Bienvenue sur Voir
ouvrir session
FAQ
devenez membre
www.voir.ca
Pop Culture Gatineau
Pop Culture Gatineau
Je blogue, tu blogues, il blogue... Plate-forme sur la vie culturelle à Gatineau-Ottawa où bribes quotidiennes et autres divagations s'entassent et s'accumulent allègrement!
octobre 2007 - Messages
29 octobre 2007, 1:58
Une poésie qui naît au milieu de la crasse...

Photo: Yanick MacDonald
 
La pièce moitié-moitié de Daniel Keene dans une production des Lézards qui bougent (France) du Théâtre Complice (Montréal) et des Célébrants (Suisse) prenait l'affiche à La Nouvelle Scène la semaine dernière dans un accueil du Théâtre de la Vieille 17. J'ai pu assister à une représentation ce samedi soir dernier. Avec Kristian Frédric à la mise en scène, on pouvait s'attendre à un jeu d'acteurs fin et une mise en scène inventive. À ce titre, j'avais été médusée par son travail dans Big Shoot de Koffi Kwahulé où deux personnages se trouvaient dans une cage de verre à se menacer à mort à coups d'insanités langagières et physiques; tout cela sous le joug d'un pistolet. moitié-moitié est en quelque sorte une suite logique pour ce metteur en scène français qui s'intéresse depuis longtemps au mythe d'Abel et Caïn. Ici, deux demi-frères que tout oppose se retrouvent dans la cuisine de la maison de banlieue appartenant à leur mère décédée. Le frère aîné qui avait déserté sans dire «au revoir» revient au bercail et se réapproprie son dû. Le plus jeune frêre, frèle, en est tout chamboulé et installe un dialogue rêche d'amour-haine entre eux deux. Le trouble de communication entre les deux hommes est au coeur de la pièce. Comment recoller les morceaux qui manquent à une existence marquée par un lien fraternel qui doit réapprendre à aimer? Keene répond quelque peu à cette question avec ses deux personnages singuliers et bien construits, joués ici par deux comédiens de talent conscients de leur corps: Denis Lavalou et Cédric Donier. La cuisine crasseuse où ils se retrouvent est à l'image de leur mal d'être. Et au milieu de cette désolation naîtra l'espoir dans le travail, dans la création. Le frère ainé commence à creuser à même le plancher de la cuisine un jardin. Belle poésie qui naîtra au milieu de la crasse et qui servira à des fins dont je ne vous dévoilerai rien ici, en souhaitant que vous puissiez encore voir la production (si elle revient en tournée?!). En somme, une pièce touchante qui nous transporte dans des sentiers inattendus avec des acteurs impecc' et une mise en scène ingénieuse: wow, ce décor qui se tranforme! Les deux personnages se trouveront ainsi, de la cuisine crasseuse où pousse un jardin, au fossé les séparant du monde entier, pour aboutir sur une île: l'île d'Abel et Caïn. Or, Abel et Caïn ont ici réappris à aimer.


Photo: Yanick MacDonald

27 octobre 2007, 9:20
L'<i>Othello</i> de Marleau
 
Éliane Préfontaine, Ruddy Sylaire et Vincent-Guillaume Otis
Photo: Marlène Gélineau Payette
C'est hier que je me suis dirigée vers le Théâtre du Centre national des Arts pour y voir l'Othello de Denis Marleau. Majestueux! On aurait dit que ce metteur en scène se destinait depuis toujours à adapter cette pièce de répertoire. Au départ, j'avais du mal à m'imaginer à quoi pouvait bien ressembler du Shakespeare entre les mains d'un metteur en scène qui priorise l'épuration et le dépouillement, mais hier, je me suis rends compte que c'était là une des plus valeureuses façons de monter du Shakespeare aujourd'hui. En éliminant les coulisses, en ayant pour décor que trois grands murs gris amovibles, en costumant les comédiens des plus simples vêtements quotidiens et en faisant un travail minutieux sur le jeu et le langage du texte, Denis Marleau a donner tout son oxygène à ce classique vieux de quatre siècles. Un réel travail de moine a été réalisé par Normand Chaurette - qui faisait cette nouvelle traduction - et Denis Marleau pour qu'un certain champ lexical du texte soit rayonnant: on soupçonne que tous les mots entourant les injures proférées à l'endroit d'Othello et la noirceur de sa peau étaient de ceux-là, de même que tous les mots évoquant la mort, la haine. J'ai particulièrement apprécié lorsque certaines phrases lumineuses étaient projetées sur les paravents: elles étaient choisies avec beaucoup d'attention et nous informait de ce qui ne pouvait être dit à voix haute: pensées, bouts de
 
