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Questions en suspens
Questions en suspens
7 décembre 2009, 4:26

Relance du débat sur la couverture de risque incendie à Québec?

Décidément, les négociations et les discussions entre la Ville de Québec et ses pompiers se poursuivent de plus belle...

On a vu, au fil des dernières semaines, que, côté négociations des conventions collectives, la médiation ne s'était pas soldée par un verdict positif. Du moins, pour l'instant. Prochaine séance de médiation en janvier 2010. Et une convention collective qui tombe à échéance d'ici la fin de 2009...

Et, aujourd'hui, les pompiers semblent mettre à nouveau de l'avant les réflexions autour du schéma de couverture de risque en sécurité incendie.

Un dossier qui dure, d'ailleurs, depuis longtemps déjà.

Le schéma à été adopté le 19 septembre 2005 par le Conseil municipal, certaines actions ont été entreprises depuis. Actions suffisantes selon certains. Inadéquates selon d'autres...

D'ailleurs, l'Association des pompiers professionnels de Québec a relancé, aujourd'hui, l'administration municipale. Selon eux, quelques actions restent à faire pour assurer adéquatement la sécurité de la population de Québec. Exemples? Faire passer de 16 à 19 le nombre de casernes, et déplacer 5 d'entre elles «de manière à assurer une couverture optimale partout sur le territoire», selon les communications officielles. Engager un peu plus de 170 pompiers supplémentaires. Et avoir 40 personnes de plus pour l'effectif en tout temps, à raison de 5 pompiers par caserne. Modifier la procédure opérationnelle. Et mettre à jour les 750 plans d'intervention préconçus.

Une vaste série de mesures, il va s'en dire...

«L'administration Labeaume doit aller de l'avant avec les recommandations du Rapport final du Schéma de couverture de risques.  Il est inconcevable que les recommandations de ce rapport, qui ont fait l'objet d'une consultation publique, restent lettre morte.  Il est inconcevable que ce rapport, voté par les membres du Conseil municipal et approuvé par le ministre de la Sécurité publique, reste sur les tablettes», déclarait ainsi le président de l'Association, Éric Gosselin.

Bien entendu, tout ça s'inscrivant dans la logique des négociations. Et, également, dans la logique budgétaire de la Ville de Québec.

Mais, de ça, deux grandes questions surtout... Devrait-on investir plus d'argent dans les services d'urgence? Est-ce que la population de Québec est en sécurité, actuellement, en matière d'incendies?

Le maire de Québec, Régis Labeaume, et son administration ont été clair, au fil des dernières années : le schéma de couverture de risque doit être révisé. La ville n'a pas besoin d'autant de pompiers supplémentaires... «Il faut penser agglomération. On souhaite regarder le schéma autrement, avec une approche avant-gardiste, et nous croyons que cette vision coûtera moins cher tout en étant aussi efficace», disait alors le conseiller Richard Côté, au Soleil. «C'est à l'avantage des syndicats en ce moment d'insécuriser la population; nous sommes en négociation», déclarait à Québec Hebdo, quelques mois plus tôt, en octobre 2008, le maire de Québec. À l'occasion de l'inauguration de la caserne d'incendies des Capucins.

Pour l'instant, les questions demeurent en suspens.

Pour le bénéfice de la population de la ville, cela dit, il vaudrait probablement la peine d'y répondre de manière claire, précise et hors de tout doute superflu, dès que possible...

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