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David Marin vole la vedette de Tous les garçons
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Faut quand même le faire: ce soir, dans un spectacle de la série Tous les garçons présenté à la Maison de la culture de Trois-Rivières et qui réunissait pour la première fois Monsieur Mono, Dany Placard, Daniel Grenier et David Marin, c'est ce dernier, le plus jeune, celui qui n'a qu'un album à son actif, qui a volé la vedette.
Autant j'adore Monsieur Mono, avec ses compositions aussi tristes que belles comme L'océan, L'abattoir et La dernière chanson... Autant j'adore Dany Placard, avec sa voix qui tonne, son charisme et ses tounes de pickup et de truck comme Raccourci, Les mains dans l'huile et T'es belle... Et Daniel Grenier, je ne connaissais pas beaucoup son répertoire "straight", mais quand il pousse une ou deux petites tounes rigolotes à la Chick'n Swell, comment résister?
Malgré tout, je suis ressorti de cette très agréable soirée charmé plus que tout par David Marin, qui est un musicien aussi virtuose que Monsieur Mono, qui a autant de présence que Dany Placard et qui est aussi drôle que Daniel Grenier, en plus d'avoir un style bien à lui, particulièrement en ce qui à trait à ses textes et son phrasé. Bref, s'il demeure le moins connu de ces garçons, j'ai l'impression que cette situation va changer avant longtemps. Des chansons comme Tournanron, La remise, Pour un dix et Allô, ça n'a pas de prix.
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375e: la chanson
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Grosse soirée au centre-ville de Trois-Rivières hier soir, et pas seulement à cause de la tempête de neige monstre.
D'abord, à la salle J.-A. Thompson, le comité du 375e a lancé la chanson-thème des festivités, 375 ans de vie, une composition de l'ex-Star Académicien Jean-François Bastien, qui en est aussi l'interprète aux côtés de Fabiola Toupin, François Adams, Marie-Michèle Rivard et de ce bon vieux Breen Leboeuf. Le texte de Bastien est un peu alambiqué, tentant d'inclure trop d'éléments disparates reliés à l'histoire de la ville et massacrant souvent la syntaxe. Musicalement, par contre, la pièce demeure plutôt entraînante, et on ne peut s'empêcher de sourire pendant le passage quasi-heavy metal ("Trois-Rivières, tu manipules les MÉTAUX!").
Téléchargez la chanson gratuitement --- paroles de la chanson plus bas sur cette page
Par la suite, en face à la Maison de la culture, ce sont les sympathiques employés de la boîte de pub Egzakt qui nous conviaient à un cocktail suivi de la projection des publicités couronnées par les Lions de Cannes en 2008. Une sélection très distrayante, qui incluait notamment le jouissif hommage à Hitchcock que Martin Scorsese a réalisé pour Freixenet.
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Mrs. Hubert Goes to Trois-Rivières
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Un événement a particulièrement fait
jaser au cours de la dernière semaine en Mauricie. Non, pas le cas de cette
résidente de Saint-Narcisse ayant reçu une contravention pour être montée à
cheval en état d'ébriété. Je veux parler de la reprise des hostilités au
conseil municipal en ce qui concerne la prière.
Vous vous rappellerez que, comme ça
avait été le cas auparavant à Saguenay et à Laval, la Commission des droits de
la personne a sommé les dirigeants de la Ville de mettre fin à leur pratique de
réciter une prière en ouverture d'assemblée, à la suite d'une plainte transmise
par une certaine Louise Hubert. Or, lors du dernier conseil municipal, Yves
Lévesque, le coloré maire de Trois-Rivières, a contourné la recommandation en
donnant la parole au début de la séance publique à un citoyen qui, par une pure
coïncidence, a décidé d'user de son temps au micro pour dire presque mot pour
mot la prière habituelle.
Présente dans la salle à ce moment, Mme
Hubert s'est empressée de faire connaître son mécontentement, ce qui lui a valu
d'être copieusement huée et, selon ses dires, physiquement rabrouée par
d'autres membres de l'assistance. Elle considère apparemment maintenant la
possibilité de porter sa cause jusqu'au tribunal.
