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Normand Paquette
Normand Paquette
septembre 2009 - Messages
28 septembre 2009, 11:23
Conte pour tous

Vous n'avez pas envie de vous casser la tête, c'est dimanche, il pleut, vous êtes au vidéoclub dans la section des comédies et vous choisissez ce film. Vous ne vous tromperez pas si vous voulez : 1) voir défiler des images avec de belles actrices et de beaux acteurs 2) suivre une histoire pré-digérée et servie sans prétention 3) recevoir un message moralisateur mais pas trop revendicateur 4) sourire et avoir quelques rires plus soutenu 5) trouver McConaughey irrésistible dans so rôle de noceur repenti.

Ce film ne propose rien d'autre qu'un divertissement sans prétention qui permet de rester '' évaché' sur son divan et de suivre une Xième version de comment changer ses habitudes afin de reprendre l'être cher que vous aviez perdu et/ou déçu dans le passé. Les interprètes sont bons et ne caricaturent pas trop leur personnage. Michael Douglas est surprenant dans le rôle d'un playboy et ses apparitions, même s'il énumère des clichés, font sourires.

Donc il y a eu beaucoup mieux et beaucoup pire et cela ne changera pas votre conception du monde mais pour un dimanche pluvieux...


27 septembre 2009, 4:42
Chronique d'une mort annoncée

Un bon film sur un personnage énigmatique. C'est plus qu'un show filmé et qu'une série de vidéoclips, on touche un peu au fond du personnage qu'était Dédé Fortin. Un être profondément insatisfait de la vie, de sa vie. Un homme manquant de l'essentiel pour combler son âme. On ne sait pas ce qui lui manquait mais cela grugeait son existence. Il cherchait, cherchait et n'a pas trouvé. Il a connu le succès mais il le vivait assez mal, il a connu l'amour mais ce n'était pas assez. Comment comprendre? En fait, qu'y-a-t-il à comprendre? On ne connaît jamais quelqu'un intimement, on est souvent surpris par les tempêtes surgissant d'on ne sait ou chez les gens qu'on croyait pourtant bien connaître.

Le réalisateur ne s'attarde pas trop sur le suicide de Dédé mais tout au long de son film on le sent venir. Vivant dans un monde de création et de faux-fuyants, trituré par son mal de vivre, il aura réussit à nous donner beaucoup de lui-même au travers de ses chansons.

J'écris ceci quelques jours après le suicide de Nelly Arcand, une autre qui a choisi d'aller ailleurs, de mettre fin à ses souffrances. Elle aussi possédait un talent fou, elle écrivait admirablement ses états d'âmes mais cela ne l'aura pas guérie. Tout comme Dédé, l'art n'a pas eu l'effet de panser les blessures, il n'aura été qu'un véhicule pour transmettre le désarroi sans l'éloigner.


27 septembre 2009, 4:32
Plus francais que cela...

Beigbeder qui décide d'écrire son roman de facture classique. Il a le talent qu'il faut, il écrit bien. IL a le sens de la formule mais dans ce livre il va plus loin. Il arrive à se laisser aller vers son intériorité. Il recherche ses années d'enfance. Au début, il nous dit n'en avoir aucun souvenir puis en y repensant, en laissant sa plume noircir les lignes, des souvenirs refont surfaces et égratignent le papier. Il ne semble pas se censurer, ses mots sonnent vrais.

Un autre récit sur l'enfance mais celui-ci diffère car le présent sert de fil conducteur. Je l'ai lu et l'ai bien aimé. Évidemment c'est très français mais c'est voulu. Peu importe l'opinion qu"on a du personnage son roman en vaut la lecture.


27 septembre 2009, 4:15
La scandaleuse

Une famille anglaise habitant dans un chateau défraîchit voit revenir le fils avec sa nouvelle femme américaine. Cela se passe entre les deux grandes guerres, la famille tire de l'aile, le père boit et fume, la mère est une chipie finie et les deux soeurs sont de la même trempe que les deux soeurs dans Cendrillon! On comprend le fils d'être tombé éperduement amoureux de cette américaine pleine de fraicheur et de joie de vivre.

On assiste donc à la confrontation des deux mondes.On a vu cela cent fois et souvent beaucoup mieux fait. Mais j'ai quand même pris un certain plaisir à regarder deux fabuleuses actrices se crèper le chignon. Elles mordent dans leur rôle avec conviction et on ne peut que s'en réjouir. Le père est aussi très convaincant. Sinon, cela ne change pas le monde mais...


