur : Laurier! Une actrice complètement ancrée dans son rôle et qui resplendit sur l'écran, on y croît et on y est avec elle dans cet univers viscéral. Louez-le!
23 août 2004, 3:44
Splendeur
Des paysages extraordinaires servent de décor à ce film. La Chine resplendit à travers ces images à couper le souffle! Un décor naturel d'une grande beauté qui vient appuyer le propos du film et nous donner envie d'y courir. Un film qui fut d'abord un bon roman et qui prône l'évasion des conditions parfois misérables que la vie nous apporte par le rêve grâce aux livres. La lecture comme lieu ou yout est permis, ou l'imagination règne en éloignant la dure réalité. L'amitié et l'amour sont aussi très présents dans ce magnifique film. Un dépaysement total pour nous, américain du nord, qui trouvons là une contrée majestueuse et des habitants attachants et charmants. Une autre vie, loin de nos préoccupations et de notre quotidien. Non pas que j'échangerais le mien pour le leur car je crois que nous vivons beaucoup plus librement ici, mais cette histoire nous donne quand même une leçon de vie.Nous pouvons constater que bien souvent nos plaintes sont ridicules si on les compare. Mais il s'agit d'une toute autre réalité, retenons seulement le pouvoir d'évasion de l'imaginaire...
22 août 2004, 5:35
Désespérant
Dieu que les années quatre-vingts furent dures . Le monde s'est perdu dans la surconsommation des drogues et en allant trop loin dans ce qu'il croyait la liberté. Ce film démontre le chaos et enseigne qu'en choisissant le chemin de la liberté et la fin des tabous souvent on devient hélas esclave de d'autres balises. Il illustre aussi très bien qu'en se défaisant de la morale l'enlisement guette les téméraires. Non mais quel monde! Des adolescents qui sortent de la petite ville de banlieue et qui se jette dans le gouffre de la nuit et de sa folie. Attirant comme défoulement mais ô combien dangereux! Il faut avoir une maîtrise de soi incroyable pour ne pas verser dans l'excès. L'organisateur de party n'avait rien d'un jeune homme heureux et sa quête se termina dans une déchéance prévisible. L'atmosphère de ce fim démontrait bien la quête du bonheur entrepris par ce groupe. Ces extravagants personnages habillés de façon hétéroclites qui voguaient dans des régions complètement factices ne pouvaient que se défoncer un peu plus chaque soir car le feeling ne se retrouve jamais tout à fait. Quant aux acteurs de ce film ils doivent avoir ri et déconner en masse en personnifiant ces rôles démesurés et colorés. Macaulay ne m"a pas convaincu qu'il pouvait être autre chose qu'une frimousse...
22 août 2004, 5:12
Caroline et le Sud
Charmant film. Je ne me suis pas esclaffé souvent sauf à chaque apparition d'Agnès qui faisait mon délice. Un personnage comme je les aime! Caroline aussi m'a plu car j'adore cette actrice, mme Fois a une de ces gueules qu'on oublie pas et c'est tant mieux! Le réalisateur a brossé un tableau pas très flatteur ni des gens de ville ni des ruraux. Il en a mis un peu trop pour que son film soit réussi. Il y a des moments très bien et d'autres ou ça ne lève pas haut. Par chance les acteurs-trices sont tous très bons. Le personnage de Caroline est bien dessiné et un peu surjoué sauf qu'on y croit et on sait dès le début, lorsqu'on la voit assistant à la fête de départ organisé par ses anciens collègues de travail, de quelle pâte est elle faite. Cette organisatrice hors pair ne se laisse pas abattre et mène la barque avec un peu trop d'emphase et d'irrespect pour la langueur des gens du midi. On sait que l'affrontement se terminera mal et on attend le dénouement pour voir de quel moyen le réalisateur prendra pour y arriver. Madame le maire et sa nièce sont aussi plus vraies que nature. Quant aux personnages de l'autre gîte on aurait aimé un peu plus d'originalité, pour moi ils sont les "gais " de service comme il fait bon d'avoir dans chaque film qui se respecte, à mon avis ils n'ajoutent rien à l'histoire. Tout de même je vous encourage à aller vor ce film et je vous souhaite d'avoir autant de plaisir à faire la connaissance d'Agnès que j'en eus!