Par principe ou par provocation?
Personnellement, je comprends mal
pourquoi les esprits s'échauffent autant autour de cette question. Pour moi,
réciter une prière dans ce contexte n'est pas tant une pratique religieuse
qu'une tradition, comme le fait que Barack Obama ait prêté serment sur la Bible
avant d'officiellement devenir président.
En même temps, je reconnais le principe
voulant que l'État et ses représentants demeurent neutres dans ce domaine, et
je respecte la persistance de Mme Hubert à faire valoir son
point, malgré toute l'animosité manifestée à son égard. Ma perception des
choses étant inévitablement vampirisée par mes souvenirs de cinéphile (pour
emprunter une formule de mon ami Jean Carlo), je ne peux m'empêcher d'avoir en
tête des images de James Stewart dans Mr.
Smith Goes to Washington, un film de Frank Capra où il interprète un
idéaliste propulsé au Sénat américain qui refuse de plier malgré que ses
adversaires politiques fassent tout en leur pouvoir pour le faire taire.
Je me demande toutefois parfois si les
intentions de Mme Hubert sont vraiment sincères ou s'il n'y a pas un
certain désir de provoquer qui motive ses actions. Mais ça, ça reste entre
elle, sa conscience et... Dieu?
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Semaine Prévention Suicide: du 1er au 7 février
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La 19e édition de la Semaine Prévention Suicide aura lieu du 1er au 7 février prochain, sous le thème évocateur de: "Y avez-vous déjà pensé?" Le Centre prévention suicide les Deux Rives profitera de cette campagne de sensibilisation provinciale pour y aller de diverses activités dans la région, notamment dans les écoles et les Centre de Santé et des Services Sociaux. Par ailleurs, une journée portes ouvertes aura lieu au Centre (492 Niverville, à Trois-Rivières), le 3 février dès 13h. Deux soirées de vigile à la chandelle, en appui aux personnes dont un proche s'est suicidé, ont aussi été organisées, le 4 février à Bécancour et le 5 au Parc CHamplain de Trois-Rivières.
La Mauricie demeure la 3e région du Québec où le taux de suicide est le plus élevé, mais cette tendance va en diminuant. Rappelons que le numéro à composer pour les personnes en détresse ou leur entourage est le 1-866-APPELLE (1-866-277-3553).
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Diane Lacombe, présidente d'honneur du 21e Salon du livre de Trois-Rivières
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Ce matin avait lieu la conférence de presse du 21e Salon du livre de Trois-Rivières, qui se déroulera du 12 au 15 mars prochain au Centre des congrès de l'Hôtel Delta. Les organisateurs de l'évènement ont révélé quelle en serait la thématique - Dessine-moi une histoire - et comment, évidemment, ceci s'imbriquait dans le reste des activités du 375e anniversaire de Trois-Rivières.
On a aussi annoncé que la Présidente d'honneur du Salon serait Diane Lacombe, une auteure originaire de Trois-Rivières à qui l'on doit notamment les romans historiques L'Hermine de Mallaig, Gunni le Gauche et Moïrane. Les autres invités d'honneur seront le poète Guy Marchamps (La nuit, tous les éléphants sont gris), l'écrivain Michel David (La poussière du temps), la romancière Véronique Marcotte (Tout m'accuse) et le bédéiste Pascal Blanchet (Rapide-Blanc). Enfin, un prix sera remis à la maison d'édition trifluvienne Les Écrits des Forges. Diane Lacombe - crédit photo: Yves Perreault
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Fred Pellerin en entrevue avec des étudiants de La Tuque
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Jean-François Richard, qui enseigne le français au Centre d’études collégiales de La Tuque, m'a fait parvenir l'article suivant, rédigé avec 3 étudiants suite à une entrevue réalisée avec le conteur
Fred Pellerin, le 12 décembre dernier au Centre des arts de Shawinigan. De futurs journalistes du Voir? Nous
sommes quelques-uns du cours de « Littérature québécoise » du Centre
d'études collégiales de La Tuque à avoir eu la chance de rencontrer Fred
Pellerin, le 12 décembre 2008. Le conteur nous a reçu dans la loge des
artistes, conventionnellement appelée « green room », environ deux
heures avant son nouveau spectacle L'Arracheuse
de temps en représentation au Centre des Arts de Shawinigan.
