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Questions en suspens
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Des enjeux. De la sphère sociale à celle de l'environnement. Des actualités municipales aux questions d'urbanisme. Le tout avec la ville de Québec comme toile de fond.
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Quel avenir pour les adéquistes?
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Démission
sur démission, on peut avoir l'impression que l'Action démocratique du
Québec prend un malin plaisir à se saborder. Pour certains, l'option
pourrait être facilement remplacée. Pour d'autres, sa disparition
représenterait un échec majeur pour la province.
L'essentiel,
pour certains spécialistes consultés, c'est que l'ADQ survive à cette
crise. Parce que l'option est nécessaire. "Actuellement, on voit
beaucoup de sarcasme, d'ironie par rapport à la position du parti. Mais
c'est une vision à courte vue. L'échec de l'ADQ est un échec québécois,
parce qu'on n'est pas capables d'avoir un véhicule pour les gens qui
pensent autrement", lance Christian Dufour, politicologue à
l'ENAP. "L'ADQ, peu importe si on l'appuyait ou non, amène un certain
nombre d'idées sur la scène politique et, ce faisant, force les autres
partis à les prendre en considération", ajoute Frédéric Boily, professeur de science politique à l'Université de l'Alberta.
D'ailleurs, pour ce dernier, auteur du livre Mario Dumont et l'Action démocratique du Québec. Entre populisme et démocratie,
c'est le modèle même de la formation qui est en cause. "L'élection de
Gilles Taillon à la tête du parti montre que, plutôt que d'aller vers
l'avenir, l'ADQ est incapable de se renouveler depuis le départ de
Dumont. Il faut dire que dans tout parti populiste, organisé autour de
la figure du chef, le passage du flambeau est l'étape la plus
difficile." Selon Christian Dufour, la question centrale dans la
débandade actuelle, ce sont les électeurs: que feront-ils? "Il y a une
bonne partie des Québécois qui risquent d'être "défranchisés"." Une
situation qui, pour Frédéric Boily, risque d'accentuer la baisse du
taux de participation: "Peut-être voteront-ils pour d'autres
formations, ou peut-être n'iront-ils pas voter du tout!"
Autre possibilité, selon Jean Crête,
professeur au Département de science politique de l'Université Laval:
qu'ils passent au Parti libéral. "Les électeurs de l'ADQ ne sont pas
orphelins. L'esprit général de leur parti pourrait se retrouver au PLQ,
qui a une idéologie à saveur conservatrice. En ce sens, la disparition
éventuelle de leur parti n'est pas catastrophique." Selon lui,
contrairement aux États-Unis, où la courbe statistique normale des
allégeances politiques a deux sommets, on n'en trouve qu'un seul au
Québec. Pas de clivage net, donc des options plus facilement
remplaçables. "Sinon, il y aura une autre ADQ qui apparaîtra sur la
scène politique", observe M. Crête.
L'ancien député adéquiste Éric Caire
ne partage pas cet avis. Pour lui, aucune adéquation entre PLQ et ADQ.
"Lors des dernières élections, 500 000 personnes sont restées chez
elles parce qu'elles ne se reconnaissaient pas dans l'ADQ, mais elles
ne sont pas sorties pour le PLQ non plus!" objecte-t-il. En fait, la
porte serait peut-être ouverte à une autre option. "Est-ce qu'il y aura
formation d'un autre parti de centre-droite? Peut-être. Il y a de la
place et il y a un besoin. Je ne peux pas être le seul porteur de ça,
mais je suis prêt à y travailler." Cela, dans un contexte où, selon
lui, la population est de plus en plus réceptive au projet de société
dont cette droite se fait le porte-étendard. "Les gens commencent à
recevoir le message, c'est un bon pas. Maintenant, il faudra de plus en
plus de gens crédibles qui vont s'afficher centre-droite pour continuer
à dédouaner la droite."
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Double capitulation autour de l'église Saint-Vincent-de-Paul?
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C'était une
tempête dans un verre d'eau.
Finalement,
pas besoin d'essayer de la garder en place, la façade de l'église
Saint-Vincent-de-Paul. Ce qui est fait, est fait. On a plus qu'à la mettre à
terre, qu'à assumer que ce qui a été fait est fait et qu'il ne sert plus à rien
de la garder en place, coûte que coûte.
On
soulignera sa mémoire autrement, à cette église.
Une petite
plaque? Un petit monument?
J'exagère.
Mais à peine.
"Pour moi, ce qui est
important, c'est qu'on puisse retrouver l'esprit des lieux. Est-ce que c'est
par l'intégration de la façade dans une nouvelle structure? Est-ce que ça peut
être par une oeuvre d'art qui va nous rappeler l'esprit des lieux? Plusieurs
possibilités peuvent être sur la table. Ce qui est important, c'est qu'on se
souvienne du passage de l'église Saint-Vincent-de-Paul à cet endroit",
disait la ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre, en
entrevue au Soleil.
La façade, autrefois conditionnelle à un éventuel nouveau projet
pourra être mise de côté. Tout pour que le dossier bouge, enfin.Heureusement, oui. Et malheureusement aussi.
Après
plusieurs mois d'immobilisme. Et après, également, des déclarations en campagne
et au Conseil municipal quant aux nouvelles priorités de la Ville de Québec à
cet endroit (pour ceux qui ont manqué ces sorties, on demande, essentiellement,
du logement, reste à voir si on parle de condos ou de logement social).
Capitulation, ou presque, du Ministère. Peut-être un peu
triste, d'ailleurs, pour ceux qui réclament, haut et fort, qu'on préserve, au
moins, la façade.
En fait, je dis "capitulation". Je devrais plutôt parler de
double capitulation.
