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Jean Leloup annule
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Le spectacle de Jean Leloup prévu ce vendredi à Saguenay doit être annulé. Celui qui se riait de la H1N1 lors de l'entrevue qu'il nous avait accordé pour la une du journal de la semaine a été rattrapé par la chose... Voyez ce qu'en disait mon collègue de Trois-Rivière ce matin, Kevin Laforest, sur le blogue Pop culture Mauricie. Notez que le spectacle de Saguenay aura lieu le jeudi 21 janvier 2010.
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Une marée de blogues
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Ça grouille sur le Net. Ça se répand. C’est viral. Et pourtant, ce n’est encore rien de plus que les premiers signes d’une pandémie. Le blogue va débloquer, c’est certain. Bien sûr, aujourd’hui, on se demande encore parfois s’il n’y a pas plus de blogueurs que de lecteurs de blogues. Et c’est à peine exagéré. Mais ça va changer. Trouver un manque, combler ce manque. Belle devise pour un inventeur (dixit Bigweld dans le film d’animation Robots, 2005). C’est la même chose pour les blogueurs. Suffit de trouver un manque, d’écrire un blogue. Il est de bon ton de croire que tout a déjà été écrit chez les littéraires de ce monde: c’est une marotte qu’on entend jusqu’à plus soif sur les bancs d’école quand on est passé par des études en littérature. Or, si tout a été écrit, tout n’a pas été publié. Certains no name, qu’ils écrivent de façon anonyme ou non, ont déjà su tirer leur épingle du jeu. Ils ont trouvé un manque, comblé ce manque. C’est le cas de La Clique du Plateau, dont les billets incendiaires ont fait frémir la gent artistique (et médiatique) du Québec. Il faut dire que la critique manque tellement dans le milieu qu’on s’est jeté dessus comme des chiens sur le premier os de poulet, quitte à l’avoir pogné dans la gorge ensuite. On pourrait parler aussi du blogue Conan Les bibliothécaires (anonyme, mais si on se fie à la plateforme Tout le monde en blogue, un palmarès créé par Canoë, il serait écrit à Chicoutimi… Tiens, tiens! On ne verra plus jamais nos gentils bibliothécaires de la même façon!). Racontant le point de vue ironique de bibliothécaires acariâtres, Conan (malgré un français souvent approximatif) a été récemment cité par Steve Proulx (voir.ca), Chantal Guy (Cyberpresse) et même à la Première Chaîne de Radio-Canada par Christiane Charrette dans le cadre d’une entrevue avec le nouveau PDG de Bibliothèque et Archives nationales. Rien de moins. Il y a donc une place pour certains blogues, même si quelques initiatives méritent sans doute de sombrer dans l’océan du Web.
Les boomers qui réécriront
Phénomène qui méritera une lecture attentive au cours des prochains mois et des prochaines années, on verra l’arrivée massive dans la blogosphère de boomers retraités de l’industrie de l’information. Délestés du poids de la ligne éditoriale du conglomérat médiatique qui l’employait (évidemment, persooooone n’admettra que de telles contraintes existent), le journaliste retraité qui a encore à cœur la démocratie et qui croit en la nécessité d’informer la population pourrait bien, en effet, se tourner vers ce nouveau moyen de communication. Avec à leur actif des dizaines d’années d’expérience sur le fil de presse, ayant déjà un lien privilégié avec nombre de lecteurs, parés d’une reluisante réputation, ils sauront pour plusieurs apprivoiser le blogue. L’administration publique et les organes médiatiques actuels − qui se vantent d’être garants de la démocratie − devront vivre avec. Soudainement, le blogue acquerra ses lettres de noblesse. Ce ne sera plus l’outil de prédilection de quelque p’tit cul en mal d’attention, mais la poursuite d’une œuvre journalistique entamée bien plus tôt et libérée de toutes les contraintes qui ne sont pas inhérentes au journalisme. Je jubile déjà.