Éliane Préfontaine et Christiane Pasquier
Photo: Marlène Gélineau Payette
dialogue imprimés sur ces murs comme s'ils avaient été gravés avec un couteau. Marleau a aussi enchevêtré quelques dialogues, ce qui avait pour effet de faire grimper la peur, la haine ou la domination des personnages qui glissaient lentement dans un abîme sans fond. La musique choisie était aussi fort à propos et contribuait à filtrer des climats malaisés ou violents. Cette grande recherche autour du texte permettait donc au spectateur d'«entendre» et voir toute la richesse que renfermait cette pièce, sans compter que les comédiens ont fait un travail formidable d'interprétation. Pierre Lebeau nageait comme un petit poisson dans l'eau dans son rôle de Iago - lui qui en est à sa 14e pièce avec Marleau - avec sa voix rêche et son air malicieux. Éliane Préfontaine évoquait parfaitement la naïveté, vulnérabilité et la beauté pure de Desdémone. Christiane Pasquier était solide et touchante en Émilia, l'épouse de Iago. Je ne saurais passer sous silence les interprétations de Bruno Marcil (connu pour ses pubs de Plaisirs gastronomiques!) dans le rôle du docile et simple d'esprit Roderigo: impeccable; ainsi que celle de Vincent-Guillaume Otis dans le rôle de Cassio. Enfin, celui que j'attendais de découvrir avec hâte dans les chaussures d'Othello, Ruddy Sylaire avait le parfait physique de l'emploi: armoire à glace avec une voix puissante et un regard perçant. Un grand Marleau, il ne fait nul doute. Jusqu'à ce jour, sa production du Moine noir de Tchekhov demeurait pour moi une des grandes productions de Marleau, mais voilà qu'un autre spectacle est venu détrôner ce qui pour moi évoque le grand talent de Denis Marleau. C'était l'avant-dernier spectacle de Marleau en tant que directeur artistique du Théâtre français du CNA (sa mise en scèene de Ce qui meure en dernier de Normand Chaurette sera présentée en mars 2008) et je sais d'ores et déjà qu'il va nous manquer! Il reste une représentation d'Othello au CNA à Ottawa ce soir. Ensuite, il faudra aller la voir à Montréal du 1er au 4 novembre à l'Usine C. (Lire ma rencontre avec les membres de la production).


Pierre Lebeau et Ruddy Sylaire
Photo: Marlène Gélineau Payette

26 octobre 2007, 3:39
Spectacles de Luce Dufault annulés
 
On vient de m'informer que les deux spectacles que devaient donner Luce Dufault ce soir (Festival Hall de Pembroke) et demain (Mifo d'Orléans) sont annulés pour des raisons de santé. Les détenteurs de billets de ces spectacles sont invités à contacter leur diffuseur pour échanger leurs billets pour les nouvelles dates qui ont déjà été annoncées: À Pembroke, le spectacle est reporté au 21 février 2008 et au MIFO d'Orléans au 22 février. Pour régler les détails de vos billets, pour Pembroke, vous vous adressez à serieheritage@hotmail.com et pour le MIFO,contactez le 613 830-0217 ou info@mifo.net.
25 octobre 2007, 4:15
La salle Odyssée brille encore!

 
J'aimerais féliciter toute l'équipe de la Maison de la culture pour leur quatrième Félix. La salle Odyssée s'est en effet vu décerné le prix de la salle de spectacle de l'année - prix qu'elle avait déjà reçu en 2004-2006, alors qu'en 2005, elle avait reçu celui de diffuseur de l'année. Toute une constance tout de même pour une organisation qui, visiblement, se tient les coudes serrés! Bravo encore une fois. Et pour consulter la liste de tous les lauréats de l'Autre Gala de l'ADISQ qui était animé par Ariane Moffatt mardi dernier, visitez www.adisq.com. Et ne manquez pas le Gala animé par Louis-José Houde dimanche soir à la Télévision de Radio-Canada dès 19h30.
25 octobre 2007, 1:12
Culturiades - Lauréats
 
