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La dolce vita n'a rien de doux. Ces gens qui apparemment ont tout ne parviennent pas à vivre heureux. C'est un monde complètement éthéré et plein de faux-semblants et qui tente de s'accrocher par tous les moyens disponibles. Fellini nous y entraîne et nous y guide de façon magistrale. Sa description de ce milieu bourgeois, de cette faune des gens du monde est dure mais tellement réaliste. Cet ennui appartient aux gens qui possèdent tout sauf l'essentiel. Ils n"arrivent pas à s'émerveiller et s'enlisent dans des fêtes insignifiantes et les soirées succèdent aux soirées et jamais rien de concret n'en ressort.
Ces gens connus que les journalistes assaillent et traquent afin de faire rêver ceux moins nantis en décrivant leur moindre geste, et bien ils s'emmerdent royalement et n'arrivent plus à ressentir aucun plaisir.
Cette description vue à travers le journaliste mondain que joue Mastroianni nous laisse un goût amer et nous fait réfléchir sur notre propre recherche identitaire. L'argent et la célébrité ne donnent pas nécessairement le bonheur. Les vraies valeurs n'y sont pas présentes. C'est un monde vain et futile ou les sensations se vivent en surface sans jamais nourrir l'âme.
Un monde à éviter nous dit Fellini.
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