Un orage sur l’océan
Au chapitre des journalistes retraités qui reprennent la plume, Christiane Laforge, qu’on a lue dans le Progrès-Dimanche, pave la voie pour ses suivants. Cette semaine, elle a d’ailleurs pris à bras-le-corps le dossier de la nouvelle salle de spectacle. Sur son blogue intitulé Orage sur océan, elle propose un dossier étoffé, avec des liens fort pertinents (différents articles récemment publiés par le Progrès-Dimanche et un accès à l’étude réalisée par Go Multimédia à la demande de la Ville de Saguenay). Elle rappelle entre autres que le Théâtre du Saguenay, aujourd’hui réputé préférer la rénovation de l’auditorium Dufour, avait déjà donné son aval à la construction d’une salle polyvalente de 1200 places, un projet alors proposé par des gens d’affaires de Saguenay. C’était en 2005, avant qu’une décision unilatérale des élus ne sabote l’entreprise. Après ce revirement de situation, le TS avait d’ailleurs vu partir son directeur général, remplacé depuis par Robert Hakim, dont l’un des mandats à l’embauche était justement de mener à bien le projet de rénovation de l’auditorium. Laforge met en lumière la nécessité de connaître les véritables investissements qui seront nécessaires de la part de la Ville avant de se prononcer par voie référendaire. Elle s’applique aussi à montrer l’importance d’évaluer les retombées économiques (et ajoutons les retombées culturelles) de chacun des projets. Et dans un souci de rigueur, elle va jusqu’à poser la question d’une troisième option (par exemple, une nouvelle salle construite en un autre lieu). Enfin, on apprend que la réalisation d’un stationnement dans le secteur de la nouvelle salle de spectacle est déjà prévue dans un projet de réaménagement du centre-ville de Chicoutimi, et ne devrait donc pas être comptabilisé dans les coûts associés à ce projet… Eh bien! On dit de vous que vous avez passé le flambeau, Madame Laforge. Et pourtant, vous voyez toujours très clair. Il faut croire que vous l'avez toujours en main, votre flambeau, qu'il n'est toujours pas éteint. Une analyse à lire absolument: oragesurocean.blogspot.com.
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Un doublé pour Harvey, de Hervé Bouchard
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Le livre écrit par l'écrivain citoyen de Jonquière, Hervé Bouchard, et illustré par Janice Nadeau, Harvey (publié à La Pastèque) rafle les deux prix du Gouverneur Général pour lesquels il était en compétition. L'oeuvre est donc lauréate dans la catégorie Littérature jeunesse - texte et Littérature jeunesse - illustration.
Le jury a affirmé à propos de Harvey:
«C’est un monde de candeur, de poésie et d’une grande profondeur que l’auteur crée dans ce texte émouvant. La couleur des décors, des personnages et la finesse du récit mettent en place une atmosphère qui trouble et fascine. S’appuyant sur une écriture maîtrisée, originale et personnelle, l’auteur prend le risque de nous surprendre.»
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Nouvelle salle: analyse de Christiane Laforge
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La journaliste retraitée Christiane Laforge propose aux lecteurs de son blogue personnel une analyse poussée et fort pertinente à propos du dossier de la nouvelle salle de spectacle où elle se penche entre autres sur l'étude commandée par l'administration Tremblay à la firme Go Multimédia. Ne rejetant pas les conclusions de la firme, elle soulève toutefois quelques interrogations à propos de ce qui n'y est pas mentionné, des informations qu'il est sans doute nécessaire de connaître avant de se prononcer par voie référendaire: - aucune comparaison n'est faite entre les deux projets qui sont actuellement sous les projecteurs,
- on ne connaît pas la proportion de la contribution financière qui serait impartie à la population en regard des subventions provinciale et fédérale,
- surtout, les retombées économiques de l'un et l'autre projet sont occultées.
