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Sonique rendez-vous
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Le blogue de Patrick Baillargeon en est un d'opinions, de coups de coeur et de coups de gueule en rapport avec tout ce qui tourne autour du merveilleux petit monde de la musique: disques, concerts, news, histoire, les musiciens, la business, les films, les livres... Selon l'actualité du moment ou celle d'hier, Patrick Baillargeon écrit ce qu'il en pense, que ça vous plaise ou non.
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Transmusicales 09: dernier sprint et bilan
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La 31e édition des Trans s'est terminée hier, à guichet fermé. En général, c'est toujours le samedi que le festival affiche complet. La programmation est aussi davantage axée sur les musiques électroniques, particulièrement dans le grand Hall 9 (avec entre autres Mr Oizo et South Central) où j'ai à peine mis les pieds hier soir.
J'ai donc débuté cette dernière journée du festival avec avec le spectacle intimiste de Julie Doiron qui était de la programmation du volet Bars en Trans. La chanteuse et guitariste originaire des Maritimes était accompagnée uniquement de son batteur pour l'occasion. S'adressant à la foule dans un français parfait, elle a offert une performance chaleureuse et intimiste. Ce fut d'ailleurs mon seul concert du volet Bars en Trans cette année. Je serais bien allé voir les Tricot Machine qui se sont trouvés une place dans un bar de Rennes à la dernière minute (semble-t-il), mais je devais me rendre au concert du rappeur montréalais The Narcicyst sur le site du Parc Expo. Hélas, parce que Julie Doiron a joué plus tard que prévu, j'ai presque tout loupé... et je n'ai entendu que du bien de sa performance ensuite. D'origine irakienne mais ayant vécu à Dubaï avant de migrer vers le Canada, Yassin Alsaman -puisque c'est son nom- incorpore instruments et sonorités de son pays à ses grooves hip-hop et ses textes à saveurs socio-politiques et humanistes. Ce n'est qu'une question de temps avant qu'on en parle enfin à Montréal. J'ai par contre réussi à capter la moitié du spectacle de Rodriguez. Cet authentique rescapé des années 60 à moitié aveugle a livré un concert vraiment agréable. Son rock à fleurs n'a pas pris une ride -comme lui d'ailleurs (de loin en tous cas!)- et passe très bien sur scène.
Alors que je devais terminer le précédent billet, j'ai dû faire l'impasse sur les sud-africains de BLK JKS (pour Black Jacks) qui mélangent sonorités de leur coin de pays à une musique proche de celle de TV On The Radio, en un peu plus prog. Les observateurs questionnés à leur sujet n'étaient pas emballés. The Carps, vous connaissez? Moi non plus. Pourtant ce duo est de Toronto... Et ça vaut le coup de les découvrir? Oui, si le croisement entre TV On The Radio et Big Black vous semble intéressant. C'est qu'un batteur-chanteur (superbe voix très soul et jeux métronomique) et une basse fuzzée ou un clavier ont ses limites. Disons que ça ne m'a pas vraiment convaincu. The Politics par contre, ça c'est autre chose! Le trio danois a trouvé la formule gagnante avec ce musclé mélange de hip-hop/rock à la Beastie Boys-Urban Dance Squad-RATM et de grunge/alterno à la Nirvana-Pixies. Avec des refrains super accrocheurs et une bonne présence scénique, le groupe devrait logiquement trouver plus d'une oreille attentive à sa mixture. Cela dit, après une trentaine de minutes, on a compris le principe et tout finit par se ressembler. Mais c'est drôlement efficace! Chez Downtown Cuckoo, qui suivait les Carps au Hall 3, c'est à The Fall et aux Rakes que le groupe français s'est nourri. Post-rock angulaire intense made in Rennes!
Mes Trans se sont terminés avec un gros coup de coeur. Moi qui pensait prendre la navette du retour avant l'exode de la fin vers les 6h du mat', j'ai bien fait de rester pour le concert de The Very Best (notre photo). Ce sound system du Malawi aux ramifications franco-suédoise peut quelques fois tomber dans le cheesy Club Med mais quand il pousse les basses dub sur ces rythmes électro-africains on embarque très vite! Avec deux MC survoltés, des danseuses typiques et des palmiers en plastique pour faire plus "jungle", voilà le truc parfait pour attirer les amateurs d'ethno-techno. Le Festival Nuit d'Afrique devrait penser à ce groupe pour sa prochaine édition!
C'est donc sur une bonne note que j'ai terminé mes septième Trans. Transi, transporté, transpirant et bientôt le transat pour le retour à Montréal. Au moment d'écrire ces lignes, je ne sais pas si le festival a attiré plus, autant ou moins de monde que les années précédentes. À première vue, le constat pourrait être le même que toutes les autres fois. Avec un peu plus ou un peu moins d'entrées, les Trans tiennent bon et attirent toujours un grand nombre de curieux et de défricheurs, autant auprès du public que des professionnels de l'industrie qui ne semblent pas tellement bouder l'événement, contrairement à d'autres d'aussi grande envergue. Cela veut dire quelque chose! Les Trans, c'est beaucoup de musique, de blabla, d'alcool et de fatigue mais à chaque fois, malgré les gueules de bois et le manque de sommeil, on se dit qu'on en sort gagnant, enrichi de toutes sortes de nouvelles musique et de rencontres fructueuses. Maintenant, dodo!
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Transmusicales 2009: la fête de la musique
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Voilà deux jours que les Trans ont démarré et on a rarement le temps de se
pauser et encore moins de tout voir. Et je vous passe la série d'embrouilles pour
obtenir une connexion internet décente. Malgré ça, la musique, elle, est
toujours bien présente et ne connait pas de limite.  Si les hostilités ont
démarré officiellement mercredi, c'est réellement jeudi qu'on a parti le bal.
Cette année, il faut souligner le retour à la salle du Liberté, lieu où avait
lieu le festival avant que la salle ne ferme pour se refaire une beauté et ne
force les Trans à démnager ses pénates au Parc Expo à l'extérieur de la ville.
Un retour temporaire puisque le lendemain, le festival regagnait le site du Parc
Expo, beaucoup plus vaste. D'ailleurs à entendre les commentaires qui circulent,
on se demande si l'organisation des Trans va retourner au Liberté.
Alors voilà, jeudi fut la soirée Beast. Le groupe a rempli à craquer la
salle du haut du Liberté, au point où on a dû interdire l'entrée à de nombreux
festivaliers. Malgré une limite de son imposée à 105db (c'est la loi en
Franchourie), la bande, qui revenait d'une petite tournée qui l'avait mené en
Allemagne, en Belgique et à Paris -notamment en première partie d'Arianne
Moffatt- était bien crinquée, d'autant plus qu'elle venait tout juste
d'apprendre la nomination de son clip pour la chanson Mr Hurricane au Grammys.
