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Forcier nous revient avec son thème favori; l'amour sous toutes ses formes. On a droit à des personnages hauts en couleur, amoureux à leur façon et qui tentent d'atteindre la consécration de leur rêve respectif. Le jeune premier émule de Valentino qui veut à tout prix jouer au cinéma, l'actrice vieillissante et prête à toutes les manigances pour obtenir un baiser dudit éphèbe, la mormonne qui veut une révolution des femmes, l'amatier de golf et de femmes qui ne recule devant rien pour assouvir sa faim d'amour physique et enfin un tueur en série indescriptible mais ô combien inquiétant. Ils se démènent tous et rien ne les arrêtera dans leur quête.
Ces personnages sont la matière forte de Forcier. Il excelle dans l'art de les défénir et de leur donner âme. C'est un cinéma onirique et fantasmagorique. C'est un film d'auteur car l'important n'est pas de plaire au public mais de présenter sur grand écran une vision de la vie. Cette vision est souvent floue et jamais tout à fait plausible. C'est un voyage dans un univers du domaine du rêve et ou la réalité est complètement occultée. Il faut accepter le dépaysement et ne pas s'attendre à une cohérence. Il faut donc s'évader en laissant sa rationalité au vestiaire.
Évidemment le film d'auteur doit continuer d'exister et être subventionner par les différents organismes culturels et gouvernementaux mais pas au détriment des autres formes de cinéma. Le juste équilibre prévaut.
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