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Bof!
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Déjà vu, rien de nouveau et de plus sans grand intérêt. Bouts de scénario rafistolés se mêlant et donnant un semblant de film qui ne tient pas la route. Très prévisible, sans grand charme et surtout racoleur.
Une histoire de pompes funèbres se voulant drôle et qui ne m'a pas fait sourire. Des situations et des jeux de mots usés qui passent sur l'écran et ne nous apporte rien d'autre que l'ennui. Grondin est plus français qu'un vrai français, il est énergique mais n'arrive pas à nous communiquer son enthousiasme. Il y a une belle apparation de Galabru qui nous enchante quelques instants. Depardieu fait du Depardieu et Keller est assez pourrie...
Je suis dure mais je l'assume entièrement. Ne perdez pas votre temps et votre argent pour ce film, il y en a plusieurs autres qui vous attendent!
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Dure Constat
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L'amour et le désir chez les personnes agées existent et ce film en fait la démonstration. La sexualité entre deux êtres sur le dernier versant de leur vie est un sujet rarement évoqué et le réalisateur ose nous le faire voir. Deux corps sur le déclin, deux corps qui n'ont rien d'attirant car à l'opposé des standards de beauté. Peut-on éprouver du désir pour de la chair molle et flasque? de l'attirance pour un corps qui n'est que la caricature de ce qu'il fut? L'amour arrive-t-il vraiment à transcender ce que l'oeil perçoit? Selon ce film la réponse est oui.
Les trois personnages principaux de ce film n'ont rien d'attirant physiquement. Il est difficile pour le regard de les trouver désirables pourtant le réalisateur les montrent dans des moments de passion torride et s'ébattant comme de jeunes tourtereaux. La femme surtout est au prise avec un désir brûlant pour un homme de 76 ans et elle possède une faim sexuelle insatiable qui la fera délaisser son compagnon des trentes dernières années pour l'assouvir. Elle n'est pas belle, son corps n"a rien gardé de sa beauté d'antan et elle est pourtant désirable au yeux de son vieil amant.
J'ai eu de la difficulté à croire à ce désir, à cette attirance entre deux vieillards. Sujet tabou? Les grands-parents ont-ils encore des échanges sexuels aussi passionnés? Je sais que le désir ne meurt pas avec l'âge, qu'il couve toujours en nous mais je peine à croire que l'on soit attirer vers un corps déchu et sur le déclin. Je trouvais les images de ces ébats dérangeantes presqu'affligeantes. Je n'y vois aucune beauté, j'y vois plutôt un désespoir face à la mort,comme si ces deux êtres s'accrochaient l'un à l'autre afin de retarder l'inéluctable fin.
Ce film réussit à nous faire réfléchir sur un sujet auquel on ne veut pas s'attarder, qu'en sera-t-il de nos désirs et de nos amours lorsque nous auront atteint ce stade de nos vies? On ne pense pas à cela sauf quand la cinquantaine s'annonce et qu'on se retrouve seul sachant l'avenir qui nous attend. Ce film ne m'a pas réconforté, il illustre ce que je n'osais pas imaginer et je ne suis pas certain que ce constat m'a réconcilié avec la vieillesse.
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Élève libre?
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Le libre choix...Jonas a-t-il vraiment cette possibilité ici? Bonne question! Il est à peine sortie de l'enfance, n'a pas de structure familiale, a raté ses examens de fin d'année ainsi que sa qualification au tennis, il ne veut pas faire un cours professionnel. On ne sait trop pourquoi il fréquente trois adultes qui lui offrent de l'aider à étudier pour refaire ses examens.
Ce trio est composé d'une jeune femme et son amant ainsi que Pierre dans la quarantaine. Ils tiennent des propos sexuels assez explicites avec lui, décrivent leur sexualité en détails et lui posent maintes questions sur la sienne. On comprend qu'il trouve cela attirant d'autant plus qu'il trouve avec eux un ersatz de noyau familial, on lui donne de l'attention et de la considération. Pierre décide de s'impliquer à fond au niveau des matières scolaires débordant même en lui inculquant les écrits de Camus.
