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Amusant
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À quoi s'attend-t-on en allant voir un film comme OSS 117? Selon moi, à sourire, voire à rire à l'occasion sans se prendre la tête. Mardi dernier, j'en avais bien besoin. Et le film a plus que rempli cette fonction. J'ai franchement ri et ce, tout au long du film. L'absence de logique est en soi un pur délice. L'égo démesurément gros de cet agent secret burlesque qui ne ferait pas long feu dans la vraie vie occupe toute la place et donne le ton à une série de scènes totalement ridicules mais pourtant savoureuses. Bien sûr, l'élégance et la belle présence de Jean Dujardin sont en partie responsables de l'intérêt que l'on peut porter à ce film. Mais il ne faut pas sous-estimer l'impact que nous offre la comparaison avec les films habituels dévolus à l'espionnage. Avec Oss 117, pas d'effets spéciaux et pas d'histoire politique vraisemblable. Tout repose sur l'imbécillité du personnage et sur sa méconnaissance totale des affaires politiques, justement. Oss ignore même jusqu'à l'existence du LSD, de même que les effets qu'il peut procurer. Un bon moment de cinéma sans prétention pour le seul plaisir de rire même si pour certains, il s'agira d'un plaisir coupable!
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Merci M.Lavilliers
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Je m'attendais à un bon spectacle. Or, j'ai assisté au spectacle le plus puissant et le plus festif de ma vie.
Dès le début, Samedi soir à Beyrouth donne une idée de la ligne idéologique du chanteur: sensualité par la musique et critique sociale par les paroles. Le choix des chansons s'inscrit en effet dans cette recherche d'équilibre entre la force de rassemblement de la musique et la nécessité de savoir ce qui se passe dans le monde lorsqu'il est question d'abus de pouvoir, que ce soit sur le plan des dictatures en Afrique, des pertes d'emploi partout dans le monde à cause de la technologie ou du travail au noir en France. Sujets graves inscrits dans un univers musical et scénique festif! C'est cela la particularité de Bernard Lavilliers: dénoncer sans renoncer à la fête que permet la musique puisque sans musique, le mal en ce monde est encore plus terrible.
La mise en scène du spectacle donné dans le cadre des Francofolies 2009 était magnifique. Lavilliers épouse la scène de façon naturelle et sait en occuper chaque parcelle. Mais l'artiste est aussi très généreux: envers le public et envers ses musiciens à qui il donne l'opportunité de nous offrir aussi un spectacle au-delà de leur talent musical. Ainsi le trio des cuivres capte notre attention par cette façon de bouger sur scène qui démontre qu'ils sont totalement impliqués dans l'affaire. Les percussionnistes sont fabuleux et, nombre de fois, ils font trembler la scène par leur maîtrise des tambours. Lavilliers fait totalement équipe avec eux et quelques-unes des chansons qui nous permettent de les voir tous ensemble, les uns à côté des autres, font voir que les musiciens sont également partie prenante de ce que veut transmettre l'artiste. Je pense ici à la magnifique Les mains d'or qui prend un caractère encore plus dénonciateur lorsque tous les musiciens se présentent devant nous sur un même plan scénique. Lavilliers dénonce mais Lavilliers convie également à la fête. Et vraiment, je n'ai jamais vu une telle fête sur scène. Lorsqu'il nous offre Viens danser, c'est le moment d'un plaisir infini pour les amateurs de musique et de spectacles: les musiciens envahissent la scène et poussent leurs instruments dans leurs derniers retranchements, Lavilliers danse pendant de longues minutes et se réjouit que tout le monde dans la salle en fasse autant. Florence K, avec qui il avait précédemment fait une chanson, rejoint toute la bande et le plaisir qu'ils ont à faire cette chanson, à être ensemble, à jouer de la musique pour en jouir est palpable. Je n'avais pas assez de yeux et d'oreilles pour tout extraire de ce moment. Un pur bonheur, une émotion à fleur de peau.
Un grand spectacle et un artiste profondément humain qui n'est pas du tout racoleur envers son public mais qui le respecte intensément. Une seule envie: le revoir très bientôt! Bravo et merci pour ce spectacle précieux.
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Beauté et raffinement
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Il est vrai que les Cantons-de-l'Est offrent nombre de lieux et d'activités hors du commun. C'est un écrin qui renferme de très beaux trésors que l'on a peut-être tendance à oublier, soit parce qu'on l'associe trop facilemenbt aux pentes de ski, soit parce qu'on se dit que la région a été trop exploitée.