Le courant est passée, si bien qu'après la perfo du groupe, on ne parlait plus
que de Beast chez les badgés du festival. Croisés après le concert, le batteur
Jean-Phi Goncalves et la chanteuse Betty Bonifassi étaient tout sourire. L'année
2010 s'annonce plutôt bien pour Beast!
Reste qu'il n'y avait pas que Beast ce soir-là. Par contre, aucun des neuf
autres artistes au programme n'est arrivé à occulter la performance du groupe
montréalais. Abraham Inc, formation dans laquelle on retrouve Socalled, David
Krakauer et Fred Wesley, donnait son premier show. Même si ces trois là ont
souvent bossé ensemble, sous cette nouvelle formule -plus grand orchestre- on
sentait que ça manquait de groove et de souplesse. Le groupe est encore un peu
en rodage mais vu le potentiel de ces musiciens, on ne craint pas pour eux.
Autrement, je vous citerai V.V. Brown, une jeune britannique qui a le soul dans
le sang. Sa musique s'inscrit parfaitement dans le créneau soul r'n'b vintage au
dessus duquel trône Amy Winehouse. Un petit mot aussi sur le trio no-wave
britannique An Experiment On A Bird In The Air Pump qui a récemment enregistré
avec Steve Albini. Remarquez, ça ne signifie pas que ce que propose le groupe
soit franchement original. Trois filles au look et aux noms identiques qui
balancent un rock primitif déconstruit, c'est très tendance mais il n'y a pas vraiment de
morceaux mémorables. J'attendais beaucoup de Vrelo, ce groupe composé d'un
bassiste, d'un batteur et d'une chorale de six chanteuses Serbes. On nous
annonçait un croisement entre musiques d'Europe de l'Est et post-rock électro,
on a eu une sorte de croisement entre Le Mystère des Voix Bulgares et les Spice
Girls. Malaise.
Vendredi, retour au Parc Expo donc, et pas mal plus d'artistes au
programme. Du lot, c'est le concert impromptu de Slow Joe & The
Ginger Incident qui m'a le plus accroché. Imaginez un groupe de rock
Français proche des Doors qui appuie un vieux crooner indien sur le
retour. Ca donne un mélange aussi improbable que frais et différent.
Malgré une certaine flegme avec les mains dans les poches ou encore à
lire les paroles de certaines chansons, Slow Joe à une dégaine et une
présence très forte, l'image du type qui a vécut et qui en a bavé.
D'ailleurs, cette chanson où il narre ses 35 années de toxicomanie
furent un des moments forts du spectacle. Merci donc aux australien de Lost
Valentinos qui ont annulé et sans qui je n'aurais jamais vu cet
incroyable chanteur. De
cette deuxième soirée, on retiendra aussi le concert des écossais de
The Phantom Band, assez proches de l'univers des Tindersticks; des suédois
de The Field, qu'on a vu au Mutek 2008; des autres suédois de Fever Ray
(notre photo) qui, comme ils l'ont si bien fait au Métropolis il y a quelques mois,
ont littéralement envouté la foule avec leur musique sombre, leurs costumes
étranges et leurs jeux de lumières impressionnants. Un grand moment. Idem
pour Jessie Evans. L'inqualifiable chanteuse américaine exilée à Berlin
avait déjà conquis le coeur des détenues de la prison pour femmes de
Rennes plus tôt dans la journée et elle a fait de même avec le public
des Trans. Sa pop expérimentale un peu rétro un peu avant-gardiste est
unique en son genre, tout comme la fille! Moins convaincants furent les
très hypés Detroit Social Club qui ne font que reproduire un certain
rock britannique popularisé par toute cette flopée de groupes de
Manchester il y a une vingtaine d'année. Je fus aussi déçu par la perfo
limite kitsch de Major Lazer, groupe dans lequel on retrouve Diplo (on
se demande d'ailleurs ce qu'il fout là). Je m'attendais à une solide
version live de l'album mais j'ai davantage eu droit à un spectacle
dancehall de mauvais goût, avec tous les clichés en bonus et un tas de
chansons boum boum quétaines par dessus. Le public par contre adorait.
Je suis juste trop cool, ça doit être ça... En fait, pour rester dans
le paysage jamaïcain, j'ai de loin préféré la chanteuse dancehall Terry
Lynn, pas mal plus crédible et bien moins tape à l'oeil.Vousaurez peut-être remarqué que je ne vous parle pas de National Parcs... Hélas, le groupe a dû annuler à la dernière minute suite à une vilaine chute à vélo du leader Vincent Tellier. Aux dire de Moustapha Terki du Meg qui avait travaillé pour la venue du groupe montréalais à Rennes, Vincent Letellier a eu un bras de cassé et des côtes endommagées. Impossible pour lui de chanter. On lui souhaite un prompt rétablissement et espérons que ce n'est simplement que partie remise pour les National Parcs aux Trans.
La
troisième et dernière tranche des Trans vient de débuter au moment où
j'écris ces lignes. A date, c'est Rodriguez, ce chanteur 60's oublié et
récemment retiré de sa retraite qui a donné le meilleur show. Mais la
soirée est encore jeune et je ferais bien de cesser d'écrire si je ne
veux pas tout louper. Suite et fin au prochain billet!
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Transmusicales 09: ça commence demain
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Les 31e Rencontres Transmusicales de Rennes débutent mercredi! Du 2 au 5 décembre, ce n'est pas moins de 90 groupes ou artistes solos qui se présenteront sur l'une des nombreuses scènes du festival. Du lot, on retrouvera pas mal de noms dont on n'a jamais entendu parler et c'est particulièrement pour cette raison que l'événement attire bon an mal an un nombre impressionnant de professionnels du milieu du disque et du spectacle. Des gens de partout qui vont là pour découvrir, lier des contacts et perfectionner leur art du "réseautage". Beaucoup d'européens, mais aussi toujours une petite délégation québécoise. On y va pour toutes ces raisons... et pour la fête évidemment! Parce que les rennais fêtent fort. On y va aussi pour voir comment va réagir tout ce beau monde, et le public breton, aux performances des artistes québécois. Cette année, les National Parcs (en spectacle deux fois plutôt qu'une!) et Beast sont de la programmation. Quand on connait le potentiel de ces deux groupes, on souhaite juste qu'ils en mettent plein la vue et "blastent" tous les autres! Mais il y aura aussi Socalled qui accompagnera David Krakauer et Fred Wesley sous le nom Abraham Inc. Deux grands musiciens avec qui Socalled a plusieurs fois joué, à Rennes il y a quelques années notamment. Du Canada, le duo torontois soul-punk-psyché The Carps et le rappeur d'origine irakienne The Narcicyst ont aussi été programmé. On pourrait éitrer jusqu'aux Bars en Trans (www.barsentrans.com), le volet off du festival, et mentionner le passage de Julie Doiron! Bref, une belle vitrine canadienne et québécoise pour 2009. Des artistes qu'on connait déjà bien ou un peu, il y a Florian Mona, Brighblack Morning Light, Major Lazer, DJ Morpheus -présent à chaque édition, The Field, Fever Ray, Mr Oizo et Rodriguez. Pour les autres, on se met en mode découverte. Soit on en a entendu parler, soit on ne sait rien d'eux. Un petit tour sur le très efficace site du festival (www.lestrans.com) permet d'en savoir un peu plus. Comme plusieurs autres journalistes d'un peu partout à travers le monde, j'y serai une fois de plus. Suivez moi pendant ces quatre jours de musique et de folie en terre bretonne. Au rythme des concerts, je tenterai de vous donner une petite idée de l'ambiance de cette manifestation sonique, les coups de coeur et les coups de gueule, le ton et les couleurs.