Parce que, ce qui est plus haut, c'est ce qu'on trouvait,
aujourd'hui, dans Le Soleil. Chez le
compétiteur, au Journal de Québec, ce
qu'on met de l'avant, c'est ce qu'on pourrait presque appeler une autre
capitulation. Mais pas de Mme St-Pierre. Non. Cette fois-ci, on parle du
propriétaire du terrain, promoteur de ce futur Hôtel Boréal.
Sous la plume du
journaliste Régys Caron : "Le projet amendé soumis à la Ville de Québec
par Michel Robitaille prévoit la construction d'un hôtel de dimensions plus
modestes que le complexe cinq étoiles de 300 chambres qu'il avait déposé à
l'arrondissement de La Cité en 2003. À l'origine, ce projet prévoyait un
investissement de 40 millions de dollars. En réduisant la dimension de son
hôtel, le promoteur aurait accepté d'utiliser l'espace ainsi dégagé en
construisant un immeuble à logements, rejoignant le souhait émis en début de
semaine par le maire Régis Labeaume."
Alors, voilà où l'on en est pour l'instant.
En plusieurs mois, le dossier n'a pas bougé... Il aura fallu une menace
d'expropriation pour amorcer de nouvelles démarches de la part du propriétaire.
Du moins, si l'on observe les événements de manière circonstancielles... Reste à
voir ce que représentera maintenant l'ouverture du Ministère de la Culture et
des Communications en ce qui concerne la façade.
Des démarches qui feront, certes, leur lot d'heureux.
Mais qui risquent également de faire monter, à nouveau, aux barricades
ceux qui dénonçaient déjà le traitement plutôt cavalier qu'on avait fait à
l'église et sa façade au fil des derniers mois...
Alors, qu'est-ce qui est mieux? Un projet pas de façade. Pas de projet et une façade. Ou de trouver un moyen, d'une manière ou d'une autre, de faire les deux?
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20e anniversaire de la Convention internationale des droits de l'enfant à Québec
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Ce vendredi
c'est le 20e anniversaire de la Convention internationale des droits
de l'enfant.
Un texte,
écrit en 1989, signé par 193 pays. "Le premier instrument juridique
international ayant force obligatoire qui énonce toute la panoplie des droits
de l'homme - civils, culturels, économiques, politiques et sociaux", nous dit
l'UNICEF. 54 articles. Autant de droits reconnus pour les enfants. Droit à la
survie. Droit de se développer dans toute la mesure du possible. Droit de
participer, à part entière, à la vie familiale, sociale, culturelle.
À travers
le monde, il y a de nombreux organismes qui travaillent sur tout autant de
projets en lien avec les droits de l'enfance.
Et il y en
a également dans notre province, dans notre ville.
Oui, ces
initiatives n'ont probablement pas été mises en place en ayant en tête un
article précis de la Convention. Elles ont été mises en place pour répondre à
un besoin bien clair. Faim. Éducation. Protection. Et le reste... Et, dans la
Capitale, c'est ces initiatives qu'on mettra de l'avant au sein d'une activité,
une marche symbolique, qui aura lieu le 20 novembre prochain. Ce vendredi.
Plusieurs autres événements seront mis de l'avant, mais, des dires des
organisateurs, on a là le cœur de l'action.
Une action
qui nous amène peut-être à changer un peu de perspective face à la situation
actuelle, ici et ailleurs.
Parce
que, habituellement, lorsqu'on parle de ce dossiers, on pense d'emblée à sa
dimension internationale. À ces enfants d'ailleurs. Enfants soldats. Victimes
de maladies graves. Souffrant de la faim. Sans accès à l'éducation... Des
situations qui sont loin d'être faciles. Très loin. Et qui, malheureusement,
son encore loin d'être réglées.
Face à
cela, on se dit que les choses se passent bien au Québec.
Et on n'a pas
tort.
Mais...
Il y a
encore des problèmes. Il y a encore des situations qui méritent qu'on s'y
attarde. Des initiatives, que, collectivement, solidairement, on se doit
d'appuyer.
Un coup
d'œil vers ce qui se fait à Québec, pour les enfants, pour leur avenir?
Oui. Pourquoi pas. Facile de comprendre
l'intérêt de cette démarche.
D'ailleurs,
comme pour souligner à nouveau que le problème de la faim, de la pauvreté, est encore bien
présent dans notre société, les Banques alimentaires du Canada viennent tout
juste de publier leur bilan... Hausse de 17,6% de la fréquentation de ces
banques. Une hausse généralisée dans l'ensemble des provinces canadiennes. 50%
des ménages aidées sont des familles avec enfants... En fait, sur l'ensemble de
la clientèle des banques, 37% ont moins de 18 ans.
Alors, oui,
il semblerait que tout ne soit pas réglé ici non plus.
Vendredi,
on profitera du 20e anniversaire pour souligner 26 initiatives de
notre région, à l'occasion de cette marche symbolique. "Par cette mobilisation, nous souhaitons
reconnaître le travail des organismes qui se dévouent à l'application
concrète de cette Convention et affirmer l'importance des enfants et des
familles à Québec et dans la région", nous dit-on. Un trajet qui mènera,
vers les 10h30, des groupes de jeunes (et de moins jeunes) de la Place d'Arme
et du sommet de la Côte du Palais vers l'Hôtel de Ville, pour y dévoiler cette
série de plaques, qui pourra s'enrichir d'autres initiatives, année après
année. Le "Parcours des porteurs des
droits des enfants", l'appellera-t-on.
Cela dit,
d'une manière ou d'une autre, que ce soit pour les jeunes d'ici ou d'ailleurs,
le 20e anniversaire de cette convention mérite d'être souligné.
Beaucoup
d'activités à Québec. Le détail au www.cidequebec.com.