27 septembre 2009, 3:52
Rentrer chez soi

Asa revient chez lui après avoir servit son pays comme marin. On le retrouve allant demander la main de Tulpan. Elle refuse car il ne lui plaît pas, il a de trop grandes oreilles! Il décide de s'investir comme berger mais il a beaucoup de difficulté, il ne l'a pas vraiment, se fait diriger par son beau-frère de façon assez cavalière.

Ce film démontre l'amour d'un jeune homme pour son pays, son coin de pays. Les plaines du Kazhastan. Immensité dénué d'habitation hormis quelques tentes au milieu de nulle part mais avec des troupeaux de mouton. Il est déterminé, drôle, naturel. C'est vraiment un film différent de tout ce que voit habituellement, on est plongé dans un autre monde. Des gens qui vivent un pied dans la modernité et l'autre bien ancré dans les coutumes.

Le réalisateur a réussit un film aux images somptueuses et très révélatrices de ce coin du monde. Il a su choisir des interprètes d'un naturel désarmant donnant à son film une vérité irrésistible. Donc complètement dépaysé et séduit.


23 septembre 2009, 9:42
Hier, aujourd'hui, demain...

Je n'ai pas côté ce film, je ne suis pas certain de mon appréciation. Je l'ai regardé jusqu'au bout en me disant c'est une expérience à faire. Je n'avais rien entendu sur ce film, je ne savais trop à quoi m'attendre. J'ai un peu souffert devant le constat du cinéaste.

Sophie est dans la vingtaine, travaille dans un bureau, passe les week-ends chez son père diabétique au dernier degré. Un soir elle rencontre un jeune homme, passe la nuit avec lui. On assiste au déroulement des jours et des nuits qui se succèdent inlassablement, sans surprise. Une vie qui passe et qui se répète, une vie égale. Les incidents extérieurs n'ont pas de prise chez les personnages. Ils sont cloîtrés dans leur monde. Ils existent mais ne vivent pas. Les besoins primaires demeurent comblés mais on ne sent pas d'émotions chez eux.

Difficile de regarder ce film sans réfléchir à l'utilité de l'existence de ces personnages sur qui la vie n'a pas d'emprise. Ils subissent, ne décident rien. Parfois un soubresaut d'énergie survient mais vite chassé par l'habitude. Ils sont nés pour mourir. Le réalisateur veut-il nous démontrer combien la vie est absurde? inutile?vaine? C'est réussit! À la toute fin j'ai vu un brin d'espoir, un certain réveil chez Sophie mais s'agit-il d'une autre illusion? Vraiment, je demeure perplexe face à ce film.


21 septembre 2009, 9:07
La différence dérangera toujours

La différence dérangera toujours les autres peu importe les époques et le contexte social. Les réactions peuvent être moins vindicatives mais lorsqu'on s'éloigne de la majorité il devient plus difficile de s'affirmer. La nouvelle pièce de Michel Tremblay aborde cet aspect à plusieurs niveaux. Je dirais que le sujet principal est la découverte de son homosexualité et il situe l'action en 1959 et en 2009. Il tente de faire voir les différences d'acceptation de cet état. Je trouve Tremblay beaucoup pertinent et à l'aise dans ses propos en évoquant l'année 1959. Il connaît bien cette époque l'ayant vécu et pouvant la transposer avec toute l'acuité nécessaire. Je le trouve moins vrai et sensible lorsqu'il écrit sur le temps récent et dans sa dernière pièce je l'ai ressenti et ce tant dans le texte que dans l'interprétention des comédiens-nes.

Le texte couvrant l'époque d'antan et superbe, émotif, plein de vérités et contient des morceaux de bravoure que les acteurs défendent avec brio. Maude Guérin est absolument merveilleuse de vérité et d'émotions dans le personnage de la mère, Normand Damour est aussi très juste et touchant en père complètement consterné par la situation de son fils et Roger Larue défend avec verve et éloquence ce frère-enseignant qu'on ne peux imaginer autrement.

L'époque comtemporaine m'a moins touché, je sentais que l'écriture de Tremblay survolait le sujet au lieu de l'imprégner, cela restait théorique et donnait moins de viandes aux interprètes. Les deux jeunes hommes sont magnifiques de justesse et nous interpellent avec leur situation délicate.

