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Allons à la campagne, ma mie...
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Une histoire de mariage, encore une! La réalisatrice nous présente un condensé de plusieurs couples qui assistent à un mariage. On apprend donc les aléas de ces couples, ce qui arriva, ce qui survient et ce qu'il adviendra de leurs histoires d'amour. On a déjà traité ce sujet mille fois et je trouve qu'ici le traitement manque un peu d'originalité. Évidemment l'amour c'est toujours la même histoire qui se répète mais il y a des scénarios qui me plurent beaucoup plus que celui-ci. Le film se regarde et s'écoute sans ennui mais on a vite l'impression du déjà vu. Les imbroglios se devinent et on démêle facilement l'écheveau. Les comédiens-nes habitent tous leur personnage avec professionnalisme. Il n'y a pas ici de grandes scènes inoubliables, de grandes envolées ni de nouveaux discours. C'est un constat amère des relations de couple qui se termine sur une note optimiste. Il s'agit donc d'un film gentillet comme il en existe des centaines dans l'histoire du cinéma.
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Sur la pointe des pieds
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Altman nous invite au sein d'une compagnie de ballet et nous y introduit sur la pointe des pieds. Un film quasi-documentaire nous faisant partager la création d'une chorégraphie du premier balbutiement à la première représentation publique. Nous entrons tranquillement dans ce monde à part et le découvrons par de petits gestes, un regard, de petites touches dont Altman connaît le secret. C'est un film calme et serein. On assiste aussi à une histoire d'amour magnifique entre un beau cuisinier et une ballerine. La musique, comme toujours dans l'univers d'Altman, est omniprésente mais pas agressante, elle fait partie de l'histoire.
La vie d'une compagnie de danse est habilement reconstituée par de courtes scènes de création, de numéro de danses et de la vie ordinaire se déroulant sans trop heurts autres que les petits incidents qui jalonnent toutes institutions. Un beau film qui se laisse regarder et qui fait du bien à l'âme.
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Mégalomanie
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Je ne connaissais d'Howard Hughes que ses épisodes Hollywoodiennes, ses déboires avec les stars et starlettes mais je ne savais pas qu'il fut un si grand aviateur. Le film de Scorsese bien que s'intéressant au côté cinématographique de la personnalité de ce mégalomane laisse une bonne part à son génie de l'aviation. J'ai vraiment appris beaucoup sur ce personnage, le traitement qu'en fait le réalisateur a une valeur historique indéniable. Je ne suis pas un fan des avions et je dirais même que j'en ai surtout une phobie terrible mais cette histoire m'a fait comprendre l'importance que les fous ont sur le développement du transport aérien. Il fallait d'abord battre des records de vitesse et pour ce faire modifier les appareils puis d'une chose à l'autre on créait toujours l'envie d'aller plus haut, plus loin, plus vite. La richesse personnelle de monsieur Hughes lui permit d'accéder à ses rêves et ainsi il a donné aux autres la possibilité du dépassement de soi.
On assiste à la démesure dans ce film. On y côtoie aussi la folie, les manies compulsives et les obsessions. Leonardo Di Caprio m'a surpris par son jeu et j'ai trouvé qu'il dosait habilement les manies de son personnage et il donne ici un exemple fulgurant de quelqu'un capable de dépassement. Certes ce monsieur Hughes avait des penchants et des goûts discutables mais son génie et son entêtement a permis au monde d'évoluer et de se déplacer plus aisément.
Un fim fort divertissant tout en étant d'un grand intérêt.
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Dead End
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La première fois que j'ai vu ce film j'ai détesté la fin. Je me souviens d'avoir été profondément choqué par cette fin, par ce choix que les deux comparses faisaient. Cela allait contre ma vision, il ne fallait pas choisir la mort contre la vie. Vivre à tout prix! Je trouvais Thelma bien pessimiste et Louise très suiveuse. Elles avaient perdu les pédales et s'étaient éloignées de leur vie respective quelques temps mais se jeter dans le vide...
