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Sujet tabou, traitement sobre
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Un film difficile à commenter à cause du sujet. Il s'agit d'un premier film pour la réalisatrice et cela ne transparaît pas du tout. Le traitement qu'elle a choisi est d'une sobriété exemplaire. Elle a une approche quasi-documentaire mais non sans émotion. Elle ne prend pas position, son film se situe dans la zone grise entre le bien et le mal, il n'y a pas de jugement moral. Elle expose un cas de pédophilie et de la vie après 12 années de prison. Y-a-til possibilité de réhabilitation? Peut-on s'en sortir vraiment? On assiste à quelques moments durs vécus par le pédophile mais on ne sent jamais de parti pris, on nous expose la situation et on nous laisse seul juge. Il y a beaucoup de tension dans ce film, des scènes psychologiques assez insupportables . Les rencontres entre le policier et le pédophile sont assez dures pour les nerfs mais cela n'est jamais exagéré, on imagine facilement ce genre de situation dans la vraie vie. La scène entre Walter et la petite de 11 ans sur le banc d'un parc est très significative et magnifiquement interprétée par les deux acteurs. Kevin Bacon impose un personnage auquel on pensera longuement. Ce film fait réfléchir. Ce film est utile et important . Un autre exemple que l'art peut être autre chose que beau, il peut refléter les aspects de la vie actuelle et nous amener à une réflection nécessaire de ce qui la compose. Un film à voir et à mûrir.
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Trop aéré
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La mise en scène de Cyr m'a déçu. Je trouve qu'il y manquait de resserrement. Il y avait trop d'espace, trop de distance entre les deux protagonistes, trop de déplacements inutiles par Michael, pas assez de rigueur du psy. Il me semble que le huis clos proposé par l'auteur n'a pas été retenu par le metteur en scène. Le spectateur y perd en intensité dramatique. Le jeune Otis vole la vedette à M. Pichette qui à mon avis ne réussi pas à rendre crédible ce psychiatre. J'ai trouvé que ses répliques étaient dites avec le même ton neutre et que la subtilité lui manquait. L'infirmière agit comme faire valoir et Mme Dubé habite son personnage dès sa première apparition.
À mon avis cette pièce méritait un autre traitement pour faire ressortir le suspens. Le sujet en est un de grande émotivité qui dans la vision de M. Cyr se dilue par un choix maladroit de direction d'acteur. Habituellement il dirige ses comédiens avec subtilité et trouve le ton juste mais ici la rencontre s'avère superficielle.
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Salmigondis
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Ah la modernité! J'ai assisté hier soir à cet exercice de provocation gratuite et j'en fus désolé. Quel gaspillage de talent, d'énergie, de temps. Une idée originale servant de prétexe à des élucubrations et de l'exhibitionnisme, voilà mon avis sur ce gàchis. Je suis loin d'être puritain mais le nu pour le nu, le nu pour la provocation gratuite il me semble qu'on aurait pu faire autre chose. Évidemment la salle était pleine et je ne suis pas certain que les spectateurs savaient vraiment ce qu'ils y verraient.
Revisiter Hamlet du point de vue de Gertrude pourquoi pas! Mais en faire une représentation pornographique? Le sensationalisme envahit nos scènes de théâtre et le nu intégral est à la mode. On assiste ici à un déroulement de scènes loufoques, gratuites, insensées et prétentieuses. Il y a ici et là quelques phrases bien senties, quelques moments de grâce mais en fin de compte il s'agit d'un ramassis de sentences et de maximes inutiles. En fait je pense qu'Anne-Marie Cadieux se paye un trip exhisbitionniste et elle aurait mieux fait de passer outre. Je n'ai pas cru un instant à son personnage, elle n'y met aucune profondeur, aucun relief. Elle se déshabille et exhibe son corps. Elle aurait mieux fait de tourner un film porno! Les autres acteurs-trices sont quand même assez bons. Le personnage intéressant de la pièce est le serviteur qui est magnifiquement interprété par M. Casabonne. Le Claudius de Denis Roy a réussi à m'émouvoir, un acteur sensible et poignant.
Je retiens le nom de l'auteur et j'éviterai la rencontre de son univers insipide.
