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Bien, très bien
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Un excellent film que ce thriller psychologique d'Egoyan. Une belle reconstitution des années 50 & 60 et aussi une utilisation ingénieuse du retour en arrière comme fil conducteur de l'intrigue. Un suspens efficace doublé d'une fine étude de caractère portés par deux fabuleux acteurs habitant jusqu'au bout des ongles leur personnage. Ils forment un couple épatant, un duo d'enfer! Ils réussissent bien à incarner ce duo du showbizz qui était monnaie courante à cette époque. Je trouve qu'Égoyan maîtrise parfaitement l'intrigue et nous fait vivre les sentiments pas toujours clairs des deux compères et leur entourage. Il décrit de façon convaincante le milieu du monde du spectacle avec tous ses aléas et arrive à dépeindre les deux côté de la médaille. Je ne révélerai pas l'intrigue du film pour laisser la joie aux cinéphiles de vivre un fort moment au visionnement de ce film. Je n.ai pas vi venir le dénouement et je l'ai trouvé très astucieux.
Comme toujours Egoyan s'amuse avec les moeurs des protagonistes et il nous entraîne dans ce monde de faux-fuyants qu'est le showbizz et le suit allègrement. Je vous le recommande.
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La fille de son père
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Nora se croit exceptionnelle, du moins on lui fait croire. Elle mène une vie passablement tranquille lorsque visitant son père, celui-ci s'effondre et on découvre à l'hôpital qu'il a un cancer généralisé. Alors la vie de Nora s'embrouillera et la réalité la lui fear voir sous un angle moins flatteur. En parallèle on suit quelques moments de la vie d'Ismael, altiste et déboussolé et surtout ex petit ami de Nora. Au fil du film leur destin se croisera et se décroisera à plusieurs reprises...
Trop long ce film, beaucoup trop long et cela lui enlève de la pertinence. Une bonne heure de moins et l'histoire serait plausible et intéressante. On pourrait alors mieux adhérer au propos de l'auteur sans s'y perdre. Le sujet est intéressant et propose plusieurs questionnements sur notre perception de la réalité. Sait-on vraiment tout à fait ce que les autres pensent de nous? ce que nous représentons pour eux? Donne-ton vraiment notre vrai visage à tous? Ne masquons-nous pas nos pensées pour ne pas déplaire? Quest-ce que la folie? Où s'arrête la frontière entre le désespoir et la maladie mentale?
Donc le réalisateur y aurait gagné en profondeur en élaguant son scénario et un vrai sentiment de malaise s'incrusterait en nous au lieu de ressortir en hâte de la salle un peu ennuyé.
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Au loin j'aperçus le phare et je m'y rendis...
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Le cinéma français demeure un bel exemple d'amalgame entre le cinéma populaire et le film d'auteur. Ce film est en la parfaite démonstration. Il s'agit d'un film portant une signature mais qui ne dédaigne aucun public. Une oeuvre donc qui amène les gens vers une réflexion tout en les divertissant. Une élévation vers le signifiant tout en demeurant très accessible. Pour ce faire le réalisateur a pondu un scénario captivant, des dialogues réalistes tout en empruntant une avenue littéraire, un acteur tout simplement irrésistible qui s'identifie totalement à son rôle et des comédiens subtiles et talentueux.
L'histoire est simple, un jeune homme baignant dans un monde nauséabond entrevoit la lumière et s'y accroche désespérement. Il travaillera fort pour l'atteindre. Il s'illusionnera mais jamais ne se laissera abattre par les nombreux obstacles jonchant sa route. Il faut le voir s'acharner sur son piano et pratiquement oublier le reste de sa vie désordonnée. Il y croira jusqu'à la fin.
Il s'agit d'un bel exemple de rédemption, l'ouverture vers un nouvel horizon donnant espoir à un être assoiffé de changement, un être s'apercevant que la vie peut s'avérer magnifique. J'ai aimé ce film et je me suis dit qu'on devrait avoir accès à ce cinéma qui nourrit et l'âme tout en meublant agréablement nos loisirs. Bravo à Romain Duris qui porte le film sur ses épaules et qui se glisse si intensément dans ce personnage fascinant.
