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Univers clos, bureaucratique. Système dictatorial. Monde calculé, aseptisé. On entre dans ce film comme en prison. Interrogatoires menés par des fonctionnaires, tortionnaires. Le réalisateur s'attarde à un de ces petits hommes. Il est toujours à l'affût de la moindre dénonciation allant jusqu'à les provoquer. Un jour on lui demande d'espionner un auteur qui semble pro-régime, on voudrait bien trouver la petite bête qui le perdrait. Voilà notre homme installant la panoplie d'un système d'écoute et bien déterminé à coincer le poète.
Ce film donc est l'histoire d'un homme quelconque vivant par procuration, se nourrissant de leur vie car la sienne est quasi inexistante. En espionnant et en voulant prendre le poète il se retrouve piégé. C'est à ce changement que le réalisateur nous invite. C'est à cette rédemption que nous assistons. Tout part d'une sonate qu'il entend lors d'une séance de surveillance, celle-ci viendra perturber tout son existence.
Le comédien interprétant cet être à prime abord dégoûtant est tout simplement hallucinant. Il s'identifie totalement à son personnage et le voyage qu'il nous propose est fascinant. Le cinéaste, dont c'est le premier film, arrive à illustrer avec brio cet univers et ses ramifications. Il nous emmène tranquillement et subtilement à la découverte d'un homme avec sa vraie nature. Beaucoup d'émotion et d'intelligence dans ce film.
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