Et, du reste, si vous souhaiter plutôt profiter de
l'occasion pour lire - ou relire -ce texte, ces 54 articles, et bien, vous
n'avez qu'à cliquer ici.
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Trois questions sur le TGV
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Vous vous
rappelez cet article autour du secteur d'Estimauville.
Au fil du
papier, quelques géographes soulevaient des interrogations face à la manière
dont on mettait de l'avant le projet de revitalisation de l'endroit. Un
questionnement parmi d'autres, bien entendu. Puisque des dossiers liés à l'urbanisme,
on en a plus d'un à Québec.
Tout
récemment, l'un des géographes consultés, Rémi Guertin, a publié sur son site
personnel un article qui soulève des réflexions autour du projet de TGV entre
Québec et Montréal, dont on parle largement depuis quelques temps déjà. Certes, on
vous encourage à aller y faire un tour, mais, peut-être pour la route, je vous
lance quelques unes des réflexions qui sont soulevées par M. Guertin.
- En ce qui
concerne la nature des déplacements entre Québec et Montréal... "Il est indéniable qu'un TGV Québec - Montréal va engendrer des
déplacements entre ces villes (et générer de nouvelles activités), mais selon
quelles motivations? Il ne faut pas oublier que si un TGV donne la possibilité
d'atteindre rapidement une position, encore faut-il désirer s'y rendre!
Qu'est-ce qui, aujourd'hui, incitent les gens à venir à Québec? Répondre à
cette question, c'est être en mesure d'anticiper quelque peu l'impact d'un TGV
sur le devenir de Québec."
- En ce qui
concerne le tourisme... "L'avènement
d'un TGV, en favorisant éventuellement l'industrie touristique, pourrait donc
avoir un impact significatif sur notre brouhaha quotidien. En soi, le tourisme
représente une activité socio-économique des plus intéressantes pour une ville.
Mais il y a peut-être lieu de se questionner lorsque cette industrie accapare
une part significative de son activité économique."
- En ce qui
concerne les changements que ce nouveau transport devrait apporter pour Québec...
"Il apparaît nécessaire
de développer pour Québec un projet lui permettant de réellement se démarquer
des autres villes qui seront reliées par le TGV. Donner à Québec une niche
spécifique, lui permettant de se distinguer dans le réseau des villes de la
grande vitesse, fera du TGV un fantastique complément pour soutenir son
développement, même si Québec se retrouvera à une extrémité du réseau.
Autrement, sans un projet porteur, Québec risque d'être aspirée par des pôles
plus attractifs. Compte tenu des coûts anticipés, il peut être pertinent de se
questionner sur l'impact potentiel qu'un TGV peut avoir sur une ville comme
Québec."
Vous pouvez lire le tout au www.rguertin.com.
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Honorer les militaires ou Henri IV?
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L'autoroute
de la Bravoure.
Une belle
idée, disent les 216 sociétés historiques de la province.Mais il n'y aurait-il
pas possibilité de rendre hommage aux militaires de Valcartier sans mettre de
côté le roi Henri IV?
Et voilà.
Tout
bonnement, comme ça, on soulève une question qui n'avait pas encore été
soulignée.
D'un beau
consensus on passe au débat : les militaires ou Henri IV?
Quelle
mémoire devrait-on préserver, honorer?
D'un côté, les soldats... Leur bravoure. "Le mot bravoure, ça réfère à l'engagement, à la fierté de ceux qui ont
porté l'uniforme depuis plus de 100 ans, de la Première Guerre mondiale jusqu'à
l'Afghanistan. Ça réfère aussi à l'engagement de leurs familles et de leurs
proches", disait Gérard Deltell, au lancement de ça campagne pour transformer
l'autoroute Henri-IV en celui de la Bravoure... Une idée qui, au fil des
dernières semaines, semble avoir été fort bien reçue. Appuis du général Roméo
Dallaire. De l'ancien maire Gilles Lamontagne. Du chef de la nation
huronne-wendat, Konrad Sioui. Du conseil municipal de Shannon. De Vétérans
Canada. De l'Association des conjoints de militaires canadiens. De la Légion
265. Et d'une pétition de 7224 noms. "Cela
démontre le respect que les gens portent aux militaires et à ceux qui les
soutiennent. L'autoroute de la Bravoure sera un rappel quotidien, positif et
rassembleur de la contribution et des sacrifices de celles et ceux qui portent
ou ont porté l'uniforme, ainsi que l'apport de leur entourage", soulignait
d'ailleurs Deltell face à ces appuis nombreux, importants.
Mentionnons également que le projet a été également appuyé par
l'ensemble des formations à l'Assemblée Nationale. Parti québécois. Action
démocratique du Québec. Parti libéral du Québec. "Ancrée dans nos mœurs et volet important de notre histoire, la
présence militaire constitue une signature caractéristique de notre région.
Nommer une autoroute en leur honneur est une reconnaissance pour le courage
dont font preuve ces personnes, elles qui empruntent le chemin de la bravoure à
chaque jour de leur vie", soulignait, dans une communication officielle, le
député de Vanier, Patrick Huot.
Plus tôt cette semaine, le député adéquiste a rencontré la
Commission de la toponymie pour déposer son projet. La décision sera prise en
décembre, nous dit-on. Question de voir si on choisira de changer le nom
actuel, en place depuis un demi-siècle.
Tout semblait bien se passer.
Soit on appuyait l'idée, se disant que cette reconnaissance
allait de soit. Touchés, peut-être, par le dépôt de ce projet en plein Jour du
Souvenir. Regardant d'un bon œil l'aspect symbolique de l'ensemble.
Soit on ne s'en préoccupait pas particulièrement et on
laissait aller les choses.
