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Hélas!
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Frears est passé à côté du sujet, il nous offre un bonbon sucré tandis qu'il tenait en mains une histoire acidulée. Il a choisit de privilégier la comédie et l'excès. Tout est démesuré, les décors, les costumes ( il faut voir les horreurs que porte Kathy Bates), les fleurs. Le jeune premier ressemble à une caricature de Michael Jackson avec ses cheveux et ses manières, on comprend mal Michelle Pfieffer d'en pincer pour lui...même à son âge elle mérite beaucoup mieux!
Donc film raté car la proposition ne tient pas la route. Lors des montées dramatiques on n'y croît pas du tout, Michelle a beau s'époumoner rien n'y fait, on a juste envie de rire. Tout le monde a droit à l'erreur mais Frears qui nous a habitué à l'excellence, c'est plus dure à prendre. Il reste tout de même les images magnifiques...
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Trop c'est trop!
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Une vague de comédie sentimentale déferle sur nos écrans. Les réalisateurs tentent de se démarquer en créant des personnages hors normes. Ils imaginent des gens vraiment différents aux caractères spéciaux. Cependant un minimum de crédibilité doit être au rendez-vous.
Ici, cela ne fonctionne pas car tous les protagonistes de cette histoire sont trop extraordinaires pour qu'on y adhère. Ils ont tous une personnalité hors du commun et vivent des histoires bizarroides. Trop c'est trop et on finit par décrocher. Je veux bien être surpris et embarquer dans des propositions originales mais encore faut-il soutenir l'intérêt pour capter mon attention. Ce film devient ennuyant tellement le réalisateur s'applique à vouloir sortir des sentiers battus. Je ne vous décris pas les personnages car je vous perdrais. La trame demeure celle d'une histoire d'amour entre deux jeunes gens mais le réalisateur nous égare en les dotant de travers trop appuyés. Cela devient quasi-ridicule et gruge notre intérêt.
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It works!
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Woody est de retour à New-York. Il nous refait le film mettant en vedette son alter ego aux prises avec l'angoisse, l'amour, le ninilisme. Le canevas est connu, l'intrigue presqu'absente et les personnages familiers. Le discours est le même depuis toujours mais on se sent bien dans cet univers. C'est comme revoir un ami dont on connaît tous les qualités et défauts et qu'il fait toujours plaisir de fréquenter. Il réussit encore à nous émouvoir et à nous surprendre avec ses idées à la fois sensées et saugrenues. On aime son caractère bourru, ses manières loins du "politically correct" et on accepte avec joie de refaire un bout de chemin en sa compagnie.
Les films de Woody Allen c'est aussi l'occasion de voir des acteurs formidables, d'entendre une musique qui nous charme l'oreille et de revisiter New-York qu'on croyait bien connaître. C'est pourquoi je ne manques jamais mon rendez-vous annuel avec lui et jusqu'à maintenant il ne m'a jamais déçu. Alors, à l'an prochain Woody!
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Oui mais ensuite?
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Ayant gagné des billets, grâce à Voir, je me suis présenté samedi dernier à l'Espace Go pour assister à cet exercice de théâtre. Je dis exercice car ce n'est pas vraiment une pièce avec début, milieu et fin. Étrange expérience théâtrale que d'écouter des gens dire et surtout crier ce qui leurs passent par la tête. On reçoit ces imprécations, cette violence verbale et on se demande quoi faire avec.! Dans le programme l'auteur dit aimer provoquer mais ce n'est pas tout de provoquer...Bien sûr on a tous un jour eut envie de se vider le coeur, de dire notre façon de penser sans retenu, de laisser sortir notre violence mais ce qui nous retient est le sentiment que cela ne donnerait rien qui vaille, qu'après le bien-être momentané ressenti nous serions quand même pris avec les effets résultant de nos débordements.
Les comédiens sont généreux de se donner et de représenter cette parole mais l'ensemble est inégal et les choix du metteur en scène ne sont pas tous efficaces. Au moins je ne suis pas sorti vide après cette expérience, j'ai cogité, sassé et ressassé la proposition mais sans en arriver à une conclusion satisfaisante. Interpellé certes, mais pas convaincu de la nécéssité de me creuser la cervelle plus à fond sur le sujet.
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Pousser la note
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Quel film étrange! Mais quel bonheur de se faire mener en voyage sans en connaître le but. Aimez-vous être déstabilisé? Ce film est pour vous. On passe d'une leçon de chant au contre-espionnage puis de beaux airs aux scènes sexuelles. On est surpis, charmé et on s'interroge parfois sur le parcours que le cinéaste emprunte mais on en redemande.
Les acteurs sont vraiment généreux et ils s'amusent comme des petits fous dans des rôles extravagants. L'histoire ne se résume pas car en donner la trame vous priverait de la joie de la découvrir. Sachez seulement que le réalisateur s'en permet des vertes et des mûres pour notre plus grand plaisir!
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Fabrice Lucchini : Le point sur Robert.
