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L'enfer c'est les autres...
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Le regard de l'autre, l'approbation, la reconnaissance, voilà ce qui compte. On cherche toujours l'assentiment de l'autre. Marc en est la preuve irréfutable. Un jour, il se rase la moustache et tout de suite il veut que sa compagne le remarque, le félicite. Bien mal lui en pris car personne ne se soucie de ce changement. Il s'interroge, se fâche. Il perd le contrôle. C'est comme s'il n'existait plus aux yeux des autres. Il doute de lui, avait-il une moustache? Il en cherchera la preuve dans les ordures, mais ou sont ces satanés poils? La folie le guette. Il a beau en avoir la preuve sur son passeport mais les autres réussissent à bousculer sa vérité.
Ce film part d'une banale anecdote et nous entraîne dans les profondeurs de l'âme. Qui suis-je si les autres ne me reconnaissent pas?si ma différence est occultée?Comment retrouver mes repères?
On se sent mal devant cet exercice. L'angoisse nous étreint autant que Marc. On cherche en vain une explication logique. On croît au complot nous aussi. Le réalisateur nous laisse nous débourber tout seul. Tout comme Marc on se questionne, est-ce possible qu'on en vienne à douter de nous si l'autre nie notre existence?
Vincent Lindon est criant de vérité dans la peau de cet homme qui perd peu à peu la raison. On le suit dans les méandres de sa fuite. On a envie de lui dire ce n'est rien va! Mais on s'imagine à sa place et vite l'anxiété nous serre le coeur. Diabolique...
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Définir le bonheur
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Qu'est-ce que le bonheur? Est-il passager? Est-ce un état tellement subtil que lorsqu'il passe on ne s'en aperçoit pas? Le réalisateur nous pose la question au moyen d'une histoire de quelques amis et voisins à la vie ordinaire. Ils vivent en banlieue dans un HLM délabré, travail précaire, condition de vie assez misérable, amours à sens unique et liens familiaux difficlies. Pourtant subrepticement le bonheur se montre le bout du nez à coup de petits gestes, de petits moments tendres. Quelques-uns le goûtent, d'autres le repoussent. On lui tient tête, on le pourchasse. On ne se rend pas compte qu'il est là tout près, qu'il suffirait d'un instant d'attention et on y entrerait. On le cherche ailleurs, on le veut grandiose, on préfère le rêver que d'accepter les miettes qu'il nous tend.
Un film donc sur la quotidienneté et sur le combat de simple gens tentant de survivre au marasme. Un film humain.
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Orient vs Occident?
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Une jeune femme ayant la nostalgie de son enfance au pays du soleil décide d'y retourner pour y retrouver la vision de son éveil à la vie. Elle a vécu longtemps en occident et espère que l'orient lui apportera le calme et la serénité dont elle garde le souvenir. Elle trouve emploi dans une grande firme d'importation et son cauchemar commence. Elle se rend compte peu à peu que ce monde clos ressemble à s'y méprendre à celui qu'elle tente de quitter. En effet qu'y a-t-il de plus semblable que deux compagnies avec leur hiérarchie respectvie. Du moins je n'y ai pas vu de grandes différences. En observant ce film je me suis retrouvé en terrain connu, je travaille dans une multinationale et ce que j'ai vu à l'écran ne s'éloigne pas beaucoup de ma réalité quotidienne. Un bureau rempli de collègues qui s'épient et qui attendent le moment propice pour se démarquer des autres en employant toutes les ruses. Le réalisateur ne m'a pas convaincu que je pénétrais dans un monde différent parce-qu'oriental. Je peux jumeler un de mes collègues à chacun des personnage japonais de ce film.
En fait je me suis un peu ennuyé pendant le visionnement de ce film allant même à faire un solo de paupières...J'avais l'impression d'assister à un documentaire baclé et qui n'arrivait pas à faire la démonstration de son propos. Le seul exploit que j'y constate est la fluidité du japonais de Sylvie Testud. Dommage!
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Divine Céline!
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Si vous aimez les actrices ne manquez pas ce film! Un quatuor de magnifiques comédiennes. D'abord Céline Bonnier qui habite l'écran avec tout son talent, une présence inoubliable, un personnage rendue avec subtilité. Il n'y a pas un regard de trop, pas un mouvement de faux, la gamme des émotions est ici véhiculée par une actrice qui s'identifie totalement à son sujet. Bujold est d'une froideur inquiétante et elle campe cette mère qu'on est heureux de ne pas avoir eu. La jeune Juliette Gosselin est crédible dans cette adolescente au sortir de l'enfance et qui est déchirée entre deux conceptions de la vie. La véritable surprise vient de Danielle Fichaud qui nous sidère en personnifiant cette travailleuse sociale mal dans sa peau cherchant un échappatoire à sa morne vie. Le visage de Fichaud transmet toute sa détresse malgré les apparences de femme forte qui a tout vu.
L'histoire n'est pas originale mais la façon que le réalisateur la dépeint emprunte des sentiers inhabituels. Un monde de misère ou chacun affronte sa déception et se confine dans le rêve afin de mieux supporter son banal quotidien. Une cinématographie onirique vient tempérer la violence crue de ces vies vouées à l'échec. Une note d'espoir surgit à la fin et on est heureux de croire que le destin se rosit pour quelques-unes...
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