Un peu plus tard j'ai revu ce film et j'ai tenté de mieux comprendre le point de vue du réalisateur mais je ne suis toujousr pas d'accord. Je sais et je comprends qu'elles ne pourraient plus vivre des moments aussi intenses ensemble, qu'elles dépassèrent bien des vies ordinaires, qu'elles jouirent d'une liberté absolue mais elles auraient pu cheminer autrement, découvrir d'autres plaisirs. Enfin, un choix lorsqu'il ne nous appartient pas, on doit le respecter. Un film bouleversant qui vient encore me hanter. Un film qui installe le questionnement en nous et ne laisse personne indifférent, pour, contre, peut-être...Un de ces films qu'on est content d'avoir vu et qui changea notre perception de la vie. Un film que je préfère ne plus revoir pour en garder le souvenir intact.
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La guerre des clans
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Évidemment il fallait s'attendre à une suite, le premier film ayant eu un succès respectable Hollywood ne serait pas Hollywood sans film en série...Mais c'est une bonne suite, ça ne casse pas tout mais honnêtement cela ce visionne avec plaisir et de plus on peut y voir Streisand! Il y a longtemps qu'on ne l'avait vu au cinéma et elle est absolument adorable en thérapiste de sexe pour le troisième âge...Donc. il s'agit d'un affrontement plus que d'une rencontre entre les deux familles et c'est assez jubilatoire même si on voit les coups venir de loin. Cela est redevable à la distribution hors pair qui joue dans ce film car il faut bien parler ici de jeu. Je pense que les acteurs ont pis plaisirs à faire ce film. Ils composent tous des personnages asez loin de ceux qui ont fait leur gloire sauf Streisand qui a souvent joué la comédie. Le scénario est assez convenu et on s'emmêle un peu dans les mailles de cette histoire de famille mais si on se laisse-aller on y passera un bon deux heures.
Il est bon de rire pour rire, de ne pas toujours chercher une leçon qoique si on y regarde bien on peut y déceler une invitation à la tolérance et à accepter autrui sans le juger. Enfin, le meilleur moyen de savourer ce film est encore d'oublier toutes règles et de plonger sans penser à l'atterissage...
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Un univers fascinant
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Jeunet revient en force avec un fim complètement maîtrisé. On se retrouve dans un univers qu'on connaît bien, soit un monde rempli d'êtres énigmatiques et fascinants. Cette fois-ci il adapte un roman de Japrisot qui lui aussi possède une façon bien particulière d'écrire et je dois avouer que les deux artistes étaient fait l'un pour l'autre. Je ne sais pas à quel point Jeunet respecte le roman de Japrisot car c'en est un de ceux que je n'ai pas lu, mais le résultat est splendide. Un scénario donc qui nous mène en bateau tout au long du film et même si on se doute un peu de la fin, on ne sait seulement pas par quel chemin nous y arriverons .Les personnages sont tous aussi intéressants les uns que les autres et tous aussi bien interprétés. J'adore le physique des créatures de Jeunet souvent elles ont des particuliarités qui manque aux vrais humains. Ce film m'a énormément plu, en fait je me suis fondu dans cette histoire jusqu'à en oublier la mienne. J'ai suivi les déboires de Mathilde pour retrouver son Manech. J'ai fait confiance à Pire malgré son nom. J'ai quasiment applaudi aux crimes revanchards de Tina. J'ai attendu le facteur, ai espéré la lettre de Poux et surtout j'ai vraiment détesté la guerre autant que les poilus. Car c'est aussi un film contre la guerre, pour l'amour. Une histoire qui nous dit de garder espoir, qui nous dit de croire aux miracles et de ne pas abandonner car au bout du chemin un jardin nous attend, l'être aimé y sera tout accueillant et souriant.
Bravo Jeunet!
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De la bestiole à la bête noire
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Un zoologiste qui s'étonne de la misère sexuelle de ses contemporains et qui décide d'en faire une vaste étude scientifique afin de pouvoir répondre à leurs questions. Se doutait-il de l'ampleur de la tâche et surtout de la boîte de pandore qu'il allait ouvrir?