Le
jeune homme de Saint-Élie-de-Caxton s'est montré très accueillant, sympathique
et disponible. La conversation s'amorce avant même que l'on ne se soit assis.
Fred Pellerin demeure enthousiaste, aimant rire et faire rire, sans toutefois
être continuellement animé comme il l'est sur scène. Une certaine gravité émane
parfois même du personnage, entre autres quand il entonne pour nous, a capella,
un air mélancolique de Pauline Julien (« Mommy »), qui évoque à son
esprit « l'échec du français en Amérique ». L'Arracheuse de temps, comme d'ailleurs tous les autres spectacles
et livres de Fred Pellerin, joue admirablement sur ces deux registres de la
nostalgie et du comique.
Parfois
gouailleur, toujours respectueux, l'auteur se livre au jeu de l'entrevue; il
évoque ses débuts : comment tout son univers fantaisiste s'est mis en
branle alors qu'il travaillait comme guide touristique à Saint-Élie; comment il
a commencé à se produire dans les écoles secondaires; comment il s'est servi de
ses cours de création en littérature à l'Université pour écrire son premier livre
de contes, Dans mon village, il y a Belle
Lurette... (2001). Ce qu'il retient de ces cours : écrire, c'est dur;
il faut sans cesse retravailler, quatre, cinq fois une idée, pour s'éloigner le
plus possible des clichés.
À
une question sur les jeux de mots dans ses contes, il rétorque que les
contrepèteries et calembours lui viennent spontanément, sans que la théorie ait
quoi que ce soit à y voir. Il nous montre d'ailleurs le carnet dans lequel il
note tout ce qui lui passe par la tête comme délire, et qui fait le matériel de
base de chacun de ses spectacles, puis de ses livres. Il mentionne l'influence
de Jacques Prévert; il ne réfute pas non plus le parallèle avec le monologuiste
Marc Favreau, mieux connu sous le sobriquet « Sol », de même qu'il
admet l'ascendant des Contes de Jos
Violon de Louis Fréchette, qui procèdent selon lui du même « délire
verbal ». Ce n'est pas sans raison si les deux auteurs, Fréchette et
Pellerin, se côtoient maintenant dans la familiarité des anthologies de
littérature au Collégial, voire dans un sujet de dissertation analogique à
l'épreuve uniforme de français.
Et
voilà que c'est lui qui se met à nous questionner... Sur quoi on a travaillé dans
notre cours de « Littérature québécoise » ?.. Maria Chapdelaine...
« Ils sont d'une race qui ne sait pas mourir... »
Il cite de mémoire un
passage de ce classique parfois jugé périmé, mais qui garde à ses yeux toute sa
valeur. L'attachement de Fred Pellerin pour le Québec et la littérature
québécoise est bien réel, et ni l'université ni le succès ici ou à l'étranger
n'ont pu l'altérer. Si la France et le marché français l'intéressent, il reste
cependant bien « implanté » dans la communauté de
Saint-Élie-de-Caxton et surtout, dans sa petite famille (papa deux foix et
« mononcle », au moins une fois, puisque Nicolas, son frère, qui
réchauffe la salle au violon et en tapant du pied avant le début du
« show », vient d'accoucher de son premier...).
Nous
avons pu également recueillir quelques propos du conteur sur sa toute première
plongée dans le domaine du cinéma, avec la récente sortie de son film Babine, dont il a écrit le scénario et
que Luc Picard a réalisé. L'enthousiasme est palpable; il nous relate quelques
péripéties du tournage qu'il a suivi de près, comme rarement le font les
scénaristes : certaines scènes qu'il a fallu couper parce que trop
coûteuses (en particulier la scène finale du scénario original, dans laquelle
la girouette en fer forgé du clocher de l'Église de Saint-Élie-de-Caxton,
lancée dans les airs par Babine, était supposée s'envoler par magie pour se
poser sur le clocher de la nouvelle église, aurait coûté à elle seule 500
000$!). Le lien d'amitié a été spontané entre lui et Luc Picard, qui n'a rien,
aux dires de Fred Pellerin, de l'artiste qui se « pète les bretelles »
comme on en rencontre beaucoup dans le milieu.
