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Pop Culture Gatineau
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Je blogue, tu blogues, il blogue... Plate-forme sur la vie culturelle à Gatineau-Ottawa où bribes quotidiennes et autres divagations s'entassent et s'accumulent allègrement!
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Motel<br>Hôtel<br>12 étoiles
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Motel Le Théâtre de l'Île présente, pour sa deuxième production de l'année, Motel Paradise, Burlington, un drame québécois de Jérôme Labbé. Cette pièce constitue le troisième volet d'un triptyque thématique de l'auteur, amorcé avec Jusqu'au Colorado et Dormir au bout de la nuit. Au programme? Les thèmes du racisme, des conflits de générations, de la violence, de la prostitution... Un jeune skinhead de 19 ans (David Dufour) ayant commis un geste irréparable est recherché par la police. Il va quérir de l'aide auprès de son père (Richard Bénard), avec qui il avait coupé les ponts depuis longtemps. Les deux hommes s'enfuient aux États-Unis, où ils se retrouvent confinés dans un motel miteux de banlieue à se dire les vérités du passé qui font mal. Ils feront la rencontre d'une voisine de chambre, une prostituée très perspicace. (Magali Lemèle). "C'est une pièce vraie et actuelle qui jette un regard lucide et dur sur la société nord-américaine et ne peut laisser personne indifférent", dit le metteur en scène Mathieu Charrette, qui signe sa première mise en scène professionnelle au Théâtre de l'Île. Un suspense au langage cru, pour adultes et adolescents. Motel Paradise, Burlington est présenté jusqu'au 24 avril au Théâtre de l'Île. Renseignements: (819) 595-7455. (M.Proulx)ooo Hôtel C'est plutôt dans un hôtel que se déroulera la nouvelle production du Théâtre La Catapulte de la Nouvelle Scène. Décrite comme une "fantaisie fantasmique", la pièce L'Hôtel est une œuvre d'Alex Poch-Goldin, présentée dans une traduction française de Manon St-Jules. La pièce avait été d'abord montée dans sa version anglaise à Toronto et avait remporté un vif succès. Cette fois, la mise en scène est assurée par Geneviève Pineault, qui s'est entourée de comédiens d'Ottawa, soit Roch Castonguay, Geneviève Couture, Julian Doucet, Pierre Simpson et Maxine Turcotte. L'intrigue se déroule autour d'un homme qui part à la recherche de ses fantasmes, en quittant la vie routinière et banale qu'il mène avec sa femme pour plonger dans le surréel, dans l'hôtel labyrinthique de son subconscient. Son périple ne sera pas de tout repos puisque le personnel et les autres clients de l'hôtel feront des révélations excitantes, troublantes et cruelles. Une pièce sensuelle et provocante, fidèle au théâtre audacieux de la compagnie du Théâtre La Catapulte. La pièce L'Hôtel est présentée jusqu'au 3 avril à la Nouvelle Scène. Renseignements: (613) 241-2727 ou www.nouvellescene.com. (M.Proulx)
ooo 12 étoiles Le 31 mars prochain, 12 musiciens de la région s'affronteront à l'événement Duel de guitaristes de l'Outaouais. À la manière d'un match de hockey, le spectacle est divisé en trois périodes de jeu où les adversaires tenteront de marquer des buts pour garder leur place au sein de l'équipe. Chaque concurrent a 30 secondes pour improviser une tactique de jeu afin de l'emporter sur ses rivaux et de devenir l'étoile du match. Le groupe Six Weeks (photo) sera de la partie pour accompagner les guitaristes pendant leur duel et pour clore la soirée. Les auditions pour les guitaristes auront lieu le 28 mars à 15 h, alors que l'événement se déroulera le 31 mars au Bop, à partir de 20 h. Renseignements: (819) 771-3069. (M.Proulx)
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Survol du FFO<br>Kino Kabaret
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Survol du FFO La dernière année en cinéma québécois a été très prolifique et a permis à des cinéastes du Québec de se faire reconnaître à l'échelle nationale, et même internationale, recevant enfin le crédit escompté. Outre les remises de prix, des événements, comme les festivals du film, contribuent à exporter notre cinéma pour faire connaître davantage notre culture. Le Festival du film de l'Outaouais (FFO) contribue, pour sa part, à importer des films de partout, dans une fête grandiose qui rend hommage à ce septième art. Son président, Didier Farré (photo), a réussi, pour une sixième année