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Pop attitude
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La huitième édition de Pop Montréal s'est terminée dimanche soir dernier. En cinq jours, les amateurs de musiques de toutes sortes s'en sont mis plein les oreilles un peu partout en ville et, comme toujours, quelques fois dans des endroits inusités. Le vélo est évidemment de mise, sinon le taxi because les fin de soirées au Pop ne se terminent pas nécessairement dans la plus grande sobriété, et c'est moins humide que le vélo quand il pleut. Avec je sais pas combien de milliers d'artistes à (re)découvrir, difficile de tout voir au Pop Montréal. Encore une fois cette année, le don d'ubiquité n'était fourni avec la passe. Fallait se faire un planning d'enfer pour être certain d'en voir le maximum. Suivre les heures, s'arranger pour ne pas trop courir d'un bout à l'autre de la ville, pour ne pas coller trop longtemps dans une même salle, éviter les discussions inutiles... tout pour ne pas se retrouver coincé à la porte et se faire dire en anglais par une bénévole post pubère trop contente que toutes les places réservées aux badgés sont déjà prises. Ça et les embrouilles habituelles: annulation, décalage dans les horaires, salle qui ferme à la dernière minute... Ça fait partie du trip mettons. On ne ressort pas indemnes du Pop, mais criss qu'on a du fun. Des fois moins parce que le band qu'on est venu voir à la place d'un autre assure pas... mais bon, des mauvais shows, y'en a à l'année longue. Et moi j'ai vu quoi de cool? D'abord Jay Reatard en début de festival, un des derniers show avec la formation actuelle puisque son band l'a crissé là hier.  Puis il y a eu Fever Ray, une révélation. Et les Butthole Surfers encore bien déjantées; le projet tables tournantes/hard-rock The Slew de Kid Koala, du potentiel mais pas au point; Teenage Jesus comme on s'y attendait, c'est à dire prétentieux; Os Mutantes qui aurait plus eu sa place au Club Med qu'à Pop Montréal; Faust, toujours bien fou et imprévisible après toutes ces années de folies; les Thee Oh Sees (la photo) qui ont viré la Sala Rossa sens dessus dessous en se plantant direct à côté du bar, collé sur un public déchaîné, pour se lancer dans une perfo garage rock déjantée... Et y'a les éternelles découvertes, le band qui devait pas être là à l'heure où on débarque dans une salle, celui qui remplace l'autre... On est donc tombé sur de beaux spécimens, comme le combo power pop Hollerado dans le salon d'un appartement où l'on donnait généreueusement de la bière à qui était capable de se trouver un verre en plastique, comme Rakam aussi ou, mieux encore, l'ex chanteur des Silly Kissers, Sean Nicholas Savage. Un univers particulier, de l'audace, une dégaine de torturé et des chansons. Y'a déjà un petit buzz, il ne fera que s'accroître. Alors Pop c'est ça et bien plus, la grippe en bonus pour certains. Maintenant, faut redescendre sur terre et affronter la grisaille.
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Contes en Îles: tous contes faits
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 La huitième édition du festival Contes en Îles tire à sa fin. L'événement se terminera ce soir avec Albert Millaire qui viendra lire quelques extraits de textes choisis. Cette soirée conclura donc 10 jours de contes et autres histoires extraordinaires, un périple à travers les mots qui a débuté le 18 septembre dernier à bord du CTMA Vacancier, le bateau qui effectue la croisière entre Montréal et les Îles de la Madeleine. Si un festival de conte en vaut bien un autre, celui des Iles de la Madeleine a la particularité d'offrir un décor unique, qui se prête bien aux histoires des conteurs et qui est surtout utilisé judicieusement par les programmateurs. Le clou de cette huitème édition fut sans contredit cette fameuse veillée aux flambeaux, sur la plage de la Dune du Sud, plage qui a la particularité d'être entourée de grottes accessibles sans avoir à se mouiller les pieds. Imaginez une longue étendue de sable fin, bordée de falaises et éclairée aux flambeaux et aux lanternes sur laquelle une bonne foule se masse pour écouter les nombreux conteurs, disséminés à l'entrée des grottes ou des crevasses. La soirée fut animée par la forte présence de la troupe de batucada gaspésienne Kilombo. Avec ses rythmes dynamiques et entraînants, elle a rameuté une foule enthousiaste autour d'un énorme feu de camp, tellement que Raoul Duguay (notre photo), le président d'honneur de l'événement, s'est lancé dans une version impromptue de son classique "L'Abitatibi" rythmée par la cadence des percussions brésiliennes. Un gros party.
Le thème du festival cette année était "De la Bretagne à l'Acadie du Québec" et c'est ainsi que les habitants des Îles ont pu découvrir une très intéressante délégation de conteurs bretons, et vice versa bien entendu. Seul bémol, le manque de communication entre l'équipe et les artistes ou journalistes. Plusieurs fois l'horaire et la programmation ont été modifiés sans réel préavis, plusieurs fois les conteurs se sont retrouvés laissés un peu seul sans transport, les annulations n'ont pas vraiment été indiquées au public (le no-show de Guillaume Arsenault en l'occurrence)... bref il y a un certain laxisme qui donne une image peu professionnelle d'un événement pourtant charmant et original.
Cela dit, pour le voyageur de passage, qui désire éviter la cohue des mois d'été alors que les Îles de la Madeleine sont envahies par une horde de visiteurs, voilà une excellente façon de (re)découvrir un endroit magnifique en suivant les conteurs dans leurs déplacements, d'un bout à l'autre de l'archipel. Du plaisir pour les yeux et les oreilles! Pour plus d'infos, consultez le www.conteseniles.com ou le www.tourismeileselamadeleine.com.