Il
nous raconte aussi l'espèce de vertige qui les a pris le premier soir où le
film allait être diffusé dans plus de 200 salles de cinéma à travers le
Québec. La suite leur a donné
raison : Babine est désormais
entré par la grande porte dans l'histoire du cinéma québécois (2,4 millions au
box-office depuis sa sortie il y a six semaines). Fred Pellerin se dit
satisfait du résultat et on le comprend : le film rend admirablement bien
l'univers coloré, drôle et touchant du conteur, tout en demeurant une œuvre
originale et très achevée, confirmant par le fait même le talent de Luc Picard
comme réalisateur.
Que
se passe-t-il pour Fred Pellerin après Babine ?
On repart en tournée. La France... L'écriture... L'Arracheuse de temps est en passe de devenir un autre beau
livre-CD sous les bons auspices des éditions Planète Rebelle et des productions
Micheline Sarrasin. Après l'excellent disque de musique traditionnelle
(« Fred et Nicolas Pellerin ») lancé avec son frère en novembre 2007,
le conteur laisse entendre qu'il prépare un disque solo. On a qu'à espérer que
cet album soit à la hauteur de la très belle et émouvante chanson
« Silence », composée par Fred Pellerin et offerte au duo
innu-québécois Taïma (Élisapie Isaac et Alain Auger), qui en livre une
interprétation juste et sensible (on peut entendre
cette pièce sur Internet en se rendant à l'adresse suivante :
http://www.parcourslemonde.com/video/chansons/taima/taima_silence.php).
Nous
quittons l'artiste quelques minutes avant le début du spectacle, non sans qu'il
ait tenu auparavant à nous faire cadeau à chacun d'un exemplaire de son
« Taureau », ainsi qu'il appelle son deuxième livre de contes de
village, Il faut prendre le taureau par
les contes (2003), duquel le scénario du film Babine est inspiré. En livres, sur disques, en spectacles ou au
cinéma, les histoires de Fred Pellerin nous transportent dans un univers
folklorique rehaussé d'un soupçon de magie. Ses jeux de mots d'une inventivité
et d'une efficacité inouïes, son imagination débordante et illimitée, son
écriture à la fois poétique et hilarante, mais aussi sa présence
irrésistiblement sympathique sur scène, en font un incontournable de notre
paysage littéraire et culturel. Cet homme a conquis le cœur de plusieurs
Québécois, puis accroît actuellement son public jusqu'en Europe. Puisse-t-il
continuer à nous enchanter avec ses histoires abracadabrantes de
Saint-Élie-de-Caxton. Merci Fred et longue vie à tes contes!
Jean-François Richard,
enseignant en français
Sarah-Mieko Chassé,
étudiante en Sciences humaines
Chanel Garceau,
étudiante en Sciences humaines
Alex Fluet,
étudiant en Sciences humaines
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Nouveau partenariat entre le FestiVoix et la Fondation du CHRTR
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La Fondation du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières (CHRTR) a annoncé ce matin lors d'une conférence de presse le début d'un partenariat avec le FestiVoix, dont la prochaine édition aura lieu du 26 juin au 5 juillet. Le FestiVoix effectuera d'abord un don de 5 $ à la Fondation du CHRTR pour chaque passeport qui sera vendu en pré-vente exclusivement aux travailleurs du milieu de la santé. Par ailleurs, durant le FestiVoix, des ensembles vocaux se rendront dans les différents établissement du CHRTR pour offrir du bien-être aux patients qui en ont le plus besoin, et on permettra aux enfants malades de se rendre sur le site du festival pour assister l'un des spectacles familiaux et rencontrer les artistes.