consécutive, à coordonner une programmation bien ficelée où 40 films provenant de 15 pays différents seront projetés durant ce festival se déroulant du 18 au 26 mars.Parmi les films québécois, on retrouve Dans l'œil du chat de Rudy Barichello, Gaz Bar Blues de Louis Bélanger, La Face cachée de la lune de Robert Lepage, La Grande Séduction de Jean-François Pouliot, Le Dernier Tunnel d'Érik Canuel, Les Invasions barbares de Denys Arcand, Vendus d'Éric Tessier et la production franco-québécoise Les Triplettes de Belleville de Sylvain Chomet. Sans oublier la production canadienne Twist de Jacob Tierney, la production canado-québécoise Ma voisine danse le ska de Nathalie Saint-Pierre ainsi qu'une association France-Québec-Canada avec le film Tiresia de Bertrand Bonello. Du côté de la France, père et fils Depardieu font des retrouvailles dans Aime ton père, du réalisateur français Jacob Berger, deux prisonniers en cavale se réfugient dans une famille bourgeoise peu commune dans Bienvenue chez les Rozes, une amitié inopinée naît entre deux femmes que tout semble éloigner dans Filles uniques, alors que le réalisateur français Tonie Marshall propose sa comédie France Boutique. Les comédiens français Thierry Lhermitte et Philippe Noiret se retrouvent dans le film de Claude Zidi Les Ripoux 3, et Jean Reno est en vedette dans le film Tais-toi de Francis Veber. Le documentaire Être et Avoir de Nicolas Philibert se retrouve aussi dans la liste des incontournables du festival. Du côté américain, deux longs-métrages seront à l'affiche, soit 21 Grammes (21 Grams) du réalisateur Alejandro González Iñárritu, projeté en version française, et Standing in the Shadow of Motown de Paul Justman, en version anglaise. Trois productions allemandes sont aussi à l'honneur: le film allemand Berlin est en Allemagne (Berlin is in Germany) de Hannes Stöhr, Good bye Lenin! du réalisateur allemand Wolfgang Becker et Naked (Nackt) de Doris Dorrie. Les bons films de répertoire sont souvent issus d'associations cinématographiques entre pays, tels que la production Dogville du réalisateur danois Lars Von Trier, le drame mauritano-français de Abderrahmane Sissako, En attendant le bonheur (Heremakono), ainsi le film des pays de France/Belgique/Islande, Stormy Weather de Solveig Anspach. Pour les tout-petits, le Québec présente Annie Brocoli dans les fonds marins de Claude Brie, les Pays-Bas Miaou de Vincent Bal, alors que la France présente La Prophétie des grenouilles de Jacques-Rémy Girerd, Le Roi et l'Oiseau de Paul Grimault ainsi que Tristan et Iseult de Thierry Schiel. Trois présentations surprises seront ajoutée à la programmation et ne seront projetées qu'une seule fois. Il y a d'abord en exclusivité le film La Peau blanche (photo), nouveau film québécois de Daniel Roby, dans une adaptation cinématographique du roman de suspense de Joël Champetier. La projection se fera en compagnie du réalisateur et de ses comédiens, Marc Paquet, Marianne Farley et Jessica Malka. Sera aussi présenté La Totale, de Claude Zidi, remake du True Lies de James Cameron. La projection aura lieu en présence du réalisateur.
Finalement, on pourra voir le film Momo le héros, travail d'arabe, réalisé par Christian Philibert. Les projections auront lieu au Cinéma 9, au cinéma des Galeries d'Aylmer et dans les salles du casino du Lac-Leamy et du Musée des civilisations. Pour connaître toute la programmation et l'horaire des films, consultez le site www.offestival.com. ooo Kino Kabaret Le mouvement Kino Hull présente, dans le cadre de la sixième édition du FFO, l'événement Kino Kabaret qui se déroulera tout au long du festival. Kino Kabaret est un marathon de création audiovisuelle qui lance le défi à des cinéastes amateurs d'écrire, de tourner, de monter et de projeter leurs courts-métrages. Chaque production devra être tournée en moins de 48 heures et tous les gens sont invités à travailler au Kinolab où salle de montage, studio d'enregistrement et d'animation sont à la portée des "kinoïtes". Les intéressés peuvent participer en tant que réalisateur, acteur, technicien, musicien, etc. Les projections de Kino Kabaret sont gratuites et auront lieu les 22 et 24 mars au Troquet, et le 26 mars à l'agora de l'UQO. Pour s'inscrire, contactez les organisateurs au kinohull
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Du cinéma à la française<br>Claire Duguay et Louise Poirier<br>L'art attaque!