Elle fait aussi remarquer que si, au cours des dernières années, le Théâtre du Saguenay s'est affiché en faveur de la rénovation de l'auditorium Dufour, l'organisme a déjà donné son aval, en 2005, à la construction d'une salle polyvalente de 1200 places. C'est d'ailleurs après la décision unilatérale des élus de ne pas donner suite au projet de construction d'une nouvelle salle de spectacle que l'organisme avait perdu son directeur général, alors remplacé par l'actuel d.g. Robert Hakim.
Une analyse qui doit être lue - et des commentaires de lecteurs fort pertinents - dans le blogue Orage sur océan, de Christiane Laforge.
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Fréquences à Séquence: Boran Richard, Patrick Bouchard, Pascal Grandmaison
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La programmation de Fréquences audios, vidéos et sonores du centre d'art contemporain Séquence se poursuit tout le mois de novembre. On pourra voir en vitrine et entendre dans la rue le travail de trois artistes:
- Jusqu'au 13 novembre, le superbe film Matière (photo), de notre collaborateur photographe Boran Richard, une animation accompagnée d'une trame sonore créée en collaboration avec le maître de flûte shakuhachi vancouvérois Alcvin Ramos.
- Du 17 au 20 novembre, un film de Patrick Bouchard (sans titre) créé dans le cadre du projet Les Mille mémoires à venir.
- Du 24 au 27 novembre, enfin, on présentera le film Sleep 2, de Pascal Grandmaison, où on assistera à un faux casting pour une publicité de sac de couchage.
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L'Improvisation musicale déménage à Chicoutimi!
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On vient d'apprendre que la Ligue d'improvisation musicale déménagerait au Bunker de Chicoutimi... Mais pas de panique! Juste pour la durée d'un match hors-concours, qui se déroulera le 19 novembre.
Sur une thématique rock, l'événement permettra aux amateurs de musique de Chicoutimi de se gâter en découvrant de nouveaux talents, dont un jeune guitariste, Samuel Dufour (photo), qui serait semble-t-il un véritable prodige. D'ailleurs, vous l'avez peut-être déjà vu offrir une performance au sein de son band hommage à Iron Maiden.
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Étude de GO Multimédia: POUR une nouvelle salle de spectacle
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C'est aujourd'hui qu'étaient dévoilés les résultats de l'enquête effectuée par la firme GO Multimédia pour évaluer les coûts et les retombées des projets de réfection de l'auditorium Dufour VS la construction d'une nouvelle salle de spectacle en face du Vieux-Port de Chicoutimi. Comparatif
Nouvelle salle - Coût évalué à 39 millions$
- Coût d'opération annuel de 1,1 million$
- Part de la ville dans le projet encore inconnu
Rénovation de l'auditorium Dufour - Coût évalué à 10,5 millions$
- Coût d'opération annuel de 160 000$
- Part de la ville dans le projet de 3,5 millions$
Selon Radio-Canada, malgré la différence marquée sur le plan des coûts de construction et d'opération des deux projets, la firme prendrait clairement position en faveur de la construction d'une nouvelle salle multidisciplinaire avec une meilleure acoustique.
La population sera appelée à voter lors d'une grande consultation populaire qui pourrait avoir lieu avant Noël ou au début de l'année 2010.
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Tousse au théâtre (Catatonie & Ubu Roi)
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Une semaine comme celle-là ne peut qu’être marquante. C’est comme ça quand on sort par deux fois d’un théâtre bouleversé, les bras ballants et la bouche bée, l’esprit en surchauffe avec l’envie de le partager. Dire que j’ai bien failli manquer ça. J’étais sujet à quelques quintes de toux – qui n’étaient absolument pas estampillées du sceau de cette peste grippale dont tout le monde parle –, et s’il avait fallu que ça m’arrive dans la pénombre du théâtre, je crois que je me serais décomposé sur place. Je craignais qu’on me sorte de là à grands coups de pieds au cul: «Va-t-en, pouilleux, pestiféré! Va contaminer quelqu’un d’autre!» Une fois bien assis, les mains sur les genoux, une pastille sur la langue et d’autres dans la poche de chemise, prêtes à suivre le même chemin, on continue d’espérer que le pire n’arrive pas. Puis la lumière se fait devant, éclairant le décor de cet univers qui se déploiera devant nos yeux pour une heure ou deux. Et on se remet de cette peur qu’on croyait insurmontable.