21 août 2004, 8:31
Angoisse extrême
La bande annonce provoquait en moi une angoisse indicible. Ça venait me chercher au plus profond de mon être. Je me suis donc précipité pour voir ce film et j'en suis ressorti à demi satisfait. Ce film touche une très grande peur pour tous soit l'abandon et de plus au milieu de nulle part. Les deux protagonistes vivent une aventure qui répugnerait n'importe qui, ils se retrouvent seuls au milieu de l'océan à la suite d'une erreur commise par un des membres de l'équipage d'un bateau qui amène les touristes faire de l'exploration sous-marine. Le cauchemar commence et le réalisateur nous embarque dans un drame intime et étouffant malgré l'espace infini du lieu. On vit donc le calvaire de ce couple parti se reposer et qui fait maintenant face èa une situation de vie ou de mort. À mon avis le film manque de resserrement, on ne sent pas assez l'angoisse de la situation. Il y a ici et là quelques moments forts mais j'aurais préféré sentir l'étau se refermer sur eux, je me serais attardé un peu plus sur le côté métaphysique de la situation. On a vendu ce film comme un gros film de peur et je crois qu'il s'agit plutôt d'un scénario se prêtant plus à un affrontement intime avec la mort, avec la rencontre avec son destin, sa fin. Le réalisateur a donc voulu attirer le plus de monde possible et le résultat est le non aboutissement d'un sujet qui semblait si prometteur, n'empêche que l'on sort de ce film avec effroi et aucune envie pour la plongée sous-marine en haute mer.
19 août 2004, 7:16
À la recherche du temps perdu...
Un thé, une madeleine, un sofa en forme de bière, une musique funèbre voilà le décor qui vous attend dans ce havre de paix...on y marche à pas feutré, le sourire absent, la mine renfrogné, l'oeil hagard, la moue de circonstance et n'oublions pas le noir! Non mais sans blague on ne sait plus quoi inventer pour allécher la clientèle, on est prêt à vous concocter des funérailles sur mesure et à combler vos moindres folies. Il n'y a pas de limite au mauvais goût. Encore hier on annonçait au téléjournal que Costco allait dorénavant vendre des cerceuils! Pourra-t-on les essayer? On veut enlever les tabous qui entourent la mort et les seuls moyens que l'on préconise sont mercantiles. La population veillissant à un rythme effarant on voit la piastre et on créé toute une fantasmagorie autour du trépas. On en parle pas plus sérieusement, on masque la peur par du matériel, on évacue l'angoisse par la consommation. Planifiez votre sortie de ce monde, mettez-y de la fantaisie et surtout ne réfléchissez pas trop car vous pourriez vous trouver ridicule ...
19 août 2004, 5:47
Intérieurement extérieur...
Je ne suis pas surpris que l'on se penche sur l"univers domestique. soyons honnête quel est le sujet de conversation le plus utilisé au bureau...la maison! J'ai vu et entendu tellement de choses lèa-dessus au bureau que bien souvent les bras m'en tombent! Cela n'engage à rien et passe le temps, on apporte des photos de toutes les pièces de la maison et on commente allègrement sans soucier de commettre d'indiscrétion. Mais souvent on oublie que notre intérieur , notre décor révèle beaucoup plus sur nous qu'on ne le soupçonne! Dans ma jeunesse j'adorais aller chez mes rencontres d'un soir afin d'en apprendre beaucoup plus sur eux. Que de choses vues et racontées par la suite. Que de rires! On arrive, on jette un coup d'oeil rapide puis petit à petit on inspecte tout en ayant l'air de rien, ça prend toute une technique...on va à la salle de bain et on ouvre la petite pharmacie et là on peut y voir tous les secrets assez intimes dont on n'oserait parler...on regarde les étagères de la bibliothèque et on y découvre les livres et selon ceux-ci on peut se forger une très bonne idée de l'occupant, c'est pareil pour la musique, les magazines ect...La décoration, ouf! que n'ais-je pas vu et commenté! Alors, messieurs dames songez-y avant d'introduire quelqu'un chez vous, vaudrait mieux mettre un cadenas sur la petite pharmacie...