Mais ses paysages sont toujours à couper le souffle et les activités culturelles, de même que les types d'exploitations commerciales s'y fondent souvent très bien. Le premier mot qui me vient à l'esprit en pensant à cette région et aux gens qui y vivent est «raffinement». Je pense notamment à cette exploitation surprenante et magnifique qu'est Bleu lavande (Fitch Bay). J'ai visité la site et je peux dire que j'admire la ténacité de ce couple qui a su faire fi de l'adversité rencontrée au début de la mise sur pied du projet et qui ont maintenant entre les mains un véritable paradis. Leurs produits dérivés sont absolument formidables et d'une très grande qualité. Je pense aussi aux vignobles qui se développent et qui nous offrent de bons produits parce que les gens de la région croient non seulement en leurs projets mais aussi en leur région. Il y a beaucoup à découvrir et à apprécier dans les Cantons.
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Un jardin inspirant
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Il est vrai que Québec continue la fête commencée l'an dernier. Et l'un de ses atouts est certainement le magnifique jardin situé sur les toits du Musée de la civilisation. Reprendre l'expérience de l'an dernier était certes une bonne idée. Avant de m'y rendre au début de la présente semaine, je croyais que les arrangements seraient sensiblement les mêmes. Erreur de ma part! C'est une toute nouvelle expérience à laquelle on nous convie et, ma foi, elle est encore plus captivante que l'an dernier.
Cette fois, la présentation vise moins l'histoire que la réflexion sur l'importance de la méditation, de la réceptivité à ce qui est différent autour de soi et qui peut vibrer en soi. Au gré d'une musique qui nous donne envie de demeurer des heures sur les lieux, nous percevons l'étroit rapport entre la beauté de la nature et l'introspection nécessaire à l'équilibre du coeur et de la tête. Fleurs, plantes, passage des heures dans le bleu, toiles d'artistes soucieux du bien-être des enfants, tout est pensé pour rendre hommage à ce qu'il y a de bon et de beau chez l'être humain. Une invitation au rêve, qu'il fera bon répéter avant la fin de l'été.
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Galant, tu perds ton temps
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Je suis rarement attirée par les publicités. Mais celle du groupe Galant, tu perds ton temps a capté toute mon attention. Je ne connaissais pas ce groupe. J'ai donc acheté le nouvel album. La chanson traditionnelle est toujours très intéressante mais lorsqu'elle est le fait de 5 voix féminines, réglées en parfaite harmonie, c'est franchement rafraîchissant. Le choix des textes est à souligner. Une belle diversité et des chansons qu'on entend habituellement peu. J'ai maintenant très hâte de les voir en spectacle.
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La beauté de la langue
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L'attente est toujours longue entre deux romans de Jacques Poulin. L'attente d'un bouquin dans lequel se révéleront des personnages connus, de près ou de loin, réconfortants dans la mise en perspective de leur bel univers québécois. Monsieur Poulin nous donne encore un vrai joyau, une histoire jolie comme tout racontée avec des mots savoureux, sur un rythme qui nous ramène à l'ordre que doivent avoir les choses, tranquilles et mesurées.
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La maladie mentale revue pour être corrigée
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Le film Séraphine jette sur la maladie mentale un regard d'époque qui fut aussi, en partie du moins, celui qui condamna le prophétisme de Nietzsche, le talent de Camille Claudel et de Nelligan. Bien sûr, le parcours de Séraphine ne se compare en rien à celui de ces grandes figures de la philosophie et de l'art. Mais il est d'autant plus remarquable que, privée d'un cadre technique adéquat, elle sut trouver par elle-même des moyens originaux qui donnèrent à son travail ses lettres de noblesse et de distinction,
Yolande Moreau nous fait voir toutes les nuances de la personnalité de cette femme si talentueuse mais si esseulée. Cette solitude paradoxale qu'elle assume une bonne partie de sa vie parce que, malgré qu'elle soit un peu la risée du village, elle réussit à mener les choses comme elle le veut. Il est évident que sa simplicité d'esprit ne sera pas davantage comprise par son mécène que par les gens du village. C'est probablement pourquoi Séraphine ne pourra faire un lien raisonnable entre ce qu'on lui fait miroiter et les étapes qui doivent être respectées pour progresser dans son art comme dans son cheminement social.
Les bonnes intentions du marchand d'art se nient elles-mêmes lorsqu'il se trouve incapable de gérer les émotions en cavale de sa protégée. De ce fait, outre que ce film nous permette de découvrir en Séraphine une artiste de grand talent, il nous oblige aussi à examiner notre rapport à la maladie mentale et à l'inadéquation qui se pose entre ceux qui en savent un peu plus et ceux qui ne peuvent en comprendre beaucoup à la fois.
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Joli tandem
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Voilà une histoire d'amour à laquelle on veut bien croire puisque des rencontres qui se font dans le désordre de la vie, et qui s'avéreront signifiantes constituent ce qu'on appelle habituellement le destin. Dustin Hoffman et Emma Thompson forment à l'écran un superbe couple dont l'amitié, sans aucun doute, formera le ciment des années qui les verront vieillir ensemble.