Jonas st fasciné par les connaissances de Pierre et lui fait entièrement confiance. Pierre en profite allégrement s'arrangeant toujours pour que la conversation revienne sur la liberté et le devoir de vivre pleinement en tentant des expériences. Il le comble de cadeau, le traite comme un adulte, en vérité il le manipule pour arriver à ses fins.
La lecture que je fais de ce film est que l'adulte berne l'adolescent et l'amène tranquillement vers l'abus sexuel et intellectuel. Jonas n'a pas vraiment le choix, il ne veut lui déplaire et surtout il veut réussir ses examens. Il ne trouve pas d'autres avenues que de satisfaire les désirs de Pierre. Une fois la relation entamée il se sent coupable et malgré qu'il se rebiffe un peu, Pierre en beau parleur, sème toujours le doute dans son esprit. Il s'agit carrément d'un abus de pouvoir sur un être encore au balbutiement de sa formation intellectuelle. Je trouve assez dégueulasse ces agissements car ils pertubent à jamais un être pubère et l'entraînent sur un chemin qu'il n'a pas choisi.
Étais-ce le message du réalisareur? Ce n'est pas clair, il tente de semer le doute dans notre tête. On ne peut rester indifférent au visionnement de ce film. Il a au moins ce mérite.
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Anthony
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Ce film basé sur une histoire vraie m'a beaucoup dérangé. Je ne considère pas que c'est un grand film mais la vie de ce jeune homme né dans une famille riche qui connût un destin tragique est assez bouleversante.
Une mère d'un milieu pauvre qui a épousé le petit-fils d'un inventeur ayant fait fortune, une vie de déplacements dans des villes célèbres, une vie qu'on dirait rêvée mais qui recelait de noirs secrets. La mère neurasthénique, vulgaire, n'arrivant pas à s'épanouir dans ce milieu bourgeois, le père casanova sans coeur, que restait-il au fils? Au départ de son père il reste avec sa mère et se sent responsable d'elle allant jusqu'à devenir son conjoint...
Il est rare que l'inceste mère-fils est traité, sujet tabou. Donc de voir cet état représenté sur grand écran est assez dérangeant, surtout que le réalisateur choisit de nous montrer une scène très explicite. J'ai eu du mal à la regarder ressentant une gêne et un dégoût qui m'a surpris.
Les acteurs sont bons, la cinématographie est belle mais je n'ai pas aimé les choix du réalisateur. Il dépeint cette histoire dans une suite de tableau à différentes époques ne s'attardant que sur le côté spectaculaire. Il n'y a pas d'étude de caractère des personnages principaux, il ne nous montre que les faits choquants ou scabreux et non ce qui a mené à ces instants. Un manque de finesse et d'introspection font que malgré le sujet le film nous laisse sur notre faim.
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Schubertiades
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Un baiser peut-être révélateur et Mouret en fait la démonstration dans ce gentil film. Chassés-croisés entre sept personnages principaux reliés par le baiser. Amis, amoureux & amants s'entrecroisent dans cette histoire classique traité avec désinvolture. Si vous aimez que ça bouge ce n'est pas pour vous, si vous préférez les mots vous serez servis.
Le film est un mélange entre Allen et Rohmer, il allie comédie et sérieux tout en gardant un petit côté désinvolte. On prend son temps pour arriver au baiser, on le discute, l'analyse, le frôle, l'attire et le repousse car une fois donné l'affaire est classée, on saura si l'amour y réside. Tout cela sur la musique de Schubert qui en est le reflet idéal. Des sonates, trios, duos et des envolées symphoniques sont un atout important dans ce film.
Les acteurs manient le verbe de façon si naturelle qu'on accepte cette proposition orale. Des mots et phrases il y en a dans ce film. Les personnages sont attachants et bien dessinés. Tous jouent sincèrement ces rôles qui semblent faciles mais qui demandent une vérité car il serait aisé de tomber dans le cabotinage. Alors, si vous aimez Schubert et la manière française de discuter ce film est pour vous.
