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Rollande Montsion
Rollande Montsion
20 septembre 2007, 5:14
Identité nationale, histoire et avenir
L'identité nationale prend racine dans l'histoire d'un peuple. Aussi faut-il toujours chercher à connaitre et à enseigner son histoire. Nous avons nous-même cesser d'enseigner notre histoire, ce qui a contribué je n'en doute pas à cette vague impression générale que nous n'avons plus ou pas une forte notion de notre identité. Par ailleurs je ne crois pas que l'on perde son identité aussi facilement et je ne crois pas non plus que le rôle de la Commission Bouchard-Taylor soit de restaurer notre identité. Asseoir et proclamer son identité nationale sur le passé et son histoire uniquement nie à tous ceux qui ne la partage pas depuis longtemps de se sentir, de se dire et d'être accepter comme Québécois à part entière. Le peuple fondateur a fait des choix pour survivre et s'épanouir. De toute évidence il a réussi non seulement à survivre mais à démontrer qu'il était un et différent. Une consultation publique touchant nos valeurs est un moment important dans notre histoire pour mieux se connaitre, célébrer notre identité moderne et permettre de la partager avec sérénité.
30 août 2007, 8:20
Equilibre, difficile équilibre
Les propos de M. Grey reflètent sa grande expérience et sa sagesse. Je partage ses points de vue et je crois que l'évitement de ghettos et la protection des individus au-delà des collectivités devraient servir de guide à notre vie de société à plusieurs héritages culturels. Rester serein face aux questions identitaires est difficile. Trop d'accommodement nuit à l'intégration et trop peu favorise les ghettos. La discussion pour accorder ou non un accommodement doir permettre de trouver parmi les demandes celles qui empêchent la ghettoïsation puisque l'exclusion qui en résulte ne rime pas avec égalité et génère troubles, frustrations et violence. Par ailleurs comment savoir si ce qui permet à quelqu'un de se sentir accepté dans sa différence et de participer à nos institutions ne signifie pas pour moi ou d'autres un refus d'adaptation. Comment expliquer qu'un accommodement ne garantit pas dans ces conditions une acceptation vraiment complète. Je donne un exemple dans les lignes qui suivent. Dans ma carrière j'ai eu à expliquer à 2 jeunes femmes musulmanes portant foulard pourquoi elles n'obtenait pas le poste de cadre pour lequel elles avaient réussi les examens. Dans leur quotidien elles ne regardait pas leurs collègues masculins dans les yeux mais le sol. Jamais elles ne discutaient ou ne contredisaient les hommes dans les réunions de dossiers. Il s'ensuit qu'aucun patron ne voulait les avoir dans leur équipe de gestion puisqu'ils assumaient tous qu'elles seraient incapables de donner des travaux et des directives à des hommes, encore moins de les évaluer ou tout simplement de discuter avec eux des enjeux en leur seule présence dans leurs bureaux. Elles n'avaient pas envisagé ces problèmes car elles avaient pensé que d'autres accomodements suivraient du genre un échange de tâches avec des collègues cadres féminins bien sûr. J'ai beaucoup réfléchi depuis avec de nombreux autres cas et je peux dire que la décision est à refaire chaque fois.

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