
Christian Vanasse posait hier de bonnes questions à ses lecteurs, avec une belle prémisse :
Et cette petite réflexion : La liberté d’expression,
pour être d’abord une liberté, doit être totale et valable pour tous.
Sinon ce n’est plus une liberté, c’est un privilège.
Alors? Dieudonné est-il vraiment devenu un gros beauf raciste
d’extrême-droite? Se sert-il abusivement de la liberté d’expression
pour diffuser la haine? Ses spectacles sont-ils humoristiques ou des
meetings néo-nazis? En quoi ses propositions font-elles avancer les
mentalités et reculer les racismes?
Je me suis tapé l’extrait de son spectacle
où un gars, en pyjama avec une étoile de David sur le torse, donne le
«prix de l’infréquentabilité et de l’insolence» à Robert Faurisson
(écrivain français, négationniste, qui fait paraître Jean-Marie Le Pen
gentil gentil…), après qu’il eut expliqué que le but de tout ça était
de créer carrément la controverse, pour aller plus loin que le fait
d’avoir demandé précédemment à Le Pen d’être le parrain d’un de ses
enfants. J’ai lu la chronique de Richard Martineau. J’ai aussi écouté la réponse de l’humoriste.
Ce que j’en pense, c’est que Dieudonné joue le jeu de la liberté
d’expression totale d’une manière extrême, voilà tout. Pour ce qui est
de Tartineau, il ne fait que prouver qu’il s’enfonce de plus en plus en
faisant preuve de déficience, au niveau du jugement. Il a tout à fait
le droit de ne pas aimer l’humoriste et ses blagues, mais ce n’est pas
une raison pour le transformer en monstre!
En tout cas, ce n’est pas sans rappeler toutes les critiques
biaisées contre le Bye-Bye… En fait, c’est pas mal du pareil au même.
P’tite vie de p’tite vie…
*
Parlant de Tartineau, encore, il se fait cogner solide par Richard Therrien de La Presse. Tout simplement jouissif de le voir se faire donner une leçon de journalisme.