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Contes en Îles: Règlement de contes
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Il fait beau aux Îles de la Madeleine. Beau et chaud... enfin... pas
froid disons. C'est bien pour tout le monde mais ce l'est
particulièrement pour les conteurs du festival et le public. Car Contes En Îles
se déroule autant à l'intérieur qu'à l'extérieur, sur terre comme sur
mer. Balades contées au Lac Solitaire et dans les buttes avec le breton
Michel Corrignan, sur la Grave avec le madelinot Louis Painchaud et le
chansonnier breton Gilles Servat, promenade en mer jusqu'à l'Île
d'Entrée, croisière contée sur le ponton... Toutes les Îles de la
Madeleine servent de décor aux nombreuses histoires contées par les
quelques vingt-cinq artistes faisant partie de la programmation 2009.
Impossible de ne pas profiter de ces paysages fabuleux! Mais à
Contes en Îles, on aime aussi bien boire et manger. Alors on déjeune en
contes, on dîne en contes et on cinq à sept en contes, un peu partout
sur l'île. Puis la journée se termine avec le spectacle principal, à
l'auditorium du Château Madelinot tout comme à la chaleureuse salle du
Vieux Treuil à Havre-Aubert, ou encore, vendredi, à la plage de la Dune
du Sud jusqu'à l'aube... Outre l'aspect plus "ludique" du
festival, il y a aussi le côté pédagogique avec des ateliers, des
rencontres avec des étudiants, des personnes âgés... Bref, une belle
panoplie d'activités et surtout la possibilité d'entendre et
d'apprivoiser le conte autrement, ailleurs, par quelques artistes qui
arrivent à nous plonger dans leurs récits, qu'ils soient touchants,
sinistres, moralistes, comiques, historiques, folkloriques ou
fantastiques. Ils n'y arrivent pas tous à tous les coups, mais certains
-Patrik Ewen, Joujou Turenne (photo), Élaine Richard, la vénérable Antonia Devost et Louis Painchaud, entre autres- plus théâtraux et charismatiques, maîtrisent cet art oratoire sur le bout de leur... langue.
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Contes en Îles: décompte terminé!
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La 8e édition du festival Contes en Îles des Îles de la Madeleine a démarré hier matin lorsque que le CTMA Vacancier, qui transportait une partie des conteurs partis de Montréal deux jours plus tôt, a accosté au port de l'île du Cap aux Meules des Îles de la Madeleine. À notre arrivée tôt dimanche matin, une délégation rassemblée sur un yacht, menée au son de la cornemuse, est venue à la rencontre du navire qui fait la croisière entre Montréal et les Îles de la Madeleine. Un accueil chaleureux et tout à fait particulier pour un festival qui l'est tout autant. Cette année, c'est la Bretagne qui est à l'honneur. Toute une délégation de conteurs bretons, accompagné d'une équipe de tournage qui réalise un documentaire sur le sujet, est donc débarquée aux Îles et prendra part aux nombreuses activités et événements qui se dérouleront jusqu'au 28 septembre. Déjà, sur le navire, nous avons pu avoir un avant-goût de cette 8e édition avec quelques spectacles intimes qui ont eu lieu tout au long de la traversée. Mais c'est réellement ce dimanche que la fête a commencé, avec tout d'abord la messe du Père Ansèlme dans la vieille église en bois de St-Pierre de Lavernière, puis avec l'ouverture officielle du festival dans un magnifique verger sur les collines du Havre-Aubert, sous le soleil. Le premier spectacle payant s'est déroulée en soirée devant une salle comble et comblée, à l'auditorium du complexe hôtelier du Château Madelinot. Le public a pu découvrir le conteur breton Patrik Ewen (notre photo), un charismatique personnage à la longue barbe blanche, puis la conteuse d'origine écossaise Fiona Macleod, établie en Bretagne depuis plusieurs années, ainsi que le jeune conteur Bruno Mathey et la sympathique Élaine Richard, tous deux des Îles. Le premier constat que peut faire le spectateur qui n'a jamais assisté à cet événement, c'est l e côté très simple, champêtre et plutôt familial de ce petit festival. En fait, Contes en Îles est au conte ce que le festival de Petite-Vallée est à la chanson. Un événement à dimension modeste, sans prétention, créé par des passionnés, dans lequel tout le monde vient mettre bénévolement l'épaule à la roue. Il y règne donc une ambiance chaleureuse qui plonge le spectateur dans un climat accueillant avec pour toile de fond un endroit magnifique, un pays où foisonnent histoires et légendes, un décor unique à faire rêver. Durant les prochains jours, je vous ferai part de mes observations, découvertes et coups de coeur de ce festival hors normes.
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Pause
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Pour cette semaine, le blogue Sonique rendez-vous fait une pause musique pour se consacrer au... conte! Suivez le festival Contes en Îles, en direct des Îles de la Madeleine, dans la section Livres du site web du Voir.
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Canadiens-Nordiques
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La rivalité entre Québec et Montréal a repris avec cette guerre ouverte entre le Festival d'été de Québec et les FrancoFolies de Montréal. On le sait, depuis que le patron de Spectra a décidé une fois de plus de tenter de déplacer son festival au mois de juin, le FEQ - ou plutôt la Ville de Québec- a une fois de plus réagit. Les raisons -financières- invoquées par Spectra son simples et logiques puisque le fait d'avoir les Francos juste avant le Festival de jazz permettrait de laisser sur place les installations au lieu de tout démonter et remonter et ainsi sauver bien du temps et de l'argent. De plus, les billets d'avions et chambres d'hôtels seraient à meilleur prix en ce début de saison estivale. Il faut dire qu'il y a aussi l'incompréhensible décision du Osheaga/Meg de placer ses dates en même temps que les Francos. Ce n'est pas tout à fait le même public on s'entend, mais ça divise les spectateurs tout de même. Quand à l'argument d'attirer davantage d'artistes franco-européens, ça reste à voir. La dernière fois que les Francos ont eu lieu en juin (pour laisser place aux Jeux gays fin juillet-début août en 2006), je ne me souviens pas avoir vu plus d'artistes européens que d'habitude à la programmation. Les Francos n'ont pas les moyens du FIJM. Reste que Québec prétend que la tenue des Francos en juin réduirait ses chances d'avoir certains artistes franco-européens qui choisiraient plutôt de se rendre aux Francos en juin puisque à partir de juillet c'est le début de la saison des festivals en Europe et ces artistes ont tout avantage à en profiter plutôt que de se fatiguer en se déplaçant au Canada pour un ou deux concerts souvent au même tarif qu'en Europe. Or, le FEQ se déroule généralement entre le 10 et le 20 juillet, donc en pleine période des festivals européens... Le FEQ n'est pas un événement dédié uniquement à la chanson d'expression francophone. C'est un événement qui ratisse large et qui peut très bien faire appel à d'autres artistes qui ne seront pas bookés aux Francos, francophones ou non. Aussi, depuis de nombreuses années, il n'a pas été rare de voir des artistes du FIJM ou de Nuits d'Afrique se rendre au FEQ mais rarement des artistes du FEQ se rendre aux Francos deux semaines plus tard. Cette année, aucun des artistes franco-européens du FEQ, les IAM, M, Sergent Garcia, Indochine et autres ONB, ne se sont rendus aux Francos. Pensez-vous qu'ils auraient plutôt été aux Francos si ce festival était en juin? J'en doute. Et qui dit que les Francos auraient songé à les programmer? Les arguments du maire Labeaume ne se tiennent pas, on l'a même vu patiner face aux questions du journaliste de Radio-Canada au bulletin télévisé de 18h. Donc, quelles sont les autres -les vrais?- raisons de ce coup de gueule du FEQ et de la ville de Québec? Les subventions? Mais quoi encore?