19 août 2004, 5:26
Oublions Losique!
Oublions Losique et faisons place au cinéma! Réjouissons-nous d'avoir la chance de voir des films qui viennent d'un peu partout au monde et régalons-nous! Il me semble que de pouvoir voir et entendre autre chose que ce qui nous vient du voisin d'en bas devrait nous réjouir! Je sais que nous pourrions connaître mieux avec un directeur qui pense plus au cinéma qu'à lui, mais dans le lot il y a sûrement quelques films potables qui méritent notre attention. Alors, embarquons-nous dans un voyage aux confins du monde et laissons-nous le bonheur de vivre autrement le temps que dure quelques bobines...après il sera toujours de temps de sévir et de demander des réponses aux trop nombreuses questions éludées par le roi et ses vassaux. Pour le moment, oublions la polémique et versons dans l'inconnu, dans l'ailleurs. Écoutons les étrangers nous raconter leur vie!
19 août 2004, 5:16
Une voix!
K.D. Lang possède une voix extraordinaire. Elle en fait ce qu'elle veut et elle le fait bien. Elle se sert de cet instrument et nous fait vivre de grands moments émotifs. Elle sait comment la moduler, la rendre vulnérable, la diriger. Il faut l'entendre dans ces chansons canadiennes et dans d'autres répertoires aussi, il faut absolument aller la voir sur scène et découvrir son univers. Une artiste remplie de talent et d'une générosité hors pair...Je vous souhaite la grâce de vivre de beaux instants en sa compagnie.
19 août 2004, 11:00
Tabousssssssssssss
Question tabou! Les hommes aiment-ils le sexe antant qu'ils le disent...Je n'entends pas beaucoup parler de sexe de la part des hommes de mon entourage sauf pour blaguer. Il y a un malaise et lorsque je tente d'aller plus loin ça dégénère toujours en rire gras! Les gars ne parlent pas plus qu'il y a vingt-cinq ans car ils se sentent lésés par le rôle dans lequel ils sont enfermés par les femmes. Ils sont, en général, déstabilisés par le changement de comportement des femmes et n'osent plus vraiment se comporter en homme de peur d'être taxé de "machisme". Ils ont perdu une identité et n'ont pas encore trouvé celle qui les définirait. Alors la sexualité demeure tabou et le dialogue n'existe pas vraiment. Dans mon milieu de travail je constate que les femmes ont deux discours et les gars peuvent difficilement en sortir sans éraflures...Les femmes veulent le beurre et l'argent du beurre! Elles désirent que l'homme soit viril mais lorsqu'il agit ainsi elles sortent les grands mots, pour ne pas dire "maux", et l'homme n'a pas d'autres choix que d'avoir un profil bas. Le changement de mentalité à du bon mais je crois qu'il y a eu exagération de tous et toutes et aujourd'hui l'ambivalence règne sur les relations et affectent fortement la sexualité. En se libérant des tabous et de la notion du péché, on est allé trop loin dans la liberté de sorte qu'on a un peu perdu le respect de l'autre, soit on se vautre dans la multiplication des partenaires soit on tente de s'accrocher à tout prix à des relations insensées. Il n'y a plus de juste milieu. Il faudrait que l'on puisse s'ouvrir sans craindre les conséquences et cela ni les hommes, ni les femmes sont prêts à prendre ce risque.
15 août 2004, 4:40
Amour & loyauté
Un film tendre, complexe mais qui reste toujours doux. De nos jours un film dénué de violence est rare et celui-ci fait du bien à l'âme. Il est évidemment très difficile de croire tout sans réserve au personnage central car des humains de cette trempe je n'en connais pas beaucoup! C'est vraiment un homme rêvé, un homme de rêve ce jeune homme aimant, si bon, si simple, si naturel que l'on en est extrêmement dérangé. Celui qui aime sans réserve, sans calcul, sans question...celui qui reste loyal, droit, et redonne espoir en l'humanité. Les personnages qui traversent son univers sont aussi uniques en leur genre. La mère de famille compréhensive et si ouverte, le copain un peu torturé, amoureux fou de lui, la fille délurée qui au fond veut être ordinaire, tous gravitent autour de lui et lui, il les aime tout simplement. C'est donc une belle histoire, bien racontée, toute en douceur avec ses coups du destin mais dans ce cas-ci, le destin ne malmène pas grand monde. En effet, tous se sortent des aléas de la vie sans effusion ni gros drame. De superbes acteurs, de magnifiques actrices font du film un baume pour le coeur. Une démonstration d'amour, du véritable amour, qui pour une fois se révèle constructive et bienfaisante. Oui, il est possible d'aimer sans trop se questionner et d'accepter les autres tels qu'ils sont. Ce que je retiens de ce beau film.
