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De la neige, du repos et des bouquins
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Quels sont vos projets pour la période des Fêtes?
Moi, je compte bien me reposer et dévorer deux ou trois livres. Bien sûr, quelques partys et rencontres familiales s'ajouteront à mon agenda. En fait, la seule activité qui n'y figurera pas c'est: travailler. Je vous souhaite donc un heureux temps des Fêtes. On se reparle en 2009.
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Le spectre de Duplessis
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Une drôle de nouvelle m'avait tirée de mon sommeil vendredi matin. Sur les ondes de la radio de Radio-Canada Mauricie, le maire Yves Lévesque, en colère, racontait qu'un député conservateur lui avait clairement indiqué que les citoyens de Trois-Rivières avaient voté du mauvais bord lors des dernières élections fédérales. Par conséquent, les Fêtes du 375e pouvaient mettre une croix sur la subvention tant espérée de deux millions de dollars. Une fois réveillée, comme je n'arrivais pas à retrouver l'information, je m'étais dite que j'avais sûrement rêvé. Mais non, un article publié ce matin sur Cyberpresse témoigne de l'affaire.
Bon, revoilà le fantôme de Maurice Duplessis...
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L'anti-liste de Noël
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Il n'y a pas si longtemps, un de mes collègues - Joël Martel pour ne pas le nommer - avait écrit sur son blogue au www.voir.ca une liste de cadeaux qu'il ne voulait absolument pas retrouver sous son sapin de Noël. Le tout m'avait bien fait rire. Il faut dire que c'est avec beaucoup d'ironie que mon confrère s'était prêté au jeu. Hum... À quelques jours du 25 décembre, pourquoi ne pas tenter l'exercice? Car en ce moment, admettez que nos pensées vont davantage vers tout ce qui évoque les partys des Fêtes que vers les grands débats existentiels.
Mais je vous avertis tout de suite, mes anti-suggestions n'ont rien de sérieux. Elles sont plutôt saupoudrées de sucre et des faits divers qui ont composé la dernière année. Bon, allons-y vite avant que le traîneau du père Noël vole au-dessus de la maison; je ne voudrais pas avoir la mauvaise surprise de découvrir sous un emballage doré...
Des billets pour Flagrant Délit
Non! Je n'ai pas du tout envie de me contenter de l'exposition itinérante Flagrant Délit du Musée des beaux-arts du Canada qui sera présentée à l'Espace Shawinigan l'été prochain. Je rêve plutôt d'un projet taillé sur mesure pour l'ancienne aluminerie comme dans le passé. Je comprends que le MBAC ait opté pour cette expo en raison de compressions budgétaires. Mais pourquoi toujours sabrer dans les projets développés à l'extérieur des grands centres? Après tout, en 2008, La Vraie Vie de Ron Mueck et Guy Ben-Her avait attiré un peu plus de 21 000 visiteurs... Ce n'est pas rien! En fait, c'est autant que la population de l'ancienne ville de Shawinigan.
Un DVD des meilleures pubs du Off Festival de la poésie
Bon, je sais qu'il n'existe pas... N'empêche que je n'éprouve nullement le désir de revoir ces sketches où l'on ridiculisait les commentaires acérés de Gaston Bellemare, président du Festival international de la poésie, à propos du Off. Sous l'effet de la colère, il arrive que certains disent des choses qui dépassent leur pensée. On peut penser au mot parasites par exemple. Il faut donc apprendre à leur pardonner, pas à tourner le faire dans la plaie...
Une subvention du gouvernement fédéral pour la réfection de la Maison Francis-Brisson
Oups! Je me trompe. Ça, c'est plutôt l'ancien député de Saint-Maurice, Robert Deschamps, qui n'en veut pas. Dire qu'il a des visées sur la chaise de la mairesse de Shawinigan, Lise Landry... Si tel est le cas, ça regarde mal pour la culture. Moi, au contraire, j'ai particulièrement hâte de remettre les pieds dans cette salle de spectacle du secteur Grand-Mère qui était reconnue pour la qualité de son acoustique.
Bref, je souhaite n'avoir aucun cadeau qui pourrait faire du tort à la vie culturelle de la région. J'espère que c'est toujours quelque chose de possible en cette douce période de récession...
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Pas si faux...