Les statues de chair
Catatonie II. Une pièce qui m’effrayait. À quoi aurais-je droit si trois acteurs sur quatre incarnaient des personnages incapables de se mouvoir? Comment réussirait-on à garder mon attention pour la durée d’une représentation avec le spectacle de l’immobilité, de l’impuissance, de l’incapacité? La réponse se moule sur les quatre comédiens participant à cette exploration théâtrale du corps. La performance des Vicky Côté, Martin Gagnon et Dany Lefrançois déstabilise: leur façon d’incarner ces personnages amorphes – les trois patients catatoniques kidnappés et séquestrés – est tout simplement bouleversante. Et tout au long de la pièce, devant cette démonstration de force, le spectateur, incapable de garder la même position sur sa chaise, comprendra à quel point le jeu de ces statues de chair est spectaculaire. À cela s’ajoute le travail irréprochable d’Émilie Gilbert Gagnon, méconnaissable – et fort convaincante – dans le rôle de Grâce Castonguay, épousant les formes et l’attitude d’une femme particulièrement renfermée. La scénographie réaliste de cette nouvelle production du Théâtre CRI est particulièrement remarquable. Alors qu’elle nous a surtout habitués à une ligne épurée et ingénieuse, la compagnie y va cette fois d’un décor occultant la place de l’imaginaire du spectateur, préférant faire un clin d’œil à son intelligence par différents détails et procédés nuancés. À la fin, certaines questions demeurent en suspens sur le plan de l’histoire racontée par la pièce. Pourquoi trois patients kidnappés plutôt qu’un seul, ou deux? Qu’est-ce qui a plongé Grâce Castonguay dans cette folie? Une femme si longtemps seule, qui converse même avec sa télé, n’aurait-elle pas eu plus à dire à ses trois invités? Difficile à croire. La grande force de Catatonie II se situe ailleurs que dans l’histoire qu’elle raconte. Elle se trouve dans l’émotion partagée avec le public. L’intimité déployée sur la scène cruelle de la solitude de Grâce fait invariablement surgir chez le spectateur cette peur qui sommeille en chacun de nous: celle d’être au final seul au monde, enfermé dans la souffrance d’un quotidien que seulement le petit écran arrive à calmer, hypnotisant. Un théâtre de l’émotion comme il s’en fait rarement. 
Martin Gagnon, Émilie Gilbert Gagnon, Dany Lefrançois et Vicky Côté, dans Catatonie II, présenté par le Théâtre CRI. Photo: Jean-François Caron.
Chair à canon
Deux pièces la même semaine? Pourquoi pas? À la guerre comme à la guerre. Encore armé de pastilles, avec en plus une bouteille d’eau importée illégalement jusqu’à mon siège, j’espérais survivre à un nouveau spectacle.