Je vous avais annonvé les finalistes pour les prix des Culturiades. Voilà maintenant que les gagnants sont connus suite à l'événement les honorant hier soir lors d'un 5 à 7 à la Maison de la culture de Gatineau. Voici donc ceux qui se sont vus récompensés: -Le Grand Prix d'excellence - IVes Jeux de la francophonie attribué à un organisme pour l'ensemble de ses réalisations (2 500 $): Dérives Urbaines (Théâtre) -Le Grand Prix d'excellence - IVes Jeux de la francophonie attribué à un artiste pour l'ensemble de ses réalisations (2 500 $): Marc Walter (Arts visuels) -Prix Nouvelles technologies - Ville de Gatineau, remis à une, un artiste, groupe d'artistes, organisme ou entreprise culturelle s'étant illustrée de manière notable avec une oeuvre multimédia, un disque compact ou toute autre oeuvre faisant appel à l'utilisation des nouvelles technologies (2 500$): Centre de production DAÏMON (Arts médiatiques) -Prix de la Relève - Conférence régionale des élus de l'Outaouais remis en reconnaissance de la contribution notable d'un artiste ou d'un organisme, pour l'ensemble de ses réalisations(2 000 $): Studio Premières Lignes (Arts visuels) -Prix Patrimoine - Fondation pour les arts, les lettres et la culture en Outaouais remis à une personne, un groupe de personnes ou une association s'étant démarquée pour la sauvegarde ou la mise en valeur du patrimoine de la région (1 500 $): Raymond Whissell -Prix Bell - Développement culturel, décerné pour la première fois, est remis en reconnaissance de la contribution notable d'une travailleuse ou d'un travailleur culturel pour l'ensemble de son implication dans le développement des arts et de la culture en Outaouais (1 000$): Lisette Brisebois (Production) -Prix Régions Outaouais - les CLD de l'Outaouais remis à une personne, à un organisme ou à une entreprise culturelle s'étant illustrée d'une manière significative par son implication artistique sur la scène locale, nationale ou internationale (750$): Centre d'interprétation de Géologie du Grenville (Arts visuels) -Prix à la création artistique pour la région de l'Outaouais du Conseil des arts et des lettres du Québec remis à un ou une artiste pour l'ensemble de son oeuvre soit en théâtre, danse, musique, arts visuels, sculpture, littérature, cinéma, vidéo, arts multidisciplinaires, métiers d'art ou recherche architecturale(5 000 $): Michel Lavoie (Lettres) -Prix en Arts de la scène - l'Avant-Première remis à une personne ou à un groupe de personnes s'étant illustré à travers une oeuvre professionnelle en arts de la scène dans la région de l'Outaouais (1000 $): Jacques Falquet (Lettres-contes) -Prix du jury Télé-Québec octroyé par le jury parmi l'ensemble des candidatures, soulignant un dossier qui a particulièrement retenu l'attention du jury par sa présentation, son originalité, sa nouveauté, voire même son audace ­(500 $): Cinémaboule (Audiovisuel) -Prix Hommage de la Ville de Gatineau, décerné à une personne s'étant illustrée de façon marquante dans le développement artistique et culturel de l'Outaouais. Gilles Gagné -Prix Reconnaissance de la Fondation pour les arts, les lettres et la culture en Outaouais, décerné pour une première occasion, soulignant le travail remarquable en développement culturel d'une personne en qui l'Outaouais tout entier est redevable. Philippe Sauvageau
25 octobre 2007, 12:00
On redore le palais
La saga du Palais des congrès de Gatineau a finalement connu son dénouement cette semaine. La réponse de la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, s'est fait attendre longtemps et voilà que le verdict semble plaire à toutes les parties. La Ville de Gatineau n'aura donc plus à éponger les déficits récurrents de son palais et n'aura plus à en assurer la gestion, remise aux mains du gouvernement du Québec - qui gère déjà les palais des congrès des autres grandes villes de la province. Plus précisément, c'est la Société immobilière du Québec (SIQ) qui exploitera le palais en reprenant son administration dès le 31 octobre. La Ville devra toutefois verser de gros sous (2,35 millions de dollars) pour l'entretien de l'édifice - une somme déjà prévue à son plan triennal d'immobilisations. L'entente permettra en outre d'épargner 6 millions de dollars - des bidous de plus dans les poches des contribuables.

Il faut dire que ce dossier a pris des proportions inattendues. La Ville avait certes le projet de vendre l'immeuble du palais à une entreprise privée afin de se débarrasser de cet "éléphant blanc" (comme le désignaient certains), mais elle n'avait pas de plan pour assurer la pérennité d'un événement culturel majeur se déroulant sous son toit désuet: le Salon du livre de l'Outaouais. Ce qui a bien entendu soulevé la grogne des maisons d'édition et des différents acteurs du milieu du livre en Outaouais. Comment est-ce que la Ville, qui envisageait depuis des lustres de rénover l'édifice de la Fonderie pour éventuellement y déménager le SLO, a pu être aussi peu prévoyante? Plusieurs se le demandent encore.

La controverse s'est amplifiée quand le député de Hull, Roch Cholette, s'est opposé farouchement à cette vente qu'il jugeait précipitée, rappelant que la transaction ne se ferait pas sans l'aval de Québec, qui avait payé les deux tiers de la note de la construction du palais des congrès.

Un sondage Unimarketing-Le Droit est venu confirmer la division de la population quant à ce dossier, révélant que la moitié des Gatinois (49 % des personnes sondées) souhaitaient garder le palais des congrès.

Lorsque la Ville a fait connaître ses intentions, je m'étais prononcée en faveur de cette vente. Mais ce que je déplorais principalement, c'est que la Ville n'avait ni les aptitudes, ni les moyens de gérer, rénover et promouvoir une telle infrastructure. L'édifice est certes flétri. Il tombe en ruine, mais un bon investissement stratégique de rénovation, de modernisation de ses équipements (et qui sait, d'agrandissement?) achèverait de lui donner le lustre nécessaire à la tenue d'événements commerciaux et culturels. Espérons seulement que Québec ne tardera pas trop à faire les rénovations nécessaires.