Les images du film sont belles, elles donnent envie de se retrouver dans l'une de ces villes formidables (ici Londres) et de rencontrer quelqu'un qui, comme Kate (Emma Thompson) saura nous la faire voir avec les yeux de qui en connaît les plus beaux atours. Le fait que Kate demeure rationnelle face à cette soudaine rencontre qui manifestement la secoue et lui donne espoir, s'incarne justement dans ce rapport à la ville tout à fait simple puisque le couple marchera beaucoup mais discutera tout autant.
Un très joli film qui nous fait partager un week-end dans la vie de deux personnes semblables à nous tous.
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Un film sans substance
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Les noms à l'affiche promettaient un bon moment de cinéma. L'histoire pouvait aussi être amusante. Mais le traitement de l'histoire et la direction des acteurs font de ce film une comédie sans grande distinction.
Rien n'est approfondi alors qu'il aurait été intéressant de comprendre pourquoi Robert (Kad Merad) est aussi attaché à ces trois actrices, au point de risquer de perdre famille et travail. La raison qu'il donne est tellement banale qu'elle appauvrit encore davantage le déroulement de l'histoire. En fait, Robert est un personnage sans profondeur et les excentricités qu'il manifeste pour se rapprocher des actrices en question ne trouvent aucun point d'appui dans la personnalité de cet homme.
Quant aux coups de riposte des actrices envers Robert, ils sont tout simplement ridicules. Particulièrement celui que lui fera subir Violette (Mélanie Bernier) puisqu'il est impensable, lorsque l'on connaît les coûts de sortie d'une équipe de tournage, qu'elle ait pu mobiliser les techniciens du plateau pour jouer un tour à un pauvre fan.
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Gentil Marley
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N'ayant pas lu le livre, je ne savais pas vraiment à quoi pouvait ressembler cette histoire. Le duo d'acteurs ne me plaisait guère et je craignais le pire. Mais mon chien venant de mourir et le temps des Fêtes aidant, je me suis dit que cette sortie au cinéma en valait peut-être la peine.
J'ai vraiment été séduite par Marley, ce beau chien que personne ne pourrait vraiment supporter sans devenir cinglé. À lui seul, il réunit tous les problèmes que peuvent nous causer les animaux de compagnie. Et à lui seul, il réussit à capter notre attention puisque l'histoire, comme c'est souvent le cas avec ce genre de film, est cousue de fil blanc. Par exemple, comment croire qu'un journaliste de si bas niveau puisse gagner autant d'argent? Comment croire que cette jeune femme qui a autant d'ambition et qui tient une liste de ses projets devienne enceinte sans l'avoir voulu? Mais surtout, comment ne pas se questionner face à ce couple qui accepte les pires problèmes causés par Marley sans que jamais l'un ou l'autre ne soit vraiment en colère?
Malgré cela, une certaine magie opère et probablement est-elle due à tous les souvenirs que chacun des spectateurs entretient avec ses propres animaux, surtout ceux qui sont disparus.
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Dany Placard
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J'ai vu le spectacle de Dany Placard à la Sala Rossa le 14 novembre dernier.
Je ne connaissais le chanteur que de nom; c'est donc avec beaucoup de plaisir que j'ai découvert des chansons aux textes tendres, représentatifs d'une certaine culture québécoise qui se perd et qu'il fait bon retrouver dans l'écriture des chansons de Dany Placard. Cette culture, c'est celle de la campagne, de l'inquiétude face à la solitude en même temps que le réconfort est là tout près, dans le bois, dans la reconnaissance des repères d'un environnement tranquille, dans la chaleur humaine qui demeure le moyen le plus sûr de donner un sens à la vie.
Sur scène, Dany Placard et ses excellents musiciens sont emballants. Il est intéressant de constater la place laissée aux cuivres et au violon, ce qui se voit rarement en musique populaire. Dany Placard, voilà, me semble-t-il une présence pertinente dans le paysage musical québécois.
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Une comédie toute fraîche
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J'ai bien apprécié Mes amis, mes amours. Ce n'est peut-être pas là un film qui révolutionnera le genre mais l'histoire qui nous est racontée, le jeu des acteurs, la musique et la belle lumière qui nimbe la plupart des scènes constituent un amalgame fort intéressant pour passer un bon moment de cinéma.