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Le négatif
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Chaque homme a son négatif. L'inquiétant technicien de ce film dit que rarement les gens immortalisent un mauvais moment de leur vie. La photo est pour ma part une invention machiavélique. J'ai toujours eu en horreur d'être pris en photo et mettons que ce film n'améliorera pas cette aversion.
Une photographie est comme un viol d'identité et une fois la photo prise on ne sait pas toujours ce qu'il en advient. Ce personnage solitaire qui s'entiche d'une famille apparemment heureuse se laissse emporter par son fastasme au point ou il s'identifie totalement comme faisant partie de celle-ci. Sa solitude est profondément malsaine et lorsqu'on découvre un de ses murs tapissé de centaines de photos illustrant l'évolution de la famille cible un frisson de dégoût nous atteint.
Il y a surement un peu de vrai là-dessous et c'est ce qui est inquiétant. Nos photos passent entre les mains d'inconnus et on peut imaginer tous les commentaires et fastasmes qui leur passent par la tête
Robin Williams compose ici un personnage intéressant et son jeu est très sobre ce qui nous change de ses habituelles facéties. Le suspens est bien amené quoiqu'un peu invraisemblable. Un film sur la solitude. Un film sur le désespoir . Un film un tantinet moralisateur. À regarder dans son salon.
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Tout les garçons et les filles..
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Qui ne connaît pas cette chanson portée par une voix douce et engageante. Françoise Hardy représente pour moi une fragilité fortement habitée et indibutablement fait pour porter un message. Ce message est l'amour et tous ses aléas. La voix un peu voilée arrive à s'insinuer en nous et y reste lové au creux de l'âme. Elle nous permet de résister à l'ennui même si parfois elle a un côté mélancolique. C'est une mélaconlie douceureuse. Françoise Hardy c'est mon retrait de l'enfance et l'appel de la vie. Françoise Hardy est la preuve que la constance rapporte puisque jamais nous nous lasserons de cette voix...
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Destin Tordu - II
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J'ai commenté il y a quelques semaines la pièce "La cloche de verre". Même sujet, deux approches. Au théâtre, on assistait à l'évanouissement d'une âme et cela était joué divinement par Céline Bonnier. Au cinéma, on a droit à une autre vision et on privilégie l'histoire d'amour entre Sylvia et Ted, deux poètes qui s'aimèrent farouchement et qui acheva le chemin entrepris par Plath. Une phrase au début du film dit par la mère de Sylvia est révélatrice, elle annonce à Ted que sa fille l'a choisi en sachant pertinemment qu'il l'a mènera à sa fin. Elle avait déjà fait moult tentatives de suicide sans jamais réussir et elle avait besoin d'un ultime coup de main. Elle trouva cet aide en ce beau poète ténébreux.
Le réalisateur met donc l'emphase sur cette tranche de vie sans expliquer vraiment le passé de Sylvia qui est pourtant la clé de son oeuvre et de son mal profond de vivre. On a préféré une sorte de "Love Story" à la véritable histoire. Les acteurs sont bons,la cinématographie est belle mais il manque la principale matière; l'âme!
Là ou au théâtre on parvenait à atteindre l'essentiel ici on l'effleure à peine...Dommage.
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L'amour!1
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Le sujet principal de ce beau film est l'amour et tout ce qu'il faut pour le garder. De l'amour de deux jeunes étudiants au collège jalousé par le professeur de ceux-ci à la vengeance de l'un d'eux qui se terminera tragiquement, Almadovar nous tisse une histoire impeccable car crédible et aussi une histoire pleine de soubresauts qui s'intercalent les uns dans les autres pour nous amener à une fin inattendue. Les images d'Almadovar sont toujours aussi belles, ses personnages toujours aussi hétéroclites mais très humains avec ses qualités et défauts. Nous assistons à un scénario dans un scénario, un film sur l'amour de la vie, l'amour du cinéma, le désir fou qui mène droit à la perte de notre sens moral. Les acteurs sont tous très convaincants et se donnent au maximum dans des rôles qui explorent différentes facettes et qui demandent un talent fou.
