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Normand Paquette
Normand Paquette
December 2006 - Messages
30 décembre 2006, 2:22
Diversion
J'ai visionné Diva aujourd'hui et j'ai découvert un film d'atmosphère hétéroclite qui m'a conquis. D'abord le mélange des genres, amour, suspens, musique et visuel. On s'y promène sans jamais savoir ou on va atterir. On traverse l'histoire sans trop se poser de questions puisque le cinéaste nous a bien en mains. Ce qui m'a surtout séduit ce sont les images d'une beauté indescrptible. Les prises de vue sont extraordinaires d'invention. Les décors nous ravissent par leur créativité. On aimerait habiter les lofts de ce film. Il y a là l'oeuvre d'un artiste inventif.Les personnages surprennent et nous ravissent par leur rythme de vie. Le postier amoureux de la diva, la petite voleuse, les deux escrocs inquiétants, le ripoux, les chasseurs d'enregistrements pirateset surtout le personnage de Bohringer qui à mon avis est le plus énigmatique et le plus réussit du film. Beneix nous montre son univers, nous entraînent dans son monde lyrique et nous laissent baba d'envie. Un premier film inclassable.
28 décembre 2006, 5:14
Réalité royale
La reine d'Angleterre dans son quotidien! Avouez qu'il vous a fait plaisir de la voir autrement que dans ses sorties officielles. Allez, vous y êtes allés pour enfin la visualiser ailleurs que paradant devant ses troupes la sacoche sur le bras. Vous avez souri de constater qu'elle écoutait la télévision en famille. Vous avez trouvé sa robe de chambre affreuse, ses pantoufles rigolotes, son mari insupportable, sa mère un peu gaga et son grand fils bien insignifiant. Puis, vous vous êtes laissé prendre au jeu et l'avez trouvé plutôt sympathique. Vous avez eu de l'empathie pour son dilemne concernant le satané protocole versus la bonne chose à faire. Vous ne vous doutiez pas à quel est point elle est barricadée dans son rôle de souveraine devant toujours se plier aux ancestrales coutumes au point de ne pas pouvoir vivre sa vie comme elle aimerait peut-être le faire. Vous étiez tétanisé devant la performance d'Helen Mirren à en oublier que c"était Helen Mirren sur l'écran. Elle lui ressemble tant que vous étiez sûr d'assister à une autre émission de télé-réalité. Après quelques minutes vous vous êtes surpris à ne pas envier cette vie de château car ce qui vient avec n'est pas votre tasse de thé. Vous vous imagninez mal vous faire dicter vos décisions et vous faire écrire des discours à prononcer devant la planète. La prochaine fois que vous penserez à elle votre jugement sera moins sévére car ce film vous aura fait réaliser que cette job est beaucoup plus difficile que vous ne le croyiez. Alors, vous aurez appris que les contes de fées ont toujours un côté moins reluisant et que la vie de tous les jours est plus souhaitable parce que moins exposée aux regards des autres.
27 décembre 2006, 2:53
Quand la mort est présente
Fascinant comme film! La démonstration de l'inéluctabilité du destin. On s'engage dans une aventure sans pareille menée d'une main de maître par un audacieux cinéaste. Il reviste plusieurs genres et les avenues qu'il emprunte nous laissent pantois. Un jeune ouvrier étranger voulant sauver les siens du marasme se retrouve pris dans une enchère inhabituelle. Il s'empare d'une invitation qui le conduira dans une maison située au confin de la campagne. Il s'aperçoit qu'il est en un endroit où des joueurs et gageurs sans envergures morales se servent d'hommes au passé trouble et à l'avenir défini pour assouvir leur passion. On suit ce jeune homme qui une fois embourbé n'a d'autres choix que de se plier au jeu cruel qui l'attend; affronter le hasard qui a pour résultat pour tous sauf un, la mort. En parallèle, il y a enquête policière tentant de découvrir l'endroit des sévices afin de coffrer toutes les crapules qui participent à cette tuerie honteuse. Le réalisateur touche ici à ce qu'il y a de plus vil chez l'homme; l'appât du gain et ce aux conditions les plus immorales. En même temps il démontre que le destin n'est pas l'apanage du hasard, que notre route est traçée et que lorsqu'on croît l'avoir déjoué il nous attend à l'endroit et l'heure convenue. Donc peu importe notre route l'inévitable se dressera devant nous et on n'aura d'autres choix que de se soumettre. La vie que l'on mène influence peu sa finitude si on se fie à la lecture du réalisateur. C'est ce qui trouble dans ce film, c'est ce qui fascine et nous porte à réfléchir aux voies que nous suivons. Devrions-nous poursuivre notre vie si pleine de contraintes et obligations où simplement vivre au mieux de nos possibilités sans trop penser au lendemain qui peut s'avérer fatal?
27 décembre 2006, 8:46
And I am telling you...