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L'éternité à Bruges
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Ken et Ray sont tueurs à gages, cependant Ray a une tache sur la conscience. Lors d'un meurtre il a tué accidentellement un petit garçon qui se trouvait là au mauvais moment. Il ne s'en remet pas. Sur l'ordre de leur patron ils se retrouvent à Bruges et ont l'ordre d'y rester et d'y attendre son appel. Tout de suite Ray éprouve un ennui viscéral pour Bruges tandis que Ken en profite pour visiter cette ville qui existe depuis l'époque médiévale. Dans cette ville ayant gardé le cachet du moyen age il se passera une tragédie moderne.
Un film sur le remord, sur l'amitié, sur la possibilité d'une rédemption et sur l'honneur. Un film avec un humour british qui vient adoucir la noirceur du propos. Les prises de vues de Bruges sont magnifiques, on envie d'être sur ses canaux voguant à travers les batiments anciens. Un film qui dérange et qui surprend par ses personnages inusités. Un scénario intelligent et intéressant qui s'arrête sur le parcours d'un homme luttant avec sa conscience. Farrell est sublime dans ce rôle difficile qui passe de la douleur à la dérision, il est vraiment excellent. Il prouve ici qu'il possède un grand talent et une grande sensibilité.
Un film alliant plusieurs genres mais gardant toujours notre intérêt. C'est çà le cinéma, nous amener ailleurs tout en demeurant pertinent et divertissant.
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Entre deux genres
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Je dis toute de suite que j'ai passé un bon moment cet après-midi. Ce n'était pas mon premier choix, en retard pour un autre film j'ai opté pour celui-ci et je ne le regrette pas.
Gaudrault se promène entre la comédie et le drame et c'est ce qui débalance le film. Ces autres films flirtaient un peu avec le côté dramatique mais celui-ci y plonge par moment. Tout le monde connaît l'histoire, la publicité ayant été tapageuse, un père et un fils se retrouvant dans la même unité anti-crime organisé tentent de s'allier l'avocat du méchant motard. Sachant que l'avocat fera une semaine intensive de thérapie avec son fils donné par un thérapeute qui affectionne la nature comme décor de la confrontation, les deux agents s'inscrivent eux aussi pour s'approcher dudit maître. On assiste alors à cette introspection de groupe et on est en route pour un peu de rigolade, un peu de drame, un peu d'action et quelques brins d'amour.
C'est aussi l'arrivée de Louis-José Houde dans un rôle principal au cinéma et il s'en tire assez bien sauf dans les moments plus sérieux. Il fait un peu de stand up et ce sont ses moments brillants. Michel Côté est égal à lui-même. Il y a aussi l'omniprésent Rémy Girard et j'ai compris pourquoi il fait partie de la majorité des films québecois; il est un excellent acteur! Il s'empare de son personnage et on oubli vite que c'est Rémy Girard. Robin Aubert est aussi un admirable comédien, il habite son thérapeute avec tant de conviction qu'on prendrait rendez-vous...Le casting est réussit et le scénario tient la route mais le passage de la comédie au drame manque d'enchaînement. Comme si le réalisateur n'osait pas vraiment s'aventurer complètement hors de la comédie. Je crois que Gaudrault est prêt pour un film plus sérieux, je suis certain qu'il en a la trempe.
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Matty & Johnny
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Un vent de fraicheur a soufflé dans mon salon. Dès les premières images j'ai su que j'allais adoré ce film. Ça fait du bien de regarder un film simple racontant une histoire déjà connue mais dont on se surprend d'en suivre les moindres détails car le réalisateur a su nous captiver.
Matty et Johnny ont un petit accident et ce qui n'était qu'un léger accrochage deviendra le pivot d'un changement de route. L'aiguillage ne se fera pas sans heurts mais ils finiront par emprunter la même voie. Matty est dans l'attente que son mari se lasse de sa Xièmes aventures et lui revienne dans les bras. Cependant cela fait presque six mois et cela l'angoisse. Un jour comme les autres elle rencontre Johnny en emboutissant son camion, s'ensuit une engueulade acerbe et savoureuse. Johnny la relance le lendemain lui proposant de réparer sa voiture. Son instance aura raison de Matty qui à partir de ce moment se surprendra en nourrissant cette aventure.