Mais, ça, c'était jusqu'à ce qu'on s'aperçoive que le
consensus n'était pas si complet. Les Sociétés historiques du Québec ne
voyaient pas les choses de la même façon... "Souligner
la contribution des hommes et des femmes qui accomplissent leur mission en
Afghanistan avec courage et bravoure mérite d'être fait à Québec. Mais pour ce
faire, il n'est pas nécessaire «d'assassiner à nouveau Henri IV» en effaçant de
la mémoire collective québécoise le nom du roi de France qui a permis que nous
vivions sur les rives du Saint-Laurent", écrivait aujourd'hui ces sociétés,
dans une lettre envoyée à la Commission de toponymie, qu'on retrouve dans Le Soleil.
L'ensemble des Sociétés historiques semblent approuvées.
Notamment celles de la région de Québec. Sans, bien entendu, remettre en
question l'apport des militaires, ces regroupements se questionnent. Et
argumentent...
Des exemples ?
Extrait d'une communication de la Société historique de
Québec... "Roi de France de 1589 à 1610,
Henri IV (1553-1610) a été un artisan de la paix; en 1598, par l'édit de
Nantes, il a mis fin à des décennies de guerres de religion, ce qui a ensuite
favorisé la relance des expéditions françaises outre-Atlantique. Sa politique
de colonisation a permis l'établissement d'un poste de traite à Tadoussac, la
création d'une colonie en Acadie et finalement la fondation de Québec qui
marque la naissance de l'Amérique française. S'il y a un souverain français
dont le nom peut être associé à Québec, au Québec et au Canada, c'est bien
Henri IV et la Commission de toponymie devra être bien armée pour justifier sa
déchéance à peine un an après le 400e anniversaire de la Capitale. Les motifs
invoqués pour en faire un toponyme il y a plus de cinquante ans ne vaudraient
plus? Henri IV n'est pas seulement un numéro."
Et, à la Société historique de Charlesbourg? Réflexions de
leur président, Jean Dorval: "Avec François Ier, Henri IV est probablement
le seul monarque français à avoir eu l'intention d'implanter une communauté
française viable en Amérique du Nord. Comme on projette de proposer le nouveau
nom de l'autoroute le Jour du Souvenir - ne devrait-on pas plutôt parler de
Jour de l'oubli en l'occurrence? - il est urgent que les décideurs
réfléchissent à l'erreur qu'ils sont en train de commettre."
Est-ce que
cette sortie refroidira la ferveur populaire?
Ou est-ce
que le mouvement populaire et le consensus politique amènera le projet du
député Deltell à poursuivre, malgré cette réflexion des Sociétés historiques,
son chemin?
Face à tout
ça, la balle est dans le camp de la Commission de la toponymie.
Bravoure.
Henri IV. Ou une approche "moitié-moitié".
Ça reste à voir...
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Le Conseil de Régis Labeaume
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L'annonce a été faite officiellement cet après-midi.
On sait
maintenant à quoi ressemblera le comité exécutif de Régis Labeaume. Huit
conseillers. Dont six qui en sont à leur premières armes. Parité hommes-femmes.
Et une moyenne d'âge, incluant le maire, de 45 ans. Pourquoi ces choix? "Le
résultat de l'élection du premier novembre a confirmé que la population partage
notre souhait de faire de Québec la ville la plus attrayante au pays. Pour ce
faire, il faut la rajeunir et la construire en fonction des valeurs des
nouvelles générations. Les membres du comité exécutif incarnent bien l'orientation
que nous voulons donner à notre gestion", a expliqué le maire.
Et, globalement, on parle d'un budget de 2,5M$ en
salaires. 900 000$ de moins qu'avant les élections, nous dit-on. En fait, de
l'ancien conseil exécutif du maire, seul Richard Côté et François Picard
conservent leurs anciennes fonctions de vice-présidents. Le premier traitera
ressources humaines et finances, tout particulièrement. Le second, transports
et aménagement.
Et les 6
nouveaux? Simon Brouard se voit confié la gestion des dossiers liés au tourisme
et à l'environnement. Geneviève Hamelin s'occupera de développement social et
habitation. L'ancien député adéquiste Sylvain Légaré traitera sports, loisirs
et services aux citoyens. L'ex-journaliste au Soleil, Julie Lemieux, de culture, patrimoine et communications. Marie-Josée
Savard, d'aînés et de jeunesse. Et, en fin, Michelle Morin-Doyle supervisera
les dossiers liés à l'immigration et aux communautés culturelles. En plus d'assurer
le poste de maire suppléant.
D'ailleurs,
pour le conseiller François Picard, on a déjà annoncé un premier mandat. Voici,
dans les mots utilisés par le maire: "Dans le contexte actuel qui prévaut ailleurs dans
le monde municipal et qui mine la confiance de la population, je crois qu'il
est essentiel d'examiner la justesse des évaluations financières internes de l'administration
quant aux contrats de biens et services octroyés à l'externe."
À cela,
bien entendu, on ajoute également les 6 présidents d'arrondissements.
Ainsi, c'est
une nouvelle élue, Suzanne Verreault, qui hérite de la présidence de l'arrondissement
La Cité-Limoilou. Aux Rivières, on a donné ce poste au vétéran Gérald Poirier.
Dans Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge, c'est Francine Lortie qui l'occupera. À
Charlesbourg, Odette Simoneau. Lisette Lepage dans Beauport. Et, enfin, Steeve
Verret qui assurera la présidence de l'arrondissement de la
Haute-Saint-Charles.
"Le rôle des présidents d'arrondissement sera primordial dans les
dossiers de l'audit général, de l'amélioration de la performance et de l'organisation
de la reddition de comptes sur leur territoire respectif, a indiqué M.