Ce film démontre un esprit ouvert et curieux qui réussit à faire avancer et changer les choses. Cela ne va pas sans heurts mais le professeur Kinsey parviendra à faire une différence et avoir une certaine influence sur la sexualité des gens du monde entier en leur dévoilant qu'ils ne sont pas les seuls à vivre une sexualité dite anormale. On apprend beaucoup avec ce film. Je ne savais pas qu'il y avait autant de gens avec des secrets si lourds et qui vivaient une répression si forte. J'ai beacoup aimé l'aspect documentaire de ce film qui nous fait voir toutes sortes de pratiques sexuelles qui vont de celui qui n'a connu qu'un orgasme dans sa vie à cette étonnante vieille femme qui obtient des orgasmes répétitifs. On y rencontre aussi cet obsédé qui a eu des relations sexuelles avec je ne sais combien d'êtres humains et même d'animaux et qui notait tout par écrit.
C'était une période trouble mais ô combien ennivrante pour cette équipe de chercheurs qui essayèrent eux mêmes quelques perversités. Il faut les comprendre, à baigner pendant je ne sais combien de temps dans leur sujet ils allaient soit en être à jamais dégoûtés soit vouloir tenter le plus possible la diversité de leurs découvertes.
Un bon film, un excellent sujet et une équipe d'interprète formidable. On ne regardera plus ses voisins de la même façon, déjà je songe à mes nombreuses collègues de bureau et aux nombreux secrets qu'elles camouflent...
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Une actrice
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Ce film vaut le déplacement pour voir une performance d'actrice hors de l'ordinaire. Je connaissais le talent de Mme Bussières mais j'ai vraiment été subjugué par ce qu'elle fait de ce rôle. On a tous entendu, vu et lu sur Alys Robi et le piège était grand pour une actrice d'interpréter un personnage encore vivant et dont l'histoire fut relatée à plusieurs reprises. Pascale Bussières incarne cette femme avec toutes les palettes de son talent. On y croit. On y vit l'ambition démesurée de cette chanteuse de la basse-ville de Québec et on assiste à cette carrière fulgurante qui la mena l'autre côté de la raison. Les scènes de détresse sont convaincantes et celles de spectacles tout autant réussies.
Denise Filiatrault réalise ici un projet qui lui tenait à coeur et c'est son meilleur film. Le seul choix discutable est celui de Michel Barrette qui est neutre et fade et comme il joue souvent face à Bussières il est parfois pénible de constater à quel point il est n'est pas à la hauteur de son personnage. Les autres acteurs sont superbes.
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Allons-y!
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J'ai malheureusement eu une quinte de rire incontrôlable pendant Elvis Gratton III lorsque celui-ci monte sa tente en pleine noirceur avec Méo, j'ai ri à m'en décrocher les machoires, j'ai honte...
Je me suis repris avec le dernier Begman présenté au FFM, un chant du cygne dont j'ai déjà écrit le plus grand bien mais on ne dira jamais assez combien ce cinéaste a changé notre façon de regarder un film.
L'autre coup de coeur est Eternal sunshine of the spotless Mind, un régal pour l'oeil et l'âme, un irrésistible voyage au coeur de nos souvenirs, un scénario inspiré, des acteurs bouleversants, des images inoubliables...
Roy Dupuis dans Mémoires Affectives démontrant enfin quel grand acteur il est, un film déroutant et brillant d'un cinéaste intelligent et vibrant.
Héro, pour la beauté des images, pour les chorégraphies inouies, pour le scénario enivrant, pour triper...
Moi aussi je le trouve séduisant Gael Garcia Bernal! et en plus d,avoir une belle gueule il joue bien, alors vivement le dernier Almadovar...
Le télé-film Angels in América, évidemment une démonstration habile du fléau, des acteurs prodigieux parfois cumulant plusieurs rôles
C'est cette année que j'ai vu Monster et que je fus foudroyé par cette sombre histoire et l'interprétation inoubliable de Charlize Theron
Il y a une multitudes de films que j'ai visionnés cette année autant au grand qu'au petit écran mais dont je ne peux parler ici, de toute façon je tente désormais de les commenter au fur et à mesure sur ce site merveilleux qu'est Voir.
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Voyeur s'abstenir
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Il n'y a rien de croustillant, d'indécent, ni de potins sur des gens connus. On y lit et y découvre la mort se frayer un chemin dans une vie qui semblait heureuse. Un livre vérité, sans artifices, beau comme la vie, dur comme la mort. Une écriture directe, sans compromis, nous révélant la vérité même lorsque cruelle. Un auteur possédant son sujet, connaissant ses limites et composant avec la réalité. Une description de la déchéance physique et mentale horrible parce-que vraie.