Enfin, le quatuor vocal trifluvien High-Shop (ci-contre) participera au Téléthon de la Fondation du CHRTR, qui se déroulera au CÉGEP de Trois-Rivières sera diffusé en direct sur les ondes de TVA Trois-Rivières le 6 février prochain.
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Petite chronique pour flâneurs curieux
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Après plusieurs années
passées à Montréal, où j'ai notamment fait des études en cinéma puis tenu
divers petits boulots avant d'amorcer ma carrière de journaliste, me voici de
retour à Trois-Rivières, la ville qui m'a vu grandir et où demeurent toujours plusieurs
de mes proches: mon père, qui a ouvert un centre de copies sur le boulevard des
Récollets avec sa blonde il y a quelques années; mon cousin et ma cousine, qui
bossent dans un resto à Trois-Rivières-Ouest; un de mes oncles, qui travaille à
la Kruger,
comme mon grand-père l'a fait toute sa vie avant lui...
Je retrouve des gens,
donc, mais aussi des quartiers, des rues, des bâtiments... Malgré le froid, la
neige et le vent, je me suis beaucoup baladé depuis une semaine, ré-apprivoisant
tranquillement cette ville qui, à l'orée de son 375e anniversaire, m'apparaît
plus fascinante que jamais. Y a-t-il un autre endroit au Québec où l'on
retrouve autant de lieux de diffusion culturelle au prorata? Où la poésie
accompagne ainsi nos pas, ornant les murs des édifices du centre-ville, jusqu'à
celui du bar de danseuses? Où chaque détour semble révéler une petite merveille
qu'on voudrait immortaliser?
C'est d'ailleurs
exactement ce que l'artiste Frédérique Guichard a décidé de faire il y a
environ quatre ans. Au hasard de ses promenades à travers Trois-Rivières, elle a
pris une foule de photos et a noirci les pages d'une demi-douzaine de carnets
de croquis, dont elle s'est ensuite inspiré pour créer des aquarelles, des
dessins, des gravures et des sérigraphies.
Ce sont 375 de ces œuvres
qui forment Petit Visuel pour flâneurs curieux,
l'ambitieuse exposition de Guichard présentée au centre Raymond-Lasnier de la Maison de la culture de
Trois-Rivières depuis dimanche, concurremment avec Nouvelles recyclées de Lorraine Beaulieu. Jusqu'au 15
février prochain, vous pourrez y apprécier le regard aiguisé et le coup de
crayon/pinceau/etc. des plus expressifs de Guichard, qui propose une
représentation admirablement personnelle de l'environnement trifluvien.
Ces jours-ci, c'est
certainement la meilleure façon d'arpenter les quatre coins de Trois-Rivières
sans se les geler!
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Jours noirs...
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Décidément, la récession n'épargne personne. Pas même l'Espace Shawinigan, qui faisait déjà vache maigre. Selon Cyberpresse, la salle d'expo est désormais à la recherche de cinq millions pour sa survie.
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Tout un défi
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Pour la ville de Trois-Rivières, 2009 restera à jamais gravée dans les annales. Ce n'est pas tous les ans qu'on célèbre un 375e anniversaire! Le coup d'envoi des festivités - une journée d'activités familiales au centre-ville - s'est d'ailleurs soldé par un immense succès le 11 janvier dernier. Ravi de ce premier happening extérieur, le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, parle déjà de reprendre le concept l'année prochaine et d'en faire un événement récurrent. Il resterait seulement à voir quelle forme ce rassemblement pourrait prendre. Admettez que ça augure bien pour le reste de la programmation, non? À moins que les célébrations aient démarré en lion pour se terminer en queue de poisson. Mais ça, ça m'étonnerait! Car on peut tout espérer de ce 375e organisé pour et par ses citoyens. Je pense entre autres au documentaire sur le sieur de Laviolette, cet homme dont on ne connaît toujours pas l'identité véritable, ou à l'édition spéciale du Théâtre Expresso qui s'inspirera de l'histoire de la deuxième plus vieille ville francophone en Amérique du Nord. Ouin... Les Trifluviens savent créer de grandes choses même si les millions de dollars en subventions du gouvernement fédéral ne sont pas au rendez-vous.