Labeaume. Ils auront pour mission
de s'assurer de la qualité des services de proximité et de mobiliser les
élus ainsi que les employés sur nos objectifs d'efficacité et de performance", assure le maire
Labeaume.
Enfin, d'autres nominations...
D'abord, c'est Jean-Marie Laliberté qui deviendra le nouveau
président du Conseil municipal, remplaçant ainsi Yvon Bussières, qui avait
occupé cette fonction au fil des dernières années. Le vice-président sera Jean
Guilbault. Raymond Dion et Marie-France Trudel siègeront tout deux sur le
conseil d'administration du Réseau de transport de la Capitale et, enfin, outre
le maire lui-même, Simon Brouard et Suzanne Verreault siègeront tout deux à la
Commission d'urbanisme et de conservation de Québec.
Alors,
voilà la machine qui a été mise en place.
Reste à
voir, maintenant, comment elle fonctionnera. Et, pour les prémices, on n'aura pas à attendre trop longtemps: ce sera dès lundi prochain,
avec la première rencontre du Conseil municipal.
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Vision long terme et construction au municipal
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Déclaration choc ce matin dans Le Soleil.
On va tenter de penser à long terme dans le petit monde de
la politique municipale.
J'ironise un peu. Mais si peu...
Parce que, traditionnellement, dans les processus d'appel
d'offre, nous dit-on, on y allait d'emblée avec le projet le moins cher. Ce
qui, à court terme, paraît bien. Mais, on le sait, payer moins cher à court
terme, ce n'est pas nécessairement payer moins cher à moyen et long terme.
L'exemple cité par le journaliste? Le stade de soccer
Chauveau. Un peu comme beaucoup d'autres constructions inspirées des critères
LEED, d'ailleurs. À court terme, matériaux, construction, structures. Tout est
plus cher. Parfois un peu, parfois beaucoup. Mais, à long terme, les
investissements devraient en être rentabilisés. Ne serais-ce qu'en ce qui
concerne l'économie d'énergie.
Pas facile, cela dit, de penser à long terme.
Certes, pour la classe politique, qu'on accuse bien souvent
de ne vivre que pour un horizon de 4 ans, entre deux élections... Et peut-être
aussi pour certains citoyens, voyant d'un mauvais œil des investissements plus
onéreux à court terme et leurs possibles retombés sur leur compte de taxe... Pour
certains, l'investissement à long terme sur des infrastructures est une
évidence. Pour d'autres moins.
J'imagine que le nerf de la guerre ce sera la façon par
laquelle les choses seront présentées.
Oui, maintenant, ça coûte plus cher. Mais, dans 10, 15, 20
ans, on va économiser tant. Dresser des comparatifs clairs, crédibles, des
coûts. Comme le dit Régis Labeaume, dans l'article sus-mentionné du Soleil : "C'est impressionnant quand quelqu'un te dit qu'il a fait construire une aréna
pour la moitié moins cher, mais faudrait qu'on s'en reparle dans sept ou huit
ans. Est-ce que ça a commencé à rouiller, par exemple? Dans le prochain mandat,
on va vraiment en faire beaucoup d'analyses comme ça, pour avoir des réponses,
a-t-il ajouté. Parce que quand les gens disent "oui, mais ça coûte
cher", il faut être capable de leur répondre. Les gens des fois ne
comprennent pas pourquoi on paye cher, et il va falloir leur expliquer que
c'est payant." Et il a raison.
Il s'agira de bien justifier les choix qui sont faits... D'agir en
gestionnaires responsables... Et, à la limite, c'est à se demander pourquoi il ne
l'ont pas fait avant...
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Claude Rousseau et les Jeux olympiques
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Cette fin
de semaine, on a appris qui serait l'homme de confiance du maire de Québec,
Régis Labeaume, dans le dossier des Jeux olympiques. Pour 2022 ou 2026.
L'homme de
la situation? Claude Rousseau.
Qui? Pour ceux qui ne connaissent
pas, quelques faits d'armes recensés ça et là. On parle de l'actuel président
des Remparts de Québec. Du Challenge Bell. Du Blizzard Midget AAA. De la
station de radio CHRC. Ces postes, il les occupe depuis août 2008. Lors de la
conférence de presse qui en entourait l'annonce, Jacques Tanguay a d'ailleurs
déclaré à Québec Hebdo que "Claude
Rousseau est un ami depuis maintenant 13 ans en plus d'être un partenaire du
groupe de propriétaires des Remparts de Québec". Avant 2008 ? Une
carrière chez Bell Canada. Pendant 29 ans. Avec des postes clefs : premier
vice-président, Ventes grandes entreprises - Québec et secteurs publics. Et bien d'autres postes de haute
direction.
Alors voilà qui nous situe l'homme. Qui sera, certainement,
bien appuyé, on l'imagine, par l'administration municipale et par le milieu des affaires de la région. Dont son
ami Jacques Tanguay. qui est, résolument, un incontournable dans l'univers de la Capitale.
En espérant qu'il soit en mesure de réussir cette épreuve
qu'on lui demande. De rameuter, à Québec, ces Jeux olympiques dont on nous parle
depuis les années 1990.
Parce que l'impact risque d'être enviable.