La Ville ne sort cependant pas gagnante sur toute la ligne dans cette affaire, puisque la vente à la compagnie Westcliff aurait été des plus fructueuses. Elle a aussi été égratignée à plus d'une reprise par d'importantes personnalités de la région lui ayant reproché de s'être hâtée sans trop réfléchir dans ce dossier. La Ville ressort malgré tout avec un boulet de moins à traîner, ce qui lui permettra de se concentrer sur d'autres projets au centre-ville, tels que la rénovation de l'édifice de la Fonderie (on ne l'oubliera pas celle-là!), la future bibliothèque centrale et, à plus moyen terme, l'Espace Dallaire.

Chose certaine, le SLO aura bel et bien lieu du 28 février au 2 mars 2008. Il ne se tiendra en aucun cas de l'autre côté de la rivière (proposition décriée par plusieurs), mais bien au Palais des congrès de Gatineau. Il ne faut pas se leurrer cependant: le temps et l'énergie perdus à élaborer des solutions de rechange au palais auront freiné l'organisation, qui souhaite la collaboration de la Ville pour régler les problèmes que cette agitation a causés.

24 octobre 2007, 5:01
Retour sur le RV de la BD de Gatineau!
 
Je n'avais pas encore eu la chance de revenir sur le Rendez-vous de la bande dessinée de Gatineau qui se tenait la fin de semaine passée et voilà qu'en ce mercredi après-midi ensoleillé, je prends quelques minutes pour vous faire part de quelques impressions. D'abord, ma grande découverte de ce RDV a été le premier album de la jeune bédéiste Zviane (Sylvie-Anne Ménard de son vrai nom) qui est représenté par l'écurie de Mécanique générale - une maison d'édition de la bande dessinée qui publie quelques des meilleurs bédéiste du Québec à mon humble avis!!! La plus jolie fin du monde de Zviane m'accompagne depuis quelques jours déjà. puisque copieux album que celui-là : c'est plutôt rare en bande dessinée que l'on ponde un ouvrage de 300 pages! C'est que Zviane s'inscrit dans cette nouvelle vague de la bédé «journal intime» compilée à même son blogue (www.zviane.com) - un peu comme on l'a vu l'an dernier avec la Gatinoise Iris. Dès les premières pages, on saisit bien le personnage qui nous parle: Zviane elle-même! -finissante au baccalauréat de la faculté de musique de l'Université de Montréal en composition qui se passionne aussi pour le dessin. On suit donc la «joyeuse lurrone» au fil de ses tergiversations entre la carrière de compositrice et de bédéiste, ainsi que tous les soubresauts de son quotidien, entre les planches à terminer, les partitions de piano, les problèmes financiers et les souvenirs remâchés. J'ai particulièrement aimé la planche où elle fait le ménage de sa garde-robe et où elle jette tous les cossins de son enfance et de son adolescence en relisant tout, reconsidérant chaque objet pour ensuite essayer autant que possible d'emplir des sacs verts - cela m'étais assez familier. Bref, ce premier album de Zviane se distingue par son ton vif, son humour «nature» et de ces dessins qui vous décrochent des tonnes de sourires! ***
 
J'aimerais aussi dire un mot sur la nouvelle fanzine du Studio Premières Lignes qui, du coup lance la collection 4 X 4 (le petit livret fait effectivement 4 pouces par 4 pouces - il se glisse donc aisément dans une poche de chemise ou de jeans!) Gaiement intitulé Gougounes de plage et gants de docteur, le petit ouvrage réunit des bédéistes de talent tels que André St-Georges, Nicolas Lockhead, Pierre Savard, pour ne nommer que ceux-ci. Les histoires se déroulent parfois plusieurs pages ou sur une seule. J'ai particulièrement apprécié les dessins rigolos de Caroline Morin et ceux, plus percutants de Emjie. À se procurer auprès des bonnes librairies ou alors auprès du studio: www.premiereslignes.ca *** Sur une autre note, je voulais vous faire part de mes impressions générales du RDV cette année. À dire vrai, je n'ai pas été aussi emballée par cette édition que la précédente. J'avais trouvé l'an dernier que le Rendez-vous avait pris un vent de fraîcheur notamment avec l'exposition d'ouverture du Studio Premières Lignes - audacieux. La liste d'invités respirait aussi le renouveau : la Finlande était le pays d'honneur et des invités tels Jimmy Beaulieu côtoyaient les Jean-Louis Tripp (France), Stefano Ricci (Italie) et Gisèle Lagacé (Nouveau-
 