Le duo Lindon-Elbé est un choix pertinent. Lindon, en Mathias écervelé parce que trop prompt, nous rappelle toutefois que la vie a de ces saveurs qu'il ne faut pas rater, dans le quotidien le plus bête comme dans les occasions qui s'offrent à nous de modifier notre plan de vie. Pascal Elbé campe un Antoine très rigide qui amuse par ses manies exagérées mais qui laisse planer un doute sur la rigidité de la cuirasse dès que la caméra se braque sur son regard compréhensif lorsque Mathieu fait des siennes. Même s'il est difficile de croire qu'il changera si rapidement son point de vue sur la vie et sur l'amour à la toute fin du film, le personnage d'Antoine est le pivot de cette histoire, celui qui rend possible les liens entre tous les autres personnages, par ses connaissances, sa bonté et sa rationalité.
Malgré certaines scènes ou certaines répliques prévisibles, ce film offre cette qualité essentielle, à mon avis, de nous convier à célébrer la vie. Nous connaissons tous des échecs et des souffrances mais il y aura toujours aussi de beaux rapports humains qui demeureront intacts ou qui seront à construire avec d'autres, et toujours de beaux lieux qui nous rassureront (ici, la librairie, la boutique de fleurs, le restaurant).
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Un trésor à découvrir
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On entend peut-être moins parler de Déflaboxe (2003) que des autres disques de Daniel Bélanger mais il est tout aussi exceptionnel que les autres. Ce projet de musique électronique axé sur le thème de la boxe nous permet de découvrir le chanteur sous un autre angle et cela est joliment dépaysant.
On sentait dans les albums précédents (certaines chansons du moins) l'envie de pousser ailleurs l'exploration musicale. En ce sens, Daniel Bélanger semble s'en donner à coeur joie en affrontant tous les rounds de Déflaboxe. Mais si la musique et les textes jouent le plus souvent la note de l'exutoire, nous retrouvons bien, dans certains passages de liaison entre les rounds la mélancolie et la tendresse qui caractérisent le travail de Daniel Bélanger.
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Diane Landry
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J'ai fait aujourd'hui une belle découverte au Musée d'art de Joliette. Les défibrillateurs, exposition d'oeuvres de Diane Landry, nous confronte à la fois à des thèmes tout à fait d'actualité et à des mécanismes répétitifs quant à la forme mais qui permettent un panorama de perspectives variées et surprenantes.
Diane Landry crée des installations avec automatisation. Sur le plan visuel et auditif, le spectateur entre en relation phénoménologique avec les installations puisque, pour bien comprendre le sens de ce que nous voyons, il nous faut regarder l'oeuvre par -dessus, par-dessous, attendre, regarder encore, se laisser envahir par les sons, les lumières, les jeux d'ombre, etc. Et tout cela est beau. Il faut voir les parapluies munis d'harmonicas et de rubans à mesurer (École d'aviation). Magnifique!
Diane Landry critique la société: utilisation d'animaux à des fins mercantiles et abusives, perte de sens dans la vie des femmes lorsque les tâches ménagères leur incombent, solitude dans la ville, utilisation de l'eau.
Un montage d'extraits de performances en public laisse entrevoir la richesse de la démarche de cette artiste qui, à partir de ce que j'ai découvert aujourd'hui, me laisse entendre qu'il s'afit d'une créatrice résolument engagée dans la sociéété et qu'il me tarde maintenant de mieux connaître.
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Cercle
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À ceux qui aiment les romans philosophiques, je suggère avec enthousiasme le roman de Yannick Haenel intitulé Cercle. Je ne connaissais pas cet auteur lorsque j'ai été attirée par le titre dans la belle librairie Pantoute de Québec. J'ai acheté deux exemplaires. L'un pour un mentor, l'autre pour moi. Si le titre m'a intéressée, c'est qu'il m'a semblé rejoindre la phénoménologie. Un roman phénoménologique? Quelle belle aventure! En effet, tout au long du parcours auquel l'écrivain nous convie, nombre de phrases nous projettent dans la réflexion phénoménologique. Réflexion sur l'espace et le temps, sur le rapport à soi et aux autres. Sur la ville (ici, il s'agit de Paris) qui nous attire, nous nourrit, nous fouette et nous rejette. Sur le voyage, façonné d'abord par l'intuition que quelque chose se dévoilera à nous si nous l'abordons sans préambule. Laissez-vous imprégner par cette phrase: «Et puis en regardant la page d'aujourd'hui, lundi 17 avril: rien. Page vierge, aucun rendez-vous, un miracle. J'ai pensé: c'est par là que je vais m'enfuir. La porte est ouverte, adieu» (p.19). Et un peu plus loin, alors que le personnage a décidé de rompre avec le quotidien, la grisaille, la vie réduite au gagne-pain: «Assez vite, dans la matinée, mon corps s'est chargé d'oiseaux» (p.25). Et c'est comme ça pendant 494 pages. Du bonheur, de la réflexion, des pleurs de stupéfaction devant autant d'intelligence et de savoureuse littérature. Avec un regard tout empreint de cette noble réflexion qu'est la philosophie.
Cercle, Gallimard,2007.
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