La mise en scène de Denoncourt est très réussie, il laisse toute la place au texte et aux interprètes. Il n'y a pas de fla-fla ni de prouesse technique. Il privilégie le texte et son interprétation donnant ainsi la véritable définition de ce que doit être le théâtre; une place pour la parole. À voir...


17 septembre 2009, 8:41
De simples photos

Une bourgade portuaire au début du XXe siècle en suède. Une vie rude, une lutte quotidienne pour la survie, des familles nombreuses, une certaine joie malgré les soucis. Une narratrice raconte l'histoire de son enfance au sein d'une de ces familles. Un père alcoolique, absent, adultérin, travaillant entre deux soûleries, engrossant sa femme régulièrement. Maria, la mère comme on en veut une, dévouée, travaillante, fonceuse, capable de gérer sa famille et d'oublier les frsques de son époux. Avant son mariage elle gagna une caméra, l'oublia puis un jour, la retrouvant au fond d'une armoire décida d'aller la vendre pour subvenir au besoin des siens. Le photographe décide de l'inviter à l'utiliser et lui fournit les matériaux nécessaires. Cela changera son regard sur la vie et pnsera ses blessures et déceptions.

Un film magnifique sur la découverte de ce qui nous habite et que l'on ne voit pas toujours. Maria découvre qu'elle possède un regard artistique sur les choses de la vie. Sa caméra deviendra l'outil qui peaufinera son don, deviendra une soupape aux oppressions du quotidien. Elle transcendera la vie de tous les jours aux moyens de photos qui à prime abord lui paraîtront ordinaires mais un oeil avisé lui fera le cadeau de lui dire qu'elle a du talent, qu'elle est unique. Ses photos nourriront son imaginaire tout autant qu'elles contribueront à l'amélioration de la vie des siens.

Ce film démontre aussi que l'on peut sortir d'un milieu à l'aide de la curiosité intellectuelle et artistique. Le réalisateur nous donne des images pleines d'espoir malgré la noirceur du sujet. Sa cinématographie illumine sobrement ses propos, il n'y a pas de clinquant mais une réalité esthétique enveloppante. Les acteurs sont merveilleux surtout celle qui interprète Maria. Elle possède un regard au travers duquel on a l'impression d'atteindre son âme. C'est un personnage riche en émotion et l'actrice réussit ici à nous captiver. Un très beau film.


14 septembre 2009, 9:43
Trop de zizique!

La musique en toile de fond sonore qui sévit tout au long de ce long film m'a complètement exaspéré! Je n'en pouvais plus d'entendre ce bruit inintéressant bourdonner à mes oreilles, j'avais envie de crier "ta gueule!", elle venait détruire le peu d'intérêt restant à ce film. Maudite mode que de meubler les films de musique accompagnatrice omniprésente, trop souvent ce n'est pas réussit et cela gâche l'action et les dialogues.

Ceci dit, je dois dire ma grande déception devant ce film. Un scénario décousu, des acteurs qui jouent à performer, des situations invraisemblables et j'en passe. Il y avait pourtant du potentiel mais le réalisateur, à mon avis, voulait trop et il a fini par me perdre dans ses dédales inutiles. Un faux film français...


14 septembre 2009, 8:53
Dans un verger

Une veuve possède un verger de citronniers en bordure de la ligne de démarcations entre Israel et la Cisjordanie. C'est un endroit magnifique et paisible.Elle récolte les citrons et les vends au marché, elle entretien son verger à l'ancienne façon sans machineries. Un jour, elle a un nouveau voisin qui est un ministre du gouvernement juif et sa vie va basculer. Elle se retrouve envahie par une armada qui s'installe pour la protection du personnage important. Les services secrets craignant des attentats contre la maison du ministre ordonne la destruction du verger. La veuve décide de contester cette décision et ira jusqu'en cour suprême.

Un excellent film sur la vie quotidienne entre les arabes et les juifs, sur l'exploitation de l'un sur l'autre. On constate que les gens ordinaires pourraient s'entendre entre eux mais ils se font dicter leurs comportements par les décideurs et cela des deux côtés. Cette veuve qui décide de se battre en utilisant la voie légale dérange et se fait intimider autant par les dirigeants palestiniens que par les envahisseurs. Elle dérange car elle prends ses propres décisions, elle refuse l'obéissance et la soumission.