Brunswick). La liste d'invités cette année contenait principalement des Français et des Belges et on ne sentait pas le dynamisme de l'an dernier. De plus les activités qui jalonnaient l'événement semblaient retourner dix ans en arrière avec le débat «Êtes-vous Franquin ou Hergé?» Il me semble que nous sommes rendus plus loin en terme de bédé au Québec, non.? Et dans le monde, puisqu'il ne faut pas oublier que le RDV utilise le vocable «international». Étrangement, les membres de Studio Premières Lignes étaient que très peu impliqués par rapport aux années précédentes. Il s'agit pourtant de la seule maison d'édition de la bande dessinée dans la région! Tensions en la demeure? Je ne saurais dire, mais il me semble que le regard neuf que nous offrait cet événement l'an dernier est revenu là où il était lorsque l'événement se tenait encore entre les murs d'un centre d'achat! Je salue cependant les volets expositions de l'édition qui se terminaient dimanche (avec Emmanuel Lepage, Les Nombrils et Les Invincibles notamment), la liste d'invités tout de même impressionnante (qui comprenait des anglophones Ontariens, belle initiative!) et la qualité des installations au Musée canadien des civilisations. Mais pour le petit «pep» qui m'avait tant enchantée l'an dernier, faudra repasser.
22 octobre 2007, 9:15
Souljazz réchauffe le Babylon
 
Samedi soir, j'ai enfin pu voir à quoi rimait The Souljazz Orchestra sur scène! Je savais que ce groupe d'Ottawa déplaçait beaucoup d'air et j'appréciais beaucoup les titres que j'avais pu écouter d'eux. Il m'incombait donc d'aller les voir sur scène. Et ce rendez-vous se déroula au Babylon d'Ottawa. Il y avait longtemps que les Souljazz n'avaient pas joués dans leur ville, après une tournée qui les avait menés un peu partout au Canada. Et j'ai appris par leur agent que le groupe s'apprête à partir pour une tournée en Europe! Que de bonnes nouvelles pour les membres du sextuor. Enfin, trêve de détours, le show a été plus-que-réjouissant! Et la
 
foule était certes là pour se brasser le popotin et en a eu pour son argent (5$ à la porte, c'est bien peu)! J'aime beaucoup le son de ce groupe, parce que oui, son unique il y a. L'absence de cordes et l'exaltation des trois cuivres contribue à faire un son tout en rondeurs sautillantes créant un afrobeat aux relents soul, jazz et funk. J'ai particulièrement aimé l'énergie de la chanteuse Marielle Rivard et celle du batteur Philippe Lafrenière. Et comment ne pas souligner le talent du claviériste Philippe Chrétien, le grand manitou, meneur des troupes! Et le groupe n'a certes pas froid aux yeux et clament haut et fort leur engagement politique! Si vous n'avez pas encore attrapé la fièvre des Souljazz, ça ne saurait tarder. Deux spectacles avant que la neige ne tombe : le 31 octobre au Café Nostalgica et le 15 novembre aux côtés de la formation parisienne KIES (Kollectif indépendant d'échange sonore) et de iGiT.



19 octobre 2007, 4:43
Pat Watson a ébloui!
Chers lecteurs, les commentaires sur le spectacle de Patrick Watson d'hier fusent de toute part. Semblerait que ce fut mé-mo-ra-ble! - me faisant cruellement regretter de n'avoir pu me libérer!! Surtout que Patrick Watson (le chanteur) avait annulé les spectacles de
 
Patrick Watson : STIGMAT PHOTO/ Larry Rochefort

Trois-Rivières et de Saguenay qui précédaient Gatineau. Il se disait complètement épuisé et il avait même perdu la voix... Mais ils ont été beaucoup (la salle était pleine à craquer!) à se rendre hier à la Salle Jean-Despréz pour ouïr sa musique cinématographique et vibrante! Je vous mets ici le commentaire d'un collègue et ami qui était au nombre des chanceux:
WOW, mais quel cadeau d'avoir eu l'opportunité de voir Patrick Watson dans une salle si intime que la salle Jean-Despréz! C'était une occasion unique d'entrer de près dans l'univers d'un groupe incroyablement talentueux. Un spectacle unique, sublime et mémorable avec une ambiance qui sera très difficile à reproduire dans une grande salle.
- commentaire d'Éric Auclair
19 octobre 2007, 4:36
Pierre Lebeau et le jeu
Citation de Pierre Lebeau qui incarne le personnage du brutal Iago dans Othello - une mise en scène de Denis Marleau du 23 au 27 octobre au Théâtre du CNA. Le comédien s'exprime sur la façon qu'il approche les scènes d'amour ou de haine au théâtre:
La nature des scènes pour moi n'a pas vraiment d'importance, c'est plus l'énergie qu'on y met. Que tu joues une scène d'amour ou que tu joues une scène de violence, l'énergie est toujours la même et finalement les codes sont presque
 
