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Normand Paquette
Normand Paquette
June 2009 - Messages
29 juin 2009, 8:55
Lars & Bianca

Je m'attendais à un film d'humour décapant et je me suis retrouvé devant un film charmant sur l'humanité. Lars, un introverti dans la jeune trentaine, habitant le garage de la maison de son frère arrive un soir chez son frère avec sa nouvelle copine Bianca. Elle est une poupée gonflable acheté sur internet. Il la traite comme son amoureuse et demande à son frère de l'héberger.Ici commence le conte d'un village qui accepte de considérer Bianca comme un être à part entière afin d'aider Lars.

On assiste à la transformation des habitants d'un petit patelin qui au contact de la poupée puisent en eux-mêmes et y trouvent toute leur humanité. Lars s'épanouit et vit une histoire simple et heureuse avec sa compagne. Il découvre ses manques et arrive à les verbaliser en consultant le médecin du village qui est aussi psychologue. Elle encourage les proches de Lars à se comporter comme si Bianca existait vraiment afin de soutenir Lars dans sa démarche.

Ce film aurait pu être moralisateur et prétentieux mais le réalisateur réussit à nous intéresser et on se laisse prendre dans l'histoire. Le récit est tout en finesse et le scénario demeure plausible. L'approche du réalisateur est vraiment exemplaire, il laisse place aux émotions et le fait admirablement. Cependant le film repose sur Ryan Gosling qui est un acteur formidable. Son interprétation de Lars est subtile et on ne peut rester de glace devant cet admirable travail. Il est vraiment un immense comédien et on gardera un souvenir inoubliable de son Lars.


28 juin 2009, 5:37
Fantasmagorie

Il faut voir ce film pour le contenu certes, mais surtout pour l'univers fantasmagorique du cinéaste! D'abord l'ambiance sonore est absolument déroutante et jouissive. L'utilisation de la musique est tout simplement géniale, du classique, du rock, du disco, de la musique traditionnelle italienne et j'en passe! La musique accompagne l'image et ce souvent à contre-emploi, cela donne une facture insolite et très réjouissante pour nos sens. L'humour aussi, il y a des phrases assassines prononcés par Andriotti qui pigmentent le film et le rend ainsi moins difficile à gober.

L'histoire de ce personnage monstrueux de l'Italie du XXe siècle est traitée avec emphase. Tout y est démesuré comme le personnage le fut. Les décors sont fastueux et épousent la mégalomanie de cet homme politique peu ordinaire. L'acteur principal est impressionnant et nous reste longtemps dans la mémoire. Il y a des scènes inoubliables, hétéroclites. Il s'agit d'un grand moment de cinéma qui passera à l'histoire et qui sera à l'étude dans les facultés de cinéma. Les mots ne peuvent rendre justice aux émotions que m'a procuré ce chef-d'oeuvre. Allez-y!


28 juin 2009, 10:42
La source

Jusqu'ou doit aller une journaliste pour protéger sa source? Ce film met en scne une journaliste qui sort un article révélant un scandale politique aux États-Unis. Un procureur de la couronne lui ordonne de révéler la source de son scoop évoquant la question de la sécurité nationale. Elle refuse et est emprisonnée.

C'est un bon suspens doublé d'une réflexion sur le droit à l'information. La journaliste va très loin pour ne pas nommer sa source, elle y perdra son mari et sera tenu à l'écart de son fils. Elle en fait une question de principe. Elle revendique le droit du public d'obtenir des informations cruciales et empêcher ainsi la classe dirigeante de cacher des renseignements afin de ne pas être tenue responsable de leurs actes illicites.

Un sujet important qui nous place devant l'importance de la liberté d'expression de la presse et des individus. Un sujet hautement moral dont le débat ne peut être tranché car chacun à son opinion personnel et des arguments intéressants sur le sujet. La question que je me pose est pourquoi des individus vont si loin pour défendre leurs idées? Que cherchent-ils? Beaucoup y perdent leurs vies, est-ce payé trop cher? N'y-a-t-il pas une recherche d'héroisme et de gloire?

Le film se regarde avec intérêt, les acteurs sont crédibles et le scénario plausible. Un bon divertissement pour l'esprit qui amène un questionnement personnel intriguant. Que feriez-vous?


26 juin 2009, 8:34
L'héritage

Ce qui m'a sidéré dans ce film c'est l'absence de valeurs et d'idéaux chez les adolescents. Ils sont pris dans un monde qui ne s'est jamais relevé de la révolution tranquille. Ils sont les héritiers d'un monde qu'on voulait moderne et dont la destruction des valeurs jugées désuètes n'a pas mené vers le renouveau souhaité. On constate que cette jeunesse vit dans une société qui les a oublié en décidant pour eux des changements qui ne portent pas fruit.

