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Avertissement : Lars von Trier est un emmerdeur.
Depuis bientôt vingt ans, ce cinéaste n'a qu'une idée : créer chez le spectateur un réaction forte. Et deux outils : un vrai talent de conteur et un sens démesuré de la provocation.
Le créateur du "Dogme" cinématographique - tiens, encore un mot en 'dog' - sait nous saisir à rebrousse-poil. Dogville n'est peut-être pas son film le plus "insoutenable" mais il pourrait vous surprendre.
Comme toujours, von Trier nous sert un belle leçon de cinéma avec de nombreux niveaux de lecture, comme le prouve cette tribune.
Si une de ces lectures fait mouche, c'est cette perfide critique des valeurs américaines! On sait que le cinéaste danois refuse de mettre les pieds sur le sol américain, et bizarrement, ce parti-pris borné renforce son propos. Même si Dogville n'est qu'une fable en costumes et sans décors, ce qu'il dénonce est d'une actualité cruelle : le puritanisme et l'hypocrysie de l'Amérique traditionnelle. Un peuple "illustré" par une communauté de 20 personnes qui ont droit de vie ou de mort sur l'"étranger", c'est bien de cela qu'il s'agit.
Âmes bien pensantes, passez votre chemin...
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