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Mauvais chemin
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Mme Filiatrault a manqué son coup. Elle a raté une occasion d'amener les spectateurs assidus du Rideau Vert ailleurs. En lieu et place elle a choisi d'adapter la pièce de Durrenmatt au goût de son public. On frôle la catastrophe. Le fait de masquer le propos de l'auteur n'apporte rien à personne et la soirée s'en retrouve perdante.
On se retrouve donc dans une mélange drame/boulevard qui tarde à lever et qui laisse sur notre faim. Ce résultat est provoqué par le refus de profondeur de la metteur en scène qui préfère plaire à l'assistance en enlevant quasiment tout ressort dramatique au texte. Elle l'encanaille et le rend un peu fade. On assiste donc à une caricature de l'oeuvre de Durrenmatt. Les seuls qui s'en sortent sont Andrée Lachapelle qui parvient tout de même à nous émouvoir et Ghislain Tremblay qui lui aussi donne du tonus èa son personnage. Jacques Godin récite et on le sent mal à l'aise dans ce rôle quant aux autres ils font du Filiatrault.
Les propos de l'auteur sont encore très pertinents mais lorsque dénaturés de la sorte ils y perdent beaucoup, mais la salle est pleine et les gens rient!
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Féerie?
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Ça commence bien. On se dit c"est autre chose. On va sûrement assister à une exploration théâtrale qui comblera enfin nos attentes...mais amère déception! Je ne m'y suis pas ennuyé, ni endormi mais pour ce qui est de la compréhension du propos...Qu'a voulu me dire l'auteur? Pourquoi faire monologuer une fée? Pourquoi la faire décrire des rues et des paysages à n'en plus finir! Pourquoi l'introduire dans la séduisante intimité de Gertrude Stein si c'est pour nous en éloigner ?
Les moments forts de la pièce sont lorsque Gertrude et Alice s'entretiennent, s'entredéchirent, vivent! Les deux merveilleux acteurs qui les personnifient sont tout simplement fabuleux et je dois dire que que l'interprète d'Alice se démarquait de tout le reste. Son jeu m'a ravi et je lui doit les moments heureux de ma soirée.
Donc, la fée soliloquant sur des images qui me laissèrent indifférent serait le moteur de cette proposition? Je veux bien mais encore faut-il que ses paroles soit intéressantes ou du moins si on veux invoquer la poésie faut-il transcender la réalité. Ici, la seule féerie est l'enveloppe esthétique du spectacle, en effet les éclairages et la gestuelle des acteurs et actrices sont tout à fait réussis,mais la logorrhée insaisissable de la fée retranche le peu de poésie perceptible dans ce texte.
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La stagnation
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Lewis Furey n'a pas évolué, il nous ressert le même plat qui en cours de route a perdu de sa saveur. En effet, il reprend dans cette pièce les mêmes ingrédients qui dans les années quatre-vingts faisaient fureurs mais qui aujourd'hui nous laissent froids.
On se croirait dans un vieux vidéo-clip de Carole Laure ou assistant aux premiers balbutiements des chorégraphies légendaires d'Edouard Lock!
Je veux bien qu'on revisite les classiques mais non pas qu'on les assassine! Pauvre Shakespeare il a dû encore une fois bouger dans son tombeau. Je ne vois pas l'intérêt de faire se convulser les interprètes lorsqu'ils annonent leur textes! Je ne pense pas que cela ajoute à la pertinence du propos, de plus on a dénaturé le signifiant texte de l'auteur pour l'amener à ne plus rien signifier! Lorsque j'ai vu la pâle imitation de R2D2 avancer sur la scène je me suis dit et voilà la cerise sur le sundae! Vive la modernité!
La musique est parfois belle mais manque un peu de profondeur et au bout du compte on a franchement l'impression que le pianiste répète inlassablement les mêmes notes.
Quant aux interprètes je les trouve courageux de s'être embarqué dans cette galère, qu'y-ont-ils vu ou perçu que nous le public cherchont en vain durant ces interminables trois heures! Je commence à me questionner sérieusement sur la pertinence de garder Lorraine pintal à la tête de ce théâtre qui déçoit de plus en plus dans ces explorations inutiles de grands textes.