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Un commentaire d'Yves Sommavilla, conférencier de la série Les Grands Explorateurs, me trotte dans la tête depuis la projection de son film La Russie d'aujourd'hui, Moscou à Saint-Pétersbourg, samedi dernier. En parlant des aspects positifs peu connus de ce pays en effervescence, il a dit quelque chose comme: «Les médias s'intéressent toujours à ce qui ne marche pas.» Bien que je ne suis pas totalement d'accord avec lui, j'admets qu'il y a une certaine vérité dans ce propos...
Photo (source): www.lesgrandsexplorateurs.com
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Avant le grand jour
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Plus que la fête de Noël elle-même, je préfère les jours qui la précèdent. Désirer, préparer sa venue a toujours eu meilleur goût pour moi. D'ailleurs, au grand dam de mon frère, j'ai souvent insisté pour qu'on retarde le moment d'ouvrir les cadeaux dans ma famille. Que voulez-vous? J'aime que cette attente dure le plus longtemps possible. De cette manière, tout ce qui évoque cette fête prend une saveur particulière: le temps, la musique, la nourriture...
L'âme de Noël
C'est sans doute pour cette raison que je craque chaque année pour les salons des métiers d'art de la région. Organisés à quelques jours de la fête de la Nativité, ils permettent de faire le plein de magie et d'idées-cadeaux. Dans les différents stands, soit ça sent bon, soit ça brille, soit ça invite à la douceur. Partout où l'on pose son regard, il y a de la beauté, de la chaleur. Contrairement aux bruyants magasins à grande surface qui sont éclairés par la lumière blafarde des néons, ces événements donnent un réel avant-goût des Fêtes. D'abord parce que les exposants sont souriants, mais aussi parce que l'on sent leur désir de partager leur savoir, leur passion.
Quand on magasine dans un salon des métiers d'art, on vit une expérience humaine. Il est impossible de se mettre sur le pilote automatique et de faire ses courses de mauvaise humeur. Non, impossible. On pique une petite jasette avec Monique pour comprendre la façon dont elle travaille le verre, on croque dans le pain artisanal de Solange, on tâtonne les tissus des créations exclusives de Caroline... Bref, à chaque nouveau pas, on fait une belle découverte. Et même si on n'achète pas, on applaudit le talent de ses artisans et artisanes qui, de leurs mains, donnent une âme à des objets qui, lorsqu'ils sont fabriqués en série, n'en ont pas.
Une chose par contre m'agace des salons des métiers d'art, c'est qu'ils ne durent jamais assez longtemps: deux week-ends dans le cas du Salon des métiers d'art de Trois-Rivières et du Salon des artisans de Shawinigan. À peine se fait-on une tête sur ce que l'on veut offrir à Noël que tous les stands ont disparu! Comme j'aurais aimé qu'ils se prolongent de quelques jours... J'y aurais sans doute acheté quelques cadeaux supplémentaires. Heureusement que la plupart des artisans ont compris la nécessité d'avoir un site Internet!
Pour les retardataires, un Salon de Noël est présenté au Musée des religions du monde à Nicolet jusqu'au... 4 janvier. Comme quoi il n'est pas encore trop tard pour faire le plein d'humanité!
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Elvis Versa: le vainqueur
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Le concours Microsonic se poursuit au Broadway Pub à Shawinigan. Jeudi dernier, c'est la formation Elvis Versa qui a remporté la «manche» contre Flak'Birds.
Le 11 décembre, les groupes Château et Bodoin Conspire seront au programme.
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Quand le country dit bonjour à Trois-Rivières
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Les Respectables, Antoine Gratton, Marie-Denise Pelletier, Cindy Daniel, Mara Tremblay et Paul Daraîche sont six des artistes qui seront présents sur la scène J.-A.-Thompson lors du concert Quand le country dit bonjour, le 6 mars prochain.
Quand le country dit bonjour est d'abord un projet de disque qui a été mis sur pied par Mario Pelchat au printemps 2006. Il rassemble sur deux volumes des grands classiques de la chanson country interprétés par des artistes québécois. Quelque 150 000 copies des deux albums ont été vendues depuis leur sortie.
Sur la photo Mara Tremblay.
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Culture minimum?