Le réalisateur nous montre ce conflit par l'entremise d'une simple cause et cela fonctionne bien mieux que de lire des exposés savants sur la question. On s'aperçoit que la vie quotidienne de ces deux peuples est fait des mêmes questionnements sur l'amour, la famille, le travail, les déceptions que toutes autres vies sauf qu'ils doivent en plus subir les affres d'un conflit qui s.éternise et dont on ne voit pas l'issue. On sent une certaine compréhension entre la veuve et l'épouse du ministre. Elles se regardent, se jaugent, n'échangent jamais de paroles mais on sait qu'elles se sont comprises et que leur avenir sera différent que ce qu'elles prévoyaient. Elles possèdent une sagesse et une détermination que les hommes n'ont pas.

Donc, film intéressant et à voir absolument.


13 septembre 2009, 10:42
Une histoire d'amour

Un film documentaire sur un des grands créateurs de modes du XXe siècle nous arrive en dvd. C'est une histoire d'amour entre deux hommes vivant ensemble depuis plus de 45 ans batisseurs d'un empire existant toujours. Une insertion dans l'univers démesuré de ces deux hommes pendant les mois précédant leur quarante-cinquième anniversaire au sein de la mode.

Le réalisateur les suit durant tout le processus de création. On est au coeur même de cet univers fou, dans les préparatifs, dans les ateliers, derrière le glamour, avant l'apothéose du défilé. Un portrait sans complaisance de deux êtres vivant pleinement leur vie dans le travail. Valentino et Giancarlo sont fait l'un pour l'autre, deux complices, deux amis, deux amoureux. Beaucoup de travail, de patience, d'amour, de folies, de questionnements, de crises d'égo. Giancarlo, l'homme derrière l'icone qu'est Valentino, a une patience inouie, il connaît bien son compagnon et écoute ses angoisses sans jamais perdre son calme. Il est le roc sur qui l'autre se fie. Ils travaillent comme des fous mais s'amusent tout autant.

J'ai appris beaucoup de choses sur ce monde de la mode. Les couturieres qui cousent manuellement les robes du maître. Tout est fait à la main, la moindre paillette est posée par les mains magiques de ces femmes admirables s'effaçant devant le modèle mais sans qui ces créations n'existeraient pas. Il y a aussi tous les autres artisans s'efforçant de créer décors et ambiances pour la réussite du défilé. Je retient aussi toute la folie,la démesure, les efforts, les inquiétudes, les gens riches et célèbres se collant à l'artiste qui a besoin d'eux pour mousser ses oeuvres. et surtout l'amour fou entre ces deux hommes qui est le ciment de leur réussite.

 


11 septembre 2009, 9:13
Déprimant

Quel film déprimant! Los Angeles au début des années 1980, des années de folie, de drogue. Des gens riches et célèbres qui sous le vernis périssent d'ennui. Ils s'enfoncent alors encore plus en usant de drogue et d'alcool. Des jeunes gens qui ont tout sauf l'amour. Un univers tellement froid que malgré tout le glamour on ne veut pas le cotoyer.

Je n'ai pas aimé ce film car je pense que le réalisateur a manqué son coup, que malgré une distribution costaude il n'a pas su les diriger. Les personnages sont à peine esquissés et les acteurs en arrachent. Il y a bien sûr des moments plus crédibles mais le sentiment que j'ai éprpouvé est l'ennui. J'aurais eu besoin d'un verre...


10 septembre 2009, 3:56
Bobby Sands martyr ou narcissique?

Bobby Sands était un ardent partisan de l'IRA et de sa lutte contre les Anglais. Il en a sacrifié sa vie et est mort d'atroce façon, il est mort de faim. Bobby Sands avait beaucoup faim, il avait des revendications et se battait pour les obtenir. Il était entêté, ne croyant qu'à ses raisonnements et trouvant toujours des arguments pour repousser ceux des autres. Ses comportements extrêmes face à ses ennemis ont provoqué sa perte. Il les a poussé à le violonter, à lui faire subir des tortures physiques et psychologiques. Bobby Sands voulait gagner, il a perdu. Pensait-il vraiment que ses sacrifices amèraient les changements convoités? Que valait sa vie, que valait toutes les vies fauchées tant de côté de l'ennemi que du sien? Quel sens donnait-il à la vie? Bobby Sands était-il martyr ou narcissique? victime ou bourreau?

Le réalisateur a fait de son film une véritable oeuvre-d'art. Il est artiste avant tout et cela se sent dans son traitement. Il peut prendre son temps pour installer une émotion, une vérité et parfois il fait exploser l'écran à l'aide de scènes de violence insupportable car très réaliste. On ressent tout dans ce film. On a l'impression d'être là et de subir le sort des protagonistes. Je qualifierais son film de viscéral tellement il réussit à nous y plonger corps et âme. Il a d'excellents interprètes et surtout Fassbender qui incarne Bobby Sands avec une maestria et une sincérité quasi-insoutenable.