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SPActaculaire
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Les 16e Francofolies de Spa ont pris fin tard hier soir et, contrairement à l'année précédente, la pluie n'est pas venue gâcher la fête, ou si peu. Durant ces cinq jours, ce fut une course pour tenter d'en voir le maximum, quelques frustrations quand on nous apprend que le concert qu'on a choisit de manquer au profit d'un autre était excellent, puis des rencontres avec les nombreux artistes et professionnels présents, des afters qui n'en finissent plus, des cocktails à l'heure du déjeuner et des frites et des bières et, surtout, des découvertes à profusion. Car de tous les artistes programmés, je n'en connaissais qu'à peine la moitié.
Les deux derniers jours du festival furent encore une fois fort agréable. De valeurs sures en coups de dés, j'ai eu le plaisir de revoir les Wampas (photo), toujours aussi fous et énergiques, Front 242 dans son fief, Alfa Rococo dans un salon baroque‘n'roll assez rococo merci, Bénabar en grande forme dans un spectacle à l'américaine entouré d'une dizaine de musiciens, Tryo faire groover les milliers de fans rassemblés sur l'esplanade de l'hôtel de ville ou encore Karkwa et Ariane Moffatt qui venait là en défricheur, face à un public qui reste à conquir. Si les premiers, avec leur rock atmosphérique, ont captivés les quelques curieux réunis en plein après-midi sous un soleil de plomb, Ariane Moffatt a tout de même réussie à faire danser la foule vers la toute fin de son concert en soirée. Celle qui venait d'être célébrée solenellement par une délégation québécoise et wallone pour avoir remporté le prix Rapsat-Lelièvre, ne semblait pas trop mal à l'aise lors de cette cérémonie peut-être un peu trop protocolaire pour une fille un peu bohème comme elle.
Cette année fut d'ailleurs exceptionnelle pour les artistes et professionnels québécois qui, selon mes calculs, devaient être environ une soixantaine à Spa. Cela est dû en grande partie au travail entamé depuis plusieurs années par Charles Pirnay et Patricia Van de Weghe, deux spadois installés à Montréal et qui servent en quelque sorte d'antenne au festival et à l'agence Wallonie Bruxelles Musique, agenced a permis aux québécois présents de se rendre sur placed et d'être si bien accueilli. Souhaitons que cela se poursuive les années suivantes.
Donc, après cinq jours de musique, j'ai pu constater que la scène musicale Belge ne manque pas de talents et d'artistes originaux. Si on doit mentionner quelques noms, citons le funk-soul d'Arsenal, le slam métissé de Veence Hanao, l'électro-rock de Soldout, la chanson dramatique de Z, l'alterno de Starving, le ska-reggaer-pop-rock d'Orfeo, la brit-pop de Aim, la chanson classique de Liben, le folk-world beat de XX, la chanson festive de Balimurphy, l'électro-hip-hop funky et jazzy de l'ex Starflam King Lee, le power pop de Atomique Deluxe, le hip-hop de Dope Skwad, l'électro dancfloor des DJ Surfing Leons (aka Forma T), la pop-world classieuse de Wendy Nazaré, la chanson punk festive de Jaune Toujours, le rock-pop-électro de 14 Weeks, la pop sombre de Austin Lace, la nu-rave de The Subs, la chanson délirante de Miam Monster Miam, la chanson rock mi humoristique mi expérimentale de Cédric et les Gervis, la pop psyché 60's du Michel Drucker Expérience, l'indie-rock de Elvis Ghettoblaster, le blues-rock trash et primal du Experimental Tropic Blues Band, le punk-pop de Malibu Stacy, les délires loufoques des Gauff' et DJ Didjé, le folk-alterno de Coco Royal groupe dans lequelon retrouve le fils du bédéiste Geluck, le rock'n'roll swinguant de Larko, vainqueurs du volet Franc'Off et j'en passe... Vous dire maintenant qui de ses artistes aura la chance de se retrouver sur une scène au Québec dépasse mes compétences...
Le bilan de ces 16e Francofolies semble assez positif selon l'organisation. Hier matin, au début de la dernière journée du festival (la plus chaude et ensoleillée), les Francos de Spa prévoyaient avoir attiré en tout plus de 180 000 spectacteurs. Un très bon score paraît-il. Tout ça est de bon augure pour l'édition de 2010. Seule ombre au tableau: on s'explique mal le le trop grand nombre d'artistes chantant en anglais au festival. Les artistes d'expression francophones susceptibles d'attires les foules sont-ils si rares? Souhaitons que les Francos de Montréal échappent à cette anglicisation rampante.