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Je trouve désolant de constater à quel point la culture est évacuée de l'actuelle campagne électorale, du moins en région. J'imagine que les mots économie, emploi ou santé sonnent mieux aux oreilles des électeurs en cette période de récession. N'empêche que c'est lorsque l'on vit des moments difficiles qu'on a besoin de s'aérer l'esprit, de s'évader. C'est là que la culture prend tout son sens. Mais bon, il semble qu'on continue de voir cette dernière comme un luxe... D'ailleurs, avez-vous déjà remarqué que les mots les plus durs à son égard sont souvent prononcés pendant les campagnes électorales?
Au fait, avez-vous eu vent de la position du député sortant de la circonscription de Saint-Maurice, Robert Deschamps, sur la réfection de la Maison Francis-Brisson du secteur Grand-Mère? Quand j'ai lu dans notre quotidien régional qu'il remettait en question la pertinence du projet, je suis tombée en bas de ma chaise. Depuis quand un député cherche-t-il à nuire à sa région (le lieu de diffusion est situé dans Laviolette, la circonscription voisine)? Lorsqu'on occupe un tel poste, n'est-on pas censé défendre les idées, les projets et les intérêts des citoyens? Il me semble que c'est aux différents gouvernements de trancher la question, pas au messager. Et si on se fie au gouvernement du Québec, le projet de rénovation d'un des plus beaux joyaux patrimoniaux du secteur Grand-Mère n'a sûrement rien de déraisonnable, puisqu'il a déjà confirmé une aide de 1,2 million de dollars. Seule la réponse d'Ottawa tarde...
Deux, c'est mieux!
Monsieur Deschamps soutient que Shawinigan n'a pas besoin de deux salles de spectacle sur son territoire, que le Centre des arts peut amplement répondre aux besoins en matière de culture. Oui, mais celui-ci a été conçu pour accueillir quelque 950 spectateurs. C'est génial pour présenter des artistes comme Martin Matte ou Louis-José Houde, qui attirent des foules, mais pas pour ceux dont le fan club est beaucoup plus restreint. Il est donc clair que, pour des raisons techniques, certains shows ne peuvent s'arrêter à Shawinigan. C'est donc dans d'autres villes que les citoyens iront les voir et, par conséquent, dépenser leur argent.
Désolée de contredire le député sortant de Saint-Maurice, mais il est urgent que Shawinigan se dote d'une salle intermédiaire. D'autre part, la Maison Francis-Brisson se révèle plus qu'une simple salle de spectacle. C'est une part importante de l'histoire shawiniganaise et aussi une ancienne salle de réception, qui pourra sans doute reprendre du service si elle est revampée. Bref, elle mérite tout, sauf de devenir une maison abandonnée!
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Contre la Maison Francis-Brisson?
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Il y a déjà quelque temps que la Ville de Shawinigan désire procéder à la réfection de la Maison Francis-Brisson, l'un des plus importants joyaux patrimoniaux du secteur Grand-Mère. Mais comme un peu plus de 3,7 millions sont nécessaires aux travaux, la municipalité, qui détient un engagement du gouvernement québécois, attend qu'Ottawa délie aussi les cordons de sa bourse.
Puis-je vous dire que j'ai drôlement réagi quand, en feuilletant le Nouvelliste de samedi, je suis tombée sur les commentaires du député sortant dans Saint-Maurice, Robert Deschamps, à propos du projet? Selon le politicien, Shawinigan n'aurait pas besoin d'une seconde salle de spectacles. D'ailleurs, il se questionne sur la rentabilité d'un tel projet. «Écoutez, le gouvernement fédéral n'embarquera pas là-dedans. Est-ce que cet argent ne pourrait pas améliorer notre Centre des arts?» pouvait-on lire dans le quotidien régional. À ce que je sache, il n'existe pas de salle de spectacles intermédiaire à Shawinigan? Et la Maison Francis-Brisson est un bâtiment historique. Va-t-on la laisser pourrir sous prétexte qu'il existe déjà un lieu de diffusion culturel? J'espère que non! Ce site a longtemps accueilli des artistes, mais aussi des réunions d'affaires, des mariages, des bals, des événements spéciaux... Des missions qu'il pourra sans doute reprendre s'il retrouve son air d'antan.
Il y a des jours où je me demande si Monsieur Deschamps travaille vraiment pour son comté...
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