Pascale Montpetit et Pierre Lebeau dans Quelqu'un va venir de Jon Fosse.
toujours les mêmes. C'est un exemple que j'ai donné souvent, mais si j'ai une scène d'amour à jouer avec une comédienne, avant de la quitter sur scène, pour montrer au public que je l'aime infiniment, je vais lui donner un dernier baiser. Et si j'ai une violence à jouer, en quittant la personne que j'ai assailli, je vais lui donner un dernier coup de pied, pour que les gens disent, «ah, mon dieu qu'il le détestait». Au même titre que le bec, les gens vont dire «ah, mon dieu qu'il l'aimait donc!» Les principes sont toujours les mêmes, mais appliqués à des scènes, des situations, des sentiments différents
Mais encore:
Je n'oublie jamais le plaisir de jouer. Je ne joue pas ma vie, alors. C'est ce spectacle-là, on a choisi telle option. Est-ce que ça va plaire ou pas, ça c'est une autre chose, mais bon, il reste que c'est un jeu. Et moi, quand c'est terminé, autant au cinéma qu'au théâtre; quand la petite lumière rouge s'éteint, c'est fini pour moi.Au même titre que je ne me triture pas deux heures d'avance. Moi, j'entends, «ok dans dix secondes», et c'est parti pour moi! Je suis comme ça! Je suis beaucoup partisan du «3,2,1 action» et quand ça s'éteint, c'est fini.
À lire dans le Voir du 25 octobre, ma rencontre avec les membres de la production d'Othello.
18 octobre 2007, 5:15
Renouveau aux Francouvertes
Les concours d'artistes de la relève semblent s'accumuler et se ressembler, mais s'il en est un qui soit novateur, c'est très certainement Les Francouvertes! On m'a fait part que la période d'inscription de la 12e édition de ce concours-événement de la musique francophone avait cours en ce moment, chers lecteurs, alors j'ai cru bon partager cette info avec vous. Après tout, c'est grâce aux Francouvertes que Damien Robitaille est sorti de sa tanière! Et les nouveautés cette année ne sont pas à négliger!

Damien Robitaille aux Francouvertres
 
-Le concours s'adresse désormais uniquement aux auteurs-compositeurs-interprètes accompagnés ou aux groupes de tous genres musicaux. (donc les artistes solos ne peuvent se présenter seuls; ils doivent être accompagnés d'un ou plusieurs musiciens) Les DJ sont dorénavant considérés et recconus comme des musiciens et peuvent accompagner les artistes sur scène. -Il est maintenant possible de s'inscrire en ligne en déposant leur dossier (chansons, vidéos, textes, photos) sur www.francouvertes.com. Pour cette édition 2008, les intéressés ont jusqu'au 23 novembre pour s'inscrire. Visitez le site pour tous les détails supplémentaires! Et sautez donc une fois pour voir!
18 octobre 2007, 12:00
Le vert vous va si bien!
Ainsi, les Québécois se prennent pour les nombrils verts du monde! C'est du moins ce qu'ils prétendent lorsqu'ils se font sonder sur la question de la sensibilité environnementale en se révélant plus verts qu'un green de golf! Le journaliste environnemental François Cardinal s'est intéressé à cette question dans Le Mythe du Québec vert (Voix parallèles). À la lumière de son portrait global rigoureux, il semblerait plutôt que la Belle Province ait le teint vert pâlot et qu'elle soit plutôt championne dans sa consommation d'énergie - troisième au monde per capita -, dans les émissions de gaz à effet de serre - en hausse de 6,6 % entre 1990 et 2003 -, ainsi que dans la production de déchets - en hausse de 62 % dans les 10 dernières années. En cette Semaine québécoise de réduction des déchets (jusqu'au 21 octobre; www.sqrd.org), voilà que la question se pose quant à cet idéalisme démesuré et à notre bon vouloir versus nos bonnes actions. Puisque "comme consommateur, [on] a le pouvoir de changer les choses" (dixit les artistes vantant le papier hygiénique recyclé de Cascades sur petitgestevert.ca).

Faisant écho au constat navrant de Cardinal, la journaliste indépendante et diplômée en sciences politiques de l'Université d'Ottawa Cécile Gladel fait paraître cette semaine L'Écolo écono (Les Intouchables), un petit guide d'astuces, d'idées et de conseils à consulter l'année durant pour faire des choix écolos sans trop se dégarnir le portefeuille! Cette bible du consommateur et du citoyen éco-intelligent propose une quarantaine de gestes par saison, en plus d'un projet important par mois, allant de la peinture écolo aux noix pour la lessive, en passant par les tisanes en vrac et les plantes purificatrices. Une légende classe les économies engendrées par chaque action - de faibles à importantes -, ainsi que les gestes, de faciles à difficiles. En évitant le prêchi-prêcha, la journaliste avertie cite des sources crédibles, donne des outils, sites Internet et adresses - dont je lui reprocherai la concentration montréalaise! - et fournit, en annexe, des informations complémentaires.