Ici, ce qui fait la différence des autres films sur le sujet ce sont les dialogues intelligents et pleins d'humour, c'est la direction d'acteurs, c'est la façon de filmer du réalisateur, c'est l'interprétation magnifique de l'ensemble des acteurs, c'est la merveilleuse musicalité de la langue flamande et le savoir faire que possède les cinéastes européens. Ça rafraîchit de visionner un film qui n'a pas la marque reconnaissable du cinéma Hollywoodien. On va ailleurs, on voit autre chose, on ressent autrement. C'est comme une dégustation dont on savoure chaque moment. C'est du pur bonheur!
Il faut absolument le voir dans la version originale car la langue flamande ajoute une mélodie que la traduction ne saurait transmettre efficacement.
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N'importe quoi!
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Pourquoi gaspiller temps,argent, talent(?) pour arriver à un navet pareil? Un scénario qui ne tient pas la route, des dialogues insipides, des gags éculés et de la vulgarité en masse voilà le résumé de ce nanar. J'ai essayé d'y trouver un sens mais sans réussir. Il ne s'agit même pas d'une satire car le film n'est que le véhicule d'idées usées. Le réalisateur doit en fumer pour s'embrouiller dans des situations invraisemblables qui n'ont aucun sens. Étais-ce le but du film? Alors,je suis complètement out pas assez gelé pour apprécier ce genre et c'est tant mieux!
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Grandguignolesque
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Un long film sur la conquête du pétrole par des prospecteurs véreux. On suit le chemin de Daniel et son aventure dans une amérique au début du XXe siècle. Un homme convaincu pour qui tous les moyens sont bons pour usurper les terres des propritaires pauvres et naifs. Une épopée noire d'un homme retors et sans moral aveuglé par le profit. Un film dur et violent tant moralement que physiquement. Un portrait d'un pays en devenir, du mythe américain ou tout est possible pour ceux qui savent profiter des autres.
Ce film m'a un peu ennuyé. Est-ce le sujet? Probablement, j'ai trouvé que le réalisateur s'attardait trop sur la description du forage du pétrole. Daniel Day-Lewis m'a énervé, je trouve qu'il manque de subtilité, qu'il charge trop son personnage, ses tics sont trop appuyés. Je sais que je suis à l'opposé de la majorité mais je m'attendais à autre chose. Les personnages sont, à mon avis, tous proches de la caricature. Le Preacher est lui aussi surjoué, grandguignolesque...
En résumé, je trouve ce film ''trop'' dans tous ses aspects.
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Le cadeau empoisonné
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Kingsley incarne un professeur de littérature passionné par sa profession et aimant les belles femmes. Il se fait un honneur de ne pas coucher avec ses étudiantes avant qu'elles obtiennent leur diplôme. Il fut marié mais on comprend que cela n'a pas duré, depuis il butine ici et là ayant des aventures sans lendemains sauf qu'il entretient une liaison ponctuelle et sans conséquences avec une ancienne étudiante depuis 20 ans. Un jour il tombe éperdument amoureux d'une jeune cubaine..
Ce film explore les conséquences d'un amour entre un homme déjà aux prises avec le vieillissement et une jeunne femme dans toute la splendeur de sa jeunesse. L'homme est surpris, heureux et il se comporte comme un adolescent mais il a conscience que cette histoire ne peut durer, que l'écart d'âge est infranchissable. Au début il est fier mais très vite il éprouve des malaises moraux et existentiels face à la relation. Il est pris entre son bonheur et la réalité. La jeune femme insistant pour qu'il assiste à une fête et rencontre ses parents et amis sonnera le glas de la relation, le professeur étant incapable d'affronter et d'assumer cette situation. Deux ans plus tard, la jeune femme lui téléphone et lui annonce qu'elle a des choses à lui dire...