Un couple heureux et faisant route depuis longtemps qui un matin se confronte à la fin. Ils ne sont pas prêts mais l'aimée décide de ne pas prolonger de quelques temps son destin. Elle veut vivre pleinement le temps qui lui reste malgré s'il faut l'écourter. S'ensuit un récit journalier d'une fin de partie écrit avec acuité mais non sans émotions. Il y a de belles images, des soubresauts, de l'amertume, de la joie enfin tout ce qui compose une vie. L'aimée vit ses derniers jours avec fougue et mord dedans, et règle ses comptes, et annonce sa finitude sans de trémolo.
Un témoignage nécessaire ne serait-ce que pour comme dit l'auteur immortaliser ces instants et rendre hommage à celle qu'il aimait à la vie à la mort!
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Que choisir...
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Du côté des désastres nationaux: Paul Martin premier ministre du Canada, La fermeture de la Chaine culturelle de Radio-Canada, Eric Lapointe déclarant à Tout le Monde en parle : Guy Cloutier a déjà assez payé pour ...(depuis ce temps lorsque j'entends la voix de M. Lapointe à la radio je change de fréquence...), La fermeture de la Chaine Culturelle de Radio-Canada, Les cols Bleus de Montréal, La fermeture de Chaine Culturelle de Radio-Canada, Le fait qu'il y ait des enfants qui ont faim vs les sourires des politiciens, la diffusion de Virginie sur les ondes de Radio-Canada, l'annonce des coupures dans les émissions d'information de Radio-Canada...
Désastres Mondiaux: la guerre peu importe où, quand, comment, pourquoi, avec qui..., L'élection de Bush, le barbarisme peutimporte où, quand, comment, pourquoi...
Du côté des bons coups: La condamnation de Guy Cloutier : lu dans le jugement cet extrait : Guy disant à Z à propos de ses rapports sexuels avec X " Je pensais que vous en parliez entre vous autres et que vous trouviez ça drôle, que c'était un jeu...", comment croire aux remords " sincères" ...La diffusion des Bougons sur Radio-Canada, le film Farenheit 9-11...
On oublie plus facilement les bons coups.
En terminant je remercie Voir de me donner la chance de m'exprimer...
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Quelques titres
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Le dernier lu," Professeurs de désespoir" de Nancy Huston, un essai sur les écrivains de désespoir qu'elle nomme "néantiste" ou "nihiliste" dont Schopenhauer, Cioran, Beckett, Kertesz, Bernhard, Kundera, Jelinek ect...Une réflexion intelligente et intéressante sur la pensée de ces grands chantres du néant.
J'ai lu plusieurs ouvrages sur des gens célèbres dont une biographie de Simone Weil, un essai sur Hannah Arendt de Julia Kristeva, une biographie sur Jacques Rivière qui m'a amené à lire sur Claudel, son théâtre, quelques poèmes et ses entretiens radiophoniques qui m'ont beaucoup appris sur sa pensée, puis j'ai lu quelques vieux numéros de la NRF et une bonne partie du journal littéraire de Léautaud.
Ensuite, le dernier Vigneault (Guillaume), le roman de Francine D'Amour, le dernier Tremblay que j'ai détesté, le théâtre d'Euripides, de Sophocle, quelques romans non terminés car lorsque je m'emmerde je passe à autres choses il y en a tant à lire...
Puis des nouvelles de James, plusieurs de Pirandello, des pages du journal de Cioran, un tome du journal de de Klaus Mann.
J'écris tous ces titres et je souhaite que les gens lisent autres choses que les nouveautés. Ils seraient surpris de la modernité des écrivains anciens. J'ai retrouvé dans le théâtre Grec des similitudes ahurissantes avec nos questionnements comptemporains. Lisez aussi des essais littéraires qui vous apprendront beaucoup sur la pensée et sur la littérature tout en réjouissant votre gout pour l'écriture...