Ce cinéaste possède le don de nous parler de la vraie vie en nous montrant des personnages pourtant colorés mais non dénués de vérité. Ce sont souvent des fables illustrant les bons et mauvais côtés de l'homme. Des histoires détraquées mais qui alertent nos sens et notre questionnement fondamental. Ce film n'est pas différent de ses autres mais je dirais qu'il est plus maîtisé, plus mature. Il y a pourtant encore de la démesure car sans cette folie ce ne serait plus un film d'Almadovar.
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Inoubliable
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Je partais voir un film sur la boxe, féminine en plus! On disait grand bien de ce film. Eastwood, comme acteur j'avais vu mieux et comme réalisateur j'avais bien aimé quelques-unes de ses réalisations mais disons que je ne m'attendais pas à un grand film...J'eus tout un choc. K.O. total! J'étais lon de me douter que je visionnerais une oeuvre si achevée et si maîtrisée. J'en suis encore ébranlé!
D'abord parlons de ce magnifique acteur qu'est Eastwood dans ce film. Il est tellement vrai en vieil entraîneur bourru mais ô combien fragile. Parlons du sublime réalisateur de ce film. Eastwood mène cette histoire avec un sens profond de la connaissance des êtres humains. Il en explore quelques facettes et tous les personnages sont naturels et peu importe le temps qu'ils ont dans cette magnifique histoire, ils sont tous campés de façon extraordinaire par des comédiens hors pairs. Freeman réussi encore fois une composition magistrale et toute en nuance, sa narration donne une direction imagée et fouillée quoique dite simplement.
Swank est tellement crédible en paumée qui se rend au bout de son rêve que je suis encore en deuil..
Un film tout en émotion passant par la légèreté, l'humour, la tendresse, la bravoure, la trsitesse pour aboutir là ou je m'y attendais le moins...Une réalisation fait par un maître qui nous donne une leçon de vie inoubliable. Nous sommes loin, très loin, à des années lumières de Dirty Harry, nous sommes en présence d'un fin connaisseur de l'âme.
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La haine
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Dur coup à l'âme hier, j'ai assisté à ce film qui m'a profondément boulerversé et m'a encore une fois démontré toute la haine pouvant exister au coeur des hommes. La haine des uns et l'indifférence des autres. Je connaissais peu de ce terrible événement au Rwanda et ce film a remédié à cette lacune. Ce génocide est arrivé en 1994 au vu et au su du monde entier et rien où si peu fut fait pour en arrêter le cours. On a évacué les ressortissants étrangers, les blancs, et on a laissé à eux-mêmes une population en plein délire et le massacre a fait plus d'un million de victimes!
Cette tuerie est le résultat direct du colonialisme. Les Belges ayant divisé le Rwanda en deux tribus et en fait des ennemis en privilégiant l'une au détriment de l'autre. Le génocide de 1994 en est la conséquence. Cela n'explique pas la haine entre des gens issus du même continent, du même pays, ayant la même couleur de peau, Comment peut-on en arriver à vouloir décimer une population entière? Ce massacre à la machette est tout simplement terrifiant et me demeure incompréhensible. Je peine à croire que tant de haine collective puisse exsiter. De plus, je trouve effarant que rien ne fut fait pour arrêter cette folie. Les Européens et les Américains préféraient s'enfarger dans la difinition du mot génocide au lieu de porter secours à ces gens dans le besoin.
L'histoire de ce gérant d'hôtel est un peu consolante car ceci prouve qu'il existe des êtres encore capable de s'indigner et de se surpasser pour défendre et aider les démunis. Il faudrait absolument que ce film soit à l'affiche de chaque école afin de démontrer ce dont l'homme est capable, du meilleur comme du pire.
Une image me reste au travers de la gorge, lors de l'évacuation des touristes blancs de l'hôtel, pas un n'a senti le besoin de rester et surtout quelques-uns prenaient encore des photos de ceux qu'ils abandonnaient à leur sort. J'ai honte.
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Contraste
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Premier concert symphonique de l'année à l'OSM. Elgar et Brahms. Je ne suis pas un grand admirateur d'Elgar. Je n'aime pas sa musique, je la trouve fade. Le concerto pour violon est extrêmement long, plus de 51 minutes! Le soliste, Gil Shaham, possède tout ce qu'il faut pour affronter cet opus mais je trouve qu'il y a une dépense d'énergie et de talent. Mon esprit a longuement divagué pendant l'écoute de ce concerto. Je trouvais cette musique sans grand intérêt et manquant d'âme.