crédit photo: Michel Dvorak
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SPAsmodique
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 Quand on est à Spa, il faut absolument se payer une visite aux thermes qui ont rendu cette ville célèbre à travers le monde, après les Francos bien entendu! Ça vous requinque un festivalier et ça permet d'attaquer la suite du programme tout regaillardi. Et en ce troisième jours des Francos, ce programme fut d'abord constitué d'Anaïs. Celle qui nous avait fait craquer avec sa guitare et ses chansons mordantes et pleines d'humour est aujourd'hui entouré d'un vrai band de rock. Le son est donc pas mal plus large et pesant mais ça ne fonctionne pas aussi bien que lorsqu'elle se retrouve seule derrière sa guitare. On dirait que le charme n'opère plus, que la magie est disparue et que malheureusement, malgré une dérision et un second degré toujours bien présent, Anaïs devient un peu comme bien d'autres chanteuses rock-pop: sympa mais banale. Quand à la jolie et talentueuse chanteuse Belge Wendy Nazaré, le peu que j'ai entendu d'elle laissait entrevoir un univers assez similaire à celui de plusieurs chanteuses folk-pop anglophones. On est passé aux choses sérieuses avec Balimurphy qui avait investit la grande scène Pierre-Rapsat, un peu à l'écart du Village Francofou où ont lieu la majorité des concerts. Balimurphy c'est quelque chose qui ressemble pas mal à Louise Attaque, aux Têtes Raides et à plusieurs autres formations issus de la mouvance "chanson festive". Reste que si on a l'impression d'avoir entendu la même formule plusieurs fois auparavant, le groupe Belge, entouré d'une section de cordes et de cuivres, fait monter la sauce en deux temps trois mouvements. C'est punché, rythmé, intense et entraînant et c'est certain que ça pourrait fonctionner au Québec une machine comme ça. Une belle découverte! J'ai ensuite succombé à la tentation d'aller écouter Arthur H même si je l'ai vu à maintes reprises et que je le verrai dans quelques semaines à Montréal aux Francos. C'est donc un roi Arthur exubérant et dynamique qu'on a eu le plaisir d'entendre. Le polyvalent musicien, qui peut revêtir toutes sortes d'habits, se la joue plutôt sexy et rock star, un personnage scénique en rapport avec ses récentes musiques, plus groovy, funky et rock. Suite à sa victoire au concours Les Francouvertes de 2008, le trio La Pathère Rose (notre photo) était invité à ces 16e Francofolies de Spa. Programmé sur une petite scène à l'autre bout du site, La Pathère n'a pas attiré grand monde mais il y avait là des gens importants pour le futur du groupe en Europe francophone. La bande menée par la pétillante Fanny Bloom a fait une forte impression sur la poignée de curieux présents avec ses chansons colorées et explosives. Comme les choses se suivent mais ne se ressemblent pas dans un festival, je me suis retrouvé assis dans dans la salle du théâtre du Casino de Spa pour entendre Alain Chamfort, chanteur populaire des années 70 qui a effectué un improbable mais salutaire retour dans l'oeil du public en 2003. Dans son spectacle où il mêle musiciens réels et virtuels, le chanteur, qui a travaillé avec Claude François et Serge Gainsbourg, parcours 40 ans de carrière (Manuréva, Adieu mon bébé chanteur, Bambou, Madona Madona...) avec ses deux jeunes musiciens -un guitariste et un bidouilleur- ainsi qu'en compagnie d'invités virtuels, filmés au préalable et qui interviennent ça et là au cours du spectacle. Michel Delpech, Jane Birkin et Vincent Delerm se sont donc retrouvés à Spa, sans le savoir. Quitte à rester dans le registre variété, pourquoi ne pas bifurquer par la grande scène pour capter la fin du concert de Julien Clerc! Celui que le temps ne semble pas affliger avait, comme on s'en doutait, gardé ses plus grands succès pour la fin. Ainsi, outre sa version de Travailler c'est trop dur de Zachary Richard, les dizaines de milliers de spectateurs qui s'étaient déplacés pour voir le populaire chanteur ont eu droit aux éternelles chansons que sont Femmes je vous aime, Ma préférence, Ce n'est rien et Mélissa, pour n'en nommer quelques-unes. Le marathon se poursuit pour deux autres journées... qui risquent d'être assez chargées!
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SymSPAthique
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La deuxième journée des Francofolies de Spa était un peu plus tranquille que la précédente. J'ai moins vu de concert que la veille. D'abord parce qu'il y avait quelques rencontres-cocktails-showcases auxquels on n'échappe pas et qui nous permettent de tisser des liens et parfois faire de belles découvertes, comme ce groupe Belge Été 67, qui est déjà venu jouer à Montréal et qui m'était complètement passé sous le nez. Il n'était pas de la programmation officielle de Spa mais simplement là pour profiter de la forte présence médiatique. La ronde de spectacles commença donc avec le groupe Belge Suarez, qui sera des FrancoFolies de Montréal prochainement. Un band très jeune, une pop-rock assez bien envoyée et des minois qui plaisent aux gamines. Vint ensuite la fougueuse Pascale Picard, qui est passée aux Francos de Spa en coup de vent mais qui a livré une solide perfo. Cette fille a de l'énergie à revendre et un énorme charisme. Elle est d'un naturel désarmant et sait comment rejoindre la foule, en tout simplicité. Ok, elle ne chante pratiquement qu'en anglais, et ce sont les Francos... mais je n'entrerai pas dans ce genre de débat maintenant. Plus tard, en entrevue pour une émission de télé locale, je l'entendais raconter un peu son concert, sans jamais changer son accent québécois. Le type à côté de moi a dit tout haut qu'il ne comprenait rien de ce qu'elle disait mais moi je me suis passé la réflexion que cette fille est totalement intègre et ne sent pas le besoin de jouer la comédie ou de prendre un petit accent français juste sous prétexte de se faire comprendre par les médias. La preuve: elle rempli ses salles et ses disques se vendent très bien...Puis je suis vite allé jeter un oeil au concert de Kent. En formule solo ou duo, l'ex chanteur de Starshooter a démontré qu'il avait encore cette fougue bien rock, pour ne pas dire punk. Mais j'en ai trop peu vu pour en dire davantage. C'est en mileiu de soirée, au joli et chic théâtre du Casino, juste après la perfo toute en douceur et volupté de XX, soit la sympathique et talentueuse Séverine Cayron (aussi connue sous le nom de Auryn pour un autre projet) et ses deux musiciens, que nous avons eu droit à Ze concert, celui de Vincent Delerm (notre photo). Quel régal! Un spectacle qui avait pour thématique le 7e art, monté avec finesse et intelligence. Une superbe mise en scène créé majoritairement par Delerm et ses deux musiciens. C'était charmant et inventif, drôle et émouvant et d'une simplicité désarmante. Un bijou de spectacle et malheureusement le dernier que Delerm et ses complices feront ensemble. Les chances que nous puissions voir ce show à Montréal sont donc très minces, d'autant plus que le type a semble-t-il assez peur de l'avion... Mais si mes souvenir sont bons, il a déjà joué au Québec en 2003 pourtant... Quoiqu'il en soit, j'ai dû me forcer à m'arracher de mon siège pour au moins capter les derniers morceaux du légendaire groupe hard-rcok Français Trust. Et comme je le prévoyais, la bande à Bernie Bonvoisin avait gardé ses deux gros hits pour la fin. Si Mesrine était un peu mou, la version d'Antisocial, que la foule attendait avec impatience, était excellente et c'était franchement cool de pouvoir enfin entendre cette chanson, des années après l'avoir découverte. Ce jour deux des Francos s'est terminée avec le concert "francophone" de Nouvelle Vague. En fait, il n'y a que huit chansons en français dans ce nouveau show de cette formation spécialisée dans les reprises en version bossa nova ou un peu swing acoustique de chansons issues de l'époque punk new-wave de la fin des années 70, début 80 (un genre de Lost Fingers pour branchés quoi!) Des fois ça marche, d'autres fois non car dans une foule de festival grand public comme celui-ci, il y a bien peu de gens qui connaissent Eli & Jacno, Wunderbar, Gun Club, les Dead Kennedys ou les Cramps. Mais leurs trois jolies chanteuses (Camille a déjà fait partie de cette formation) ont tout fait pour faire lever la foule et après maintes tentatives, elles y sont parvenues! On remet ça demain avec un programme assez chargé avec, entre autres, IAM, Anaïs, Julien Clerc,Emily Loizeau, Arthur H et Alain Chamfort.