Un grand moment de bonheur! Un excellent divertissement pour cette période de Noel. J'ai vraiment adoré le temps passé devant l'écran. J'y ai découvert une chanteuse extraordinaire qui en plus se révèle une actrice formidable, Jennifer Hudson! Vraiment elle m'a séduit et ému et j'en garderai un souvenir impérissable. J'ai aussi redécouvert un acteur dont je ne pensais pas trop de bien jusqu'à maintenant, Eddie Murphy. Je ne le croyais pas capable de s'investir dans un rôle dramatique et ce fut toute une révélation. Le voir sans ses tics et facéties habituels, sans sa légendaire vulgarité faisait du bien. Il réussit à nous émouvoir et à nous entraîner dans son univers d'une façon magistrale. Nous avons la preuve qu'un acteur bien dirigé et qui s'investit totalement arrive à défaire les préjugés le concernant. Bravo! Ce film est un petit bijou. Il a tout pour plaire. Une histoire simple mais crédible, des acteurs-chanteurs d'un talent fou, une musique entraînante, des décors éclatants. La comédie musicale au cinéma reprend du service avec ce film et je crois qu'elle fera des petits.
25 décembre 2006, 8:32
Créateur vs créature
Imaginez-vous en face de votre créateur lui demandant de vous épargner la fin qu'il a choisi pour vous. Le créateur est-il libre de ses décisions? A-t-il le devoir de vous rendre l'identité qui lui appartient? Des questions intéressantes que ce film explore avec intelligence. On suit avec fébrilité l'histoire entre le créateur et sa créature. D'abord de façon humoristique mais plus le film avance plus le dénouement se précise et plus on se questionne sur la liberté de l'artiste. Ce thème a été abordé maintes fois mais ici on le traite de manière originale. Jusqu'ou va la responsabilité du romancier? Des acteurs-trices merveilleux habitent l'écran et nous donnent envie de croire à cette impossible rencontre entre l'artisan et son oeuvre. Une rencontre difficile mais ô combien enrichissante. J'aurais préféré une autre fin, celle auparavant choisie par l'auteur, mais je crois que la culpabilité de la créatrice eut été trop lourde à vivre. Une belle métaphore que ce film qui nous amène à regarder la direction que prend notre vie et à se questionner sur le sens qu'on lui donne.
25 décembre 2006, 12:47
Le déclin de l'empire...
Film actuel sur une civilisation disparue. Film important que tous devraient voir afin d'éviter le désastre. Chaque fin d'empire s'accompagne d"auto-destruction et de renouveau ce film nous le démontre clairement. On assiste à la fin d'une époque avec toutes ses composantes. On reproche à ce film d'être violent mais existe-t-il une chute sans conséquences? Losqu'on offre le coeur et la tête d"esclaves en sacrifice aux dieux, il n'y a pas de manière pacifique de s'en emparer. Je crois qu'il est important de le représenter visuellement pour que les gens réfléchissent et s'indignent. Aujourd'hui, on entend des descriptions de meurtres et de victimes de la guerre aux nouvelles et jamais on en perçoit l'horreur car on ne nous montrent aucunes images. Il s'agit de conflits aseptisés et on garde bonne conscience, on retourne à nos activités. Gibson choisit d'aller jusqu'au bout pour nous faire réaliser que la violence existe et que l'homme est capable du pire pour arriver à ses fins. Son film est remarquable car il illustre bien son propos. Il nous emmène en voyage dans une autre civilisation et parvient à nous interpeller. Bien sûr, il y a quelques invraisemblances, le fugitif qui court pendant de nombreuses heures tout en étant blessé, mais le fond est crédible. Les Mayas étaient une grande nation mais lorsque pris dans les tourments de la nature ils ont réagi comme la plupart des hommes le ferait, on faisant tout pour se prémunir contre la fin. Il y a aussi de l'espoir dans ce film. Il y a cet indigène prêt à recommencer ailleurs une vie différente.
21 décembre 2006, 11:28
Cucul Praline
L'habituel film guimauve du temps des Fêtes est sur nos écrans. Cette fois-ci la guimauve est tellement présente que le mal de coeur nous prend! J'ai vu ce film car je me disais que cela fait parfois du bien d'embarquer dans un film prévisible mais plein de sentiments. Hélas, je n'ai eu aucun plaisir au visionnement de ce conte pour adulte. Je n'ai pas cru une seconde aux deux personnages féminins. L'anglaise et l'américaine ne sont que des caricatures, des ébauches mal définies, jouées vitement par deux actrices qui habituellement m'étonne par leur talent. Ici, on assiste à une pale démonstration d'émotion. Cameron tente de faire une Doris Day sans jamais y parvenir et Kate elle, s'essoufle à vouloir nous convaincre qu'elle peut passer du rire aux larmes. Dans ce film, ce sont les acteurs qui tirent leur épingle du jeu. Jack réussit à camper un homme à l'opposé de ce qu'il fait ordinairement et Jude lui, est charmant dans ce rôle d'un père monoparental cherchant l'amour. Le reste, l'histoire, le scénario, est navrant et sans grande invention.