On les suit donc pendant 24 heures. Les réalisateurs brossent un portrait assez réaliste et hélas peu reluisant de ce groupe laissé à eux-mêmes par le système politique et social. Ils peinent à s'exprimer convenablement, ce n'est que bouts de phrase, idées sans structures, paroles floues et gestes tapageurs. Je ne les blâme pas, ils sont le résultat d'une éducation sans structures. Ils se cherchent en s'agrippant comme ils le peuvent à ce qui reste de la faillite de leurs ainés.

Il y a quelques beaux moments qui laisse une lueur d'espoir.


24 juin 2009, 7:57
Sourires

Un film léger et qui fait sourire. Un sujet contemporain traité avec désinvolture et exagération. Une comédie sentimentale avec en filigrane une petite leçon de morale. Une brochette d'acteurs sympathiques qui frôlent la caricature. Voilà comment je résumerais ce film.

Une jeune journaliste provinciale venue à New-York pour obtenir un travail dans un magazine de mode in se retrouve croulant sous des dettes dues à sa dépendance du shopping. Elle  achète comme d'autres boivent ou jouent. Elle se retrouve à tenir une chronique dans une revue financière y donnant des conseils...elle deviendra amoureuse du patron, se perdra dans ses mensonges, changera son mode de vie ect...

Une intrigue prévisible qui ne prétend pas changer le monde et fait avec tellement de joie et d'exéburance que je m'y suis abandonné avec un plaisir certain. J'ai souri, ri à quelques moments et ai finalement passé un moment délicieux.


23 juin 2009, 4:21
L'espoir

Très beau film de Guylaine Dionne. Un sujet difficile que la réalisatrice traite bien sans trop en exploiter le désespoir. Elle s'intéresse aux proies faciles que sont des jeunes filles dont le visa a expiré et qui tombent sous la férule de vils proxénètes car elles veulent demeurer au Québec.On y suit Priscilla une jeune Brésilienne qui se retrouve danseuse exotique dans un bar du centre-viille. Elle y fait la rencontre d'Ariane, une jeune fille d'ici, et s'en éprend.

On découvre ce monde de nuit utilisant des jeunes filles de différentes nationalités. Un monde dur que la cinéaste choisit d'adoucir en développant la belle histoire entre Priscilla et Ariane. Un choix judicieux qui ne gêne pas le sujet principal. Elle préfère prendre l'avenue de l'espoir, de démontrer qu'il y a toujours un moyen de sortir d'un guêpier si on le décide.

Les jeunes actrices sont très justes et je dois dire que j'ai beaucoup aimé Clara Furey. En somme un film tendre et parsemé d'instants de bonheur.


23 juin 2009, 7:11
Le monde selon Charlie

J'aime l'univers de Charlie Kauffman. Je trouve ce créateur brillant. J'ai adoré tous les films basés sur ses scénarios. Le voici réalisant son premier opus et il a comblé mes attentes. J'ai retrouvé son monde intime et torturé, sa recherche de la vérité sur la condition humaine. Comme toujours il ne résout rien mais nous donne des pistes sur lesquelles réfléchir.

Son film nous fait travailler, il nous demande beaucoup d'attention. Il ne s'agit pas d'un divertissement gratuit, si on accepte l'invitation on en ressort troublé mais ô combien plus riche intellectuellement. Ici, il nous plonge dans les méandres psychologiques d'un auteur de théâtre qui après avoir gagné une bourse entreprend de transposer sa vie quotidienne sur une immense scène. Cette quête l'accompagnera tout au long de sa vie. Un work-in-progress sans fin sauf la sienne.

Une réflexion sur l'absurdité de la vie qui demeure sans réponse, sur l'amour et ses bonheurs et complications, sur la mort des proches, sur la mémoire. Un film exigeant comme l'est la vie quotidienne avec ses hauts et ses bas. On a vraiment l'impression de cohabiter avec le cerveau de l'auteur, les images rendent bien ce foisonnement d'idées et d'émotions qui peuplent nos têtes. Hoffman y est toujours aussi juste et formidable, il y est secondé des actrices absolument fabuleuses qui donnent vie à des personnages inoubliables.

Ce film est difficile à décrire, en fait il ne se résume pas tout comme une existence humaine ne pourrait se retrouver dans quelques lignes, il faut le voir.


