Pour comprendre mon
optimisme / pessimisme, il faut connaître ma foi qui
ne se veut pas bêtement religieuse, rituelle, dogmatique, ou
passive.
D'UN CÔTÉ, je suis très pessimiste face à ma planète arriérée où je vis la portion "charnelle" de mon existence potentiellement éternelle.
De plus en plus, je suis en réaction contre la majorité "endormie" qui m'entoure (en termes de conscience),
les égocentriques inconscients qui se contentent de dire "la vie est courte, aussi bien en
profiter", que je suis incapable de supporter. Néanmoins cette vie est la maternelle de mon éternité:
elle est souvent affligeante mais les apprentissages que j'y fais sont
fondamentaux pour pleinement développer la suite de ma carrière.
D'UN AUTRE CÔTÉ, je suis optimiste à
cause de ma confiance sur la suite de ma vie (de ma
"carrière"), une fois que je serai débarrassé de mon corps d'os, de
chair et de sang. Je suis optimiste à l'idée de continuer ma carrière
dans mon "prochain" corps. Ce "prochain corps" n'est pas bêtement
fantomatique,
car il est partiellement matériel mais plus évolué que le
charnel. Je ne dis pas non plus que tout deviendra paradisiaque à ma
mort (le paradis existe, mais on n'y accède pas immédiatement à la
mort). Reste que ce passage nous permet d'accéder à un niveau beaucoup
moins arriéré. Attention, je ne parle pas de réincarnation, ça
n'existe pas.
Curieusement, je viens de relire la liste des "40 choses à faire pour éviter le stress" que j'ai publiée sur mon blogue, et voici le numéro 40: "Soyez enclin à pardonner envers les événements et
les gens. Acceptez le fait que nous vivons dans un monde imparfait." J'ajouterais: "La perfection n'est pas le début, c'est l'objectif." (livre d'Urantia)
À propos de "arriéré":
Vous savez que j'étudie le livre d'Urantia (c'est le nom de notre planète). Il utilise deux fois le mot "arriéré" pour décrire notre planète. Au début, ça m'a vexé car comme la révélation
d'Urantia vient des administrateurs de notre monde (des
êtres célestes d'un autre ordre, des anges, si on veut), je
m'attendais à des mots plus consolateurs (et le livre en contient).
Puis, je me suis dit que ces révélateurs ne nous disent que la
simple vérité: tout dans l'univers est évolution. Ainsi, notre planète
est arriérée comparée à d'autres, mais ça peut changer subitement, surtout à notre époque où le
monde rétrécit considérablement avec les technologies de l'information,
les voyages, les chocs des cultures.
Voici les deux extraits (certains mots sont uniques à ce livre) où on voit le mot "arriéré":
P.598
Si vous pouviez être transportés de votre monde arriéré et plein de
confusion sur quelque planète normale se trouvant actuellement dans
l'âge postérieur au Fils d'effusion, vous vous croiriez transférés au
"ciel" de vos traditions. Vous auriez peine à croire que vous observez
les agissements évolutionnaires normaux d'une sphère habitée par des
hommes. Ces mondes sont placés dans les circuits spirituels de leur
royaume ; ils bénéficient de tous les avantages des télédiffusions de
leur univers et des services de réflectivité de leur superunivers.
P.624
Si vous pouviez seulement visiter une planète à un stade avancé de
développement, vous saisiriez vite les raisons qui motivent une
réception différenciée des ascendeurs sur les mondes des maisons et sur
les mondes morontiels supérieurs. Vous comprendriez aisément que des
êtres quittant ces sphères hautement évoluées sont prêts à reprendre
leur ascension vers le Paradis bien avant la moyenne des mortels
arrivant d'un monde désordonné et arriéré comme Urantia.
En passant, le mot "arriérée-s" (au féminin) apparaît souvent dans le livre, mais toujours pour décrire une tribu ou une peuplade. Cet extrait m'a fait bien rire:
P. 934 Une
vieille superstition assurait que les femmes faisaient pousser de
meilleures plantes que les hommes; elles étaient des mères. Dans bien
des tribus arriérées d'aujourd'hui, les hommes font cuire la viande et les femmes les légumes.

En effet, combien de fois
voit-on une femme s'occuper du BBQ? Ce genre de remarque foisonne dans le livre, à côté de concepts bien
plus complexes...
Pendant que j'y suis, à mon énorme surprise, nulle part dans les 2097 pages du livre voit-on les mots homosexuel ou homosexualité.
Ce
seul fait est une preuve en soi que ce livre n'a pu être écrit par
un un juif, un chrétien, un catholique ou un musulman: aucun d'eux
n'écrirait un livre spirituel de 2000 pages sans frapper au
moins une fois sur le clou de la sexualité, surtout l'homosexualité.
Par contre le mot "bisexualité" apparait une fois ou deux, mais pas
pour parler des gens qui couchent avec les deux sexes.
À propos, le mot sexualité
apparaît deux fois. Voici l'un des deux passages, expliquant que la
morale apparaît chez le jeune, pas en lien avec la sexualité, mais avec
des idéaux plus élevés, ce que je trouve agréablement étonnant: :
P.1131 Le
terrain évolutionnaire du mental humain dans lequel germe la semence
de la religion révélée est la nature morale qui donne de si bonne heure
naissance à une conscience sociale. Les premières incitations de la
nature morale d'un enfant ne concerne pas la sexualité, la culpabilité
ou l'orgueil personnel, mais plutôt des impulsions de justice et
d'équité, un besoin de bienveillance de ministère secourable auprès
de ses compagnons. Quand de tels éveils moraux précoces sont nourris,
il se produit un développement graduel de la vie religieuse,
relativement dégagé de conflits, de bouleversements et de crises.