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1, 2, 3 SPArti!
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La 16e édition des Francofolies de Spa a démarré officiellement aujourd'hui, sans la pluie qui était pourtant annoncée. Il faisait même soleil! Les Francos de Spa, c'est sept scènes disséminées à travers la petite ville Belge. C'est aussi le volet Franc'Off en début d'après midi et les Bars en folie, où 13 groupes ou artistes solos se partagent durant 5 jours les petites scènes de 7 bars de Spa. Le chanteur David Marin est du lot et son premier concert à Spa, bien qu'ayant attiré peu de curieux (l'entrée est gratuite) était suivit par pas mal tous les Montréalais présents.
Le marathon Spa a débuté avec La Casa, groupe français aux chansons mélancoliques, une pop mature, ponctuée de cuivres, avec des influences rappelant Calexico, Noir Désir et un peu l'univers de Bonjour Brumaire. Sans être à couper le souffle, leur musique invite au voyage mais manque un peu de tonus. Puis ce fut la formation Belge Arsenal, groupe chantant autant en anglais qu'en espagnol et un peu en français, à tendance soul, jazz, rock, avec une multitude de musiciens et qu'on pourrait comparer à Zita Swoon, un autre groupe belge qu'on a déjà pu voir à Montréal à quelques reprises, et à Bran Van 3000 pour le groove. Au même moment, à l'autre bout du site, on retrouvait les chansons torturées de Z, un Bruxellois très inspiré par la grande chanson française à laquelle il ajoute un soupçon de rock dramatico-progressif, à grand renfort de cordes et de claviers. Au fur et à mesure que la journée avançait, le site se remplissait à vue d'oeil de festivaliers. Plusieurs furent donc présents pour assister à la perfo de l'étonnant Veence Hanao, qui pourrait être classé dans le registre slam mais ce serait bien trop réducteur car Veence -et son complice aux guitares- inventent des rythmes et des sons audacieux et originaux qui ont très peu à voir avec l'univers du slam ou du hip-hop. Et y'a eu Saule. La surprise de la journée. Le chanteur belge a peut-être pris quelques livres en plus depuis qu'on l'a vu à Montréal dans le cadre du Coup de coeur francophone, mais il a aussi pris de l'assurance. Saule habite maintenant complètement la scène. Appuyé par ses Pleureurs, un groupe polyvalent et dynamique, qui inclut le guitariste Seb Martel (M, Camille, Emily Loizeau) qui a réalisé Western, le dernier album de Saule (mixé par Olivier Lude, qui lui aussi bosse avec M), c'est justement à M qu'on pensait en écoutant le chanteur et guitariste. Mais Saule n'est pas une copie de M. Oui, il y a des similitudes, sauf que Saule a son truc bien à lui. Il est allumé, à l'aise, possède une belle énergie, a du charisme à revendre et une certaine simplicité. Il ne faudra pas rater son passage aux prochaines FrancoFolies de Montréal! Un show solide et divertissant. Bonheur assuré! Vous connaissez Jeronimo. Il est venu souvent à Montréal, il est même tombé en amour, s'est pris une claque, a fait un disque inspiré par une histoire d'amour avec qui a mal tourné. Il avait la haine, il l'a toujours. Jeronimo rentre dedans avec un rock agressif, enlevé, bruyant et sombre.
À Spa, la majorité des concerts ont lieu à l'extérieur, mais quelques-uns se déroulent en salle, notamment au Casino, le plus vieux d'Europe semble-t-il. C'est là qu'a eu lieu le coup d'envoi du festival dès midi aujourd'hui, avec le maire et des agriculteurs en colère... Don't ask... C'est un endroit comme vous pouvez l'imaginer. Baroque, rococo. Tiens, c'est justement là que vont jouer les Alfa Rococo. Dans un grand salon bleu, aux portes énormes, des miroirs partout, des superbes moulures... C'est aussi là que j'ai pu voir la jeune chanteuse Luciole. Française, inspirée par les Grandes que sont Piaf, Barbara, Gréco, mais sans la théâtralité, sans la fougue et la passion. Oui, la fille a du culot d'oser chanter seule sur sène -pour une seule pièce- ou autrement accompagnée de deux musiciens en formule intimiste, mais elle a du travaille à faire, de l'assurance à prendre et perdre cette naïveté qui rend ses chansons un peu mièvres et banales, très intello parisien, si vous voyez ce que je veux dire... De retour sur le site, c'était noir de monde pour le show de Martin Solveig. Le bidouilleur/DJ/chanteur français était entouré d'un groupe solide et hyper groovy et d'un chanteur de NY, un black super pro dont j'arrive pas à trouver le nom... disons que c'est le cousin de James Brown. Il y est pour beaucoup. Mais quelle foule! Complètement folle, le gros délire au point où il était impossible de circuler. On voit rarement ce genre de délire collectif au Québec... La soirée s'est terminée avec le duo électro Soldout, qui pourrait être la version belge des Yeah Yeah Yeahs, en plus synthétique mais avec plus de rythme aussi. Bon, il y avait bien les éternels DJ en club en fin de soirée, mais à quoi bon en parler. On remet ça demain. Au menu: Pascale Picard, Starving, Suarez, Kent, Vincent Delerm et Trust! Antisociaaaal!
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Spa mal du tout!
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L'édition 2009 des Francofolies de Spa, en Belgique, va commencer demain. Jusqu'au 21 juillet, plus de 150 artistes se partageront les 7 ou 8 scènes disséminées ça et là dans la petite ville réputée aussi pour ses sources thermales. Si en temps normal quelques 10 500 personnes vivent ici, Spa compte en accueillir au moins dix fois plus durant ces 5 jours de festivités. De tous ces artistes, il y a évidemment une belle délégation québécoise avec Ariane Moffatt, Alpha Rococo, David Marin, La Patère Rose, Daniel Lavoie, Karkwa et Pascale Picard. Il y a aussi quelques artistes européens qui seront ensuite aux Francos de Montréal ainsi qu'un tas d'autres -belges surtout- dont on n'a jamais entendu parler et qu'on tâchera de découvrir. De tout pour tous, jeunes et vieux, plus classiques ou plus barrés. Il y aura certainement de belles surprises dans le lot. Je serai donc à l'affut et vous ferai vivre ses 16e Francofolies de Spa au jour le jour, avec les coups de coeurs, les coups de gueules et tout le reste (incluant les jeux de mots poches avec Spa)!