Si je me fie à un papier que j'ai écrit, jadis, lorsque
Marcel Aubut faisait la tournée des médias avec ce projet d'Olympiques, les
retombées de cette activité, si elle est bien gérée, risquent d'être
appréciables. Un petit extrait? Voici un élément que me soulignait le chercheur Paul Villeneuve, du Centre de recherche en aménagement et développement. Auteur d'une étude sur la question à l'époque où c'était Jean-Paul L'Allier qui se faisait porteur de l'idée. "On se dit souvent qu'au lieu d'investir dans les JO, on
devrait investir dans des hôpitaux, dans l'éducation. Que ces événements
risquent de faire un déficit qui devra être renfloué par des fonds publics. On
n'a qu'à penser à Montréal et au Stade olympique... Ces arguments dépendent de
la qualité de la gestion du projet. Il est possible de faire en sorte qu'il n'y
ait pas de déficit. Après le 400e, on commence à avoir une certaine expertise
dans le domaine. Peut-être sommes-nous dans une meilleure position pour 2022
que pour 2002. Quant à l'argument social: si on tient des Olympiques, on risque
d'avoir un retour sur notre investissement. Ce sont des événements
multiplicateurs d'argent".
Verdict : l'intérêt est là. Monétaire. Politique. Commercial. Populaire.
Maintenant, reste à voir si M. Rousseau. Et, par extension,
M. Labeaume, réussiront à livrer la marchandise. Dossier à suivre...
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Encore d'Estimauville
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On parlait du secteur d'Estimauville, à Québec, il y a de ça quelques temps. Finalement, semble-t-il que la promesse de revitalisation ait un effet positif sur le secteur, malgré tout. Du moins, selon un reportage de Radio-Canada : certains agents immobiliers auraient commencé à ressentir qu'il y a un peu plus d'intérêt pour l'endroit. C'est, certes, un constat de plus pour la théorie d'un éventuel début. On comprends que certains puissent y voir une bonne affaire. Des propriétés, des terrains, qui, logiquement, ne doivent pas être parmi les plus dispendieux de la ville, mais qui, d'ici quelques années, si les promesses de l'administration municipale deviennent réalité, pourraient peut-être prendre en valeur. Je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais le paragraphe que vous venez de lire, il est plein de conditionnel. Si. Peut-être. Pourrait. Mais, bon, on saisit tout de même l'intérêt de la démarche. Soit on flaire la bonne affaire. Soit on souhaite vraiment y investir. En attendant le "second souffle" qui pourrait peut-être être donné, qui sait (vous voyez, encore du conditionnel), par ce transfert de quelque 700 fonctionnaires fédéraux. Alors, d'Estimauville, se remplira-t-il, ou pas? Si vous me lisez régulièrement, vous savez que j'aime bien laisser poindre des questions. Dans le cas de d'Estimauville, c'est toujours un peu la même. Malheureusement. Une interrogation toute simple. Est-ce qu'on s'acharne sur le secteur, souhaitant, avec une volonté inébranlable, remplir le vide, coûte que coûte? Ou est-ce qu'on a un plan solide, sûr, pour réussir à relancer le secteur, sans qu'il y ait une série d'essais et d'erreur, à la manière du quartier Saint-Roch? Honnêtement, de mon côté, je n'ai pas encore trouvé la réponse.
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Questions autour de feu les partis d'opposition
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Et qu'est-ce qu'on fait, maintenant? Hier. Aujourd'hui. Demain. C'est peut-être la question qui se pose au sein de l'équipe du Renouveau municipal de Québec. Ou de celle d'Action Lévis. Une question qui mérite d'être posée. Dans les circonstances qu'on connaît. Parce que ces deux partis n'ont pas tout simplement connus une contre-performancea aux dernières élections. Non. Ils ont été rayés de la carte. Les électeurs ont choisi des Conseils municipaux unis. Avec 1, 2 indépendants en guise d'opposition. Pas de partis. Pas leurs partis, du moins... On a accusé le coup. Et, au fil des heures ayant suivi l'élection, on a commencé à regarder, bien réalistement, l'état des lieux. Et on s'est posé LA question. On a été jusqu'à remettre en question l'avenir des partis. Rien de moins. Quand je parlais, tout à l'heure, d'une dure défaite, je ne rigolais pas... "Maintenant, on aura à se poser des questions sur l'avenir du parti Action Lévis" disait, au lendemain de l'élection, sa chef, Isabelle Demers, au Journal de Québec. Même son de cloche au RMQ. "C'est possiblement la fin du parti, mais on va réfléchir, on va se réunir", observait Anne Beaulieu, chef intérimaire, en entrevue à Radio-Canada. Alors, qu'est-ce qui n'a pas fonctionné? Qu'est-ce qui a achopé? Des hypothèses, il y en a des tonnes. Est-ce que le fait de choisir, pour diverses raisons, de ne pas présenter de candidats à la Mairie leur aura été fatal? Est-ce que leurs déconfitures auraient été moindres si on avait trouvé un porte-parole solide à la formation, plutôt que de se cantonner aux différents districts et, justement, à un rôle d'opposition? Est-ce que la défaite est expliquée par le raz-de-marée qui a emporté les formations, par la popularité d'un Labeaume, d'une Roy-Marinelli? Et, en ce sens, est-ce que la population voulait "récompenser" leurs élus déjà bien annoncé avec un mandat fort, solide, pour leur permettre de mener la ville sans embûches? Est-ce qu'il y a l'image de l'opposition qui a faillit? Est-ce que son rôle a été perçu négativement par la population? Est-ce une question d'image médiatique, pas toujours positive? Ou, tout simplement, est-ce tout simplement un rejet de la formation elle-même par la population? Je le disait : des hypothèses, on en manque pas. On a tous notre préférée. Notre petite idée à nous. Mais ce n'est pas nécessairement la bonne. Action Lévis et le Renouveau municipal de Québec auront à porter cette réflexion. Et eux, auront à trouver la bonne solution. Au final, reste à voir si on verra les deux partis se reconstruire, contre vents et marées, pour revenir plus fort, plus entiers, plus viables, dans 4 ans? Ou est-ce que les formations mettront la clef dans la porte et lanceront la serviette, laissant la chance à de nouveaux partis de naître de leurs cendres, remplissant le vide qu'ils auront ainsi créé, avec un passé vierge et une image à créer? Bref, de ces deux options, laquelle serait préférable? Pour les partis, certes. Mais aussi, au nom de la démocratie.