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Mon FNC
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Bravo et Merci à Claude Chamberland. Un festival intéressant et qui ma procuré de belles émotions. J'y ai vu quelques films choisi un peu au hasard et sauf un seul qui m'a royalement emmerdé, je me suis régalé. Boulerversé par Huppert et Gregory dans Gabrielle, séduit par la proposition de Turturo qui a conçu un film vraiment loufoque, profondément touché par "Keane" de Kerridan, vraiment intéressé par "La petite Jérusalem ", agréablement surpris par "Peindre et faire l'amour" où Azéma et Auteuil brillent, Ébloui par le jeu de Seymour dans "Capote", les frères Dardenne ont encore réussi un coup de maître avec "l'Enfant", tenu en haleine par Van Gogh et son très enlevant "05/06"...Ce n'est qu'un bref survol mais il reflète bien la qualité de cette édition d'un festival qui doit demeurer. On sent que les gens qui remplissent les salles aiment le cinéma et que ce n'est pas pour y être vu qu'ils assistent aux séances mais pour voir.
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L'actrice
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Une vraie et jusqu'au bout des ongles! Je viens tout juste de voir "Gabrielle" et encore une fois Isabelle Huppert se surpasse. Son jeu est tout en demi-ton et on voit rarement une actrice se confondre entièrement avec son personnage. J'espère pour elle qu'elle arrive à sortir de ces personnages avec autant de grâce qu'elle les habite.
Je connais Isabelle Huppert par le cinéma et je ne suis pas surpris qu'elle joue au théâtre de temps à autre. Son jeu sera sûrement tout aussi prenant sur les planches qu'à l'écran. Elle semble choisir et défendre des rôles aussi forts à la scène qu'au cinéma. Il faut savoir que Sarah Kane est une dramaturge d'une intensité quasi-étouffante et que son monde est loin d'être rigolo. J'ai vu deux de ses pièces et il n'y avait pas lieu de badiner.
J'ai donc mon billet pour assister à cet évènement et j'ai très hâte de voir Isabelle Huppert habiter une de nos théâtres. Je suis concaincu que je ressentirai beaucoup d'émotion.
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Suite et fin...
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Les suites c'est connu sont rarement aussi réussies que le premier film et celle-ci ne fait pas exception. Le film n'est pas mauvais ni raté mais si on le compare au premier on en ressort déçu. Je l'ai trouvé un peu long, il y avait quelques scènes qui à mon avis servaient à remplir du temps. L'histoire est intéressante mais son développement traine un peu trop...comme si le réalisateur s'était désinteressé de son projet en cours de route. Ceci dit, il y a quand même de beaux moments et les interprètes sont tous très convaincants. On s'amuse à suivre les personnages dans leur déambulations existentielles. On savoure le brio de Romain Duris qui habite son personnage avec toutes les pores de sa peau. On aime le voir se démener et s'emmêler dans ses mensonges, dans ses histoires d'amour et de cul. Les personnages féminins sont supérieurs à mon avis et les comédiennes les défendent avec fougue et elles semblent y prendre un plaisir fou qui se communique bien d'ailleurs.
On attend la suite...?
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La paix
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J'ai vu ce film il y a quelques semaines et il m'habite toujours. Un havre de paix m'enveloppe lorsque ma mémoire évoque ces images. Un film qui confronte deux êtres a pripori opposés en tout mais dont la rencontre apaisera leur univers respectif.
Jeanne d'abord qui a eu son lot de souffrance et qui un jour provoque un horrible drame en voulant faire du bien. Cela l'amènera aux portes du désespoir profond, celui dont on ne se relève pas ou dont on ne voit pas la fin. François lui mène une existence sans heurt avec sa grand-mère mais voici que la santé de celle-ci décline et il décide de tenter l'impossible qu'il croît réalisable. Il intercèdera auprès de Sainte-Anne en lui vouant une neuvaine afin qu'elle guérisse son aieule.
