Alors que l'adolescence est un période difficile pour plusieurs jeune, Ben, en plus, est frappé par une affection qui le rend différent. L'autisme. Ou plus précisément le syndrome d'Asperger. Il vit dans son propre univers, où il joue à des jeux vidéos, essayant de traverser l'épaisse barrière qui le sépare des autres. Son ordinateur est sa porte d'entrée vers un monde qui le rend heureux.
Filmé dans une position humiliante et extrait propagé par voie électronique, Ben songe au suicide jusqu'à ce que surgisse dans sa vie cette fille, héroïne de son jeu, qui l'aidera dans sa quête du bonheur et régler le problème d'intimidation dont il est victime.
Premier film de Nic Balthazar inspiré d'un fait divers où un autiste se suicide après avoir subi de constantes agressions et adapté de son propre roman, le réalisateur réussit, sans l'aide d'un grand budget, à nous offrir un film efficace et plutôt bien ficelé.
Mettant l'accent sur un montage nerveux, le but est évidemment de rejoindre les jeunes et de poser un regard sur la solitude engendrée par l'informatique et sur une réalité sociale difficile. Il réussit à intéresser en mettant en parallèle la vie de l'adolescent et sa perception à-travers des scènes de son jeu vidéo.
Le souffre-douleur est efficacement interprété par Greg Timmermans et est flanqué de plusieurs personnages secondaires qui gravitent autour de lui.
Avec sa musique électronique et son propos, il est évident que le film a des ambitions commerciales, raflant d'ailleurs trois prix, dont celui du public, au dernier Festival des films du monde de Montréal. Malgré tout, il manque quelque chose pour que la recette prenne parfaitement. Peut-être est-ce cette fin maintes fois utilisée? Malgré tout, le réalisateur nous montre un talent certain à faire beaucoup avec peu et le discours reste actuel. Malgré les faiblesses, c'est à voir.