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Je vis en ville. Le matin, on conduit les enfants à l'école à pied. Tranquillement. À la radio, les ponts sont bloqués, les artères qui viennent de la banlieue débordent de voitures de gens tous seuls. Ensuite un petits espresso au café du coin. Tranquillement. Salutations aux voisins en passant. Et puis quelques minutes de vélo jusqu'au boulot. Tranquillement. Le soir, pas besoin de rusher pour être à l'heure à la sortie de l'école, elle est tout près du bureau, tout près de la maison. En passant on fait des courses pour le souper chez le boucher du coin ou l'épicier. Pas besoin de prendre l'auto. Pas besoin de faire la queue au méga Loblaws ou d'arpenter les couloirs infinis des Wall Mard. Pas besoin de faire 50 kilomètres pour aller au cinéma.
Bien sûr nous sommes chanceux, nous avons une petite maison, une petite cour à deux pas du centre ville, une minuscule voiture, et du temps. Notre chance, nous l'avons choisie. Si tout le monde part à la campagne... la campagne deviendra la ville (n'est-ce pas ce qu'est devenue Laval?)
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