La réalisatrice réussit un film sur la passion et son impossibilité de résister au temps et au regard social. Il y a des dialogues intelligents, des questionnements intéressants et une démonstration convainquante de l'importance du sens moral dans une vie. L'homme se met lui même des batons dans les roues, il se juge, il s'empêche de vivre cet amour tout cela à cause de son âge et de la trop grande différence de vécu qui existe entre eux. Il sera surpris de la révélation de la jeune femme et verra qu'il aurait dû laisser place à cette histoire car bien souvent le destin se moque des décisions des hommes.
Kingsley et Cruz sont magnifiques de vérité et de retenu. Ils habitent l'écran avec tout leur talent. Je souligne aussi les belles performances de Hopper et surtout de Patricia Clarkson qui à chaque fois m'éblouit par son immense talent d'actrice.
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Tragédie
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Jackie surveille un quaritier défavorisé de Glasgow à l'aide de caméra vidéo. Elle onserve plusieurs écran à la fois, ses yeux balaient les écrans à la recherche de comportements suspects afin de faire intervenir les policiers. Si ce n.était du mouvement incessant de ses yeux on la croirait morte tellement la vie semble absente d'elle. Elle se comporte comme un robot, vit dans un petit logis, on comprend que quelque chose l'a vidé de la sève nécessaire pour vivre. Un soir, son oeil est attiré par un homme sur un des écrans, on sent l'importance que prend cette découverte. C'est le début de la traque, elle scrutera les moniteurs à la recherche de l'individu délaissant les autres aspects de son travail. Elle fera tout pour connaître l'adresse et les habitudes de l'homme, le suivra, s'immisce dans son quotidien et provoque la rencontre.
Jackie veut se venger, cet homme, Clyde, a tué son marie et sa fille en perdant le contrôle de son véhicule alors qu'il était drogué. Il a été condamné à la prison mais en est ressorti plus rapidement pour bonne conduite. Alors, Jackie veut le piéger, elle a un plan et se doit d'aller jusqu'au bout...
Un film puissant sur la perte, sur l'incapacité de survivre à un événement dramatique, sur le pouvoir des émotions sur nos vies. Vengeance et répulsion se changeront en attirance et curiosité. Finalement Clyde est le dernier à avoir vue sa fille vivante, son contact donne l'impression à Jackie d'en retrouver une partie. Elle va loin sur le chemin de la vengeance mais s'aperçoit vite que ses émotions face à Clyde sont ambivalentes et se laisse même aller au plaisir dans une scène assez torride du film. Clyde est le choc qui la ranimera, qui la sauvera du désespoir qui lui rendra le pouvoir sur sa vie.
La réalisatrice nous emmène dans un monde gris, glauque, dans la folie de la surveillance des autorités sur notre quotidien. Les images sont crues et très explicites et démontrent bien les propos de de la cinéaste. On se sent étouffé par ce monde malsain, par ces émotions puissantes et négatives, par cet aspect inquiétant de tendance des dirigeants à vouloir contrôler nos faits et gestes. Les deux acteurs principaux sont superbes et généreux dans leur abondon respectif aux personnages difficilent à habiter.
Une belle découverte pour moi, je suivrai la sortie des prochains films de cette réalisatrice qui ira très loin dans le monde fabuleux du cinéma car elle a déjà un savoir faire magistral.
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Film à sketches
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Dans les années 50 & 60 il y a eu quelques savoureux films à sketches fait par les Européens suivi plus tard par les Américains. Ici, on prend un appartement comme décor et on y fait revivre les différents locataires en choisissant un moment précis de leur occupation. On se fait mener en bâteau et on embarque dans cette galère avec grand plaisir.
Le film sursaute d'un locataire à l'autre, d'une époque à l'autre en gardant un fil qui les rassemblent. Plus les histoires se concrétisent plus on croît résoudre l'énigme que le réalisateur a placé au début. Je ne révélerai pas la trame ni le punch car les gens perdraient le plaisir à regarder ce film.
C'est un écrin merveilleux pour les acteurs et je dois dire qu'ils y sont tous bons dans leur rôle respectif. Il y a des meilleures histoires que d'autres mais dans l'ensemble tout se tient et on reste surpis lors du dénouement. Je veux souligner ici le magique duo de Messier & Canuel dans un couple de voleurs assez colorés, le personnage d'Emmanuel Bilodeau en conjoint moderne et compréhensif et le couple d'Isabelle Blais et Alexis Martin.