Voici le point de départ de Bernard Émond, deux êtres au bord du précipice, l'une plus mal en point que l'autre. Jeanne veut en finir avec sa vie, François désire prolonger celle de sa grand-mère. Ils se rencontrent et on assiste à une métamorphose édifiante de ces humains.
En visionnant ce film j'ai compris ce qu'est la bonté, la vraie, celle qui vient naturellement et qui est sans calcul. J'ai vu aussi une démonstration magistrale d'un être qui a la foi, la vraie, celle qui vous transforme et apaise vos tourments. J'envie François de posséder cette force tranquille qui lui permet de vivre doucement et d'accepter l'inéluctable.
Un film majeur réalisé par un maître qui dirige Élise Guilbault et Patrick Drolet de manière à ce que leur visage illumine mon âme lors des instants gris.
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L'amour
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Antoine rencontre Clara et sa vie s'en retrouve chamboulée. Il la désire, puis l'aime. On assiste à une rencontre et à son évolution. L'humour occupe une grande place dans ce film puis peu à peu la réalité reprend du terrain. La vie ne peut se contenter d'un côté de la médaille, il lui faut du piquant et elle sait en ajouter. Clara apprend qu'elle est séropositive et cela bouleversera l'existence même de cet amour qui semblait pourtant fort et parti pour la gloire!
Antoine se refroidira, se questionnera, agira même en salaud en tentant d'effacer complètement ses sentiments face à Clara. Mais l'amour ne se laisse pas malmener et ne disparaît pas en claquant les doigts. Cet évènement permettra à Antoine de se retrouver vraiment et de colmater ses blessures.
C'est un beau film, bien tourné, bien joué. Un point de vue intéressant sur l'amour et ses ramifications.
Quant au dénouement de cette histoire qui a raison? Clara doit-elle pardonner à Antoine?
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Rester sur sa faim
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Malgré l'abondance je suis resté sur ma faim! Trop riche et pas assez fin. Un film plein de fantaisie mais qui m' a déçu parce-que trop prévisible.Tout est démesuré dans ce film. On caricature à outrance et on voit venir de loin le déroulement de cette histoire. Pour ma part j'étais vierge car je n'avais ni lu l'histoire ni vu le précédent film que plusieurs jugent plus réussi.
Johnny Depp fait du Johnny Depp et la réalisation ne casse pas la baraque. Ça manque de subtilité ce qui enlève beaucoup à la féérie. J'ai détesté les nains, je trouvais leur présence irritante et comme ils appraissent souvent cela n'a fait qu'exacerber mon déplaisir!
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Un peu de tout
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Un premier film est souvent désordonné, l'auteur désirant tout y mettre et le résultat s'avère un magma émotif. Luc Picard n'échappe pas tout à fait au syndrome du premier film mais il réussit à nous tenir en haleine quasiment jusqu'à la fin. J'avais deviné la fin mais celle-ci ne me gâcha point le visionnement.
D'abord le réalisateur démontre qu'il est un excellent directeur d'acteur. Chaque rôle est bien défendu et bien amené et il a choisi de magnifiques interprètes. Suzanne Clément fait encore une fois preuve de son talent, Denis Bernard y est émouvant et que dire de la performance d'Alexis Martin!
On se retrouve dans une histoire hétéroclite où le héros, que Picard campe avec une justesse naturelle, qui se chercha pendant si longtemps commence à trouver sa voie et à comprendre son destin. Il quittera un monde interlope pour se diriger vers son rêve de toujours; être comédien. On assistera à sa métamorphose au travers quelques traits de sa son quotidien.
Luc Picard joue sur plusieurs tableaux avec ce film. Il passe du drame à la comédie et il le fait avec goût et subtilité. Il illustre bien le désenchantement de la quarantaine et l'urgence de se retrouver dans la vérité. Il amènera son personnage sur une rive plus heureuse et ce malgré sa fin abrupte. Car on peut dire de celui-ci que sa mort précoce n'empêche en rien son accomplissement. D'autres personnages s'en tireront moins bien mais c'est la vie.
J'aimerais souligner que Luc Picard possède un solide sens de l'humour et de dérision et qu'il en parsème son film de façon intelligente.
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