Mais on ne survit pas à l’Ubu roi des Têtes Heureuses. Quand on s’en sort, la vie ne peut plus être la même. C’est une pièce qu’on reçoit en pleine gueule dès les premiers instants, en partie par l’entremise des projections finement intégrées à la mise en scène. Une production dont on encaisse chaque scène comme des baffes. D’abord, le travail des acteurs (exclusivement des hommes) est tout simplement remarquable, en particulier chez Christian Ouellet et Martin Giguère (respectivement Père et Mère Ubu), qui partagent tout sur scène avec une aisance désarmante. Même si on est témoin de ce que l’humanité peut offrir de pire, même si on hait autant que cela est possible tout ce qu’incarne Christian Ouellet en donnant la vie au roi Ubu, la pièce, rythmée, arrive aussi… à nous faire rire. Pas seulement sourire. Rire. Bien plus que je ne l’aurais cru. Parmi les moments les plus drôles, on ne peut que souligner la performance chantée de Guillaume Ouellet (Bougrelas). Tout simplement inoubliable. Rodrigue Villeneuve peut se féliciter d’avoir exploité ce talent clownesque qu’on connaît au jeune comédien. Il est sans doute déplorable qu’on perde parfois les paroles de certaines chansons entonnées en chœur, étouffées par la musique des instruments joués sur scène. Cette faiblesse est toutefois corrigée par la présence des textes de chansons dans le programme de la soirée. Et au-delà, un travail de maître qu’il ne faudrait absolument pas manquer. Encore une fois – et plus que jamais, peut-être, mais je suis un peu jeune pour l’affirmer avec certitude –, le metteur en scène atteint la cible. Parce qu’au sortir de cette percutante représentation où pratiquement tout était à bonne dose, j’avais les idées claires et une certitude en tête: c’est ça que doit être le théâtre. Cette semaine, ce n’est pas ma toux qui m’aura mis k.o. C’est la première fois de ma vie que j’ai vraiment envie de retourner voir une pièce de théâtre.
Martin Giguère, Christian Ouellet et Patrice Leblanc dans Ubu Roi, présenté par les Têtes Heureuses. Photo: Jean-François Caron.
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La Glissoire 150 ans d'histoire, par IQ L'Atelier et Cédule 40
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On annonce le début de la construction du grand projet Glissoire, produit grâce à une belle collaboration entre IQ L'Atelier et Cédule 40. Évoquant l'historique du passage des billots de bois entre le lac Saint-Jean et la rivière Saguenay grâce à la glissoire à bois de la Compagnie Price, la structure qui aura 8 mètres de haut pour 6 mètres de diamètre, embrassant un pin blanc vivant.
On pourra suivre l'évolution des travaux sur le site de IQ L'Atelier. À droite, photo de la maquette du projet. Ci-bas, quelques photos du début des travaux, et Patrick Moisan, artiste et coordonnateur du projet.

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Jean-Rock Gaudreault finaliste pour le Prix Michel-Tremblay
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On annonce que le texte de la pièce Une maison face au nord, du dramaturge originaire de la région Jean-Rock Gaudreault, sera finaliste pour la première édition du Prix Michel-Tremblay, soulignant «l'excellence d'un texte d'un auteur d'ici qui crée en langue originale française et porté à la scène au Canada ou à l'étranger durant la saison précédente». En compétition avec son texte: Les pieds des anges (Évelyne de la Chenelière), La grande machinerie du monde (Patrice Dubois), Bob (René-Daniel Dubois) ainsi que Pierre-Luc à Isaac à Jos (Cédric Landry).
Notons que le prix est assorti d'une bourse de 20 000$. Crédit photo: Jean-François Caron.
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Prix France-Québec pour Mademoiselle Personne
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C'est Marie-Christine Bernard, auteure de Larouche (originaire de Carleton) dont on peut entendre la chronique littéraire toutes les semaines à l'émission de radio Beau temps, mauvais temps (à Radio-Canada, animée par celle qui détient toujours le titre de la plus belle voix du Saguenay, Paule Therrien), qui a reçu le Prix France-Québec.
Son deuxième roman, Mademoiselle Personne, était en compétition avec Bestiaire, d'Éric Dupont et La maison des temps rompus, de Pascale Quiviger.
Le Prix littéraire France-Québec est assorti d'une bourse de 5000 euros et sera remis à l'écrivaine en mars prochain. Une tournée sera aussi organisée à travers la France.