Je ne donnerais pas ma vie pour une cause. Je comprends mal l'attitude de Bobby Sands. Je le trouve provocateur, au bord du masochisme. Je ne donne raison à personne dans ce film, sauf peut-être au pasteur qui vient discuter avec Bobby Sands. Je me prosterne cependant devant le réalisateur qui fait d'un film un sujet de réflexion qui nous poursuit longuement. Je me questionne sur les motifs qui ont poussé Bobby Sands à se rendre au bout de lui, qu'a-t-il retiré d'autre que la souffrance et la mort? La célébrité? L'illusion de vaincre l'ennemi? La vanité d'avoir été jusqu'au bout? Tant de questions et si peu de réponses.


9 septembre 2009, 9:20
Méfiez-vous des routes désertes

Une série de meurtres dans bled perdu de l'Ouest américain. Ce sont des crimes sordides et violents. Deux agents du FBI arrivent dans un poste de police régional logeant quatre agents, une secrétaire et trois témoins des derniers meurtres. Ils sont ici pour interrroger lesdits témoins. On assiste à la narration de l'histoire du point de vue de chaque individu.

Une histoire qui à prime abord nous paraît classique mais très vite on s'aperçoit que nous vivront des moments passionnants. La réalisatrice nous emmène sur une route bizarre, éloignée de toute convention peuplée de personnages en apparence sympathiques mais qui s'avèrent tordus. Lors du témoignage des témoins la réalisatrice nous montre ce qui est réel et qui diffère des récits. Seule la fillette dit la vérité et personne ne semble l'écouter.

L'intérêt de ce film est dans le traitement et dans l'imagination débridée de la réalisatrice. On y retrouve l'univers de son père mais elle parvient à y apposer sa marque personnelle. Elle s'entoure d'acteurs merveilleux qui habitent leur personnage hors du commun avec vérité. On devine quelques aspects du suspens mais cela n'enlève rien au bonheur du visonnement du film. Les films indépendants font m ajoie car j'y retrouve toujurs de l'inédit et une approche artistique bien souvent absents des films sortant des grands studios.


8 septembre 2009, 3:57
La guerre au XXIe siècle

L'occident se trouve déstabilisé devant l'ennemi mususlman. Ils ne font pas la guerre comme les autres. Dans les temps anciens on alignait deux armées face à face et au signal il y avait confrontation. L'ère moderne raffina le processus de guerre mais il s'agissait toujours de se confronter à l'ennemi visible et muni d'une armée conventionnelle. Les moyens de défensent évoluèrent, les armes se multiplièrent mais on connaissait bien son adversaire. Depuis le célèbre 09/11/2001 les puissances de l'ouest combattent un ennemi évanescent, insaisissable. Il s'agit de se battre contre des partisans d'une religion, ils sont dans plusieurs pays et sont prêt à tout pour gagner allant même jusqu'à se faire exploser pour causer plus de dommage.

Le réalisateur nous raconte donc une histoire d'espions américains tentant de comprendre et de connaître les plans des fondamentalistes musulmans qui frappent l'Europe avec des attaques terroristes meurtrières. Ils sont là pour déstabiliser le système et ça marche. Les pays de l'ouest malgré leur avançée technologique n'arrivent pas à s'immiscer dans l'autre clan et échouent lamentablement. On suit donc un représentant américain habitant dans pays arabe allié aux USA tentant de capturer un seigneur de la guerre. On assiste à une série d'actions parfois spectaculaires mais surtout se passant dans des bureaux visant à pénétrer l'ennemi. On va jusqu'à utiliser des innocents pour piéger l'autre mais cela fonctionne rarement l'adversaire étant rusé et très bien organisé.

Ce film se regarde bien, il conserve notre intérêt car on se demande jusqu'où ils sont prêts à aller afin d'obtenir victoire. Il y a de bons revirements de situation, un excellent suspens et quelques scènes assez dures. L'histoire est peut-être un peu trop tirée par les cheveux à certains moments mais on pardonne ces petits manques au réalisateur car il se débrouille bien ailleurs. Les acteurs sont très convaincants sauf la partie féminine qui est faible et convenue. Divertsissement assuré!


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