13 août 2004, 7:52
FFM
Arrogance est le mot qui qualifie le mieux ce cher M. Losique. Il faut le voir debout dans la tempête guidant ses troupes et faisant fi des rapports et des chiffres qui selon lui ne sont que le résultat d'une conspiration du milieu contre son Festival! Il répondra quand bon lui semblera...comme si l'argent des suventions qui vient en grande partie des poches des contribuables importait peu.Il n'en a rien à cirer de ces broutilles. Il nous dit pensons au festival et nous verrons après...son bras droit, cette chère dame, en remet et nous gratifie de son absence de sourire qui la définit si bien. Il reste les films qui d'années en années diminuent en qualité, tout cela à cause de l'obstination de notre cher président qui ne veut pas obtempérer aux règles existant dans le monde des festivals. Il est grand temps qu'un changement survienne et qu'on dise "Le roi est mort, vive le Roi!".
12 août 2004, 5:30
Je m'en souviens encore très bien
J'ai assisté à l'époque à une représentation de cette pièce ainsi qu'au débat qui suivait la fin de la pièce. Je me rappelle de gens qui faisaient les cents pas devant le TNM avec des pancartes ou bien chapelets en main et récitant des prières. L'atmosphère était loude durant la représentation, je me souviens d'avoir entendu à plusieurs reprises une voix masculine tonner le mot Menteuse à chaque fois que la Vierge prenait la parole. Il y avait toutes sortes de réaction parmi les spectateurs, on avait vraiment l'impression qu'il se passait quelque chose d'important. L'assistance réagissait sur le vif aux propos émis par les actrices et je les trouvait courageuse de se soumettre à ce feu d'invectives et d'appréciations fusant de la salle. Je m'imagine mal aujourd'hui revivant une expérience aussi intense. Le débat qui suivit me passionna. J'avais à peine 17 ans et j'écoutais avidemment les gens s'exprimer et s'en prendre directement aux artisans du spectacle. Ça s'insultait, ça se répondait vertement car je crois que la plupart des intervenants étaient àla solde de quelques mouvements chrétiens et venait surtout défendre la vierge Marie qui par le biais de Louisette Dussault se plaignait de sa condition d'Immaculéé conception et qui disait qu'elle était une fabrication créé par les hommes pour mieux garder les femmes en leur pouvoir! Il faut croire que cela m'avait fortement impressionné car ayant vu je ne sais plus combien de pièces de théâtre dans ma vie je garde encore un souvenir vif de celle-ci.
12 août 2004, 5:13
Un site enchanteur
La Maison Trestler est située sur un site enchanteur tout près de Montréal. On y a une vue extraordinaire sur le lac et l'environnement est superbe. Les gens s'y rendent l'été pour y assister à des concerts de musique de chambre. On y est bien reçu et habituellement les artistes qui s'y produisent sont de calibres intéressants. Lorsqu'on va à ce genre de concert on pense forcément à ceux qui jadis se rendaient dans de grandes maisons cossues pour y entendre les virtuoses . En son temps Mozart se promenait àa travers l'Europe et y donnaient des concerts, Liszt a fait la même chose ainsi que Chopin et beaucoup d'autres j'en suis certain. Les salles de concert n'existaient pas et on se vautrait dans ces salons pour y entendre de la musique. C'est un peux ce qui se passe à la maison Trestler. C'est convivial et on a l'impression que les musiciens jouent seulement pour chacun de nous.Allez-y...
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