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Du cinéma à la française Les opportunités de voir des films du répertoire francophone sont trop rares dans la capitale nationale pour que les cinéphiles passent à côté des festivals qui les mettent en valeur. C'est pourquoi il ne faut pas manquer la deuxième édition de Diverciné, présentée au Musée des beaux-arts du Canada par l'Ambassade de France du Canada et le Patrimoine canadien. Cette année, neuf films provenant des quatre coins de la francophonie seront projetés sur grand écran du 4 au 7 mars. Pour ouvrir le bal, le jeudi, le film franco-congolais, Le Jardin de papa de Zéka Laplaine est présenté, suivi du film Tasuma, le feu, de Kollo Daniel Sanou, provenant de Burkina Faso. Le vendredi, le film marocain Les yeux secs de Narjiss Nejjar sera suivi du film de la réalisatrice française Valéria Bruni-Tedeschi, Il est plus facile pour un chameau. Trois projections auront lieu samedi, soit le film burkinais-français La colère des Dieux de Idrissa Ouédraogo, le film québécois, récemment récompensé à la soirée des Jutra, Gaz Bar Blues (photo) de Louis Bélanger pour conclure avec la production franco-cambodgienne S21, la machine de mort khmère rouge de Rithy Panh. Finalement, en clôture de l'événement, seront présentés dimanche, les films: En attendant le bonheur de Abderrahmane Sissako provenant de la Mauritanie, ainsi qu'une co-production de la République centrafricaine, du Cameroun et du Gabon, Le silence de la forêt de Bassek ba Kobhio et de Didier Ouenangare. Bon cinéma! (M. Proulx)Renseignements: www.divercine.com ou (613) 593-7418. Femmes d'espoir heureux Dans le cadre de la Journée internationale des femmes, les éternelles auteures-compositrices Claire Duguay et Louise Poirier (photo) reviennent en force avec leur spectacle 8 femmes / huit mars, sous le thème Le chant des sirènes. À ce duo indéniable qui en est à sa neuvième édition, s'ajoute les jeunes femmes: Annie Dufresne (harpe et chant), Sophie Ricard (danse), Sasha Dominique (théâtre), Francine Martel (percussions) et Carina Mach (basse). Le concept est le même: huit femmes artistes présentent un spectacle diversifié où le théâtre, le chant, la danse, la poésie et l'humour sont à l'honneur, le tout, teinté de réflexion sur la femme et d'une célébration des acquis. Le spectacle a lieu à La Basoche du Centre culturel du Vieux-Aylmer, les 6,7 et 8 mars, 20h. (M.Proulx)
Renseignements: (819) 685-5033 L'art attaque! Des manifestations diverses se multiplient dans la région de la capitale suite à l'annonce du budget préliminaire de la ville d'Ottawa qui prévoit des coupures sévères dans le domaine des arts et de la culture. Le 25 février dernier, des centaines d'artistes d'Ottawa se sont regroupés pour L'art passe à l'attaque! (Art Attack!), une campagne de protestation contre les compressions budgétaires. L'ancien chef du NPD du Canada, Ed Broadbent ainsi que la conseillère Diane Holmes étaient de l'événement. Alexandre Castonguay, fondateur et directeur artistique d'Artengine, un centre d'artistes autogéré d'Ottawa, a participé à la coordination de l'événement: "Les artistes avaient besoin de se rencontrer, de se parler, après avoir vécu le choc de se faire dire qu'on n'est pas important."
Pour faire valoir son point, M. Castonguay a créé une série de slogans et d'images vidéos, présentés lors de la soirée, avec l'aide d'étudiants de l'Université d'Ottawa. Avec ironie, ils ont créé des slogans tels: "Au revoir la Galerie d'art, bonjour Wal-Mart!" ou "Au revoir Le Groupe Lab, bonjour Hooters!". Ils ont aussi créé des images vidéos de ce qu'une personne peut faire avec un maigre 57 sous: somme que la ville prévoit pour les arts, per capita, si le budget est adopté. "Avec 57 sous on peut avoir environ 15 minutes de stationnement au centre-ville d'Ottawa. Sinon, on peut avoir une moitié de barre de chocolat!", s'amuse Alexandre Castonguay, artiste en arts visuels. L'événement aura tout de même permis d'amasser 4000$ de fonds qui serviront à créer des affiches distribuées à travers la ville sous le slogan "My Ottawa includes culture - La culture fait partie de ma ville". Le 4 mars, un rallye est organisé, cette fois, pour réunir tous les intervenants et personnes touchés par les coupures budgétaires, et ce, dans tous les domaines. La marche commence à midi à l'Hôtel de ville. Les organisateurs invitent également la population à se faire entendre en envoyant un message au Conseil des arts d'Ottawa sur le site www.ottawacares.ca. (M. Proulx)
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