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Petite Vallée m'a avalé
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 La 27e édition du Festival en Chanson de Petite-Vallée s'est terminée dimanche au petit matin mais c'est seulement aujourd'hui que j'en parle... Vieux motard que jamais comme dirait Paul Sarrasin... En fait, c'est que suivre ce festival à l'autre bout du Québec, niché dans un tout petit village de Gaspésie (ou deux pour être plus précis puisque la moitié des concerts se déroule aussi à Grande-Vallée, qui n'a de grand que le nom) et auquel assiste plus de 5000 personnes, c'est évidemment se coucher tard et se lever tôt, faire la fête et tenter de travailler malgré tout ça. Vous me direz que c'est la même chose avec tous les festivals et vous aurez presque raison puisque celui-ci à un petit côté familial ou communal que les autres événements, en général beaucoup plus gros, n'ont pas. Là-bas, après les concerts, tout le monde se retrouve au café du théâtre de la Vieille Forge et c'est reparti jusqu'à l'aube. Bon, l'aube en Gaspésie, c'est vers 3h30. À cette heure, il fait jour. Le soleil se couche d'un côté du fleuve (on peut parler de l'océan finalement) et se lève de l'autre. Si vous restez assis face au fleuve à bavarder de 21h à 3h, et bien vous avez droit au bonsoir et au bonjour du soleil (quand il fait soleil évidemment). Et si on ne se retrouve pas au théâtre de la Vieille Forge, c'est qu'on est tous assis sur le balcon d'une vieille maison -la plus vieille de Grande-Vallée, à rire et à chanter avec la gang de journalistes montréalais qui l'habitent. En effet, depuis trois ans, la toujours dévouée Lise Raymond, relationniste de presse hors pairs, amène avec elle en van une bande de journalistes montréalais afin de couvrir ce sympathique festival. Cette année, nous étions neuf à s'y rendre, entassés dans la van pendant onze heure et dans cette vieille maison pendant quatre jours. Je vous passe les détails... Résultat? J'ai chopé un sacré rhume au retour, d'où le délais pour vous causer de cette 27e édition du Festival en Chanson. Alors voilà: du 26 juin au 4 juillet, l'événement proposait encore une fois une formule "résidence-camp de vacance-séminaire-concert" bien à lui. Sauf que cette année, on ne parlait plus de "concours". Désormais, les 8 artistes "chansonneurs", comme on les appelle ici, n'ont plus à se mettre dans un esprit de compétition. Oui, il y a des prix qui sont décernés autant par le public que par un jury, mais ceux qui ont été retenus parmi les quelques 225 candidats, on parle d'une trentaine avec les Chansonneurs, les compositeurs, les paroliers et les artistes en résidence, travaillent tous dans le même sens, encadrés par des musiciens établis et reconnus, dont Pierre Flynn, Andréanne Alain, Michel Faubert, Marie-Claire Séguin et Edgar Bori. Et vous savez quoi? L'élimination du volet concours faisait vraiment une grosse différence. Comme l'expliquaient les toujours forts sympathiques Alan Côté (directeur général et artistique du festival) et Nelson Minville (indispensable complice du festival), qu'il n'y ait plus de concours amène d'autres types d'artistes, plus vieux et plus matures et qui ne cherchent pas nécessairement à devenir des vedettes mais plutôt à développer leur potentiel artistique, ou tout simplement... chanter! Le Festival cherche des artistes qui sont là pour les bonnes raisons. Et cette année, il y en avait plus que d'habitude. D'une édition à l'autre, le festival rend hommage à un Passeur, soit un artiste québécois qui a marqué son époque. Ce coup-ci, ce fut au tour de Paul Piché d'être célébré. Un appel au loin qui a été entendu puisque le chanteur avait pour lui un public entièrement conquis et attentif, un public d'amoureux de la Chanson, c'est à dire presque toute la région au complet. Parce que dans cette partie du Québec, c'est à la culture qu'on se nourrit. La légende veut même que ce soit des comédiens d'une troupe de théâtre qui échouèrent sur la rive et qui furent les premiers habitants de Petite et Grande-Vallée... Bref, outre le Passeur Piché et ses amis Dan Boucher, Michel Rivard (le Passeur de 2008), Luce Dufault et bien d'autres qui sont venus lui rendre hommage, Zébulon, Catherine Durant, Skarazula, Geneviève Toupin, Red She Said, Thomas Hellman et le génial chanteur français Romain Didier (une plume fantastique!), étaient eux aussi de la programmation. Et tout ça était animé avec humour et simplicité par Monique Giroux et Pierre Verville. Chez les Chansonneurs, c'est l'imposant Bernard Adamus, dit Le révérend, qui s'est fait remarqué en remportant plusieurs prix. Bernard Adamus, c'est une dégaine atypique, un look particulier et des chansons qui vont avec le personnage. On parle donc de racines folk, blues, country, d'un style proche de celui de Fred Fortin et de Dany Placard par exemple. Surveillez son passage en concert extérieur aux prochaines Francos.Parmis les autres Chansonneurs qui se sont fait remarquer, mentionnons Stéphane Robitaille, qui n'est pas parent avec un Damien du même nom mais qui partage un peu le même univers. Son style légèrement maladroit, son ironie, son humour un brin cynique lui ont permis de remporter le Prix du public, ce qui en dit long. Signalons aussi l'intense Katia Rock, qui mélange textes francos et innus, ainsi que Isabelle A. Dupont, une fille àa la voix puissante, totalement habitée par sa musique. Lors de la dernièere soirée, c'était la fête à Tibass, ou Jean-Sébastien Fournier pour le facteur du coin, multi-instrumentiste, arrangeur et chef d'orchestre qui a prêté son immense talent à nombre de chanteurs québécois. Ainsi, pour ses 25 ans de bons et loyaux services, plusieurs artistes sont venus le saluer, lui rendre hommage, dont sa soeur Marie-Pierre Fournier/Arthur. Un chouette concert, sympa, émouvant, où la famille au complet était aussi conviée sur scène. En voyant tout cela, on ne peut qu'être émerveillé par le bassin de talent dans cette région. Ici, pratiquement tout le monde joue de la musique. Remarquez, il n'y a pas grand chose d'autre à faire par là en dehors des activités de plein air et boire. Et de tous ces gens, certains sont devenus populaires, comme Tibass et sa soeur, Nelson Minville et Manuel Brault. Ainsi, le festival de Petie-Vallée est quasiment une nécéssité pour ce coin de pays. Au fil des années, l'événement est devenu un incontournable et un chouchou des médias. Un festival destiné à la chanson québécoise, et française jusqu'à un certain point. On pourrait critiquer le manque d'ouverture à différents courants musicaux contemporains, mais ce serait passer à côté de l'essentiel, soit la réelle passion pour la Musique qui anime cette région sauvage et isolée.
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