Décidément,
les négociations et les discussions entre la Ville de Québec et ses pompiers se
poursuivent de plus belle...
On a vu, au
fil des dernières semaines, que, côté négociations des conventions collectives,
la médiation ne s'était pas soldée par un verdict positif. Du moins, pour
l'instant. Prochaine séance de médiation en janvier 2010. Et une convention
collective qui tombe à échéance d'ici la fin de 2009...
Et,
aujourd'hui, les pompiers semblent mettre à nouveau de l'avant les réflexions
autour du schéma de couverture de risque en sécurité incendie.
Un dossier
qui dure, d'ailleurs, depuis longtemps déjà.
Le schéma à
été adopté le 19 septembre 2005 par le Conseil municipal, certaines actions ont
été entreprises depuis. Actions suffisantes selon certains. Inadéquates selon
d'autres...
D'ailleurs,
l'Association des pompiers professionnels de Québec a relancé, aujourd'hui,
l'administration municipale. Selon eux, quelques actions restent à faire pour
assurer adéquatement la sécurité de la population de Québec. Exemples? Faire
passer de 16 à 19 le nombre de casernes, et déplacer 5 d'entre elles «
de manière à assurer une couverture optimale
partout sur le territoire», selon les communications officielles. Engager un peu plus de 170 pompiers
supplémentaires. Et avoir 40 personnes de plus pour l'effectif en tout temps, à
raison de 5 pompiers par caserne. Modifier la procédure opérationnelle. Et
mettre à jour les 750 plans d'intervention préconçus.
Une vaste
série de mesures, il va s'en dire...
«L'administration Labeaume doit aller de
l'avant avec les recommandations du Rapport final du Schéma de couverture de
risques. Il est inconcevable que les recommandations de ce rapport, qui
ont fait l'objet d'une consultation publique, restent lettre morte. Il
est inconcevable que ce rapport, voté par les membres du Conseil municipal et
approuvé par le ministre de la Sécurité publique, reste sur les tablettes»,
déclarait ainsi le président de l'Association, Éric Gosselin.
Bien entendu, tout ça s'inscrivant dans la logique des
négociations. Et, également, dans la logique budgétaire de la Ville de Québec.
Mais, de ça, deux grandes questions surtout... Devrait-on
investir plus d'argent dans les services d'urgence? Est-ce que la population de
Québec est en sécurité, actuellement, en matière d'incendies?
Le maire de Québec, Régis Labeaume, et son administration ont été clair, au
fil des dernières années : le schéma de couverture de risque doit être
révisé. La ville n'a pas besoin d'autant de pompiers supplémentaires... «Il faut penser agglomération. On souhaite
regarder le schéma autrement, avec une approche avant-gardiste, et nous croyons
que cette vision coûtera moins cher tout en étant aussi efficace», disait
alors le conseiller Richard Côté, au Soleil.
«C'est à l'avantage des syndicats en ce
moment d'insécuriser la population; nous sommes en négociation», déclarait
à Québec Hebdo, quelques mois plus
tôt, en octobre 2008, le maire de Québec. À l'occasion de l'inauguration de la
caserne d'incendies des Capucins.
Pour l'instant, les questions demeurent en suspens.
Pour le bénéfice de la population de la ville, cela dit, il vaudrait
probablement la peine d'y répondre de manière claire, précise et hors de tout
doute superflu, dès que possible...