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J'ai loué le DVD du dernier spectacle de Fabrice Lucchini, du bonbon! Je fus époustouflé devant tant de générosité et de talent. Il disserte sur Paul Valéry, Roland Barthes, Chretien de Troyes et Lafontaine avec un plaisir contagieux. Quelle culture et surtout quelle intelligence dans la compréhension de textes assez difficiles. Il parvient à les transmettre et on se sent vraiment comblé devant tant beauté sonore. Il nous raconte aussi des épisodes de sa vie reliés à la découverte de ces textes.
Fabrice Lucchini est généreux. Il nous en mets plein l'oreille et ce sans prétention. Il aime la littérature et partage avec nous ses découvertes et sa compréhension de ces pages choisies. Dans sa bouche Valéry est le poète qu'il était, Barthes prend des couleurs facilement assimilables et Chrétien de Troyes se réactualise. Il faut le voir réciter une fable de Lafontaine décortiquant certains passages ou mots et nous faisant redécouvrir ce grand auteur. Il faut le voir aussi nous raconter la première du film d'Éric Rohmer, Perceval le Gallois, en nous mimant, nous chantant et nous récitant les premières scènes de ce film. Il faut l'entendre nous narrer sa rencontre avec Roland Barthes. Vraiment, ce furent 90 minutes de bonheur. Alors, achetez le DVD ou louez-le car à pour un prix dérisoire vous passerez du temps de qualité et vous apercevrez de la beauté de la langue française.
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Bien mal acquis ne profite jamais?
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Matt Damon fait la démonstration ce qu'est un grand acteur. Il habite son personnage de la pointe des cheveux aux orteils. On embarque tout de suite dans sa proposition et on suit allègrement ses déboires. On sympathise avec lui et on le trouve machaviéliquement efficace.
C'est une histoire très actuelle sur la fraude fait par des dirigeant de compagnies forgeant des documents et détournant l'argent vers des comptes de banque personnel. Le réalisateur se moque beaucoup du FBI mené en bateau par ces crapules cravatées. On en revient pas de voir à quel point les agents se laissent berner. Soderbergh excelle comme toujours et nous entraîne dans cet univers avec le brio qu'on lui connaît. Sa direction d'acteurs est superbe et subtile. On se laisse aller et on prend plaisir de constater que l'homme recèle des trésors d'imagination lorsqu'il s'agit de son profit.
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Pouah!
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Je ne sais pas ce qui m'a pris hier de choisir ce film! Il y en avait des tonnes de copies et comme je ne voulais pas me casser la tête je me suis dit pourquoi pas! Je me suis installé, j'ai tamisé l'éclairage et j'étais prêt à avoir des frissons...
Je n"ai pas frémi d'un poil. Je regardais ce film et me demandais pourquoi ce genre plaît tant à des milliers de gens. L'histoire est invraisemblable, les effets sont prévisibles, les acteurs sont pourris. Il faut voir Alison Lohman tenter de nous faire croire qu'elle craint le pire...En fait le seul sentiment ressenti fut le dégoût devant des scènes de vomissements colorées. La prochaine fois que j'apercevrai un mur rempli de tonnes de copies d'un film je me méfierai.
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Tapioca au Minnesota
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Un autre film à recette avec la belle arrivant dans un petit village pour y restructurer une usine qui tombera amoureuse d'un homme et qui finira par succomber au mode de vie local. Rien de nouveau, bien fait, avec tous les ingrédients connus. Un film passe-temps qui remplit son rôle correctement.
Le réalisateur décrit cependant une réalité économique actuelle. Des usines condamnées parce-que désuètes, des travailleurs manuels perdant leur emploi, des patrons éloignés n'ayant jamais mis les pieds dans l'usine qu'ils s'apprêtent à fermer. Un combat inégal opposant rentabilité versus survie. Cet aspect du film, même romançé à l'eau de rose, est intéressant. Les acteurs sont bons, le tout se déroule sans trop d'ennui mais il y manque le petit rien qui ferait la différence.
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Encore une fois...
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Encore une fois on utilise le canevas archi-connu de deux autres que tout séparent et s'éprennant l'un de l'autre. Encore une fois Sandra Bullock joue le rôle de la jeune femme stéréotypée, Encore une fois on devine la fin dès le début. Encore une fois on assiste au début d'un jeune acteur charmant, baraqué et séduisant. Encore une fois on visite une famille habitant dans un bled perdu et ayant une grand-mère originale. Encore une fois le fils et le père ont des différents et se chamaillent gentiment. Encore une fois on sourit aux mises en situations rocambolresques. Encore une fois on se surprend à rester devant l'écran et à regarder le film jusqu'à la fin. Pourquoi?
Tout simplement parce-que lorsqu'il n'y a pas de prétention, on accepte de se laisser glisser dans une histoire qui nous sort de notre monde pour quelques minutes. On a pas besoin de réfléchir, on est chez soi, "évaché" sur notre sofa, grignotant et oubliant nos petits soucis. Un divertissement, tout simplement un divertissement...
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Vous aurez vécu cet amour de la seule façon qui se puisse pour vous, en le perdant avant qu'il soit advenu.