22 juin 2009, 6:16
Bel essai

La transposition à l'écran de l'univers de Fred Pellerin était une grosse commande. Luc Picard s'y est attelé et a réussit un beau film. Il a réalisé sa vision de St-Élie-de-Caston et ses habitants magiques. Il a engagé de bons comédiens, la cinématographie est belle, les personnages bien dessinés mais...la truculence, l'utilisation du langage, l'imaginaire débridé de Fred Pellerin ne se vit pleinement que lorsqu'on le voit sur scène. Le film imaginaire qu'il nous donne à voir par sa transmission orale est cent fois plus merveilleux.

Les images du film ne rendent pas justices à Babine, je trouve qu'elles en atténues la portée. J'irai même plus loin, pour moi les meilleurs moments du film sont la narration de Pellerin. On goûte ses mots et on part dans un rêve fou. Je ne suis pas décu du film, je trouve seulement que le cinéma n'est pas le médium qui sied à l'art de Fred Pellerin.


22 juin 2009, 3:50
Nostalgie

Ce film m'a rendu nostalgique du Montréal de mon enfance. Comme un voyage à l'intérieur de ma mémoire il en a réveillé les souvenirs qui s'y logeaient. Les images tournées par plusieurs cinéastes de l'ONF et proposées par Luc Bourdon sont venus s'ajouter aux miennes. Elles ont provoqué des émotions associées à mon passé. J'avais l'impression de revivre cette époque déjà lointaine. Les ruelles avec leurs cordes à linges pleines, les voitures stylées, la liberté de courir et de s'amuser, les rires et les pleurs, les hivers froids et enneigés, les parades de la St-Jean-Baptiste avec son décorum religieux, le droit de fumer sans se sentir coupable, le parc Lafontaine avec son zoo et ses gondoles, l'espoir d'un avenir grandiose, le début de la modernité illustré par la construction de la Place Ville-Marie...

Un merveilleux moment de nostalgie!


22 juin 2009, 3:26
Robins des bois

Trois frères se retrouvent gardiens de juifs fuyant les allemands qui occupent la Biélorussie en 1941. Il s'agit d'un Xième fait vécu de la seconde guerre mondiale. Trois frères aux tempéraments différents tentent de sauver les rescapés d'une race pourchassée par l'idéologie nazie. Ils se terreront dans les bois et en survivra des centaines pour en témoigner.

Une autre illustration de la condition humaine en temps de guerre ou l'on voit le pire et le meilleur de l'homme. Des pacifiques devenant aussi barbares que leurs bourreaux, des courageux et des lâches, des profiteurs et des altruistes habitent ce film. On y voit de la violence, de l'amour, de l'horreur, de la beauté. On y rencontre des personnages hors du commun, hauts en couleur et hélas, des êtres ayant perdu tout sens de l'humanité. On en a beaucoup vu au cinéma et ce film ne se démarque pas des autres. Il y en a eu des pires mais des biens meilleurs. On a l'impression que le cinéaste a tourné un film académique sans y laisser son empreinte.

On aura tout de même appris l'existence de ces trois héros qui changèrent le cours de l'histoire pour certains condamnés.


21 juin 2009, 3:58
Oui,non,peut-être...

Aujourd'hui c'est ma troisième journée à la maison, j'ai une grippe tellement intense ( espérons que ce n'est pas le virus H1N1) que je me suis dit louons un film léger et tentons de sourire à la vie. J'ai donc pris ce film et j'ai bien fait.

C'est léger, un brin coquin, un peu d'eau de rose, beaucoup de dialogues, quelques situations cocasses et un soupçon de drame. Évidemment les décors sont superbes, tout le monde il est beau, assez nanti et recherche l'amour. L'éternelle quête, le syndrôme du prince charmant, le bonheur livré sur un plateau d'argent...

C'est un film branché, il ne suffit plus maintenant d'attendre à côté du bon vieux téléphone (comme dans mon temps), il faut vérifier les courriels, les textos, la page My Space et bien sûr Facebook.Une des protagonistes du films fait d'ailleurs la remarque que c'est devenu épuisant d'attendre un message qui peut prendre toutes ces avenues.

Les intrigues sont classiques, nombreux chassés-croisés, je l'aime, elle ne m'aime pas ou plus, il en veut une autre ect...et il y a même les ''gays'' de service, en effet que serait un film ''IN'' sans les si croustillants personnages gays stéréotypés!

Ça change pas le monde sauf que...ça se digère facilement les jours de maladie...


21 juin 2009, 7:21
''Feel good movie''

Vivre de reculons! Un sujet neuf et audacieux, un scénario fascinant et des acteurs de hauts calibres. Des images somptueuses, des reconstitutions de différentes époques du XXe siècle parfaitement réussit, de la science fiction accessible et des sentiments en masse. Voilà mon résumé de ce film.