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L'ouragan Labeaume frappe Québec
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Voilà. C'est fait. Des résultats forts. Raz-de-marée. Vague déferlante. Régis Labeaume à Québec. Émile Loranger à L'Ancienne-Lorrette. Marcel Corriveau à Saint-Augustin-de-Desmaures. Danielle Roy-Marinelli à Lévis. Tous élu sans opposition. Ou presque. Et parfois, dans des proportions fort importantes. Près de 80% pour le maire Labeaume. 25 conseillers élus avec majorité absolue. Certains même avec plus de 85% des suffrages. Décidément : la population a parlé. Clairement. Fortement. Bon. Pas toute la population. Une partie. Avec 50% de taux de participation à Québec, on ne peut pas dire "toute la population". Mais il faut bien prendre ce qu'on a. C'est mieux qu'en 2005. C'est mieux qu'aux dernières élections fédérales... Peut-être même réussira-t-on à éviter, collectivement, le nécessaire débat sur la santé de notre démocratie. Pourquoi pas? Cela dit, la région de Québec a voté pour des mandats forts. Dans la Capitale, on a mis l'opposition à la porte. Le Renouveau municipal de Québec n'est plus. Sa chef aura perdu par près de 2000 voix dans son district. Leurs suffrages vont chercher entre 10% et 40%, approximativement. 25 élus Labeaume. 2 indépendants. 2 survivants. Anne Guérette, dans Vieux-Québec-Montcalm. Yvon Bussières, dans Saint-Sacrement-Belvédères. Ils ont résistés à l'ouragan, ils forment désormais "l'opposition". Vraiment? Devant 25 conseillers Labeaume, peut-on véritablement parler d'opposition? Non. Alors voilà. Mandat majoritaire. Pas juste à Québec, mais dans la région. Les maires (et la mairesse) auront les mains libres. Est-ce mieux ainsi? Est-ce que les municipalités s'en verront enrichies? J'imagine que, ça, on le saura dans quelques mois, dans quelques années. Quand ce sera le temps des premiers bilans. Quand ce sera le temps des premiers dossiers controversés... D'ici là, on peut se dire, à Québec, que la population est derrière son maire. D'ailleurs, tout à l'heure, je parlais de "vague déferlante", de "raz-de-marée". Dans le titre, je dit "ouragan". J'exagère? Pas vraiment. En fait, me faisait remarquer ce matin mon ami Christian Rochette, sur les ondes de CKRL 89,1 FM, c'est plutôt lorsqu'on a parlé en 2007 de "vague" adéquiste, ou conservatrice en 2007, qu'on exagérait un tantinet. Les élus l'ont été alors avec des pourcentages qui sont un peu plus éloignés de la majoritée absolue. 39%. 45%. Oui, certains à plus de 50%, mais ce n'était pas la majorité. Il y avait tendance, indéniablement. Mais un raz-de-marée électoral, c'est en 2009, à Québec, qu'on en a vécu un. Un vrai. Alors, voilà le nouveau visage de Québec. De sa région. Pour les 4 prochaines années. Voire au-delà...
Petit fait aux apparences anodines... Depuis 1934, la population de Québec n'a jamais montré la porte à un maire sortant. Jamais. Pelletier. Lamontage. L'Allier. Hamel. Et les autres. Ils ont quitté la politique municipale par eux-mêmes. Et pas à l'issue d'un vote. Ils n'ont jamais perdu leurs élections. Le maire Labeaume sera-t-il le premier? On peut en douter... Mais, d'une manière ou d'une autre, on a, là, un suspense de quelques années.
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Bilan électoral à Québec
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Les élections municipales, à Québec, tirent à leur fin. Contrairement à Montréal, où, nous dit-on, les trois candidats à la Mairie sont actuellement au coude-à-coude dans les sondages, pas de surprise à prévoir dans la Capitale. Régis Labeaume sera réélu maire. La question, bien entendu, ce sera de voir ce qui se passera dans les arrondissements, dans les districts. Quels candidats passeront. Et lesquels ne passeront pas. Bien entendu, l'heure de la fin de la campagne est aussi l'heure des bilans. Alors, qu'est-ce que les principales formations en retiennent? À Équipe Labeaume, on a choisi de chiffrer les engagements pris au fil de la campagne. Tiré des communications officielles du parti: "Les divers engagements d'Équipe Labeaume totalisent en coût de fonctionnement quelque 3,8M$, soit 640 000$ par année de plus dans le budget global annuel (plus de 1MM$), et ce, sur une période de 6 ans. Sur le plan du programme triennal d'immobilisations, ces mêmes engagments atteignent 267,5M$, soit 44,5M$ par année pendant 6 ans". Selon le maire sortant, ces investissements réflètent la capacité de payer des citoyens et citoyennes. "Pour ce qui est de nos engagements, ils respecteront la capacité de payer des contribuables", assure-t-il. Au Renouveau municipal de Québec, plutôt que de chiffrer, on a choisi de marteler. Marteler quoi? Le message qu'on a diffusé au fil de la campagne : le besoin d'une opposition solide à l'Hôtel de Ville, réitérant du même coup les principales critiques face à la manière de faire du maire sortant. Ou ses "excès", si l'on reprend les mots du RMQ. "Je crois, et cela bien humblement, que la seule question à laquelle doivent répondre les électeurs indécis aujourd'hui est: croyez-vous qu'il soit dans votr eintérêt que le maire ait une opposition constructive?", conclu-t-on d'ailleurs dans les communications envoyées à la presse. Et pour ce qui est du Défi vert de Québec? Essentiellement, on se félicite plutôt de voir que les idées qui ont été proposées par la jeune formation ait été reprises par leurs différents adversaires. "Même les gens qui accompagnent Labeaume reprennent des idées qu'on a amenées", explique d'ailleurs le candidat à la Mairie de la formation, Yonnel Bonaventure, en entrevue à Québec Hebdo. À quelles idées fait-il mention? Ouverture face au tramway et à l'écolobus. Aménagement d'éco-quartiers. Respect de la norme LEED dans la construction. Cela, en espérant, bien entendu, faire élire quelques candidats. Et, justement, pour ça, reste à attendre dimanche soir. En s'imaginant que, dans certains districts, la lutte sera chaude. Très chaude.