Un petit film agréable sortant des histoires habituelles et innovant avec des moyens réduits. Un film qui se regarde bien jusqu'à la fin, ne ratez pas le générique...
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Les bienfaits de la campagne
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Une promenade d'environ deux heures à la campagne ça vous tente? Vous avez eu une journée morose et vous avez le spleen? Alors n'hésitez pas et louez ce film! Vous ne serez pas déçu.
On accompagne Antoine qui après dix ans d'absence revient dans son patelin pour aider sa mère qui y tient l'épicerie du village. Son père ayant eu un incident cardiaque, Antoine va, malgré lui, reprendre le collier et faire la route de campagne avec son camion d'épicier. Il sillonne les routes rurales et y vend des produits à une clientèle de vieux campagnards qui dépendent de la venue de cette épicerie ambulante pour s'approvisionner de petites choses nécessaire à leur quotidien. Antoine se confrontera à cette clientèle particulière et reverra sa façon de penser.
Il y a aussi une dimension amoureuse, une amie l'accompagne et une histoire d'amour naîtra de ce séjour. Les liens familiaux seront mis à rudes épreuves, son père, sa mère et son frère le relplongeront dans les raisons de son départ pour la ville.
Un film aux paysages ruraux d'une beauté naturelle. La nature et le silence jouent un grand rôle dans ce film. La galerie de personnages pittoresques ajoutent du piquant et nous fait sourire. Un film tout en douceur mais avec un contenu intelligent sur les remises en question face aux aléas de la vie. Un film qui fait du bien et qui donne envie d'aller se resspurcer à la campagne, de fuir la ville trépidante qui empoisonne souvent notre mode de vie. Un film qui ne révolutionne rien mais qui est bon pour l'âme.
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Le juge qui se voyait plus célèbre que la star
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La vie de Roman Polanski en est une qu'un scénariste n'aurait pu écrire car impossible qu'un tel destin existe.Cette vie tragique alternant cauchemars et rêves paraîtrait trop exagérée et ne serait pas crédible à l'écran. Pourtant, elle a eu lieu et Polanski s'en sort admirablement. Il est doté d'une force de caractère exceptionnelle et a su transcender les drames de sa vie et en faire une oeuvre créatrice formidable.
La réalisatrice s'attarde au vaudeville juridique à la suite d'une accusation de viol sur une mineure contre Roman Polanski. La vedette de cet événement n'est pas Polanski ni la nymphette mais le juge. Un homme ayant toujours frayé dans le milieu Hollywoodien et se prenant pour un acteur irrésistible. Il a passé une grande partie de sa carrière juridique dans des causes impliquant des stars recherchant la gloire auprès des médias. Il conservait les articles de journaux le concernant dans un scrapbook s'en enorgueillissant auprès de tous.
Il a demandé à obtenir cette cause sentant que les médias camperaient jours et nuits dans son tribunal et se délectant à l'avance de se voir à la une pour une grande période de temps. Nous assistons à une représentation digne de Feydeau, le juge utilisant le systeme judiciaire pour combler sa soif de briller au firmament d'Hollywood. Il en vient à dicter la conduite des procureurs de la couronne et de la défense qui acceptent une première fois de jouer cette comédie mais qui s'apercevant que le juge se perdant dans sa fausse réalité et se prenant pour un metteur en scène oublie de servir la justice, ils le dénoncent et l'affaire lui est retiré.
Ce film démontre que la justice est souvent utilisé à mauvais escient dépendant de l'interprétation qu'en fait les différents intervenants. On y voit le pouvoir incendiaire des médias avec leurs insinuations perfides allant même jusqu'à suggérer que Polanski était l'auteur du meurtre de son épouse jusqu'à ce qu'on découvre le véritable coupable. Un excellent documentaire à voir absolument et surtout pour y découvrir un véritable survivant qui malgré l'acharnement du destin à le traquer, a su s'en sortir avec toute sa fougue créatrice.
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