Pourtant je me suis surpris à regarder l'heure.Je trouve qu'il ya des longueurs dans ce film. Près de 3 heures, j'avoues que mon intérêt n'a pas été constant. Le réalisateur s'attardait trop sur certaines époques et en esquivait d'autres. Trop de bons sentiments, tout le monde il est gentil dans ce film. Bien sûr, il y a le père se débarrassant de son bébé de façon assez ignoble mais c'est la seule scène du film un peu noire. Sinon, tout le monde s'aime...

Je ne dois pas oublier qu'il s'agit d'un conte, que ce film a été fait pour la période des Fêtes et que le but du réalisateur n'était pas de coller au réalisme. De plus, les actrices de ce film sont formidables, elles habitent leur personnage avec une belle vérité. Je ne suis pas certain que je changerais de place avec Benjamin car le résultat demeure le même, la vie suit son cours et la perte des êtres chers survient malgré qu'il rajeunisse au lieu de vieillir.

Je vous le recommande pour les soirs de déprime, il vous réconfortera.


20 juin 2009, 8:08
Le rédempteur

Le Colonel Stauffenberg peut être qualifié de héros. Sa haine d'Hitler le conduira sur un chemin sans retour. Ils étaient trop peu nombreux à se rebeller contre cet emblème du pouvoir suprême considéré comme un dieu.

Ce film narre deux des tentatives pour assassiner Hitler. Il s'attarde particulièrement sur l'opération Walkure mené par un groupe d'opposants composés de civils et de quelques membres du haut commandement de l'armée. Stauffenberg fut cruellement blessé en Afrique, il perdit son bras droit, des doigts à l'autre main ainsi qu'un oeil. Ce qui décupla sa haine déjà très présente d'Hitler et sa mégalomanie. Il tentera donc à deux reprises de l'anéantir enfin d'écourter la guerre et surtout de débarasser la terre de ce tyran sanguinaire. On connait la suite.

Ce film de guerre a une facure classique, de belles images soignées, un scénario palpitant et décrit assez bien les personnages téméraires qui osèrent s'en prendre au mythique furher. Les acteurs sont crédibles, la reconstitution d'époque réussie et le suspens ne manque pas malgré la fin connue de tous. La violence est peu présente, le réalisateur la suggère plus qu'il ne la montre. Il préfère nous introduire dans la toile que tissent eux-mêmes les valeureux combattants. La fin du film est particulièrement enivrante. Il est malheureux qu'ils aient échoués et qu'Hitler demeura encore neuf mois le chef d'un pays qu'il entraîna dans sa folie destructrice.


19 juin 2009, 8:38
Une histoire simple

L'originalité de ce film est qu'il est centré sur les proches de deux être atteints de cancer. On ne voit ni n'entend les malades, le scénario préconise le mari d'une femme atteinte de cancer du sein et la femme d'un homme ayant le cancer du colon. On assiste aux liens qui se nouent entre ces deux personnes.

J'ai adoré ce film. Je m'attendais à une trame dramatique assez lourde et je me suis retrouvé devant un petit bijou de sensibilité toute en nuance. Les deux acteurs y sont merveilleux, on s'identifie à leur vie et à leur situation. Il y a beaucoup de non-dit et ils arrivent à nous transmettre leur émotion par leurs gestes et regards. Devos qui d'habitude me laisse assez indifférent crève l'écran par son jeu subtil. Elle m'a vraiment beaucoup plû dans ce rôle de femme incertaine au langage franc et malhabile. C'est vraiment un personnage riche et elle le rend magnifiquement.

C'est une histoire toute simple, bien filmée et superbement interprétée. À voir.


18 juin 2009, 8:39
L'ennui

Dure métier que celui de recruter des jeunes filles afin de les vendre à un réseau de prostitution. Dans ce film un peu ennuyeux et ennuyant je trouve que le problème n'est qu'effleuré.Il me semble que même dans un village perdu je n'aurais pas été attiré par l'étangère choisi et mit en image par le réalisateur. Elle n'a rien de flamboyant et est assez ''drabe''. Est-ce le casting? L'actrice, à mon avis, manque de crédibilité. L'autre jeune fille est plus naturelle et rend justice à son personnage.

Je n'ai pas aimé ce film. Trop flou, beaucoup de scènes qui n'enrichissent pas l'histoire, des images souvent sombres et incompréhensibles. Un bon sujet mal exploité. Je ne veux pas refaire le film mais si je regarde ce qu'on me donne à voir, j'ai l'impression d'être devant une oeuvre inaboutie. Le sentiment que j'ai ressenti s'apparente à l'ennui.


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