Ce qui m'a sauté aux yeux en parcourant le manuel - notamment avec la suggestion de la DivaCup comme option de remplacement des tampons -, c'est le fait que les femmes sont de grandes pollueuses! C'est vrai, quoi! Notre génétique et notre coquetterie coûtent cher à l'environnement! Pensons à tout ce que nous jetons lors de nos menstruations, sans compter la pollution liée aux produits de beauté: des bandes épilatoires aux pots de crème, du colorant à cheveux au maquillage! En bonne personnalité féminine bien de son époque, Cécile Gladel propose des solutions à tout ce gaspillage.

Malgré tous les bons gestes déjà entrepris, ce guide devrait m'aider à mieux réfléchir au jour le jour. C'est pathétique d'avoir besoin d'un guide? À qui le dites-vous?! Il n'y a pas 15 ans, les écoles abordaient à peine les questions environnementales, ne possédaient pas de bacs à recyclage et effleuraient timidement la matière de l'écologie. Aujourd'hui, la donne a changé. Et bien que la génération actuelle soit plus proactive que la précédente, ce n'est pas celle qui s'est fait bourrer le crâne des grands enjeux environnementaux dès l'enfance. La suivante sera donc intraitable, du moins, je l'espère. En attendant que nos enfants nous en apprennent plus que les médias sur les gestes écolos au quotidien, on peut toujours inscrire l'achat d'un guide comme L'Écolo écono ou d'un ouvrage percutant comme Le Mythe du Québec vert comme prochain geste "vert lime" à notre calendrier. Pas que vous allez sauver des arbres en l'entreposant dans votre salle de bain ou sur votre table de chevet, mais en le lisant par bribes, vous pourriez bien vous retrouver à employer la tirelire verte lors de vos prochains achats. C'est le pari que ces deux auteurs ont pris! Et cela pourrait peut-être, qui sait, donner un peu de chlorophylle au vert pâle de notre cher coin de pays.

16 octobre 2007, 4:32
Conversation avec PhlppGrrd, de retour du Boomfest
Je me suis entretenue cette semaine avec le bédéiste Philippe Girard, alias PhlppGrrd, créateur notamment de la série Béatrice, en prévision du Rendez-vous international de la bande dessinée de Gatineau (du 18 au 21 octobre prochain). À cette occasion, nous avons discuté de sa récente participation - avec Jimmy Beaulieu - à la première édition du Boomfest, un festival consacré à la bande dessinée à Saint-Pétersbourg. Il en était encore tout habité. Faute d'espace, je n'ai pu joindre cette partie de l'entrevue dans le Voir à paraître jeudi. Je vous joint donc quelques bribes de cette discussion fort passionnante.
Avant la période soviétique en Russie, la bande dessinée était très populaire, mais elle est comme tombée en sommeil. Avec la chute du rideau de fer et de revitalisation globale dans le pays, les gens essaient maintenant de donner une impulsion aux disciplines artistiques. Un groupe d'individus qui ont organisés un festival de la bande dessinée pour inciter les auteurs russes à sortir de leur isolement et de leur solitude, à se rencontrer, à travailler ensemble pour créer des structures, des maisons d'édition, etc. *** C'est un peu la même chose qui nous est arrivés au Québec. Quand j'étais petit, c'était juste la bédé américaine et la bédé franco-belge que l'on retrouvait sur les tablettes des librairies. Les auteurs de bédé québécois avaient pour ainsi dire aucune chance de publier autrement qu'à compte d'auteur. Il y a sept ou huit ans, des amis et moi, on s'est rendu compte qu'on travaillait chacun dans notre coin. On s'est assis ensemble, on a mis de l'argent en commun et avons publié notre premier livre et les choses sont parties comme ça. En Russie, c'est un peu ça qu'ils essaient de faire. Ils ont donc invité des gens un peu partout dans le monde à venir parler de leur expérience personnelle pour que les auteurs de bédé russes prennent conscience du fait qu'en se rencontrant et en mettant leur ressources en commun, il y avait moyen de démarrer quelque chose. C'était grosso modo le but du festival. Jimmy Beaulieu et moi avons présenté une conférence dans un musée devant environ 150 personnes. *** Nous avons été approchés par eux pour savoir si on était intéressés. Ça a été super, ça a été l'expérience d'une vie vraiment! Le point culminant de notre visite de 10 jours était donc la conférence qu'on a présenté. Elle était supposé durer une heure et finalement elle a durée presque deux heures. Les gens ont posé des questions, ils étaient tous très intéressés de savoir comment on a monté notre affaire.
Vous pouvez aussi voir le reportage d'un journaliste russe sur la visite des messieurs ici.
15 octobre 2007, 3:38
Fait maison!
J'ai enfin pu loger à mon agenda une virée vers le Théâtre de l'Île pour voir la création Tomber du nid vendredi soir dernier. Cette première pièce pour adulte du comédien Stéphane Guertin a été mise en scène par André Perrier - qui m'avait enchantée avec sa mise en scène de Trains fantômes lors du dernier Festival Zones théâtrales. Bien que le propos était ici fort différent, je dois dire que ce metteur en scène sait faire avec la matière qu'il lui est donné! Si on reconnaît l'humour bon enfant et «improtéiné» de Guertin, la signature du metteur en scène était aussi fort présente et contribuait à faire de cette pièce un tout des plus très distrayants. Le metteur en scène n'a pas eu peur d'embrasser l'aspect loufoque et tordu de certains personnages, tout en profilant en filigrane le pathétisme et l'état de crise de la situation. Et qui aurait pu prédire que l'auteur frappait à ce point dans le mile en abordant la question épineuse de la médication alors que le documentaire de Paul Arcand investit les écrans? En somme, une pièce actuelle, bien articulée, avec une mise en scène imaginative et des comédiens délicieux (mention spéciale à la désopilante Geneviève Couture!). On craignait du théâtre de petite cuisine et on a trouvé sous les couverts de la bouffe maison consistante! Et ça augure plutôt bien pour l'avenir dramaturgique de Stéphane Guertin, à condition de trouver le bon chef! À noter que la pièce est à l'affiche jusqu'au 20 octobre.