Ce n'est qu'un au revoir
Quand j'y pense, ça me fait un petit pincement au cœur: cette année historique, je ne la vivrai pas avec vous. Je délaisse mon poste pour les 12 prochains mois afin de relever un nouveau défi. Et tout un défi. D'ici 2010, j'aspire à devenir une professionnelle du changement de couches et de la préparation de purées! Blague à part, je prends un petit temps d'arrêt pour m'occuper de mon fils, qui devrait voir le jour autour de la Saint-Valentin. Ainsi, je passe le flambeau à mon collègue Kevin Laforest dès la semaine prochaine.
Kevin Laforest? Je vous imagine vous gratter la tête en vous disant que ce nom ne vous est pas inconnu. Eh bien, vous avez raison! Ce Trifluvien d'origine travaillait jusqu'à tout récemment pour Voir comme journaliste en cinéma. Après quelques années à critiquer des films d'ici et d'ailleurs et à interviewer des artisans du septième art, il revient chez lui plus passionné que jamais. Nul doute que la «culture de la Mauricie» sera entre bonnes mains et continuera de faire écho dans ces pages.
C'est donc l'âme en paix que je vous dis à bientôt!
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L’étrange histoire du début de l’année
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Je dois admettre que 2009 a commencé du bon pied. Pour un rarissime début d'année, mes oreilles n'ont pas surchauffé en entendant le mot résolution. Je peux en effet compter sur les doigts d'une seule main le nombre de fois qu'il s'est rendu jusqu'à mon canal auditif. Un pur bonheur! On dirait que la plupart des gens ont enfin compris que leurs souhaits pour l'année à venir ne duraient jamais très longtemps, donc que ça ne valait pas la peine de tenir une conversation d'une demi-heure sur le sujet. Lors d'une entrevue à la radio, Stéphane Archambault de la formation Mes Aïeux faisait d'ailleurs remarquer que les «résolutions» sont souvent formulées de façon négative et exigent que l'on arrête une activité: «Cette année, je veux cesser de fumer», «Pour enfiler mon maillot, je ne mangerai plus de dessert d'ici le début de l'été»... Bref, ces volontés, en plus d'être peu réjouissantes, encouragent l'inaction. Alors, vaut peut-être mieux de ne pas en prendre?
En fait, plutôt que de s'entêter à respecter des lignes de conduite futiles pendant 12 mois, on devrait réajuster nos rêves à chaque début d'année. Ça serait bien plus chouette que de se restreindre ou de s'autoflageller. En tout cas, en misant sur notre bonheur, on se donnerait bien plus de chances d'arrêter de fumer ou de perdre du poids. Car la frustration engendre bien des «vices»...
Un film, simplement
Si mon esprit vogue dans ces eaux, c'est que, pendant les Fêtes, j'ai assisté à une représentation du film L'Étrange Histoire de Benjamin Button. Brad Pitt y incarne un homme qui, contrairement au reste du monde, naît vieux pour ensuite rajeunir. Si la production comporte quelques lacunes, elle nous rappelle joliment que la vie regorge de possibilités et qu'il n'en tient qu'à nous de les exploiter. Peu importe notre âge, on peut toujours envisager un nouveau départ. Rien ne nous oblige, et surtout pas les apparences, à poursuivre dans une voie si on constate qu'on s'est trompé. Le compteur peut être remis à zéro en tout temps: il ne faut pas l'oublier! Il n'est jamais trop tard pour sortir un rêve des boules à mites. Non, jamais...
Ainsi, en ce début d'année 2009, prenons exemple sur ce Benjamin Button. Au lieu de nous emmerder avec des contraintes, mordons dans la vie et les différentes aventures qu'elle offre. Au fait que prévoyez-vous réaliser au cours des prochains mois?
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Antoine Gratton en résidence à Trois-Rivières
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De janvier à juin, le musicien Antoine Gratton (Montréal Motel, Il était une fois dans l'Est) se paye une résidence mensuelle au café-galerie L'Embuscade, à Trois-Rivières. Celle-ci aura comme thème les cinq sens et leur poésie. Le premier concert est prévu demain, soit le jeudi 8 janvier, à 21h. Les autres dates de concert sont annoncées sur son site Internet.