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Festival Regard: nouveau délai accordé aux réalisateurs
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Les réalisateurs de courts métrages qui n'auraient pas réussi à faire parvenir leur oeuvre à temps pour l'appel de films du Festival Regard sur le court métrage au Saguenay souffleront d'aise en apprenant la nouvelle. L'organisation du festival a décidé de reporter la date de tombée des films au 13 novembre prochain, à 17h. C'est un pensez-y bien: «En plus d’être considérés pour la compétition, les courts métrages
québécois soumis seront considérés pour la compilation DVD SODEC –
cette vitrine de choix pour le cinéma québécois rassemblera les
meilleurs films courts de l’année. Ce DVD promotionnel sera distribué
par Danny Lennon de Prends ça court! aux programmateurs et acheteurs
internationaux de courts métrages dès la fin janvier 2010.»
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Private room
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J’ouvre la porte et vous laisse entrer. Avec mon vieux pyjama, un fouillis de cheveux sur la tête, mon haleine du matin. Venez vous asseoir, je vous offre un café. Alors, qu’est-ce que vous voulez savoir au juste? Je vous dis tout. De ma naissance dans un petit village-rue, encaissé dans une coulée au sud du Saint-Laurent, jusqu’à mes habitudes de recyclage, de compostage, en passant par ces envies folles qui font de moi un passionné, même les ravages de la maladie sur mon corps – qui prouvent que sous le bouclier, il y a un être humain. Je vous dis tout. Qu’il faisait sombre à l’urgence samedi soir. Ou peut-être était-ce dans ma tête. Je vous parle de la petite chaise pliante mise à ma disposition pour veiller le corps fatigué et râlant de mon fils. Sa respiration difficile. La musique de mon iPod dans l’autre oreille pour détourner mon attention des quintes de toux sèches du troisième voisin. Je vous raconte la détresse de cette femme sourde arrivée en ambulance après une attaque, incapable de comprendre les questions de l’infirmière qui se démenait pour évaluer sa douleur. Je vous parle aussi de ce vieil homme qui écumait de nous voir passer sous son nez en arrivant à l’hôpital alors qu’il était là depuis je ne sais combien d’heures. Ce n’est pas parce qu’on est plus vieux qu’on est nécessairement plus sage. Je vous parle de ces médecins qui sourient jusque tard dans la nuit, malgré le spectacle infini de la souffrance duquel ils sont des témoins parfois impuissants. De ces infirmières patientes et dévouées, celles qui sont aux petits soins avec tout un chacun, même ceux que la douleur transforme en des Michel Chartrand en puissance, égrenant leur chapelet de sacres comme on lance une poignée de cailloux dans l’eau. Vous en voulez plus? Si ça vous chante, je peux vous dire que j’ai pleuré. Souvent. En vous le racontant, je pourrais pleurer encore. Ça donnerait du tonus à mon histoire. Heureusement, cette histoire se finira bien – c’est comme ça que les gens aiment ça, en général: quand la fin est prévisible, sucrée à souhait. Pour moi, le générique se déroulera devant l’image d’un petit garçon sur mes genoux, gribouillant dans mon agenda et sur les communiqués de presse qui traînent près de mon ordinateur, tandis que je ferai ce que je peux pour écrire ma chronique. D’autres auront des histoires qui finiront mal. C’est comme ça. De celles-là, on fera des nouvelles. On aime ça, le spectacle du privé. C’est comme ça. Les utilisateurs de Facebook en savent aussi quelque chose. On trouve dans ce réseau deux phénomènes, deux attitudes dont l’observation me fascine. Il y a d’abord ceux qui se révèlent, ceux qui disent tout, qui montrent leurs petits bobos, dévoilent leurs petites tares, racontent leur petit bonheur aussi, ce qu’ils mangeront pour souper, avec qui, pourquoi, arrosé de quel vin, etc. Tout. Et il y a ceux qui ne disent rien, mais qui sont attentifs à tout. Ceux qui se vautrent dans ce fouillis d’anecdotes, farfouillant avec un plaisir coupable parmi les révélations des premiers. Comme si la vie des uns était le téléroman des autres. C’est de l’exhibitionnisme et du voyeurisme à petite dose. Ce n’est pas mal, ni déplorable. C’est humain. Je fais partie de la petite gang de ceux qui se racontent. Il le faut, j’imagine, pour tenir ce genre de chronique. Tout ça me fait penser à cette expérimentation artistique récemment vécue par Barbara Garant, à l’Espace Plate-forme du centre d’artistes Le Lobe. Pendant sept jours, elle a littéralement fait flotter la bulle de son expérience privée dans cet espace public. Volontairement confinée dans ce lieu exposé de tous les côtés, dans une mise en scène simple et coquette, elle a transformé son quotidien en spectacle, faisant étalage de ses moindres gestes, s’exposant à la fois aux regards et au jugement des passants desquels elle devenait dépendante pour se nourrir, se laver, et pour toutes les petites choses fort simples de la vie. Un spectacle en direct, une téléréalité sans écran et sans caméra, que du vrai, du ici et maintenant. Fascinant. 