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Le besoin
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"Être moderne, c'est savoir ce qui n'est plus possible." (Roland Barthes)
Ce qui n'est plus possible se remplace par quoi? Cette pièce fait la démonstration que les rituels ont la vie dure et qu'on les perpétue en les remplaçant par d'autres tout aussi contraignants. Il est désolant de constater que l'homme moderne cherchant un réconfort ailleurs que dans les religions ancestrales s'enfonce dans des habitudes desructrices pour pallier son insécurité primaire. Il emprunte des chemins tout aussi contrôlants et réducteurs. Il se vautre dans des utopies dangereuses. Il a besoin de se retrouver avec d'autres et de se consoler de n'être que de passage.
L'auteur de cette pièce arrive à illustrer que l'homme a besoin du divin mais qu'il le cherche à la mauvaise place. Il a substitué la messe dominicale par des habitudes qui le forcent à constater qu'il lui faudra trouver sa consolation ailleurs que dans des expériences ou le corps prend le dessus sur l'âme et court à sa perte.
J'ai aimé le propos mais la mise en scène me laissa sur ma faim. Je ne fus pas convaincu de l'utilisation des vieillards surtout en deuxième partie. J'avais l'impression que l'auteur ne savait trop que faire d'eux.
On rit en première partie d'assister à une messe qui nous rappelle nos enfances et l'obligation de fréquenter les églises mais ce rire nous reste dans la gorge en deuxième partie lorsque nous constatons l'état lamentable de notre spiritualité.
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Reste à voir
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Ken Nagano est un grand chef d'orchestre, ses enregistrements en sont le reflet mais lui laissera-t-on programmer ce qu'il veut ? Lorsqu'on regarde la programmation des dernières années à l'OSM on voit très bien que la redite règne. On met souvent à l'affiche les mêmes oeuvres, les mêmes solistes, les mêmes chefs. Lorsqu'on fait un effort pour mettre en évidence quelques oeuvres ou solistes différents on annule quelques jours avant la soirée. On nous appâte avec de gros noms dans les programmes en début d'année et on apprend peu de temps avant les concerts qu'untel est malade, l"autre est indisposée ou le programme est tout simplement changé sans explications.
Ceci dit nous possédons un orchestre rempli de musiciens de talent et ils en font la démonstration à chaque fois qu'ils se présentent sur scène. J'aimerais juste les entendre dans autre chose que les compositeurs habituels. Je mise donc sur la venue de Kent Nagano pour nous donner des compositeurs qui gagnent à être entendus. Déjà il a mis Messiaen à l'affiche le printemps prochain et je souhaite que la saison prochaine nous amène plusieurs autres découvertes. Si on veut attirer un public nouveau il ne faut pas seulement compter sur les soirées POP organisées quelques soirs par saison, il s'agit tout simplement d'oser et je suis convaincu que le pubic suivra.
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Sans issue
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Il faisait bon respirer l'air froid en sortant du cinéma en cet après-midi de décembre. Je me suis vraiment senti étouffé par le désespoir de ce film. Sans issue, sans avenir autre que celui déjà tracé par sa mère, Or se démène contre la fatalité. Elle tentera par tous les moyens de s'en sortir et de sortir aussi sa mère de cet univers nauséabond. Elle sourit à la vie, a de l'énergie pour deux, pratique de dures besognes en plus d'étudier et de prendre soin de sa mère qui dépérit. Rien n'y fait, juste comme elle donnerait une chance à l'amour on lui laisse savoir qu'elle n'est pas la bienvenue dans la famille. Elle chez qui on sentait déjà l'ambivalence, se perdra dans le chemin sinueux du destin.
Un film dur, sans compromis, des images crues, sans artifices, un scénario anti-hollywoodien, voilà ce que la réalisatrice nous donne. C'est lourd comme la réailté des protagonistes. On partage des instants d'une vie de misère. On constate que la nôtre est tellement plus supportable malgré ses quelques heurts. On se demande si ce genre de vie en vaut la peine, quand l'espoir nous est refusé doit-on persévérer? De grandes questions que l'on éloigne de soi particulièrement en cette période des Fêtes. Ce n'est pas le genre de film auquel s'attend en décembre mais il démontre une réalité. La vie c'est ça aussi, une facette loin d'être attirante. Un désespoir profond illustré sans larmoiement mais non dénué d'émotion.
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