Quant à la dernière symphonie de Brahms on a eu droit à une lecture passionnante du chef invité. Il en a souligné les subtilités et surtout on y a senti l'âme. Brahms a écrit une symphonie tout en contraste et avec beaucoup de nouveauté pour l'époque. L'OSM a brillamment interprété cette musique et a suivi le maestro dans sa vivifiante approche. Donc une soirée à moitié réussie.
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Embrouillage
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Je mets au défi nimporte qui de regarder un écran et d'écouter une cassette pendant des heures et de ne pas finir par y voir ou y entendre quelque chose! Il est évident que de passer des heures à regarder un écran plein de fioritures on finit par y déceler ce qu'on y cherchait. Évidemment que des gens encore sous le choc de la perte d'un être cher sont plus vulnérables à croire à n'importe quel porteur de bonnes nouvelles qu'elles soient de l'au-delà ou pas. Ce film explore et exploite ce phénomène qu'apparemment quelques scientifiques étudient soit la posibilité qu'aurait les morts de communiquer avec les vivants au moyen des appareils électroniques. C'est gros et pourtant cela fascine beaucoup de gens. Ils y trouvent un réconfort, tant mieux pour eux mais je doute beacoup de ces sois-disants messages.
Le réalisateur se sert donc de cet engouement qu'on les gens pour le surnaturel et nous mène en bateau pendant quelques heures. Il met en scène ce nouveau veuf qui se laisse prende au jeu à la suite de quelques coincidences et devient tout simplement dépassé par les événements. Il reçoit non seulement des messages des morts mais aussi des vivants en danger de mort qui l'appelent à leurs secours. Nous avons donc droit à un suspens qui engage le bien contre le mal et je vous laisse deviner la fin....
Donc, un divertissement bien fait mais ou la discussion du phénomène est évacuée au profit de la fiction. Cela attirera les foules car en Amérique les gens en sont friands. L'homme ne se consolera jamais d'avoir à mourir. Il s'invente des dieux et un au-delà depuis le début des temps et ça l'aide à supporter le non-sens de la vie.
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Séduisante idée
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J'ai vu ce film et j'ai trouvé l'idée principale séduisante. En effet, qui ne voudrait pas retourner en arrière et corriger certaines erreurs. Seulement je trouve que cette idée fut mal exploitée ou du moins les choix faits par le réalisateur sont un peu douteux et sensasionalistes. Il est difficile de croire qu'un enfant de six ou sept ans puisse parler ainsi à un adulte et de ce simple fait amender le pédophile qui du coup obtient une guérison miraculeuse. Je trouve que le réalisateur a trop fait Hollywoodien et a ainsi laissé passer une occasion de traiter un sujet passionnant. Il a plutôt choisi de se conformer à la mode du moment et de faire un film pour adolescent à tendance moralisateur.Il développe donc cette histoire et y donne quelques variantes intéressantes certes mais qui versent trop souvent dans la recette facile. J'aurais aimé une exploration plus subtile et moins truffée de bons sentiments.
Il s'agit donc d'un rendez-vous manqué sauf que le sujet nous reste longtemps dans la tête. Que changerions-nous à notre passé? Et si cela fonctionnait y serions-nous gagnant? Je crois que nos gestes ont des portées insoupçonnables et des répercussions dont nous serions probablement surpris de connaître. Une parole, un geste, une action peuvent changer le cours des choses et on peut ne jamais le savoir si les autres ne nous en informent pas. Récemment une collègue de travail qui partait à la retraite m'a dit tout le bien qu'une conversation avec moi lui avait apporté et cela jusqu'à apaiser sa douleur profonde. Donc si j'avais décidé de changer le cours des choses en voici une pour qui cela aurait pris une tournure moins profitable. Cela fait réfléchir...