Crédit de la photo: Jean.Marc E.Roy
En passant… Barbara avait déjà écrit quelques articles pour nous. Sur mon invitation, elle revient jouer de la plume dans nos pages. Riche d’une expérience singulière de l’art, motivée par cette passion qui ne lui fait pas défaut, elle s’intéressera aux arts visuels dans la région. C’est encore une fois une fierté pour moi de voir se joindre à mon équipe quelqu’un qui s’implique dans le milieu culturel plutôt que d’en être seulement le témoin passif. Parce qu’il faut vivre la culture au grand jour pour savoir en témoigner.
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Dans une galerie près de chez vous
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Plusieurs expositions à voir présentement, que vous soyez à Saguenay ou à Alma. Bref tour d'horizon: Au centre d'art contemporain Séquence, Charnières et autres objets de transfert, un projet de Pierre Dumont qui se produisait devant une galerie pleine, vendredi dernier, aux côtés de Michel X. Côté et André Duchesne. Jusqu'au 13 décembre.
À Langage Plus, les expositions de Paul Souviron (Alsace), présent grâce au programme de résidences croisées que le centre entretient avec la France, ainsi qu'Elvira Santamaria, qu'on a aussi pu voir se produire lors de l'événement d'art performance Art Nomade (Mexique). Jusqu'au 22 novembre. À Espace virtuel, vernissage ce jeudi de Peur et barbarie, de Pierre Durette. Une trentaine de dessins (série Dévotions) occuperont les deux salles du centre d'artiste, rappelant sans doute à certains les aventures de Où est Charlie, où chaque détail peut surprendre, faire sourire ou réfléchir.
Le Lobe présente Louis Fortier en résidence. Son exposition sera toutefois différée en raison de rénovations importantes dans l'édifice qui abrite le centre. Au centre d'arts contemporains numériques Sagamie d'Alma présente jusqu'au 11 décembre le travail d'Annie Baillargeon, Emballage anatomique, dont il a déjà été question ici. Profitez aussi de votre passage pour rencontrer l'artiste en résidence au laboratoire de Sagamie - un nouveau résident chaque semaine! À la galerie de l'UQAC, l'Oeuvre de l'Autre, on propose une exposition collective dont le commissariat a été assumé par James Partaik: médium && outil, qui s'intéresse à l'art numérique. Parmi les artistes invités (étudiants et chargés de cours), on compte entre autres Mathieu Tardif - dont on a pu apprécier le travail cet été au Lobe dans une collaboration avec Cindy Dumais - et Janine Fortin, que j'ai déjà présentée dans Pop Culture. Aussi, Rodrigue Bélanger, Constanza Camelo, Michel Pedneau, John Tremblay, Chirstophe Viau et Jean-François Lahos. À voir avant le 21 novembre.
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Duo Orsini/Dallaire: écoutez la chanson
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On se souviendra que la jeune Saguenéenne Ève Dallaire a vu sa candidature choisie pour chanter, en duo avec Marina Orsini, la chanson thème du film Noémie, le secret, qui sera au cinéma dès le 11 décembre. On peut d'ores et déjà entendre la chanson sur le site du film.
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