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Boisés urbains et élections municipales : un suivi
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Petit suivi. Il y a quelques temps, on vous parlait de revendications des groupes de citoyens de la région de Québec, qui demandaient (notamment) la protection des boisés urbains de la Capitale, à la hauteur de 8%. Aujourd'hui, à quelques jours des élections, ces groupes ont rendu publiques les réponses qu'ils ont obtenues. Le verdict? Tiré de leurs communications : "4 candidats indépendants (Daniel Allard, du district du Plateau, Anne Guérette, du district du Vieux-Québec-Montcalm, Johanne Elsener, du district Cap-Rouge, et Jacques Marchand, du district des Monts), 4 candidats à la Mairie (Yonnel Bonaventure, Langis D. Harvey, Lionel Laporte et Jean-Paul Marchand) et les candidats du parti Défi vert soutiennent, dans une large mesure, les revendications du regroupement des 5 comités de sauvegarde des boisés, formés de citoyens de la Ville de Québec. Jusqu'à maintenant, ni Régis Labeaume, ni aucun candidat de son équipe ne s'est engagé à appuyer les demandes du regroupement. Il en va de même du Renouveau municipal de Québec et de ses candidats." Petit rappel d'ailleurs, vous pouvez trouver le détail des demandes sur le blogue du Comité Arbres de Charlesbourg. Reste à voir si l'enjeu, et les appuis (ou l'absence de), auront un impact sur le vote du 1er novembre. D'une manière ou d'une autre, j'ai comme l'impression qu'on peut classer la question dans notre rubrique "dossiers à suivre".
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Québec, ville Labeaume : le clip
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Québec, ville Labeaume?
Aujourd'hui, on continue dans la veine des réflexions amorcées hier...
Comme pour venir avaliser tout propos envers la popularité du maire sortant (et, assurément, prochain maire) de Québec, Régis Labeaume, voilà qu'une radio de la Capitale (NRJ) vient de produire un clip qui nous dit essentiellement, "J'ai le feeling que Régis Labeaume c'est le plus meilleur maire, j'ai le feeling que Régis Labeaume c'est un good good maire"... "Régis Labeaume, c'est notre superstar", disait au sujet de ce clip, via Le Soleil, la directrice de la programmation de NRJ.
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Québec, ville Labeaume
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On savait le maire populaire. Mais le savait-on aussi populaire? 88,3% d'intentions de vote. Quand même! Qui pourait prétendre à autant de popularité dans leur zone d'influence? Qui? Un exemple? Les Américains célébraient, en avril dernier, le plus haut taux d'approbation pour un président en 20 ans. Barack Obama avait alors été chercher l'appui de 69% des citoyens et citoyennes de son pays... Au sommet de la popularité. C'est un exemple parmi tant d'autres. Une popularité par défaut? Improbable. On ne peut pas aller chercher 88,3% par défaut. Oui, il y a peut-être une proportion qui nous dit "Il n'y a personne d'autre à aimer". Mais, quand même... On frise le 100%! Non, décidément, Régis Labeaume est plus qu'un politicien populaire. Aurait-il réussi à se glisser au panthéon des vedettes, des stars? Possible. Langage. Manière. Idées. Il a été l'homme du moment, qui a su saisir le momentum, et, aidé d'une machine bien huilé, de médias réceptifs ou curieux, il s'est issé au sommet. La preuve? Il a été élu, en 2007, avec 59% des voix. En septembre 2007, les sondages le donnait à, quoi, environ 3%! En quelques mois, 56% de hausse... On s'est dit : peut-il aller plus haut? Ce matin, Le Soleil nous a donné la réponse : oui. En 2 ans, dans les intentions de vote, il est encore aller chercher près de 30%. Peut-il aller plus haut? 90%? 95%? 100%? "À coeur vaillant, rien d'impossible", nous dit le proverbe. Mais, quand même. Il y aura toujours une forme d'opposition. De désapprobation. Pour l'instant, elle est très très minoritaire. Mais, comme le dit un autre proverbe (puisqu'on est sur la lancée), "tout ce qui monte redescent". Ou "toute bonne chose a une fin". Les citoyens et citoyennes de Québec vivent une lune de miel avec leur maire. Reste à voir quand - et surtout comment - elle se terminera. Abruptement? Tranquillement? Pour l'instant, impossible de prédire l'obstacle qui renversera la tendance. Quel dossier? Quel enjeu? Quelle opposition s'élèvera face à cette faiblesse... Et quelle ampleur prendra-t-elle?Nul ne sait.Mais, sans vouloir faire le "Nostradamus", on peut imaginer qu'en 4 ans, il y en aura un. Ou plus. Chose certaine, ça ne risque pas d'être d'ici dimanche. Les sondages disent 88,3%. Régis Labeaume nous surprendra-t-il en dépassant les espérances des sondeurs comme il l'avait fait en 2007? Suspense...
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