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Un film d'aujourd'hui basé en partie sur ''La princess de Clèves", roman d'un autre siècle. Une merveilleuse idée qui fonctionne magnifiquement. Christophe Honoré a le chic et l'élégance pour y parvenir. Dans un lycée on assiste aux déboires amoureux d'un petit groupe d'étudiant et de quelques professeurs. Échange de lettres, de regards et surtout de dialogues venus d'une autre époque. En effet, les paroles échangées sont littéraires, on parle admirablement bien un français sur un ton romantique.Il fait bon d'entendre la jeunesse s'exprimer si nettement dans une langue impeccable et ce sans enlever le moindre sentiment.
Honoré réussit ce mélange moderne/ancien, un pur bonheur pour les cinéphiles. Il y a les prénoms et les noms; Junie, Otto, Nemours. Il y a les images simples et chaleureuses. Il y a de la culture, musique classique, musique actuelle, opéra, littérature. Il y a les sentiments, les émotions. Il y a ce mélange de suranné et de modernité s'emmêlant et nous donnant une belle oeuvre cinématographique. Il y a ces jeunes acteurs talentueux et justes.
Un vrai bijou!
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Histoire d'exils
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Un beau film sur la douleur de l'exil. Une rencontre de deux exilées en manquent de leur pays. Elles sont toutes deux obligées de vivre hors de leur pays pour des raisons politiques. Deux femmes qui ne devaient pas se recontrer étant donné leur situation sociale respective, l'une ex-monarque et l'autre cinéaste.
La réalisatrice prend la chance de contacter l'ex-souveraine d'Iran et après quelques différents a le feu vert pour la suivre pendant quelques mois dans sa vie quotidienne. Deux êtres chassés par le régime islamique, deux femmes aux prises avec des deuils causés par cet exil involontaire. Deux idéologies qui cheminent ensemble le temps d'un film. C'est un film intéressant car il va au-delà des oppositions idéologiques entre les deux femmes. Au fil du tournage la réalisatrice se rend compte qu'elles ont des douleurs communes, qu'elles veulent retourner dans leur pays mais en sont empêchées et mourront probablement sans avoir comblé de ce désir.
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Vous l'aimiez, vraiment?
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Je n'ai pas senti cet amour entre Auteuil et Croze. J'ai trouvé ce film long, froid et ennuyant. Je m'attendais, à la lecture des articles parus sur ce film, à ressentir des émotions mais la seule qui m'est venue n'a rien d'élogieux pour ce film.
L'histoire est conventionnelle et n'est jamais traitée autrement. Je ne sais pas ce qui s'est passé sur le plateau mais la chimie n'opère pas entre les deux acteurs et dans ce genre c'est mortel. Auteuil et Croze sont des acteurs formidables mais ici je les ai trouvé assez ordinaires. La réalisatrice ne parvient pas à réfléter la passion qui les unit. La musique sirupeuse n'aide pas et le montage, à mon avis, est mal fait. Donc, je suis déçu et n'y ai vu qu'un autre film d'amour sans émotions.
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L'art comme mode de vie
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Une maison pleine d"oeuvres d'art est le décor et le propos de ce film. Elle appartient à une femme de 75 ans ayant vécu pour la reconaissance de l'oeuvre d'un peintre qu'elle admire. Sa maison regorge d'objets créés par des artistes, elle les utilise quotidiennement. Il s'agit de meubles, bibelots, acessoires. Elle a trois enfants qui viennent la visiter deux fois l'an dans cette maison magnifique située à la campagne.
Le film débute vraiment à la mort de cette femme. Il faudra décider ce qu'on fait de la maison et surtout de son contenu. Deux des héritiers vivant à l'extérieur de la France, ils décident de liquider le tout. On assiste alors à des discussions fraternelles sur l'importance de l'art dans la vie.
J'ai adoré ce film qui rend compte de la place de l'art dans la vie. Les oeuvres sont-elles encore vivantes lorsque enfermées dans un musée? Un vase n'est-il pas plus beau avec des fleurs à l'intérieur? Les paroles échangées par les héritiers sont aussi pleines de sens. Un film sur la beauté, sur les souvenirs, sur le devoir de mémoire. Un beau film.
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Envoûtement
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J'ai été complètement séduit par ce film. Quelles images! L'utilisation des ciels, des nuages, de la luminosité ambiante, du vent, des bruits de la nature sont les moteurs de ce film. La caméra capte chaque seconde de l'atmosphère sur l'écran et on ne peut qu'être subjugué devant cette maestria de l'image. Ce n'est pas qu'une vaine recherche esthétique car cela sert magnifiquement le propos.
Une histoire simple mais fouillée profondément dans les regards des protagonistes, comme si on avait accès à leur âme. Tout est dans l'approche de la caméra qui sonde le moindre tressaillement du corps. Des visages comme on en a jamais vu. Évidemment que cela demande une attention de tous les instants mais le voyage est fascinant. Un cinéaste peintre, un cinéaste inquisiteur, un cinéaste attentif au temps qui passe. Amoureux du cinéma ne ratez pas cette perle.
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