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Dignité
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Bouleversé, voilà comment je me sentais pendant ce film. Difficile d'en écrire quoi que ce soit car je ne pense pas pouvoir trouver les mots justes pour définir mon état. C'est un film magnifique sur la vie. Les images extérieures sont un hymne à la nature, à sa beauté. En contraste Ramon est pour sa part immobilisé depuis quelques vingt-huit années sur son lit, il est quadraplégique et ne peut bouger que sa tête. Il demeure donc dans sa chambre et sa belle-soeur s'occupe de lui, de ses besoins tant primaires que secondaires. Il a fait appel à une avocate pour le représenter à la cour car il désire mourir, en finir avec cette vie de grabataire. Celle-ci est aussi atteinte d'une maladie dégénérative mais encore en pleine possession de ses moyens. Il y a aussi une jeune ouvrière qui l'ayant vu dans une entrevue à la télévision décide de lui faire aimer la vie. Voilà en gros la situation lorsque le film débute. S'ensuit un débat passionnant entre les protagoniste sur la vie, la mort, l'amour, la dignité. C'est un débat très émotif car il s'agit ici de la morale, d'un droit de mort et de vie et il n'est pas facile d'y réfléchir raisonnablement. Je suis pour la vie. Évidemment, je possède toutes mes facultés et mon corps et en santé qu'en serait-il si...je ne sais pas, j'aurais peur de l'inconnu. Mais cette peur résiterait-elle à vingt-huit ans de dépendance complète envers les autres?
En sortant du cinéma nous avons été prisonnier de la circulation et l'impatience m'a pris.Je pestais contre cette situation contre laquelle je ne pouvais pas grand chose. Mon humeur s'enhardissait et puisl 'image de Ramon m'est venu et cela m'a fait relativiser la situation. Je pouvais toujours laisser ma voiture au milieu de la route et m'enfuir en courant tandis que lui il ne pouvait même pas bouger le petit doigt..
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Oeuvre virale
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J'adore les artistes. Je ne pourrais vivre sans l'art mais lorsqu'on me parle de manipulation biologique comme démarche artistique je commence à me questionner sérieusement sur la nécessité de cette création. Jusqu'ou ira-t-on? Je ne suis pas un censeur mais il y a des limites à la liberté d'expression! Jouer avec des bactéries et des virus dans un contexte artistique devrait amener une réflexion morale. Peut-on tout se permettre au nom de la créativité? Je me demande lquelle est la pertinence esthétique d'une telle exposition? Qui irait voir ces étalages? Provoquer dans le simple but de provoquer n'est pas très utile aux artistes et n'ouvre pas de débat intéressant sur l'art. Le fait de manipuler des virus, de se les envoyer par courrier en plus,devrait être interdit. Je sais bien que les militaires et les savants de plusieurs pays le font mais si le but de cette démarche est de les dénoncer je ne crois pas que le moyen pris soit le bon.
Je me rappelle un reportage sur une artiste qui modifiait son corps pour des fins artistiques, elle avait subi plusieurs chirurgies changeant l'aspect de son corps et elle allait jusqu'à transformer ses organes internes...elle expliquait que la souffrance pouvait être artistique et esthétique...je sais bien qu'un peu de détresse et de spleen ont donné plusieurs chef-d'oeuvre mais je ne crois pas que de jouer avec des agents pathogènes grandissent l'artiste et son oeuvre.
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Invraisemblance et ennui
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J'ai trouvé ce film long! infinissable! Tellement que j'aurais moi-même achevé les derniers survivants pour que le mot FIN apparaisse au plus vite! Bien sûr, il y a de belles images et cela est très agréable à l'oeil mais une belle image si elle est vide de sens ne demeure qu'une belle image et on sait tous que la beauté lasse lorsque rien d'autre ne vient rehausser le tout.
Je veux bien oublier la vraisemblance dans ce genre de film, accepter qu'une frêle jeune fille tienne tête à une armée de vaillants soldats, mais encore faut-il que le propos mène quelque part...Ce film est une histoire d'amour et de guerre mais à mon avis la sauce ne prend pas. Les rebondissements tardent trop et lorsqu'ils surviennent ne nous intéressent guère car l'ennui nous prend et on se fout carrément de l'intrigue.
Zhang avait réussi dans Hero un film alliant beauté et enchantement car le scénario était brillant et les soubresauts crédibles et inattendus. Tandis qu'ici il étire un peu la recette et elle devient fade. Il aurait dû se contenter du premier film et ne pas s'enliser en nous en donnant un deuxième qui vient gâter le plaisir.
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