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Les Nouveautés de l'ONF: 12e édition
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Le voile a été levé sur la 12e programmation des Nouveautés de l'ONF à Trois-Rivières. Du 13 au 29 janvier, une sélection d'animations et de documentaires récents de l'Office national du film du Canada seront présentés gratuitement au grand public, en plus d'une projection spéciale pour les jeunes et d'une série de courts métrages en ouverture du programme de Ciné-Campus. Le Peuple invisible (15 janvier), Sur le Yangzi (20 janvier), Ces voix oubliées (22 janvier), Dieu a-t-il quitté l'Afrique? (27 janvier) et Au pays des colons (29 janvier) seront les cinq films projetés à la Maison de la culture de Trois-Rivières. Ils seront tous précédés d'un court métrage d'animation et suivis d'une discussion.
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Au revoir 2008!
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Le voile tombe doucement sur 2008. Déjà... Et comme d'habitude, l'année qui vient de passer est loin d'avoir été un long fleuve tranquille. En plus des compressions budgétaires dans le milieu culturel et des subventions du gouvernement fédéral qui tardaient souvent à arriver pour certains festivals de la région - une situation qui ne tend pas du tout à s'améliorer -, plusieurs événements heureux, d'autres un peu moins, ont marqué l'actualité culturelle de la Mauricie.
Des préparatifs
Si on a pensé que le bateau des fêtes du 375e de Trois-Rivières prenait l'eau avec le départ de sa directrice Marie-Andrée Deschênes en avril dernier, Steve Dubé, son remplaçant, nous a vite rassurés à ce sujet. Conjointement avec l'équipe de Trois-Rivières, capitale culturelle du Canada, il s'assurait de faire un survol mensuel des projets en développement. Cette transparence était sans doute obligée. Car avant qu'il n'accède à son nouveau poste, les productions Accès-Cible, entreprise qu'il dirige, avaient été choisies pour créer les spectacles d'ouverture et de fermeture des fêtes... avec un budget d'un demi-million de dollars. Cette situation, ajoutée au fait que les Productions FIDEL (dirigées par Yvon Laplante et Steve Boileau, aussi directeur du FestiVoix) s'occuperaient du show du 4 juillet, avait d'ailleurs pas mal fait jaser. Heureusement, la grogne s'est vite dissipée. Et à quelques jours du début des activités, tout semble rouler comme sur des roulettes!
Des premières...
En mai, l'Espace Shawinigan apprenait que pour la première fois, il ne disposerait plus d'aucun budget pour la création d'une exposition exclusive à partir de 2009. Désormais, l'ancienne aluminerie devra se tourner vers les expositions itinérantes du Musée des beaux-arts du Canada, au grand dam de son directeur Robert Trudel. Une histoire à suivre...
Il y a aussi le FestiVoix, anciennement connu sous le nom de l'International de l'art vocal, qui présentait sa première édition en juillet. Pour le coup d'envoi, le festival avait misé sur une programmation prudente qui laissait une grande place aux talents locaux. Une excellente décision puisque le FestiVoix s'est terminé sur une note positive et sans déficit!
... et du merveilleux
Parmi les événements de 2008 qui tiennent du merveilleux, il y a les 20 ans du Salon du livre de Trois-Rivières et les 25 ans de la revue d'art Le Sabord. Ces deux anniversaires signifient que l'encre et le papier conservent toujours une place de choix dans le cœur des consommateurs, et ce, malgré toute la popularité de sites comme YouTube et MySpace. Non, ce n'est pas demain que le livre va tomber dans l'oubli!
La magie transpire aussi du phénomène Fred Pellerin. Imaginez, à la fin de l'année 2008, le conteur de Saint-Élie-de-Caxton aura fait rêver tout le Québec, tant avec son nouveau spectacle L'Arracheuse de temps qu'avec le film Babine! N'est-ce pas incroyable?
Maintenant, il ne reste plus qu'à espérer que les graines positives semées au cours des derniers mois sauront pousser adéquatement en 2009.
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