12 octobre 2007, 12:57
En attendant Monique...

Monique Jérôme-Forget
 
Comme vous le savez sans doute, le dossier du Palais des congrès verra son dénouement au cours de la journée. Selon toutes attentes, la présidente du Conseil du trésor du Québec, Monique Jérôme-Forget, devrait rendre sa décision aujourd'hui après avoir entendu le maire de la Ville de Gatineau, M. Marc Bureau en faveur de sa vente, puis le caucus libéral en Outaouais en défaveur. En attendant, les réactions au sujet du Salon du livre de l'Outaouais qui se retrouvait sans toit, continuent de pleuvoir. Voici la plus récente, de la part de l'Association des auteures et auteurs de l'Ontario français (AAOF). Remarquez qu'on esquive la question d'un éventuel SLO à Ottawa, suite à l'invitation du député fédéral d'Ottawa-Vanier, Mauril Bélanger.
Le président de l'Association des auteures et auteurs de l'Ontario français (AAOF), Monsieur Jean Fahmy, s'est dit préoccupé par tout le débat qui entoure la tenue de l'édition 2008 du Salon du livre de l'Outaouais (SLO). «Au nom des cent cinquante écrivains membres de l'Association, au nom des milliers de lecteurs de la grande région d'Ottawa et de l'Est ontarien, nous souhaitons ardemment que le SLO se tienne comme prévu, et se tienne dans des conditions qui lui permettent, cette année encore, d'être à la hauteur de sa réputation d'excellence.» Monsieur Fahmy a souligné que des dizaines d'écrivains franco-ontariens participent au Salon, et des milliers d'amateurs de littérature et du livre traversent chaque année la rivière des Outaouais pour participer à cette grande fête de la culture. «Le Salon du livre, a ajouté Monsieur Fahmy, qui est le troisième plus important du Québec et donc de l'Amérique du Nord francophone, est un moment privilégié pour les deux communautés, des deux rives de l'Outaouais, de communier dans le même attachement pour le livre et la langue française. Ce serait une grande perte pour tous s'il ne se tenait pas en 2008, ou s'il se tenait dans des conditions guère favorables.»

Page suivante »
Archives par date
mars 2010
février 2010
janvier 2010
décembre 2009
novembre 2009
octobre 2009
septembre 2009
août 2009
juillet 2009
juin 2009
mai 2009
avril 2009
mars 2009
février 2009
janvier 2009
décembre 2008
novembre 2008
octobre 2008
septembre 2008
août 2008
juillet 2008
juin 2008
mai 2008
avril 2008
mars 2008
février 2008
janvier 2008
décembre 2007
novembre 2007
octobre 2007
septembre 2007
août 2007
juillet 2007
juin 2007
mai 2007
avril 2007
mars 2007
février 2007
janvier 2007
décembre 2006
novembre 2006
octobre 2006
septembre 2006
août 2006
juillet 2006
juin 2006
mai 2006
avril 2006
mars 2006
février 2006
janvier 2006
décembre 2005
novembre 2005
octobre 2005
septembre 2005
août 2005
juillet 2005
juin 2005
mai 2005
mars 2005
février 2005
janvier 2005
décembre 2004
novembre 2004
octobre 2004
septembre 2004
août 2004
juillet 2004
juin 2004
mai 2004
avril 2004
mars 2004
février 2004
janvier 2004
décembre 2003
août 2003